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Extrait ajouté par AnnaTriss 2018-10-02T09:40:09+02:00

Valentin

La gérante hausse une épaule et retourne s'installer derrière son bureau. Elle fait pivoter son ordinateur portable dans ma direction pour me montrer son tableau de comptabilité en élevant des commentaires. Notre chiffre d'affaires ce mois-ci est excellent. Les objectifs sont atteints et même dépassés. Quant à la gestion des stocks, elle est irréprochable. Je félicite Angelica, qui sourit fièrement. Je ne suis pas avare de compliments lorsque mes salariés travaillent bien. Angie a réussi à se rendre indispensable au sein de mon équipe.

– Tu vas m'accorder mon augmentation de salaire, alors ? roucoule-t-elle en me grattant le dos de la main avec l'ongle de son index.

Je me tends.

Je sais bien qu'elle est homosexuelle et qu'elle n'a aucune arrière-pensée, mais je n'aime pas qu'une autre femme que Rob me touche, c'est une sensation viscérale. J'enlève ma main du bureau.

– Tu es déjà surpayée, Angie.

– Parce que je suis surqualifiée, Valentino !

– Tu es une casse-couilles.

– Oui, mais une casse-couilles surqualifiée.

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Extrait ajouté par Soleil-1 2019-06-05T19:27:18+02:00

« Quel sang-froid, cuore mio, commente Val en se rapprochant de la voiture. Tu m’impressionnes, tu aurais pu être sage-femme. Mais fais gaffe quand même, tu mets ton doigt dans la narine du bébé. Tu es tout pâle cousin, ressaisis-toi… Allez belle-cousine, expulse-nous cette pastèque, on n’a pas toute la nuit.

À l’unisson, Nina, Robyn et moi lâchons un énorme cri du cœur :

— TA GUEULE, VALENTIN ! 

— Ça va, ça va ! Je voulais juste aider, grommelle mon cousin en reprenant ses distances.

Une dernière poussée tonique assortie d’un geignement plaintif…

Et mon fils naît en émettant un vagissement strident dans la nuit qui me cause mille frissons.

Je suis époustouflé par la vue de cette petite chose gluante au visage plissé qui gigote dans les mains de Rob.

(Ouf, il a tous ses doigts et tous ses orteils.)

Valentin revient vers nous en nous rapportant une couverture récupérée dans la voiture de sa femme. Avec un sourire attendri, Robyn en emmaillote délicatement le bébé et le dépose dans les bras de ma Nina dont les joues sont inondées de larmes. 

— Biquet, regarde-le ! Hey, salut, toi, chuchote-t-elle en embrassant notre grenouille rose sur le front

Je regarde, oui.

Je ne vois que lui.

Toutes les émotions que j’éprouve en cet instant s’entremêlent dans mon palpitant. Amour, fierté, bonheur, soulagement, tendresse, instinct de protection.

Ce n’est pas un gosse. C’est mon gosse.

Je suis papa. »

Extrait de 

Amour, flingues et macaronis

Anna Triss

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