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Bibliothèque de Ambigat : Liste d'Or

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Sur la route Sur la route
Jack Kerouac   
Le sujet tourne autour de l'aventure. Celle de l'amitié (partage de pureté et naïveté mêlées) entre Sal Paradise et Dean Moriarty, de la jeunesse, de la liberté, du jazz, de la consommation de drogue et d’alcool, de l'adolescence et du sexe.
Aucun suspens hitchcockien ici, mais une seule dynamique : la route. Elle happe les héros beatnik qui se rejoignent, se séparent, se retrouvent encore et philosophient sur le monde pourri des Etats-Unis des années 50. C'est d'ailleurs une bonne critique sociale de l'époque : contestation des valeurs, des manières de vivre normatives et des limites imposées, ce livre reste toutefois optimiste (ayant foi en la nature humaine et en un monde idéaliste sans contraintes).
Dragon Blood, Tome 1 : Le Sang du Dragon Dragon Blood, Tome 1 : Le Sang du Dragon
Anthony Ryan   
Si vous êtes fans de Fantasy avec un grand "F", Anthony Ryan est votre meilleur ami ! Déjà conquise par sa trilogie Blood Song que je recommande à cent pour cent, il frappe encore plus fort ici, avec le premier tome de cette saga prévue en quatre volumes.

Au menu dans Dragon Blood, tome 1 : des dragons (non sans rire?), mais traités ici d'une façon nouvelle par rapport à ce qu'on peut traditionnellement rencontrer dans le genre ; des combats maritimes rythmés par le son des canons et des fusils ; mais aussi ... une certaine dose d'archéologie et de mystères au cœur d'une jungle impénétrable. Le tout narré par trois héros hauts en couleurs et tout aussi "attachants" les uns que les autres.

Je n'en dirai pas plus, de peur de spoiler ou bien de ne pas rendre honneur comme il se doit à ce roman formidable.

Bref, un gros coup de cœur, et un premier tome qui me fait guetter le second avec impatience !
Dragon Blood, Tome 2 : La Légion des flammes Dragon Blood, Tome 2 : La Légion des flammes
Anthony Ryan   
J'avais pas mal apprécié sa première série chez Bragelonne, Blood Song, même si elle n'était pas exempte quelques petits de défauts à mon avis, mais quand le tome 1 de cette nouvelle série est sorti, j'étais impatient de découvrir ce nouvel univers. Celui-ci ainsi que les personnages que l'on y découvrait m'ont enchanté et je n'avais qu'une envie avoir la suite.
Et la suite est enfin là ! Et je dois dire que l'attente a valu le coup. On retrouve les personnages que l'on a appris à connaître peu de temps après les évènements du tome 1, [spoiler]Clayton suit la piste qu'il a vu en vision dans lors de sa rencontre avec le Drac argent lors des évènements à la fin du tome 1. Lizanne a réussi à retourner à Féros et celle-ci continue à suivre la piste de l'Artisan fou, le continent des dracs est quasiment passé sous domination de l'Argent.
[/spoiler]
Comme vous l'aurez compris personne ne s'ennuie, ni les personnages ni le lecteur.

Par ailleurs, là où le premier tome était dans la présentation de l'univers de cette nouvelle série, l'auteur était assez avare en information sur le passé de ce monde et sur les origines des dracs, ici, on commence à avoir des réponses et on veut en savoir encore plus.
De plus j'ai également bien apprécié le début de chaque partie qui commençait avec des articles issus d'un journal d'une ville faisant partie de monde développé par l'auteur nous présentant une personne de la haute société et des évènements assez dramatiques se déroulant dans la ville en question, et puis au fur et à mesure (et sans vouloir trop spoiler) on se dit que cette personne risque d'avoir un rôle important dans le futur (dans les derniers extraits d'article, on a peu de doute sur le rôle que cette personne devra jouer, mais je m'arrête, je vous laisserai le découvrir par vous même).

Au risque de me répéter, mais j'ai adoré ce second tome qui m'a encore transporté, grâce à son univers développé, à ses différents personnages et puis à l'alternance des points de vue suivant les chapitres qui se finissent tous à chaque fois sur un petit cliffhanger pour bien faire monter la pression et avoir envie de retrouver chaque personnage dans un des chapitres suivants !
Donc si vous avez aimé le premier tome, n'hésitez pas à vous jeter sur le second, si vous ne connaissez pas la série Dragon Blood, là il n'y a plus à hésiter, cette série est géniale.

par Gkone
L'Idiot L'Idiot
Fiodor Dostoïevski   
J'ai lu ce livre il y a quelques années déjà et je n'en garde que très peu de souvenirs, si ce n'est que je m'étais copieusement perdue dans la multitude de personnages intervenant dans l'histoire

par nf23
La Parfaite Lumière La Parfaite Lumière
Eiji Yoshikawa   
Un tome 2 bien meilleur que le premier et bien que ce roman a selon moi pas mal de défauts il a le mérite de nous immerger dans le Japon d'antan et de nous faire découvrir un grand personnage historique.

par Erudia
L'Insoutenable Légèreté de l'être L'Insoutenable Légèreté de l'être
Milan Kundera   
Ce roman est une étude de la relation amoureuse, une réflexion philosophique sur le libertinage et le romantisme. Entre la recherche du plaisir immédiat sans passion entre Tomas et Sabina, et d’autre part l’attachement aux principes, à la morale évoqué par la relation de Tereza et Franz.
S’entrelace la narration habituelle et le discours du narrateur, l’analyse de ses propos, les pensées de ses personnages disséqués, leurs motifs …la notion du « kitsch » amplement développée dans sa définition initiale, le hasard des rencontres, la possession, l’emprise, la jalousie, les idéologies (religion, politique, convictions diverses).
En résumé, une mine d’or à la réflexion. Je le conseille chaudement.

Les Fourmis Les Fourmis
Bernard Werber   
CE livre est l'illumination de la science fiction. Il y a tant de rebondissement, de mystère!!!! C'est une comparaison logique entre la vie animale et humaine.Tout en étant un polar, il résume toute la psychologie humaine en quelques pages
Belle du Seigneur Belle du Seigneur
Albert Cohen   
Je me demande bien ce que les effluves hallucinogènes de ce roman-fleuve peuvent bien avoir de si précieux, pour que la majorité des femmes le vénèrent, quand il n'est pas qualifié de chef d'œuvre. Ont-elle remarqué que l'auteur ne les aimait pas ?
Je sais bien que les centres du plaisir et de la douleur sont difficilement dissociables quand le message est martelé avec insistance, et que le masochisme peut provoquer des jouissances extrêmes. Mais de là à se pâmer devant autant de misogynie sans contrepartie me coupe les bras.
Décidément, nous devons bien souvent faire fausse route quand nous pensons, pauvres diables, intéresser nos compagnes. Arrêtons-là, car vous penseriez que je suis jaloux… et vous auriez raison.

Rien à dire sur l'écriture, brillante, comme l'est l'exercice de style, sinon que l'auteur s'amuse à nous changer sa façon d'écrire au gré de ses caprices.
Par exemple, je n'ai encore jamais rencontré quelqu'un ayant noté qu'un chapitre (et un seul) est intégralement écrit en une seule phrase, sans la moindre ponctuation ? Une façon de dire : "Avez-vous remarqué comme je suis habile ?" Eh oui ! il l'est le bougre.

par SANTOUL
Les Raisins de la colère Les Raisins de la colère
John Steinbeck   
Ce roman conte l'aventure d'une famille de fermiers (Les Joad) pendant la Grande Dépression (la crise de 1929), leur exode vers l'Ouest Américain.
Le style et la maitrise de l'auteur nous mènent trés rapidement aux émotions, à l'attachement, à l'accompagnement des personnages, dans ce long voyage où la misère humaine et l'humiliation sont omniprésentes.

Il a été considéré comme une critique communiste lors de sa parution. Pas étonnant ! La misère décrite et "génante" (politiquement à cette époque épique) a amené l'inévitable interdiction de vente en Californie. Il faut dire que la bestialité des injustices sociales qui existent dans ce système capitaliste US est mise en exergue, et contraste avec l'honnêteté des paysans. On découvre ainsi la portée de la lutte quotidienne, le courage émouvant et l'espoir de ces milliers de paysans qui ont subi la perte de leur terre et le deuil de leurs proches.

C'est réellement un ouvrage superbe avec des instants révoltants, un roman sociologique, historique et humaniste, d'une trés grande profondeur.
Mémoires d'Hadrien Mémoires d'Hadrien
Marguerite Yourcenar   
Depuis sa découverte, cette lecture me hantait. Reprise exactement deux années après l'avoir finie pour la première fois, elle m'a enchanté et laissé sans voix, une fois de plus. Essayons donc — probablement en vain — de rendre justice à ce roman en dépit des mots qui manquent face à la puissance de cette oeuvre.
 
Pour commencer, peut-être faudrait-il évoquer la forme que prend cet immense récit à la première personne. Il s'agit d'une lettre, écrite par l'empereur mourant, Hadrien, à son protégé Marc-Aurèle, destiné à régner — et qui régnera effectivement. Mais plus qu'une lettre, ce roman est la « méditation écrite d'un malade qui donne audience à ses souvenirs ». Hadrien, au seuil de la mort, décide de laisser à son successeur ses Mémoires ; les pensées qu'il a eues pour lui-même¹, il en fait maintenant part, dans ce long récit introspectif et méditatif, à son lecteur.
Le portrait que Marguerite Yourcenar peint d'Hadrien, magistrat puis empereur, est celui d'un « homme presque sage », comme elle l'écrira elle-même : habité par la volonté profonde d'établir une paix et un ordre durable, Hadrien est avant tout un homme, curieux, ouvert et fondamentalement humaniste. Cet être hors normes, dieu tout simplement parce qu'il est homme, évolue dans un monde à pacifier, à apaiser, à construire, à consolider. L'Empire, au faîte de son expansion au début de son règne, doit maintenant consolider ses frontières et la concorde entre les provinces ; c'est l'immense tâche qu'Hadrien se fixe, faire advenir pleinement cette Pax romana tant rêvée.
Homme « presque » sage parce qu'il fait le récit sans complaisance ni concession, sans mensonge ni dissimulation, d'une vie qu'il a essayé de mener le mieux possible, mais qui n'est pas exempte d'erreurs. Ce récit, ainsi, est à la fois celui de confessions — tout ce que l'histoire officielle ne pourra retenir —, celui d'actions, et celui de contemplations.
Si la narration suit, à partir du moment où l'ancien juge Hadrien décide de tenir audience, une trame relativement chronologique (de ses premiers pas à Rome jusqu'à la fin de son règne), elle reste émaillée, çà et là, faisant régulièrement irruption, de différentes pensées, réflexions, méditations jaillissant des événements vécus. Le réel et le passé sont prétextes pour des digressions et à-côtés qui confèrent une dimension intimement philosophique à toute l'oeuvre. Tout ce qui touche à l'humain passe sous le crible du sage : amours, passions, arts et lettres, maladie et, évidemment, la mort et le temps. Parce qu'Hadrien sent l'agonie proche, parce qu'Hadrien plonge et remue ses souvenirs, ces deux éléments prennent une importance considérable dans le roman, en toile de fond ou en plein jour, guidant chaque événement, chaque réflexion. Il ne s'agit plus seulement de raconter, il s'agit de se remémorer, avec tout ce que cela implique.
Cette immense oeuvre — non pas tellement dans le nombre de pages que dans l'incroyable exhumation de cet « édifice immense du souvenir »², effectuée tant par l'homme antique que l'écrivaine moderne — est servie par l'incroyable style de M. Yourcenar. Cet oratio togata (genre togé) est, comme elle le décrit elle-même, un style « soutenu, mi-narratif, mi-méditatif »³. Ce style donne lieu à l'établissement d'une prose dense, sans cesse enrichie et précisée, ornée sans être ostentatoire ; pour autant, le verbe reste souple et léger, berçant et accompagnant au plus près la pensée. C'est de ce contraste entre un style imposant — presque pesant — et un langage doux que jaillit la poésie méditative qui traverse la longue missive ; non pas une poésie tout en éclat mais bien une prose poétique qui s'adapte, suit, voire précède les « mouvements lyriques de l'âme, les ondulations de la rêverie, les soubresauts de la conscience »⁴.
Cette peinture de la vie d'Hadrien est rendue plus saisissante par la fidélité historique, très largement documentée par M. Yourcenar qui, loin d'être dupe quant aux écueils que pose un tel projet, affirme : « Quoi qu'on fasse, on reconstruit toujours le monument à sa manière. Mais c'est déjà beaucoup de n'employer que des pierres authentiques »⁵. Ainsi, tout est vrai dans ce roman — ou plutôt, tout ce qui peut l'être est vrai, et ce qui ne peut l'être est rendu aussi vraisemblable que possible par l'autrice (qui cherche pour cela à percevoir Hadrien non pas comme le ferait un contemporain, mais comme le ferait un habitant du IIe siècle).
Cet Hadrien, "varius, multiplex, multiformis" — tour à tour juriste, cavalier, militaire, conseiller, diplomate, Empereur, amant, ami, sage, homme —, est rendu profondément attachant parce que ses qualités sont celles du philanthrope qu'il s'est toujours efforcé d'être. Passionné d'art, il voue un véritable culte au Beau, de la grâce duquel il veut toucher le monde : « je me sentais responsable de la beauté du monde », écrivait-il, beauté d'une harmonie et d'une paix cosmiques, où l'homme et Rome ont trouvé leur place dans un ordre supérieur.
Fervent philhellène, Hadrien laisse la part belle à l'Athènes des arts et des sages, pourtant loin du rayonnement qui était sien au cours du Ve siècle av. J.-C. Pour autant — et c'est là son tour de force —, s'il l'inscrit souvent en faux contre Rome, il n'en fait pas ces deux extrêmes irréconciliables et parvient même à les réunir avec génie au début de la cinquième partie, "Disciplina augusta".
 
« Il m'arrivait de me dire que le sérieux un peu lourd de Rome, son sens de la continuité, son goût du concret, avaient été nécessaires pour transformer en réalité ce qui restait en Grèce une admirable vue de l'esprit, un bel élan de l'âme. »
 
Enfin, et peut-être surtout, les Mémoires d'Hadrien sont marqué par la dignité, qui prend toute son ampleur et sa puissance dans le dernier chapitre, "Patientia". Si, dès le départ, le ton est donné lorsqu'il déclare « je commence à apercevoir le profil de ma mort », c'est dans cet ultime chapitre, toute sa vie ayant été balayée, le temps de la narration rejoignant celui de l'écriture, que s'élève à son apogée cette dignité toute tragique face à la mort inexorable. Cet homme, encore lucide malgré l'âge et la maladie, « renonce à brusquer [s]a mort » lorsqu'il réalise qu'elle ne lui appartient plus. Le cœur du lecteur se déchire lorsqu'il assiste, dans les dernières pages, aux derniers conseils et aux adieux à la vie formulés par un homme sage, juste, bon, qu'il aura appris à aimer et connaître au long des trois cents pages précédant l'instant fatidique. La dernière phrase est tragiquement déchirante tant un monde de dignité transparaît et transperce dans l'exhortation lucide : « Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts... ».
 
Une merveille de la littérature française s'il en est ; un magnifique roman, entre histoire, poésie, philosophie et littérature.
 
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¹ Marc-Aurèle, dans les dernières années de sa vie, a rédigé un certain nombre de réflexions et considérations rassemblées sous le nom de Pensées pour moi-même.
² M. Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1ère partie : "Combray", I.
³ M. Yourcenar, "Ton et langage dans le genre historique", in Le Temps ce grand sculpteur.
⁴ C. Baudelaire, "À A. Houssaye", préface du Spleen de Paris ou Petits poèmes en prose.
⁵ M. Yourcenar, Carnets de notes de « Mémoires d'Hadrien ».