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Bibliothèque de Ambre73 : Je suis en train de lire

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Les Furtifs Les Furtifs
Alain Damasio   
Cette lecture a été aussi captivante qu'exigeante. Comme beaucoup, j'avais découvert Alain Damasio par la lecture de "La Horde du Contrevent " et avais été séduite par sa puissance d'imagination et sa capacité à réinventer le langage et ses codes. Je n'ai pas été déçue par ce nouvel ouvrage! L'histoire se situe dans une société un tout petit peu plus vieille que la nôtre , où la vie de chacun est régie par des élites commerciales dirigeantes, qui grâce à un arsenal d'outils hyperconnectés , maintiennent la population dans un artéfact de cocon confortable où chacun renonce de son plein gré à toute réflexion individuelle au profit d'un quotidien plus où moins virtuel sensé correspondre à ses désirs. La mise en garde sur ce que pourrait devenir nos libertés avec la prolifération de l'intelligence artificielle est facile à deviner . Mais la créativité ne s'arrête pas là . D'abord parce qu'on découvre une poignée de personnages attachants qui ont conscience de ces risques et entrent en résistance , en s'enrichissant les uns les autres de leurs différence pour réfléchir de façon collective, et aussi parce que l'auteur , à l'opposé de ce monde hypermatérialiste, développe son intrigue autour d'êtres imaginaires, "les furtifs", qui eux, s'ont l'essence même du vivant . Alain Damasio fait là encore preuve d'une imagination inouie sur le plan linguistique , leur inventant une forme de langage avec sa syntaxe propre, jouant avec des allitérations singulières pour chaque personnage au fur et à mesure du développement de l'intrigue, déclinant un champ lexical et typographique propre à chacun, avec des néologismes éclatants de clarté. Absolument brillant! Le seul petit reproche que je pourrais faire , est que pendant les scènes de bataille, l'abondance de termes très techniques , réels ou imaginaires nuit parfois à la fluidité du récit. L'auteur aborde aussi une réflexion sur les modes de gouvernance , qui sonne comme une mise en garde envers certains discours politiques bien actuels : il est plus facile de fédérer une population autour d'une peur de l'étranger que de fédérer autour d'un projet constructif d'acceptation de l'autre..Autre niveau de lecture de ce livre : c'est aussi une histoire de famille : un couple de parents est confronté à la disparition de sa fille. Comment gérer l'absence , le deuil? Bref , un livre d'une richesse hors norme , à lire et conseiller .
Le Patient Le Patient
Timothé Le Boucher   
Après 6 ans de coma, Pierre Grimaud se réveille. Le jeune homme est le seul survivant du massacre de sa famille par sa propre sœur. Une psychologue, s'intéressant à l'affaire, va l'aider à surmonter ce drame et démêler le fil des événements de cette macabre soirée. Quelles raisons ont bien pu poussé Laura Grimaud à assassiner sa famille ?

Avec sa quatrième oeuvre, Timothé Le Boucher nous surprend encore et toujours. Cette fois-ci, c'est un thriller à la fois psychologique, angoissant et sombre par moment qui nous est offert. Pour ceux qui, comme moi, ont d'abord connu l'auteur par "Ces jours qui disparaissent", cette BD est très différente et pourtant on y retrouve cette progression de la "noirceur" et la patte de l'auteur notamment dans ses dessins (toujours aussi beaux) et le choix des couleurs. Je ne dirais jamais assez combien j'aime ses histoires, ses traits et ses couvertures. En plus j'ai eu la chance de le rencontrer lors d'une dédicace pour Le Patient et il est super sympa.Vous l'aurez compris, j'adore l'auteur et j'ai adoré cette lecture.
Critique également publié sur mon compte Babelio et sur l'insta @labulledetim

par amusheez
Troisième humanité Troisième humanité
Bernard Werber   
Haaa comme je l’attendais ce dernier Werber ! Deux ans que j’espérais sa dernière oeuvre comme une prépubère son premier flirt ! Et le voilà achevé… Deux ans de patience et un week end en ermite pour me récompenser!

Troisième humanité, un nouveau délire onirique de mon cher Bernard. Où j’ai retrouvé avec joie la famille Wells qui naquit il y’a vingt ans pour » Les fourmis », enfin leur descendants bien sûr. Voilà donc un retour aux sources pour les fans dont je fais partie.

Cette famille de précurseurs et de découvreurs en tout genre nous fait réléchir, dans ce roman, au devenir de l’humanité. Surconsommation, nucléaire, intégrisme, surpopulation, en passant par les catastrophes de Fukushima et du 11 septembre et tout ça à travers le regard et la pensée de….notre propre planète. Car, à travers l’imagination débordante de Bernard Werber, la Terre est vivante, elle a une conscience, c’est elle qui a crée les humains et elle souffre de les voir la détruire. Perforation à coup de bombes nucléaires, vol de son « sang noir », engrais, pesticides, pollution qui détruit sa protection, la Terre en a assez de ces mammifères qui se reproduisent à vitesse exponentielle sans se soucier de l’avenir de l’humanité!

Le grand challenge de quelques unes de ses créatures sera de sauver leur planète en créant une race de « mini humains » résistants aux radiations, capables de se faufiler n’importe où pour des missions secrètes. Une race féminine et ovipare! La femme n’est-elle pas l’avenir de l’homme ?

Je vais tenter de ne pas trop m’emballer au risque de spoiler à tort et à travers mais cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un aussi bon Werber, un début de trilogie comme il se doit, avec des parenthèses de l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, comme dans tous ses romans, qui nous laisse plus intelligent qu’avant.

Une nouvelle réflexion sur notre avenir, sur notre comportement, un cri d’alerte qui se dévore en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Fidèle à lui même, Bernard Werber nous jette des mots et des phrases sans fioritures, qui vont droit au but. PAN! Prends ça dans la tête et maintenant réfléchis. Réfléchis bien….


par NathM
Après le suicide d'un proche : vivre le deuil et se reconstruire Après le suicide d'un proche : vivre le deuil et se reconstruire
Christophe Fauré   
Une personne que vous aimiez s'est donnée la mort et depuis c'est le chaos. Face au vide, à la détresse, à l'impuissance, où trouver la force de continuer à avancer - et d'abord de survivre au suicide de son compagnon, de son parent, de son enfant ? Face à ce cataclysme, les mots manquent, d'autant que dans une société où la mort est un tabou, le deuil lié au suicide l'est encore davantage. Christophe Fauré aborde tous les aspects de cette souffrance pas comme les autres : le gouffre de la culpabilité, la colère, le vécu dépressif et le désespoir, la tentation d'en finir à son tour, les difficultés dans la relation avec autrui, l'extrême solitude, le désarroi des proches... A partir de très nombreux témoignages, qui sont autant de reflets de la diversité des situations, il s'adresse à celui qui reste lorsque l'autre est parti, et à son entourage, si démuni pour le soutenir. Ces paroles sur l'indicible sont là pour aider le lecteur non pas à oublier, mais à nommer sa souffrance afin que la cicatrisation s'opère, lentement, en sachant que cette blessure ne guérira jamais tout à fait.

par jess07
Le courage qu'il faut aux rivières Le courage qu'il faut aux rivières
Emmanuelle Favier   
J'ai lu Le courage qu'il faut aux rivières dans le cadre du prix Escapages 2018 de ma région qui récompense des nouveaux auteurs.

Nous allons suivre l'histoire d'Adrian, un étranger qui après un long périple s'installe dans le même village que Mashune, une " vierge jurée ". Nous allons découvrir, le passé  et les conditions de vie de ses deux personnages.

Le courage qu'il faut aux rivières est poétique, doux. Ce roman est d'une douceur envoûtante, qui m'a fait rêver.  Ce roman est intense et ne laisse pas indifférent. Cependant,  même si le début m'a conquis, j'ai trouvé la suite trop linéaire. 

Le courage qu'il faut aux rivières est une bonne lecture, j'ai aimé découvrir un nouveau style de lecture, sur un thème nouveau. Emmanuelle Favier a une plume fluide et douce, ce qui donne de la légèreté alors que les enjeux de ce roman sont importants. L'auteur aborde la quête de l'identité, la sexualité, la liberté avec justesse et douceur. Toutefois, j'ai trouvé dommage que l'auteur n'est pas plus approfondi le sujet des "vierges jurés" puisque c'est très peu aborder dans la littérature.

Manushe est rapidement mise au second plan pour laisser la place à Adrian. Et j'ai trouvé cela très dommage puisque Manushe était le personnage le plus intriguant même si au fil des pages, on découvre qu'Adrian n'est pas moins intéressant ! De ce fait, l'auteur n'a pas assez développé les autres personnages pour se concentrer sur Adrian et Manushe.

Je me suis laissée emporter par les mots d'Emmanuelle Favier pour ne pas déplaire. Le courage qu'il faut aux rivières est poétique, et c'est l'une de ses forces. Toutefois j'ai trouvé des passages très choquants, la violence est présente et l'auteur ne veut pas qu'on l'oublie. Et donc je trouve beau le fait que ce roman soit autant choquant que poétique. De plus, j'ai trouvé des passages inutiles et trop longs alors que ce récit est relativement court. 

Pour conclure, je reste mitigée puisque la fin est très ouverte et cela peut faire penser à une suite. Le courage qu'il faut aux rivières est une histoire que je me souviendrais pendant longtemps même avec ses points négatifs.

par Meels
Ours Ours
Philippe Morvan   
Le parcours initiatique d’un jeune Français
dont les yeux s’ouvrent peu à peu devant
la barbarie des hommes

Désert américain. 1880. Tandis qu’il regarde, impuissant, son dernier compagnon agoniser sous un ciel où tournoient déjà les vautours, Gabriel Morange se souvient. Le chemin a été long depuis son enfance en Auvergne jusqu’à ce défilé où il s’apprête à mourir. Un chemin marqué au fer rouge des violences du siècle.

Bouleversé par la mort de son père et de son frère dans les guerres coloniales, le jeune Gabriel quitte son village pour s’engager à son tour. Mais sa soif de vengeance vacille bientôt devant les combats abjects, les atrocités, les horreurs commises par son propre camp, en Kabylie d’abord, au Vietnam ensuite. Jurant de ne plus jamais prendre les armes, Gabriel part comme missionnaire auprès des Indiens Navajos. Hélas, là-bas aussi les hommes s’entretuent pour dominer les terres et les esprits. Restera-t-il indifférent à la disparition annoncée de ce monde indien où il a enfin sa place ?

Hymne à la liberté des peuples, Ours nous emmène dans les pas d’un homme qui aura cherché et trouvé beaucoup plus que la rédemption : une raison de vivre et de lutter.

par Ambre73
Le livre de la paix intérieure Le livre de la paix intérieure
Yveline Brière   



Trouver la paix intérieure nécessite un long cheminement au cours duquel on apprend à mieux se connaître, à se regarder tel que l'on est, à se dépouiller de ses certitudes.

Car la réconciliation avec soi et le monde qui nous entoure est à ce prix. La méditation, le silence, la solitude autant que les moments d'extase amoureuse, la poésie ou la musique aident à se mettre au diapason de son âme.

Les citations rassemblées dans ce volume nous invitent à mettre nos pas dans ceux des femmes et des hommes qui, d'Aristote au Dalaï-Lama, en passant par Hugo, Maeterlinck, Rabindranâth Tagore ou Rainer Maria Rilke, ont activement recherché la paix, et souvent l'ont trouvée...

par LIBRIO64