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- Sache que je ne plaisante jamais avec mon statut de guerrier demi-dieu.

– Mon Dieu !… Tu n’es qu’un oiseau qui se la pète. Ok, tu es musclé. Mais tu sais, un oiseau n’est qu’un lézard un peu évolué. C’est ce que tu es.

Il glousse.

– Ah, l’évolution…(Il se penche vers moi comme s’il allait me murmurer un secret à l’oreille.) Juste histoire de préciser…Je suis aussi parfait depuis la nuit des temps.

[...]

– Oh, s’il te plait… Ton énorme tête risque de ne plus passer entre les arbres, si tu continues. Tu risques même de te retrouver coincé entre deux branches, tu sais. Et après ça, il faudra encore que je vienne te sauver. (Je lui lance un regard fatigué.) Encore!

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- C'est comestible ?

Raffe est debout sur le seuil de la cuisine sous une arche de style antique. Il paraît chez lui, dans cet endroit. Il dégage la grâce d'un aristocrate habitué à vivre dans ce genre d'environnement. Mais le sac de croquettes pour chat qu'il tend vers moi jure un peu dans le tableau.

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-Mais d'après ce que Josiah a dit, tu pourrais devenir le prochain Messager (dit Penryn à l'ange Raffe)

-Ah ouai! Ce serait vraiment trop marrant. Quoique possible. Je fais partie de l'ordre de la succession.

-Qu'est ce qu'il y aurait de marrant ?...

-Qu'est ce qu'il y aurait de marrant ? Eh bien, puisque tu tiens vraiment à tout savoir, mademoiselle La Curieuse, je suis agnostique.

J'ai eu mon lot de surprises au cours des deux derniers mois, mais celle-là manque me flanquer par terre.

-Tu es ... agnostique ?

Je le regarde pour voir s'il plaisante ou pas.

-Comme dans: "Je ne crois pas à l'existence de Dieu"? (Il es très sérieux)

-Comment s'est possible? Tu es un ange, nom de Dieu !

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Mon compagnon tourne son visage vers moi et m’adresse un sourire comme s’il riait à ce que je venais de dire. Il penche sa tête tellement près de moi que je me demande un instant s’il ne va pas m’embrasser. Mais il se contente d’effleurer mon front du sien.

Raffe doit donner l’apparence d’un homme affectueux. Personne à part moi ne peut voir son regard. Il a l’air de souffrir – d’une douleur qui ne passerait pas avec de l’aspirine. Raffe tourne très légèrement le dos au moment où les anges s’avancent près de nous. Ils rient à ce que le guépard vient de dire. Mon compagnon ferme les yeux, envahi par un sentiment doux amer insondable.

Son visage est tellement près du mien que nos souffles se mêlent. Raffe est pourtant très loin, en cet instant, dans un endroit ballotté par des émotions profondes et douloureuses. Quoi qu’il éprouve, il semble très humain. J’aimerais le distraire, lui faire penser à autre chose.

Je pose une main sur sa joue. C’est agréable. Un peu trop, même. Il ferme les yeux. Hésitante, je frôle ses lèvres du bout des miennes.

Il ne réagit pas, au début, au point que j’envisage de reculer.

Mais il m’embrasse soudain avec avidité.

http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/

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-Où est-ce qu'ils ont emmené ma sœur ?

Une émotion presque imperceptible passe dans ses yeux, mais disparaît avant que j'ai eue le temps de l'identifier.

- Comment veux-tu que je le sache ?

- Parce que tu es une de ces saloperies puantes.

- Oh ... Tu viens vraiment de me blesser, là.

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- Tant que tes ailes ne saigneront pas, tu passeras pour un humain. Oh, et une dernière chose : ne laisse personne te porter. Les gens sauront que quelque chose ne va pas s'ils se rendent compte à quel point tu es léger.

- Ne t'inquiète pas. Je vais m'assurer qu’aucune fille ne me prenne dans ses bras.

Il tourne les talons et sort de la cuisine en me laissant comme deux ronds de flan. Les anges ne devraient pas avoir le sens de l'humour. Le fait que le sien soit à deux balles est encore pire.

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« Je savais depuis le début que ta loyauté te conduirait à être tué. Ce à quoi je n'avais jamais pensé, c'est que se serait ta loyauté à moi qui le ferait. »

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Raffe tombe à genoux à côté de moi. Il semble abasourdi. Et étrangement bouleversé. Il me regarde comme s'il n'en revenait pas.

Ai-je l'air en aussi mauvais état?

Suis-je en train de mourir?

J'essaie de toucher mon cou pour voir quelle quantité de sang s'échappe, mais mon bras refuse de se hisser jusque-là. Je le regarde se lever en tremblant sous l'effort, puis retomber mollement. Ma tentative ratée paraît affecter Raffe.

Je voudrais lui dire que le venin me paralyse et ralentit a respiration, mais je marmonne sans me faire comprendre. Ma langue paraît énorme, mes lèvres trop enflées pour bouger. Aucune des autres victimes ne m'avait semblé gonflée. Ce n'est peut-être pas le cas pour moi, même si j'en ai vraiment la sensation. C'est comme si ma langue, grosse et malhabile, était trop lourde pour se mouvoir.

-Chut...fait Raffe avec douceur. Je suis là.

Il me serre contre lui. J'essaie de le réchauffer à la chaleur de son corps. J'ai la sensation de trembler de douleur, même si je dois paraître immobile, de l'extérieur. La paralysie a déjà gagné mes jambes et mes bras. Je dois mobiliser toue la force de ma volonté pour empêcher ma tête de retomber sur le coude de l'ange.

La peur que son regard trahit m'inquiète autant que mon inertie. Pour la première fois, sont visage est parfaitement lisible, comme si ce que je pourrais y voir ne comptait plus.

Le choc et la tristesse marquent les traits de mon compagnon comme s'il était en deuil. De moi.

Tu n'en as rien à faire de moi, tu te souviens?

Voilà ce que j'aimerais articuler. Mais un babillage de bébé s'élève de ma gorge.

-Chut...

Raffe fait courir le bout de ses doigts sur mess joues, caresse mon visage.

-Chut, je suis là.

Il me regarde avec un air angoissé, comme s'il avait beaucoup de choses à me dire, mais qu'il était trop tard.

J'aimerais moi aussi caresser son visage et lui promettre que les choses finiront par s'arranger. Que tout ira bien!

Je donnerais tout pour que ce soit vrai.

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Je garde les yeux soigneusement fixés sur ma tâche. — Alors… Tu ne veux pas connaître mon nom ?

Je me collerais des baffes. On dirait que je flirte. Ce que je ne fais pas, bien sûr. J’en serais incapable. Je réussis à ne pas rire bêtement. C’est toujours ça. — Je connais ton nom. (Là-dessus, il se met à imiter ma mère.) Penryn Young, ouvre cette porte tout de suite ! — Pas mal ! On croirait que c’est elle.

— Tu as sûrement déjà entendu ce vieil adage qui dit que connaître le nom de quelqu’un donne du pouvoir sur cette personne…

— Et c’est vrai ?

— Dans certains cas, oui. Surtout entre espèces différentes.

— Pourquoi tu m’as dit le tien, dans ce cas ?

Il se penche en arrière avant de m’adresser un haussement d’épaules de mauvais garçon insouciant. — Comment les gens t’appellent quand ils ne connaissent pas ton nom?

Il se tait un instant avant de repondre.

- Colère de Dieu.

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— Mais oui, bien sûr ! Une fille comme toi, qui passe tout son temps avec un guerrier demi-dieu comme moi… Pourquoi déprimerait-elle ? Abandonner le fauteuil roulant de sa petite sœur n’est rien comparé à ce bonheur…

Je me prends les pieds dans une branche cassée.

— Tu plaisantes, j’espère ?

— Sache que je ne plaisante jamais avec mon statut de guerrier demi-dieu.

— Mon Dieu !… (Je me rends compte que j’ai oublié de parler à voix basse.) Tu n’es qu’un oiseau qui se la pète. OK, tu es musclé. Mais tu sais, un oiseau n’est qu’un lézard un peu évolué. C’est ce que tu es.

Il glousse.

— Ah, l’évolution… (Il se penche vers moi comme s’il allait me murmurer un secret à l’oreille.) Juste histoire de préciser… Je suis aussi parfait depuis la nuit des temps.

Il se tient tellement près que son souffle caresse mon oreille.

— Oh, s’il te plaît… Ton énorme tête risque de ne plus passer entre les arbres, si tu continues. Tu risques même de te retrouver coincé entre deux branches, tu sais. Et après ça, il faudra encore que je vienne te sauver. (Je lui lance un regard fatigué.) Encore !

Je me remets aussitôt à marcher pour décourager la réplique intelligente qui devrait venir.

Mais non. Raffe me laisserait-il avoir le dernier mot ?

Il sourit avec un air suffisant, lorsque je me retourne. Il m’a manipulée pour que je me sente mieux. Butée comme je le suis, j’essaie de résister, mais il est déjà trop tard.

Je me sens effectivement mieux.

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