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Toutes les histoires doivent se terminer, Hans, même les plus merveilleuses, même les plus effroyables. Je vous ai promis la fin de la mienne. Le moment est venu de vous la livrer.

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La vie m’a enseigné que les monstres peuvent parfois faire preuve d’humanité, et que les hommes se révèlent souvent monstrueux.

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La frontière entre le réel et la légende est plus poreuse qu'on ne le prétend, dit Hans.

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Ce fut ma victoire sur Valrémy et Ferrière, Hans.

Ils étaient venus m'arracher des larmes de desespoir.

Ils ne récoltèrent que des larmes de rire.

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Une grande violence dort en moi, et les êtres qui ont massacrés votre régiment sont capables d'une douceur que vous ne pouvez pas soupçonnez. Ils ont été asservis, torturés, jetés dans une guerre qu'ils ne comprenaient pas, privés du seul remède qui pouvait les apaiser. Les hommes ont fait ressortir ce qu'il y avait de pire en eux et ils ont effacé tout le reste, pour les transformer en machines à tuer. Mais ses "monstres", comme vous dites, sont aussi capables d'aimer d'un amour absolu.

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Mon dos buta contre quelque chose - un obstacle qui n'était pas dur comme les colonnes de glace, mais doux et moelleux, accueillant.

Un souffle glacé passa sur ma nuque, faisant frissonner mes poils nouvellement poussés.

Je me retournai lentement.Spoiler(cliquez pour révéler)C'était la Reine des neiges,

entièrement enveloppée dans un immense manteau de fourrure blanche, son visage enseveli sous son large chaperon.

La Mort incarnée.

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Extrait long: ATTENTION GROS SPOIL!!!

Il recula d'un pas et me toisa de toute sa hauteur, s'attendant sans doute à ce que je m'écroule en supplications à ses pieds. Mais le temps des appels à la pitié était révolu. Je savais d'instinct que je ne pourrais jamais rien tirer de ce coeur sec- bien plus mort que je ne le serais jamais, même gisant en deux morceaux dans une fosse commune.

-Tu ne dis rien?, - siffla le comte, à bout de nerfs.- Tu ne m'implore pas? Et bien soit, tais-toi. Mais sache que tu peux épargner à ton enfant la traque, la peur, la condamnation que tu as toi-même connues. Tu peux lui offrir la chance de vivre une existence simple er secrète dans mon domaine, sous ma surveillance, comme homme à tout faire qui ne connaîtra jamais son origine et n'aura pas de descendance. Tu peux me désigner comme son tuteur.

A cet instant précis, j'éclatai de rire.

Parce que c'était trop.

Trop d'horreur.

Trop de grotesque.

Trop de tout. Ferrière pâlit d'indignation. Il me dit:

-Enfin, reprenez-vous!Le comte vous fait une offre généreuse!...

Mais plus il s'indignait, plus le comte blêmissait, plus je me sentais secouée d'un rire sismique, qui remontait du plus profond de mon être, qui secouait mon diaphragme compressé par la grossesse. Comment ces deux hommes pouvaient-ils croire que je leur donnerais mon propre enfant? Comment pouvaient-ils s'imaginer que je leur accorderais ma confiance, après tout ce qu'ils m'avaient fait subir? Leur logique froide ignorait tout de l'instinct d'une mère. Ils ne pouvaient pas comprendre que, jusqu'à ma dernière minute, jusqu'à mon dernier souffle, l'espoir ne me quitterait jamais. Jamais!

Alertés par le vacarme, les gardiens firent irruption dans la cellule. Croyant que j'étais prise d'une terrible crise d'hystérie - après tout, c'était le diagnostic du professeur Diogène- , ils évacuèrent les visiteurs.

Ce fut ma victoire sur Valrémy et Ferrière, Hans. Ils étaient venus m'arracher des larmes de desespoir. Ils ne récoltèrent que des larmes de rire.

La troisième lettre que reçue Hans; chapitre 1: l'évasion; page 233-234

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