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Charles était assis seul dans toute sa splendeur sur l'immense canapé au milieu du spacieux salon d'Angus, pendant que les dix ou douze personnes restantes s'étaient installées de l'autre côtés de la pièce.

Anna évalua la scène.

- OK. Qui a joué les râleurs? demanda-t-elle.

Il la regarda. Pour un regard pareil, songea-t-elle, elle aurait fait bien plus que tuer. Il tapota le canapé à côté de lui, mais elle préféra se glisser sur ses genoux.

- J'ai vraiment passé une mauvaise nuit, dit-elle. Il y aurait moyen de dormir?

Charles l'embrassa, un long baiser passionné, et sans concessions. Quand il eut fini, elle se lécha les lèvres et demanda, d'une voix un peu haletante:

- Est-ce que ça veut dire non?

- Je pourrais tuer des dragons pour toi, lui dit-il. Mais je pense qu'il sera plus facile de trouver une chambre inoccupée.

Elle s'écarta un peu, juste assez pour voir son visage.

- Des dragons, hein? Et bien, j'ai tué la Dame du Lac pour vous, messire.

Il prit son visage dans ses mains.

- Je suis désolé, Anna.

Te absolvo, vraiment, songea-t-elle. Face à la chair tiède et indéniablement vivante de Charles, elle aurait tué la fae encore et encore.

- Pas moi. Je t'aime.

- Ah, les tourtereaux, soupira Angus.

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- Tu as été appelé par ton vrai nom et tu n'as pas suivi ses ordres?

Angus rejeta la tête en arrière et éclata de rire.

- Dieu Tout-Puissant m'est témoin, Bran. La première fois que j'ai vu la petite chose peureuse qu'est ta belle-fille, elle tremblait de tous ses membres au milieu d'un auditorium rempli de prédateurs, et j'ai songé que ton fils s'était trouvé un lapin-garou.

-Merci, dit Anna d'une voix violemment tranchante.

Pas du tout intimidé, Angus lui sourit. Mais quand il reprit, c'était à l'intention de Bran.

- J'ai cru qu'elle ne faisait pas le poids face à lui. Mais c'était avant qu'elle tue un vampire et cloue sur place cette vielle fée. Je me suis retrouvé envoûté par cette fae...Anna m'a dit "stop". Et bordel, il fallait que je l'écoute, sous la contrainte de la fae ou pas. Elle a brisé l'emprise de Dana, aussi certainement que si tu l'avais fait toi-même.

- Tu aurais dû la voir tuer la sorcière il y a quelques semaines, dit Bran d'un ton affable. Cela faisait un ou deux siècles qu'Asil la fuyait, et le petit "lapin" de mon fils l'a tuée alors qu'elle était toujours sous forme humaine et armée de rien de plus qu'un couteau.

- Asil? demanda Angus, désarçonné. Asil le Maure?

- Lui-même, dit Charles.

- D'un seul coup, je ne me sens plus si mal d'avoir été sauvé par un lapin, dit Angus d'un ton joyeux.

Anna le regarda, les yeux étrécis.

- Encore une remarque sur le lapin, et vous le regretterez.

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Néanmoins, elle était assise suffisamment près pour que le vieil Alpha se mette à sourire.

- Vous tous les tourtereaux, dit-il. Vous me mettez mal à l'aise, et je ne suis pas d'humeur patiente. Toi...

Il désigna Anna du doigt, et Charles se retrouva debout entre eux.

Un réflexe. Peut-être n'était-il pas aussi détendu qu'il l'avait cru.

Angus baissa le doigt, mais termina sa phrase.

- Dis-moi ce qui s'est passé. Je veux plus de détails.

- Les Amérindiens n'aiment pas qu'on les pointe du doigt, fit remarquer calmement Choo pendant qu'il enveloppait les côtés de Tom pour qu'elles guérissent correctement. Les sorciers indiens, les changeurs de forme et d'autres encore utilisent ce geste pour jeter des malédictions ou des maladies.

Angus leva la main et retomba dans son fauteuil.

- Oh, par pitié. Je ne suis pas un sorcier. Je ne jette pas de sorts, je veux juste savoir ce qui a bien pu se passer ce soir.

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Elle portait le pull marron préféré de Charles. Il lui arrivait à mi-cuisses, et dissimulait ses formes sous la laine couleur chocolat. Frère Loup aimait qu’elle porte ses vêtements. Elle aurait dû avoir l’air d’une clocharde, mais ce n’était pas le cas. Cette couleur accentuait la blancheur de porcelaine de sa peau et apportait des reflets profonds à ses cheveux châtain clair. Elle mettait aussi en valeur ses taches de rousseur qu’il adorait. Elle se percha sur le comptoir et ronronna de bonheur en saisissant le chocolat qu’il lui avait préparé. — Et ensuite elle a raccroché, dit son père d’un ton renfrogné. — Hmm, dit Anna. Charles ne savait pas si elle s’adressait au chocolat chaud ou à son père

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Charle l'embrassa.

-Oui, dit-il en écartant la bouche. Il y a de ça, pas vrai ? Je dois y retourner, tout le monde est encore dans l'auditorium à m'attendre. Est-ce que tu pourais s'il te plaît verouiller la porte cette fois ci ? Elle ne te sert à rien en étant ouverte aux quatre vents, O-Femme-Qui-N'est-Pas-Une-Poule-Mouillée. [...]

Il lui sourit. Puis il sortit en faisant un signe de tête a Ric, et ferma la porte derriere lui. Elle attendit un moment.

-Anna.

La voix de Charles portait au travers de la porte métallique, de même que son exasperation.

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Sa louve prit alors le dessus. Pas avec son corps de loup, mais sous forme humaine, Anna apprit à la femme ce qu’elle aurait déjà dû savoir : Omega ne veut pas dire paillasson. Cela ne voulait pas dire faible. Cela voulait dire assez fort pour faire exactement ce qu’il devait pour triompher, que cela signifie se soumettre en présence de loups dominants ou déchiqueter son ennemi.

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L’éclat de rire de Bran fit comprendre à Charles que son père n’était pas en colère. — C’est frustrant, risqua Charles. — Il m’a hurlé dessus, dit Anna d’un ton calme en se tapotant le front. Le Marrok pouvait communiquer avec chacun de ses loups d’esprit à esprit, sans pour autant être en mesure de lire leurs pensées, même si tous étaient convaincus du contraire. Il avait juste un véritable don pour déchiffrer les gens. — Je ne lui ai pas prêté attention, et il a fini par abandonner

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Angus rejeta la tête en arrière et éclata de rire.

-Dieu Tout-Puissant m'est témoin, Bran.La première fois que j'ai vula petite chose peureuse qu'est ta belle-fille, elle tremblait de tous ses membres au milieu d'un auditorium rempli de prédateurs, et j'ai songé que ton fils s'était trouvé un lapin-garou.

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Dés qu'Anna fut décemment couverte, Charles ouvrit la porte et invita Angus à entrer. Ce dérnier hésita sur le seuil, mais ne fit pas d'autre commentaire sur ce que Charles et Anna été entrain de faire, alors que même un nez humain l'aurait probablement remarqué.

-J'ai apporté de quoi tenir. Prenez en un, dit Angus.

Il tenait un porte-gobelet avec quatre gobelets fumants:deux chocolats chauds, deux cafés.

Charles pris un chocolat et Anna, qui d'habitude buvait du chocolat avec lui, saisit brutalement le café.

-Besoin de me réveiller, lui dit-elle.

Il en déduisit qu'il avait dû avoir l'air surpris.

Angus posa le porte-gobelets sur la table et pris un siège, l'autre café à la main.

-Chastel est mort, dit-il platement.

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Il se concentra sur la neige et prit une profonde inspiration d'air froid... quand une lourde charge lui atterrit sur les épaules et le jeta face contre terre. Des dents pointues et une bouche tiède lui effleurèrent la nuque et disparurent aussi vite que le poids qui avait causé sa chute.

Sans bouger, il entrouvrit les yeux, et aperçut le loup noir aux yeux bleu ciel qui lui faisait prudemment face...

Sa queue remuait, hésitante, et ses pattes dansaient dans la neige, ses griffes sortaient et se rétractaient d'impatience comme celle d'un chat.

Et ce fut comme si Frère Loup avait eu un déclic, apaisant la colère sauvage qui agitait les entrailles de Charles depuis 2 semaines. Le soulagement suffit à lui faire reposer la tête dans la neige. Frère Loup ne se sentait parfaitement en paix qu'avec elle, et jamais personne d'autre ne pourrait lui faire ressentir un tel calme. Quelques semaines ne suffisaient pas à s'habituer à ce miracle. Et il était encore trop stupide pour lui demander son aide. C'était pour cela qu'elle avait planifié cette embuscade. Quand il s'en sentirait capable, il lui expliquerait à quel point il était dangereux de l'attaquer à l'improviste. Même si Frère Loup savait exactement qui attaquait : il les avait laissés se faire jeter dans la neige.

Le froid contre son visage lui faisait du bien.

Le givre craqua sous ses pattes et elle émit un bruit inquiet, preuve qu'elle n'avait pas remarqué son regard furtif. Sa truffe était froide quand elle lui frôla l'oreille, et il s'arma de courage pour ne pas régir. En faisant le mort, le visage enseveli dans la neige, il pouvait sourire sans contrainte. La truffe froide s'écarta, et il attendit, le corps inerte, qu'elle revienne à sa portée. Elle le poussa de ses pattes et il se laissa secouer. Mais quand elle lui mordilla le postérieur, il ne pût s'empêcher de sursauter et laisser échapper un cri aigu.

Il était désormais inutile de faire semblant d'être mort. Il se retourna et s'accroupit.

Elle bondit hors de portée et fit volte-face pour le regarder. Il savait qu'elle ne pouvait rien lire sur son visage. Il le savait. Il s'était trop entrainer à contrôler ses émotions.

Mais elle vit quelque chose qui lui fit incliner la partie antérieur de son corps pour se ramasser, et relâcher sa mâchoire inférieure en un sourire de loup : une invitation universelle à jouer.

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