Livres
403 373
Membres
306 192

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait de Animae, Tome 4 : Le Rire de la Hyène ajouté par SherCam 2017-10-23T09:53:49+02:00

Spoiler(cliquez pour révéler)
- Bonjour mon bébé,murmura-t-il. Tu m'entends? C'est Papa!

Eh bé! Il n'était pas en retard!

D'ailleurs il releva les yeux vers moi, plein de joie.

-Ne te moque pas de moi, mon cœur déclara-t-il.Je sais qu'il ne peut pas encor m'entendre, mais je sais aussi que mon enfant sera précoce, alors je ne veux pas rater le coche.

Afficher en entier

Il rit et me serra dans ses bras. Je blottis mon nez tout froid dans son cou bien chaud.

— Eh ! s’exclama-t-il en se dégageant, hilare. Pas de ça !

— La truffe froide et humide, c’est signe de bonne santé, protestai-je en essayant de remettre mon nez contre sa peau.

— Ben voyons. Je vais te réchauffer, moi…

Je ne demandais que ça !

Afficher en entier

sérieusement, d'où sortait ce fantasme dément sur les infirmière? flottant dans une blouse blanche brodée aux couleurs bleue de l'AP-HP, dans laquelle on aurait pu ranger trois Lou côte à côte, les cheveux tirée en arrière, les pied enfoncés dans des sabots rose fluo qui m'interdisait toute souplesse dans la démarche, je ressemblais juste à un sac de pomme de terre souriant néanmoins.

Afficher en entier

à vaincre sans péril, on évite les ennuis!

Afficher en entier
Extrait de Animae, Tome 4 : Le Rire de la Hyène ajouté par SolAnge1 2017-06-26T18:55:21+02:00

-Le problème, expliqua-t-il, c'est que si je coupe les données wi-fi dont se servent les mecs pour pirater l'appareil, je coupe aussi les communications entre l'Ultra Bras et le bipper d'Edouard, qui contrôle la santé du lieutenant en permanence. [...]

Joshua hocha la tête d'un air entendu, exactement de la même façon que nous autres quelques minutes auparavant. Mouais. Il nageait autant que nous. Benjamin lui adressa un sourire resplendissant.

-J'suis content que ça vous parle, mon capitaine! Parce que moi, il m'a complètement largué après "le problème c'est que". Vous m'expliquerez, à l'occasion hein?

Rho! L'affreux garnement!

Afficher en entier

Ma mère m’avait appris quand j’étais petite que, tant que les gens s’énervaient, ils ne réfléchissaient pas.

Afficher en entier

le maître Lynx s’accroupit pour prendre Pic dans ses bras. Celui-ci se réveilla en sursaut et regarda partout, l’air perdu.

— Papa ? gémit-il.

— Je suis là, Pic, confirma Félix d’un ton rassurant. Tout va bien.

Il le souleva du sol. Pic s’agrippa à sa chemise, y enfouit son visage et se rendormit aussi sec. Pour un peu, j’en serais devenue gaga. Et à en juger par l’expression de Joshua, il n’en était pas très loin non plus. Redoutable, cette graine de Hérisson…

[...]

— Ils sont tous aussi adorables ? demanda-t-il soudain.

Pas la peine de lui demander de qui il parlait, l’image de Pic flottait encore dans nos esprits.

— Qui sait ? répondis-je d’un air mutin.

Son regard éloquent brilla sous la lumière des lampadaires.

— Ça donne envie, non ?

Je lui adressai un immense sourire.

— Bien sûr, mon amour. Mais je te préviens. Moi, quand j’avais quatre ans, je grimpais aux rideaux en utilisant mes griffes et Cam’ creusait des trous dans le jardin pour trouver des insectes.

Afficher en entier

— Mais-heu… bougonna le maître Chien. Tu racontes n’importe quoi, papa.

— Terry est amoureux ! chantonna Pic.

La présence de Félix rayonna dans l’inconscient collectif.

Un jeune humain doit nier, Terry, l’avertit-il.

Mais papa, c’est bête ! gémit-il.

Oui, mais c’est comme ça.

— Pas du tout ! rugit donc le garçon.

Joshua et Élisabeth sourirent d’un air complice.

Ah oui, conclut le jeune maître Chien. Tu avais raison.

Rex jappa en signe d’approbation et tout le monde se mit à rire.

Afficher en entier

Rex sembla un peu désappointé en voyant arriver un bol de croquettes.

— Ce sont mes préférées ! déclara Terry en levant un doigt vers le plafond. Je les ai prises exprès pour toi.

— Voyons, Terry ! s’exclama sa mère. Tu ne manges pas de croquettes !

Félix focalisa soudain toute son attention sur le découpage de la viande de Pic, qui se léchait les babines, un couvert dans chaque main, et Terry fit les gros yeux.

— Bien sûr que si ! J’ai goûté toutes les marques pour savoir lesquelles étaient les meilleures, pour que Rex soit content.

Élisabeth soupira, avec la mine de quelqu’un qui n’en croyait pas un mot. Nom d’un chat ! Ce garçon avait déjà du talent pour dire la vérité sans en avoir l’air !

Afficher en entier

Félix et moi engloutîmes les trois-quarts du saumon fumé à nous seuls, tandis que Pic gobait tomate cerise sur tomate cerise, le regard rivé sur Joshua. Apparemment, l’admiration que Terry éprouvait pour mon mâle humain avait déteint. Les grands yeux bleus liquides du petit maître Hérisson guettait le moindre de ses mouvements et dès que Joshua changeait de position, le garçonnet se hâtait de l’imiter. Avec une tomate cerise dans chaque joue. La conversation battait son plein et Terry, autoproclamé grand maître de cérémonie, remplissait nos verres dès que le niveau baissait d’un demi-centimètre. Il s’arrêta soudain devant celui de Joshua et fronça les sourcils.

— Si je te ressers encore un whisky, déclara-t-il, tu ne pourras plus boire de vin à table, sinon tu dépasseras les 0,5 g/L et tu n’auras pas le droit de conduire après le dîner pour aller au match avec mon papa. Tu préfères quoi, le whisky maintenant ou le vin après ?

— Tu as raison, Terry ! s’esclaffa mon compagnon tandis que Félix se prenait la tête dans les mains d’un air faussement effondré. Je vais continuer au jus d’ananas, comme Pic.

Le petit maître Hérisson, qui remplissait son verre avec précaution, s’empressa de redresser la bouteille pour la lui tendre.

— On va peut-être envisager de passer à table ?

proposa Élisabeth.

— Ok, m’man !

Le jeune maître Chien bondit sur ses pieds.

— Mesdames et messieurs, dit-il avec emphase, si vous voulez bien vous donner la peine de me suivre…

Joshua défroissa son pantalon d’un geste sec, se leva et me tendit galamment la main pour m’aider à sortir du canapé.

Pic défroissa son pantalon en essuyant copieusement ses petits doigts dessus, se leva et tendit la main à Élisabeth, le regard plein de fierté.

— Merci, chevalier, s’amusa celle-ci.

Félix leva les yeux au ciel.

— Je pensais qu’on allait devoir supporter un futur gendarme à la maison, grommela-t-il en désignant Terry qui partait d’un pas martial vers la salle à manger, mais en fait, on va en avoir deux.

J’éclatai de rire.

— Je préfère deux futurs gendarmes que deux horribles professeurs d’aménagement du territoire à la Sorbonne, badina Élisabeth.

Félix prit un air scandalisé.

— C’est très bien, l’aménagement du territoire ! protesta-t-il.

— Bien sûr, chéri. J’ai entendu dire que tu avais encore parlé à tes élèves de l’impact bénéfique de la réintroduction des animaux sauvages dans les montagnes…

Le maître Lynx haussa les épaules.

— Mieux vaut des professeurs d’aménagement du territoire que des professeurs de philosophie, déclara-t-il avec aplomb.

Élisabeth roula des yeux.

— La philosophie, c’est l’essence de la pensée éclairée ! se défendit-elle.

— Quoi ? Alors que tu ne sais même pas changer une ampoule ?

Nom d’un chat ! Et ils avaient l’air de bien s’amuser à se lancer leurs piques, en plus !

Joshua riait sous cape. Élisabeth se composa une expression très digne.

— Je n’ai pas besoin de savoir changer une ampoule, déclara-t-elle, mon brillant mari s’en occupe.

— Mais c’est moi, ton mari !

— Je ne vois pas le rapport.

Ça, c’était de la mauvaise foi ou je ne m’y connaissais pas !

Félix se tourna vers nous, dépité.

— Au moins, vous n’avez pas ce genre de querelle de clocher, en exerçant le même métier, soupira-t-il.

— En effet, approuvai-je. Nous, on se dispute pour savoir qui a fait un trou dans le mur en nettoyant son arme de service. C’est beaucoup plus amusant.

— Ce n’est pas vrai ! s’exclama Élisabeth, réjouie.

— À taaaaable ! appela Terry.

Nous laissâmes un Pic tout intimidé nous installer selon le plan de table que son frère avait mis au point. Celui-ci apporta l’entrée, des crudités disposées en forme de bonhommes dans de jolies assiettes blanches.

— C’est l’idée de Pic, nous informa-t-il avec un large sourire. C’est beau, pas vrai ?

— Très, approuvai-je en replaçant un demi-radis à la place de l’œil droit de mon bonhomme.

— Et très original, renchérit Joshua, qui contemplait avec suspicion les cheveux-brocolis du sien.

Félix tenta de ne pas trop faire la grimace tandis que sa femme s’extasiait devant le plat qu’elle avait probablement aidé à préparer. Rouge de plaisir, le petit maître Hérisson grignota ses légumes sans oser relever la tête vers nous. Terry s’empressa de vider son assiette et fila en direction de la cuisine, où des cliquetis de poêles et d’ustensiles ne tardèrent pas à résonner.

Je glissai avec la plus grande discrétion mes haricots verts-sourire dans l’assiette de mon mâle – qui, curieusement, n’eut pas l’air ravi – et finis mes oreilles-chou-fleur. Élisabeth se leva avec un sourire d’excuse pour rejoindre Terry.

— Tu t’en sors, mon grand ? l’entendis-je demander.

— Oui ! Les assiettes pour papa et Lou sont prêtes.

— Oh non, non, non ! Terry ! Il faut faire cuire la viande beaucoup plus que ça !

— Mais maman ! protesta-t-il avec véhémence. Ils aiment la viande saignante !

— Ne dis pas de bêtises. Remets ça dans la poêle.

— Maman !

Le grésillement de la viande sur le métal chaud nous parvint, au milieu des récriminations de Terry. Joshua esquissa une moue goguenarde et adressa un clin d’œil complice au maître Lynx.

— Ça a failli, commenta-t-il.

Mon semblable sourit tranquillement.

— Ne sous-estime pas l’intelligence de mon petit, mon ami.

Pic pouffa derrière ses mains.

Afficher en entier