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Alphas Bad Boy, Tome 6 : Le Désir de l’alpha



Description ajoutée par Jessica-142 2021-04-07T21:39:00+02:00

Résumé

Elle est la seule que ce séducteur ne peut pas avoir. Une humaine.

Je meurs d’envie de revendiquer la rousse qui met le feu dans le club tous les samedis soir.

J’ai envie de l’entraîner dans la réserve pour la faire crier, mais ce ne serait pas une bonne idée.

Elle est trop pure. Trop innocente. Trop passionnée.

Trop humaine.

Quand elle apprend mon secret, mon alpha me donne l’ordre de faire effacer sa mémoire.

Mais je refuse.

Pourtant, je ne peux pas en faire ma compagne, la marquer et la présenter à la meute.

Putain, qu’est-ce que je vais faire d’elle ?

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Classement en biblio - 5 lecteurs

extrait

Jared

Trois mois que je fantasme sur cette humaine. Je sais, pauvre moi, pas vrai ? Essayez de dire ça à ma bite quand cette fille est sur le podium, dans son short minuscule, en train de faire une danse suggestive pour tous les clients de la boîte de nuit de mon alpha.

Angelina. Cette pile électrique rousse qui, à elle seule, a fait de l’Éclipse le club branché de Tucson le samedi soir.

Et un connard vient de poser la main sur sa cuisse.

Je me fraie un chemin à travers la foule dans la salle, prêt à fracasser des crânes. Heureusement pour moi – et dommage pour le trouduc peloteur – c’est mon boulot.

Des vagues de chaleur émanent des danseurs. La musique est assourdissante. Les clubbeurs s’écartent pour faire de la place à ma silhouette massive. Presque cent kilos de muscles couverts de tatouages. Peu de gens la ramènent devant moi, ou face à n’importe quel videur de l’Éclipse.

On n’a même pas besoin de se servir de notre force métamorphe pour avoir le dessus.

Garrett n’apprécie pas que ses videurs se montrent trop agressifs, mais je suis incapable de me réfréner lorsque je vois qu’Angelina est agacée par l’insistance des mains baladeuses du client.

Je m’interpose entre le podium sur lequel danse Angelina et l’homme avant de croiser les bras, principalement pour me retenir de refermer mon poing autour de son fragile cou humain.

« Oh là, oh là ! » Il lève les bras d’un air offensé, comme si ma réaction était excessive.

« Pas touche aux danseuses. Si tu recommences, je te vire.

— Ça va, c’est bon. Pfou, je lui disais juste bonjour. »

Sur un ton de défi, je lance : « T’as un problème ? » Bien sûr, j’espère qu’il répondra par l’affirmative. Effacer son attitude hautaine serait presque aussi satisfaisant que recevoir le regard reconnaissant d’Angelina.

Viens avec moi dans la réserve après la fermeture et je te laisserai me remercier comme il faut.

Tu parles, j’aimerais bien. Ce n’est pas comme si elle ne m’avait pas fait comprendre que je lui plais. Ce n’est pas non plus comme si je n’avais pas baisé au moins une centaine d’humaines dans cette réserve depuis l’ouverture de l’Éclipse.

Mais celle-là me plaît un peu trop.

De plus, les relations avec les humaines sont interdites. Du moins, elles l’étaient jusqu’à ce que Garrett décide d’en prendre une pour compagne.

Et de toute manière, elle est beaucoup trop bien pour moi.

Son visage lisse est ravissant et passionné. Elle étudie la danse à la fac. Elle ne pourrait pas être plus élégante et innocente.

Quant à moi, j’aime les motos et les tatouages.

Et je suis un métamorphe.

Clairement pas le mec pour elle. Et si je me contentais de posséder son petit corps sexy ? Ça rendrait le sexe avec ses futurs partenaires insipide.

Ce n’est pas pour me vanter, mais je fais attention à ce qui plaît à une fille. Je suis dominant et brutal, aucun doute là-dessus, mais je ne force personne et je ne leur fais jamais de mal. Je les amadoue jusqu’à ce qu’elles s’abandonnent puis je leur montre comment baise un loup.

Trey appelle ça la Jaredisation. Une fois qu’une fille y a goûté, elle revient toujours pour en avoir plus. Et quand je dois mettre un terme à notre relation, elle est blessée. Angelina ne mérite pas ça.

Le goujat recule, une attitude plus intelligente que sa réaction initiale. « Non, pas du tout. Eh beh. » Il secoue la tête et s’éloigne, disparaît parmi les clients dans la salle.

Je lève la tête vers Angelina. « Ça va, ma belle ? »

Putain, elle fait courir ses doigts sur mon crâne rasé, et son large sourire révèle une profonde fossette sur sa joue. « Merci, crie-t-elle pour se faire entendre par-dessus la musique. Tu assures. »

Le dernier tube de Lady Gaga commence à passer. Angelina se met à sautiller, visiblement ravie par le choix du DJ. « Wouhou ! »

Je reste là à la regarder en souriant comme un idiot. Cette fille m’attire comme un aimant.

Je vois ses yeux pétiller juste avant qu’elle s’approche de moi. Elle soulève une jambe, la pose sur mon épaule et secoue son poing en l’air.

Bordel de merde. Mes mains remontent dans son dos pour la maintenir tandis qu’elle bouge son bassin et danse sur mon épaule.

Du moins, je crois qu’elle danse. Mon cerveau me dit que c’est ce qu’est cette activité, mais ma bite est certaine qu’elle a envie de se faire baiser. Surtout si l’on considère que sa chatte est à quelques centimètres de mon visage.

J’enfonce mes dents dans l’intérieur de sa cuisse.

Elle pousse un cri et agrippe mon crâne à deux mains, ce qui fait juste penser à mon sexe qu’elle en veut plus.

Ouais, ça ne va pas marcher. Si je ne la repose pas sur le podium tout de suite, ma bouche va vouloir se faire plaisir malgré le petit morceau de tissu qui se tient entre sa douce chatte et moi.

Je me penche, la laisse glisser à regret de mon épaule et remonter sur son perchoir. Je ne peux m’empêcher de donner une tape à son cul irrésistible avant de tourner les talons et de m’éloigner.

Je ne me retourne pas – je ne peux pas – mais je suis satisfait de savoir que j’ai laissé une marque nette sur la peau nue qu’elle secoue pour tout le monde ce soir.

Sérieusement, je vais peut-être devoir lui demander de venir avec le cul couvert la semaine prochaine.

Non. Je ne peux pas.

A) Les minishorts qui ne couvrent que la moitié des fesses des filles sont à la mode. Toutes les étudiantes en portent. Et

B) Les go-go danseuses et leurs culs exquis font partie des raisons pour lesquelles le club est plein tous les samedis soir. Et ce n’est pas comme si j’avais mon mot à dire sur leurs tenues ou sur leurs chorégraphies.

C’est le spectacle d’Angelina. Son projet, sa proposition, son exécution. Elle a amené une troupe de danseuses et elles ont mis le feu dans le club.

Si seulement chacune de ses performances ne me laissait pas avec les couilles douloureuses...

Angelina

Oh, grand Dieu.

Jared, le videur musclé et tatoué avec une attitude sombre et séductrice, m’a rendue toute chose. Mes fesses brûlent là où il les a frappées et je n’ai pas besoin de regarder pour savoir qu’il a laissé une grosse trace écarlate visible de tous.

Je maudis mon teint pâle de rousse lorsque je sens le rouge me monter aux joues, car je me doute que tout le monde peut le voir.

Je le regarde s’éloigner dans la foule, déçue qu’il ne se retourne pas une seule fois. Cet homme est beau. Un parfait spécimen de virilité brute. Il a des manières bourrues et des tatouages, mais il a assez de charme pour rendre sexy sa présence intimidante.

Ouah, et cette petite démonstration de force avec le type qui me collait ?

Ça m’a excitée direct.

Je tourne la tête pour attirer l’attention des deux danseuses qui m’accompagnent ce soir et on se lance toutes les trois dans une chorégraphie, passant du freestyle à des mouvements synchronisés.

Talya et Remy sont un peu ivres, mais on connaît toutes si bien la choré qu’on pourrait l’exécuter en dormant. Et puis, avec tout l’entraînement que nos corps de danseuses semi-professionnelles ont reçu, nous pouvons donner l’impression que n’importe quel mouvement est délibéré.

Le morceau se termine et nous avons fini pour la soirée. On nous accorde la dernière heure pour nous amuser, avec open bar. C’est l’arrangement que j’ai conclu avec le propriétaire, un autre homme baraqué et impressionnant appelé Garrett Green : cinquante dollars chacune et nos consommations gratuites en échange d’un spectacle de danse chaque samedi soir. La plupart des filles de ma troupe de danse improvisée seraient prêtes à le faire juste pour la publicité gratuite et pour être le centre de l’attention sur scène.

Moi ? Je ne sais pas pourquoi je le fais. Pas pour les boissons gratuites ; je ne supporte pas l’alcool. Juste pour la simple joie de la création, j’imagine. C’est amusant d’ajouter de la musique à son quotidien.

Oui, je suis le genre de personne qui adore les comédies musicales dans lesquelles les acteurs se mettent soudain à chanter. Je suis la fille qui pousse son chariot dans le supermarché tout en imaginant une chorégraphie dans ma tête pour les clients que je croise.

Ne vous inquiétez pas, je ne danse pas pour de vrai. Mais ça ne me dérangerait pas de le faire si j’arrivais à convaincre d’autres danseuses de m’accompagner.

Je me faufile entre les clients du club en faisant comme si je n’étais pas à la recherche d’un certain malabar sexy prénommé Jared. Là. Près de la porte de la terrasse arrière. Je me dirige vers le bar, parce que je n’ai pas envie que ma manœuvre soit évidente. Je ne crois pas qu’il soit vraiment intéressé. Je lui fais des appels de phare depuis des semaines et, bien qu’il me lance des œillades de braise, il ne m’a jamais demandé mon numéro ni proposé que l’on se voie en dehors du club.

Quelle déception.

Je m’installe au bar et commande de l’eau pétillante avec une rondelle de citron. C’est mon petit subterfuge pour faire croire que je bois un gin tonic ou une vodka limonade, alors qu’en réalité je ne fais que m’hydrater. Mes amies commandent leurs verres et se mêlent aux clients pendant que j’essaie de la jouer cool. Un type m’aborde, mais je ne suis pas intéressée ; je lui souris poliment et m’éloigne vers les toilettes.

Lorsque j’en sors, Jared se tient dans le couloir devant la porte.

« Viens là, petite fille », dit-il en pliant son index pour me faire signe d’approcher. Je le suis, passe la porte réservée au personnel et entre avec lui dans la réserve remplie de bouteilles d’alcool.

Merde, si une fraternité étudiante voulait cambrioler un endroit, ce serait le jackpot.

Mon cœur bat la chamade et mon visage chauffe, même si je ne sais même pas ce qu’il veut.

Je veux dire, je sais ce que j’espère qu’il veut.

Et je ne devrais pas espérer.

Aux dires de tous, Jared est un séducteur. Il couche avec les filles et ne les rappelle jamais. C’est ce que tout le monde raconte, y compris son meilleur ami, Trey, l’autre videur. On m’a mise en garde contre ce type, mais je ne peux empêcher des frissons de parcourir mon corps.

Jared me prend la main. Avant que j’aie le temps de comprendre ce qu’il fait, il me tourne face au mur et pose ma main dessus. Il prend ensuite mon autre poignet, les rassemble et plaque les deux contre le mur d’une main puissante.

Ma gorge se noue lorsque son autre main s’écrase sur mon cul. Comme tout à l’heure, elle entre en contact avec le dessous de mes fesses, la partie exposée par mon minishort.

Je pousse un petit cri mais ne proteste pas. Je suis beaucoup trop excitée pour avoir envie qu’il arrête.

Il me donne une tape sur l’autre fesse, tout aussi fort que la première. « Ça, c’est parce que tu portes des shorts qui donnent envie à tous les mecs dans le club de baiser ce cul alléchant. »

Je suis presque sûre que je cesse de respirer. On ne m’a jamais parlé aussi crûment, mais je ne me plains pas, bien au contraire. Émoustillée à l’idée de ce que Jared compte me proposer d’autre, je sens mon entrejambe se contracter et s’humidifier.

Il me retourne pour rencontrer mon regard et m’adosse au mur, me coupant le souffle. Sa main se pose sur le bouton entre mes jambes et il étale ses doigts sur mon sexe.

« Et la prochaine fois que tu approches autant cette chatte de ma bouche... » Il fait onduler sa main, la presse contre mon clitoris avant de plonger ses doigts plus bas, jusqu’à mon anus. Je pousse un petit cri et me mets sur la pointe des pieds. « ... tu sauras exactement ce que j’ai envie de lui faire. »

Un frisson aux proportions épiques me traverse. Plutôt un tremblement incontrôlable, mais on pourrait penser que c’est quelque chose de désagréable. Or, ce que je ressens est tout sauf désagréable. Mon bas-ventre se liquéfie, de l’électricité inonde le creux de mes reins et descend jusqu’à la plante de mes pieds.

Je comprends à présent pourquoi on parle de coup de foudre.

Il fait glisser fermement ses doigts sur ma fente, qui a complètement détrempé ma culotte. « C’est compris, ma belle ? »

Je déglutis. « Ouais. » Ma chatte se contracte.

Ses doigts passent sous mon short, dans ma culotte, et je gémis.

« Bébé, si tu reviens à l’Éclipse avec ce short, je te ramènerai ici et je fesserai ce cul sexy jusqu’à ce qu’il soit rouge vif. Comme ça tous les mecs qui te regarderont danser sauront que tu appartiens à quelqu’un. »

Il rejette sa tête en arrière et la secoue comme s’il était surpris par ce qu’il vient de dire, mais ses doigts glissent, glissent, glissent sur mon sexe mouillé. Je gémis doucement, mes yeux baissés au niveau de son torse.

« Regarde-moi, chérie », ordonne-t-il, et j’obéis sans réfléchir. Les danseuses sont des créatures obéissantes par nature. Nous avons passé notre vie à conditionner notre corps et notre esprit pour exécuter absolument tout ce que les chorégraphes ou professeurs nous demandent. Celles qui n’y parviennent pas sont rapidement évincées. Il y a toujours dix danseuses qui attendent de prendre la place de celles qui ne sont pas prêtes à se donner à cinq cents pour cent.

Il soutient mon regard alors qu’il fait entrer un doigt en moi.

Je pousse un gémissement. Pas de douleur, mais de besoin. Je ne suis pas vierge ; cependant, je n’ai jamais été aussi excitée de ma vie. Mes tétons pointent sous mon haut, ma chatte est trempée.

Je gigote, mais il tient fermement mes poignets. Je me déhanche pour prendre son doigt plus profondément.

Il approche sa tête et appuie sa tempe contre la mienne. « Ça va, mon ange ? »

C’est un peu tard pour s’assurer de mon consentement, mais j’apprécie tout de même. « Ouais, dis-je d’une voix essoufflée.

— Tant mieux. » Il ajoute un deuxième doigt.

Je me cambre et me dresse sur la pointe des pieds.

« Tu danses pour moi, ma belle ?

— Oh mon Dieu. »

Je laisse échapper un nouveau gémissement quand il enfonce profondément ses deux doigts en moi et cesse de bouger. S’arrête net.

« Qu-qu’est-ce que tu fais ? »

Son sourire est absolument dévastateur. « Je veux juste être sûr que tu en as vraiment envie. »

J’avance mon bassin. « J’ai dit que oui. »

Il commence de lents va-et-vient. Trop lents. « Dis-le gentiment. Dis-moi pour qui tu danses.

— Toi. Je danse pour toi ! » J’ai désespérément besoin de jouir.

« Tu veux plus de doigts, mon ange ?

— Jared. » Je halète.

Il ferme à demi les yeux. « C’est bien, chérie. Dis mon nom comme si tu me suppliais. »

Je commence à me sentir légèrement agacée. Est-ce qu’il se moque de moi ?

Il doit sentir ma résistance, parce qu’il ajoute : « Nan, laisse tomber. C’est moi qui devrais te supplier. J’ai vraiment hâte de te rendre folle, ma belle. » Il fait entrer et sortir ses doigts jusqu’à ce que mes jambes tremblent au point de ne plus me porter. « Jouis pour moi, Angelina. Montre-moi ce dont tu es capable. »

Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il entend par là, mais, à nouveau, mon corps obéit. Je cède sous sa torture experte. L’instant où mes muscles commencent à se contracter autour de ses doigts, il les plonge profondément entre mes cuisses et attend, laisse les vagues de mon orgasme déferler sur moi.

« Ah, putain, bébé. » Il appuie son front contre le mien et retire ses doigts. « C’était encore mieux que je l’imaginais. »

Je ne sais pas ce qu’il veut dire par là non plus, vu que je suis la seule à avoir joui, mais ses mots m’étourdissent et font sortir mon corps de la relaxation dans laquelle il était plongé.

La poignée de la porte remue. Jared s’écarte brusquement et remet mon short en place juste avant que la porte de la réserve ne s’ouvre.

Un barman entre, s’arrête en nous voyant et nous lance un regard curieux.

Jared se place devant moi comme s’il voulait me cacher. Même si c’est un peu tard, je lui en suis reconnaissante.

« Je ferais mieux d’aller rejoindre mes amies », dis-je en marmonnant. Ce n’est pas que je veuille m’éloigner de Jared... enfin, si, c’est ça.

La gêne a pris le dessus quand j’ai compris qu’il a probablement couché avec des dizaines de filles ici. C’est pour ça que le barman ne semble pas si étonné.

Je pousse Jared pour sortir. « Attends, mon ange. Attends. » Il me retient par la taille.

Je me fige, mais ne tourne pas la tête vers lui.

« Je suis désolé, murmure-t-il à voix basse pour que je sois la seule à entendre. Je ne voulais certainement pas te donner l’impression que je me servais de toi. »

Je ne sais pas si c’est ce que je ressens, mais maintenant qu’il a mis des mots dessus, la nausée se propage dans mon ventre.

« Je dois vraiment y aller. »

Jared me lâche. Je sens sa réticence, mais je refuse de rencontrer son regard. Je veux juste partir loin d’ici.

Je suis la seule parmi mes amies à ne pas avoir bu ce soir, pourtant c’est moi qui prends les mauvaises décisions.

« Attends une minute. Tu peux m’accorder un instant ? »

Je m’éloigne pour être hors de sa portée et grommelle en évitant son regard : « Tout va bien. On pourra discuter plus tard. » Je m’enfuis hors de la réserve avant qu’il puisse ajouter autre chose. Je le sens derrière moi, mais je vais droit vers le bar pour rejoindre mes amies et me tirer d’ici sans un regard en arrière.

Mais qu’est-ce qui m’a pris ? Apparemment, il suffit qu’un mec me donne une fessée pour que je le laisse me faire tout ce qu’il veut.

Putain. Je dois demander à mes amies de ne plus me laisser seule avec Jared. Jamais. Surtout pas quand j’ovule.

Zone dangereuse.

Je retrouve Talya et Remy au moment où les néons se rallument au-dessus de nos têtes pour indiquer la fermeture du club. Les fêtards poussent un grognement collectif et se dispersent, comme des cafards surpris par le soleil.

« Allez, dis-je à mes amies d’un ton pressant. Partons. J’en ai assez. »

Jared

J’ai déconné. À fond.

Je savais que je n’étais pas censé toucher à Angelina. Elle est ma kryptonite sous forme humaine. Je perds tout self-control en sa présence.

Et maintenant, je lui ai manqué de respect de la pire manière imaginable.

Ça en valait presque la peine. Presque.

Putain, je vais me branler sur le souvenir de son visage pendant qu’elle jouit toutes les nuits pendant une semaine. C’était même mieux que ce à quoi je m’attendais.

Je me tourne vers les clients restants, ceux qui ont besoin d’encouragements pour s’en aller. Des hommes et des femmes qui essaient de concrétiser avec leur conquête de la soirée avant de partir.

« C’est l’heure, dis-je d’une voix sonore. Tout le monde dehors. »

Quelques filles s’attardent en me lançant des regards d’invitation.

Je ne suis pas tenté. Pas vraiment. Mais d’un côté, je pense que je devrais peut-être en baiser une, juste pour sortir cette beauté rousse de ma tête. Et de mes fantasmes. Merde, elle en est l’actrice principale depuis le jour où, au début du semestre, elle s’est présentée avec sa troupe pour proposer son idée audacieuse de devenir les go-go danseuses du club.

Je me suis même retrouvé je ne sais comment à me porter volontaire pour construire les podiums sur lesquels elles dansent.

Une blonde perchée sur des talons de quinze centimètres, plus jolie sous la lumière tamisée qu’elle le serait en plein jour, s’approche de moi en balançant les hanches.

Lorsque je fronce les sourcils et secoue sèchement la tête, elle dévie et prend la direction de la sortie.

Je secoue la tête, surtout contrarié contre moi-même, et fais sortir le reste des clients. Je passe ensuite la serpillère après avoir ramassé les gobelets, les pailles et les serviettes en papier par terre. J’essaie de penser à autre chose, à n’importe quoi plutôt qu’aux courbes douces du cul d’Angelina alors qu’elle dansait sur son podium. Ou à son petit sourire pendant que je la pénétrais. À la manière dont sa bouche s’est ouverte et ses yeux se sont révulsés quand elle a joui.

Je continue à me repasser la scène bien après avoir verrouillé les portes.

« Qu’est-ce qui t’arrive, mon pote ? me demande Trey alors que nous marchons jusqu’à nos motos garées sur le parking.

— Rien. » J’ai l’air plus renfrogné que je n’en avais l’intention.

« Il s’est passé quelque chose avec la danseuse ?

— Ferme-la, connard. » Trey est mon meilleur ami, mais parfois, il ne sait pas quand il faut me foutre la paix.

« Hm-mm. C’est bien ce que je pensais. Damian a dit que tu te la tapais dans la réserve. »

J’attrape le col de son T-shirt et approche mon visage du sien d’un air menaçant. « Je la baisais pas.

— D’accord, dit-il rapidement en levant les mains. Si tu le dis, mon pote. »

Conscient que je viens d’aggraver mon cas, je le lâche et monte sur ma moto. Je démarre en faisant rugir le moteur plus fort que nécessaire.

Je sors du parking en trombe. Il est presque trois heures du matin et il n’y a personne sur la route. Du moins, c’est ce que je me dirai plus tard. En vérité, mon esprit était encore dans cette putain de réserve, à se demander comment ce moment avec Angelina avait tourné au vinaigre.

C’est pour ça que je suis sorti de la ruelle sans regarder.

Je n’ai pas vu la voiture arriver. Pas avant de voler par-dessus au milieu d’une grande explosion de verre brisé, comme des milliers de confettis soudain libérés d’un ballon.

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"Alphas Bad Boy, Tome 6 : Le Désir de l’alpha" est sorti 2021-04-05T20:58:31+02:00
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Alphas Bad Boy, Tome 6 : Le Désir de l’alpha

  • France : 2021-04-05 (Français)

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  • Alphas Bad Boy, Book 6 : Alpha's Desire - Anglais

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