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Anna Ivanova un destin peu commun



Description ajoutée par chenerable 2014-02-01T12:05:53+01:00

Résumé

Pendant et après la campagne de Russie de Napoléon, au temps du tsar Alexandre 1er.

On découvre comment Anna Ivanova, noble russe, prend fait et cause pour ses serfs.

Nous assistons à sa découverte de l'Europe : Autriche, Italie, France pour laquelle elle se prendra de passion.

Sur Mon Petit Éditeur

Alain (ou Allain) écrit des histoires courtes en auto-édition : en plus de ce roman, il a écrit "Le président Barack Obama a été retenu", "Les derniers trains au départ" (SF), "Vous souvenez-vous de Tchernobyl ?"

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Classement en biblio - 2 lecteurs

Extrait

Napoléon en Russie

Le 23 juin 1812 le jour où la Grande Armée de Napoléon 1er franchit le Niémen, Anna Ivanova était loin de penser que sa vie basculerait quelques semaines plus tard.

Vivant dans l'aisance la plus parfaite, entourée de domestiques, elle menait sa vie de châtelaine au Château de Kalouga . La différence d'âge avec le général comte importait peu pour elle.

Depuis longtemps le tsar Alexandre 1er s'attendait à une attaque de Napoléon qui n'avait qu'un but : conquérir l'Europe, aussi ce ne fut pas une réelle surprise.

Le général Ivanov, comme tous les chefs d'état-major de l'armée fut rapidement appelé pour participer à l'élaboration d'un plan de défense afin de faire face aux cinq cent soixante-dix mille hommes de l'armée impériale.

La belle femme qu'était Anna Ivanova ne fut pas particulièrement affectée à l'idée de ce départ.

En ce début d'été 1812 la nature explosait après le long hiver qui avait largement empiété sur le printemps.

Anna avait contribué aux préparatifs de départ de son mari. Il ferait le trajet jusqu'au palais du Tsar à Saint-Pétersbourg en moins de deux semaines si l'état des chemins le permettait. Il serait assisté de son aide de camp le colonel Kropotkine et de plusieurs cochers et palefreniers ainsi que d’hommes d’armes de confiance.

Il avait été prévu trois berlines tirées par deux chevaux chacune. Les relais (toutes les quarante verstes) pourvoiraient aux changements de chevaux, ils feraient halte pour la nuit tous les deux ou trois relais.

Anna Ivanova était seule maintenant (entourée de ses domestiques), le général filait vers St Pétersbourg.

Elle se remémorait quelquefois les bons moments de son enfance passée sur les terres de son père Piotr Fédérov au château de Petchora dans l'Oural.

C'est dans les jardins de ce château qu'il était permis, certains après-midi d'été, aux enfants de Piotr Fédérov et de Natalia Fédérova sa femme, de convier pour les jeux les enfants d'un « bon rang » vivant à proximité.

Parmi eux le jeune Helmut, bien qu’allemand, ne « détonnait pas » et était accepté par la bonne société russe.

Anna voyait sans déplaisir arriver pour partager ses jeux le jeune Helmut. Aussi loin qu'elle pouvait se souvenir elle revoyait le petit garçon d'abord timide, de son enfance puis plus sûr de lui, de son adolescence.

Ils avaient le même âge. Ce n'est que vers leurs dix-sept ou dix-huit ans qu'ils cessèrent de se rencontrer, le père d'Helmut devant s'en retourner dans son pays en 1805 à Osnabrück.

Anna avait eu des précepteurs français et allemands durant toute son enfance et son adolescence aussi parlait-elle bien les deux langues comme de nombreux Russes de la bonne société.

Elle était une jeune et jolie jeune femme aux cheveux châtain clair, aux jolis sourcils fins et arqués, aux yeux bleu ciel.

Une petite fossette agrémentait son visage noble, elle était de taille moyenne, la finesse de son corps s'ajoutait à celle de son visage.

Des boucles d'oreille aux jolis petits rubis et saphirs la rendaient encore plus attirante et plus d'un homme aurait succombé à son charme. Ses joues légèrement roses s’empourpraient quelquefois.

Hélas de ce couple disparate (le général avait dix-huit ans de plus qu'elle) aucune progéniture n'était venue égayer les jours.

Plusieurs semaines passèrent, l'été 1812 battit des records de chaleur, apparemment il ne se passait rien d'important, à part quelques mouvements de troupes qui se dirigeaient vers l'ennemi.

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