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Leah était grande, même pour l’époque actuelle où il y avait plus de femmes d’un mètre soixante-quinze ou quatre-vingts. Elle était âgée de plusieurs décennies de plus que Charles, et au XVIIIe siècle, l’époque à laquelle elle était née, elle devait avoir eu l’air d’une déesse géante nordique. Elle avait naturellement une carrure d’athlète, aspect renforcé par une vie passée à courir dans les bois. Ses traits étaient réguliers, et couronnés par de grands yeux bleus de la couleur d’un lac l’été à midi.

Son Anna était, comme elle aimait le dire, dans la moyenne. Taille moyenne, corpulence moyenne, physique moyen. Ses cheveux bouclés étaient plus foncés de quelques tons et un poil plus roux que ceux blond foncé de Leah. Anna considérait ses cheveux comme son meilleur attribut. Charles adorait ses taches de rousseur et ses yeux d’un marron chaud qui viraient au bleu quand sa louve était proche.

Objectivement, Leah était bien plus belle. Mais son Anna était « vraie » comme peu de gens l’étaient. Il avait essayé de l’expliquer à son père une fois, et ce dernier avait fini par secouer la tête et dire : « Fils, je crois que ça fait partie de ces choses que ta mère aurait comprises sans aucun mal, et que je ne comprendrai jamais. » Anna était en harmonie avec le monde autour d’elle comme si elle comprenait d’instinct la vision qu’en avait le grand-père maternel de Charles : que toutes les choses ici-bas faisaient partie d’un tout plus grand, que nuire à l’une revenait à nuire à toutes. Elle était soudée à ce qui l’entourait, alors que la plupart des gens se démenaient pour être connectés au moins de choses possibles, parce que c’était plus sûr. Il trouvait qu’Anna était la personne la plus courageuse qu’il connaissait. Il avait conscience que les autres considéreraient Leah comme la plus belle des deux. Il comprenait même pourquoi. Mais pour lui, Anna était...

— À nous, dit Frère Loup. Elle est parfaite, notre âme sœur, notre ancrage, la raison pour laquelle nous avons été créés. Afin de pouvoir lui appartenir.

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Elle le regarda en secouant la tête, mais il savait qu’elle riait en son for intérieur car Frère Loup le lui dit.

— Et dire que tu racontes à tout le monde que tu ne comprends pas les gens, dit-elle.

— C’est la vérité, protesta-t-il sur un ton satisfait. Il n’y a que toi que je comprends.

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Depuis qu’elle était devenue la compagne de Charles, elle avait la plupart du temps le sentiment d’être à sa place là, au cœur de la nature sauvage du Montana. Puis elle prenait la voiture avec Charles dans les montagnes et se souvenait brutalement qu’elle avait été élevée en ville.

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He found Leah with Anna in the stainless-steel-and-cherry kitchen. Anna had her back to Leah, whose face was flushed. His Anna was mixing something—he could smell chocolate and orange—and paying the Marrok’s mate no attention at all. He recognized Anna’s tactic for dealing with people she felt were too irrational to discuss anything with. She’d used it on him often enough.

Leah was tall, even for the current era, when women of five-eight or -nine were more common. She was several decades older than Charles, and in the eighteenth century, when she’d been born, she would have looked like a Nordic giant goddess. Her natural build was athletic, an effect enhanced by a life spent running the woods. Her features were even and topped by large blue eyes the color of a summer lake at noon.

His Anna was, as she liked to say, average-average. Average height, average build, average looks. Her curly hair was a few shades darker and a hint redder than Leah’s dark blond. Anna considered her hair to be her best feature. Charles loved her freckles and her warm brown eyes that lightened to blue when her wolf was close.

Objectively, Leah was far more beautiful. But his Anna was real in a way few people were. [...] He understood that other people would consider Leah the more beautiful of the two. He even understood why. But to him, Anna was—

Ours, said Brother Wolf. She is perfect, our soul mate, our anchor, the reason we were created. So that we could be hers.

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— Hé ! mignonne, dit-il en se penchant en avant, est-ce que ce cheval sait faire des pas de côté ?

Elle lui adressa un sourire timide.

— Peut-être.

— Et si tu essayais ? demanda-t-il.

Elle fit marcher le hongre de côté jusqu’à ce qu’il se retrouve près de la clôture, et elle se dressa sur ses étriers. Charles dut se courber un peu, car son hongre était vraiment court sur pattes, mais ça valait le coup.

Embrasser Anna méritait tous ses efforts.

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— Anna ? envoya-t-il par le biais du lien qui les unissait. Qu’est-ce que je…

Et il fut aspiré dans un dessin animé.

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Anna émit un son incisif.

— Séduisez les femmes, dit-elle, imitant à la perfection l’accent d’Asil. Ce sont les femmes qui dirigent tout, de toute façon. Si une femme dit à son homme de faire quelque chose, il le fait. C’est simple. Si l’on veut qu’un gouvernement fasse ceci ou cela, il faut y intégrer les femmes et les maîtresses.

Ça ressemblait à une citation.

Charles jeta à Asil un regard intrigué.

— J’instruisais Kara au sujet de votre guerre de l’Indépendance, lâcha Asil avec dignité.

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— Leah pense que ce serait bénéfique pour la meute d’avoir une sorte de rassemblement social en dehors des chasses de la pleine lune, dit cette dernière en émergeant des profondeurs de la maison avec un panier à la main et du mordant dans la voix.

— Anna pense que la meute ne va pas sombrer dans le désespoir et l’ennui si on attend jusqu’au retour de Bran, répliqua son Anna avec douceur, sur un ton que Charles avait entendu son père employer pour s’adresser à ses fils récalcitrants. Elle est aussi d’avis que parler de soi à la troisième personne est absurde.

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Sous sa forme de louve, Hester était d’un noir d’encre comme Anna, même si cette dernière avait les yeux bleu glacier. Côté corpulence, la louve d’Anna était souple et gracieuse. Hester était bâtie pour la guerre… Bien que, sur ce point, Charles dut se référer à sa mémoire. Seule une partie de son visage et de ses yeux était clairement visible, tandis que le reste de son corps restait caché derrière du métal cabossé. Mais elle n’avait besoin que de ses yeux pour lui communiquer froidement sa désapprobation, telle une bibliothécaire accrochant le regard d’un enfant qui viendrait de faire une bulle avec son chewing-gum.

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Elle lui adressa un froncement de sourcils, puis regarda de nouveau les traces pour voir ce qu’elle avait manqué. Mais elle eut beau examiner attentivement le sol, elle ne vit ni empreintes de bottes, ni lambeaux bien pratiques de tissu imprégnés d’odeurs, ni canettes de bière vides, ni mégots de cigarettes qui auraient pu leur livrer des indices cruciaux au sujet de ceux qui étaient passés par cette route avant qu’ils arrivent.

Elle étrécit les yeux. Qu’est-ce que Gibbs verrait ? Elle était peut-être légèrement accro à une certaine série policière.

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