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Bibliothèque de anne007 : Mes envies

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Tous ces chemins que nous n'avons pas pris Tous ces chemins que nous n'avons pas pris
William Boyd   
Un don juan patenté s’impose la chasteté mais compense en collectionnant les baisers volés ; un kleptomane retrace son parcours de vie à travers les objets qu’il a dérobés ; un couple séparé se retrouve par hasard et remonte les cinq ans de sa relation, en partant de la rupture banale pour revenir au coup de foudre initial ; une jeune femme qui accumule les échecs professionnels et amoureux réussit à toujours avancer en faisant du surplace ; un acteur naïf voit sa vraie vie se transformer en un cauchemardesque thriller de série B.
Tous ces chemins que nous n’avons pas pris nous donne à voir ces rencontres fortuites qui font affleurer le passé à la surface de nos émotions, ces décisions impulsives qui changent irrévocablement le cours d’une vie, ces hésitations et renoncements qui compliquent tout.
Ces neuf nouvelles pleines d’humour, de sensibilité et de surprises mettent en valeur une fois de plus le regard pénétrant, malicieux et bienveillant de William Boyd et son talent unique de conteur.

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin.

(Source : Seuil)

par x-Key
Ici, ailleurs Ici, ailleurs
Matthieu Simard   
[spoiler]http://bookivores.over-blog.com/2017/11/ici-ailleurs.html[/spoiler]
Plusieurs années se sont écoulées avant que Matthieu Simard nous offre un nouveau roman à nous mettre sous la dent. Ceux qui ont lu l'intégralité de son oeuvre l'attendaient avec impatience car lorsque vous découvrez la plume de cet auteur pour une la toute première fois, c'est pratiquement un coup de foudre assuré.

Dans Ici, ailleurs, Matthieu nous propose une toute nouvelle forme de narration à laquelle il nous a habitué. Plutôt que d'avoir un personnage masculin qui parle au "Je", nous voici plutôt valsant dans un roman à deux voix que forment le couple Simon et Marie. Un couple aux allures de gens ordinaires, mais chez qui sommeillent une profonde détresse. On apprend à les connaitre intimement à travers les non-dits, leurs actions, leurs mots, mais aussi - et surtout - à travers le regard de l'autre. Par contre, ce qui m'a le plus fasciné c'est cette façon que l'auteur a de jouer avec l'espace-temps. Particulièrement lorsque la parole est donnée à Simon. C'est comme s'il devenait un personnage du passé... qui parle du présent. C'est absurde dit comme ça, mais croyez-moi l'effet est déroutant, mais Ô comment intéressant.

Je ne vous élaborerai pas les détails du récit car je vous enlèverais alors un peu de ce plaisir que j'ai eu à les découvrir moi-même. Par contre, bien que le livre soit somme toute léger (moins de 150 pages), il regorge d'une profondeur désarmante et d'une humanité déconcertante, car tout se joue autour de drames passés et futurs.

Un super retour de la part de l'auteur via ce roman coup de poing
Ceux qui restent Ceux qui restent
Marie Laberge   
Livre très touchant qui raconte le vécu des gens qui reste lors d'un suicide. Très touchant et nous fait voir le suicide ave un autre vision de la vie.

par Bidule2
La Dernière des Stanfield La Dernière des Stanfield
Marc Levy   
J'ai mis du temps à lire La dernière des Stanfield, plus les jours passaient et plus mon enthousiasme baissait. En fait, j'étais en manque de rebondissements, de stupéfaction et puis je trouvais que l'histoire était un petit peu trop longue à se mettre en place.
Ce que je reproche vraiment à ce roman ce sont entre autres les nombreuses longueurs présentes tout au long de l'histoire, c'est aussi le manque de rythme, la mollesse, la nonchalance que l'on trouve à chaque page. J'ai trouvé que l'histoire avait du mal à démarrer, il m'a fallu lire 200 pages pour dépasser ce qui est écrit dans le résumé, soit presque la moitié du livre. Puis il s'est passé 100 pages avant qu'un nouvel événement intéressant n'apparaisse.
Je regrette également le manque d'émotion et de suspense, je ne partage donc absolument pas l'avis de Philippe Chauveau qui dit en quatrième de couverture : « Entre émotion et suspense : un jeu de piste haletant. » C'est à se demander si on a lu le même livre !
L'intégralité de ma chronique est disponible ici → http://www.leslecturesdelily.com/2017/05/la-derniere-des-stanfield-ecrit-par.html
Bon  chien Bon chien
Sarah Desrosiers   
Un livre court sur l’obstination d’une jeune ballerine à prouver qu’elle peut réussir. Son parcours qui nous paraît vouer à l’échec est parsemé de durs sacrifices physiques et psychologiques dû à son obéissance d’étudiante modèle, comme le « bon chien » qu’elle se dit être.

La particularité de ce livre réside dans l’écriture à la deuxième personne du singulier. La narratrice se parle à elle même avec le recul apporté par les années : «  Tu voyais bien que pour la maîtresse de ballet, tu n’etais absolument pas digne de recevoir la moindre parcelle de son attention. Il était clair qu’elle n’avait pas de temps à perdre à essayer de te faire comprendre une quelconque indication technique. Tu ne pouvais t’empêcher de t’en vouloir de simplement occuper un certain espace dans le studio, de déranger la bonne marche de sa classe par ta présence à l’intérieur de son champ de vision. »


C’est un livre que j’ai beaucoup aimé pour la réalité de cette obsession à la perfection et à la performance qui domine notre société présentement.

par Lisa-41
Satyriasis Satyriasis
Guillaume Lambert   
Comédien et scénariste né en 1984, Guillaume Lambert signe un premier roman sur le thème de l’obsession, une plaquette captivante, un monologue qui se dévore d’un seul trait. Au-delà de son caractère éminemment autofictionnel, le livre, qui aurait très bien pu s’intituler La vie sexuelle de Guillaume L., est surtout introspectif au sens le plus noble du terme. Confessions érotiques d’un jeune gai en quête d’absolu, le récit est impudique, cru et un brin nihiliste, nécessairement narcissique, parfois même complaisant, mais surtout honnête, démesurément romantique et le plus souvent porté par une savoureuse dérision. « À l’aube de la trentaine, j’ai raté ma vie. J’ai absolument tout raté. Tout, autour de moi, est faux, construit sur des bribes d’amitié et de romance, éphémères et insolites. » Adoptant un style quelque peu durassien, empruntant allègrement au jargon des réseaux sociaux, le roman traduit avec justesse la cruauté de l’abandon amoureux et les affres de la compulsion sexuelle. « Restera la sensation d’avoir touché le fond, à se demander ce qui était vrai et ce qui était faux, ce qui a bien pu servir cette histoire. »
Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir
Yuval Noah Harari   
Si Sapiens nous faisait réfléchir sur l'homme actuel, son pourquoi et son comment, Homo Deus nous lance sur les traces de ce que nous deviendrons peut-être, et pourquoi. Quelles seront les prochaines quêtes de l'humanité avec l'avancée fulgurante de la technologie et de la médecine ? Et serons-nous encore humains à ce stade de notre évolution accélérée ou deviendrons-nous autre chose... des dieux ? Notre individualité existera-t-elle encore, ou n'est-elle de toute façon qu'un mythe créé par notre esprit ?

Encore et beaucoup de questions posées, auquel l'auteur tâchera de répondre, en laissant toutefois au lecteur le soin de se forger ses propres réponses, de s'interroger plus en avant. Comme Sapiens (qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu pour ouvrir cet ouvrage-ci), Homo Deus est toujours instructif et clair, accessible. La pointe d'humour et les exemples d'actualité sont un plus appréciable.

J'ai trouvé qu'il y avait des longueurs dans ce volume, ou du moins qu'on n'allait pas assez rapidement à ce que nous promettait à la fois le titre, le quatrième de couverture et le premier chapitre, à savoir toutes les questions relatives au passage de homo sapiens à homo deus par le biais des améliorations technologiques et autres.
On reprend beaucoup des thèmes déjà évoqués dans le précédent titre, Sapiens, et s'ils restent intéressants, approfondis et nécessaires à la compréhension du propos final de l'auteur, il en ressort un léger effet de remplissage tout de même.

par Miney
Les Furies Les Furies
Lauren Groff   
Dans ce roman, il est question de théâtre, d’amour, et à travers les deux parties qui le constituent, le lecteur découvre les deux êtres qui composent ce couple aux apparences parfaites, Lancelot Satterwhite, alias Lotto, et Mathilde. Cela pourrait être une énième histoire de couple, de réussite, mais c’est bien plus que cela. Pour donner plus de poids encore à Lotto, à son univers de dramaturge, on retrouve un certain lyrisme dans le style de l’autrice, teintant le récit de poésie, pointant le drame latent qui se joue. Même la construction du roman reflète cet univers théâtral. La première partie, qui présente le point de vue de Lotto, est comme une scène où la vie se joue. Tout est beau malgré quelques épreuves, tout est bonheur malgré quelques difficultés. Mais derrière tout spectacle, il y a le travail fait en coulisse. C’est ce que va nous montrer la deuxième partie, axée sur Mathilde.

Dans ce couple, il apparaît vite évident que Lotto, bien qu’au devant de la scène, est un homme plutôt paresseux et orgueilleux. Mais il est aussi quelqu’un de passionné, ce qui se ressent dans certaines de ses actions ou de ses paroles. Je me suis demandé bien souvent comment ce couple avait pu tenir. Car la relation entre Lotto et Mathilde est plutôt brute. Ils s’aiment, mais dans leurs ébats, on ne sent aucune douceur, aucune prévenance. Ce n’est que de la baise. Chacun semble y trouver son compte, comme si l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre était si puissant qu’ils ne parvenaient à l’exprimer qu’avec bestialité. Lotto est un personnage dont la psychologie est facilement accessible, il est prévisible. Mathilde est beaucoup plus secrète, elle avance dans l’ombre. Et quand le doute s’immisce entre eux, on sent que tout est prêt à voler en éclats.



« Le mariage est un tissu de mensonges. Gentils, pour la plupart. Des omissions. Si tu devais exprimer ce que tu penses au quotidien de ton conjoint, tu réduirais tout en miettes. » (p. 272)

Dans la deuxième partie, le lecteur se rend compte que là où il croyait trouver de l’amour, ce n’était que calcul. Mais alors, l’amour existe-t-il? Ou n’est-ce qu’un mythe, comme tend à le montrer ici Lauren Groff?

Un roman vraiment bien fait, à la construction intelligente, au style envoûtant. Magnifique!

par Virginy
La chaleur des mammifères La chaleur des mammifères
Biz   
René McKay, cinquante-cinq ans, est prof de littérature à l'université. Fraîchement divorcé de sa femme, Vicky, il a peu de contact avec son fils de vingt ans, Mathieu. Renfrogné, désillusionné, il s'est au long des années isolé du monde. Il ne vit pas, il végète, se contentant de répéter à des étudiants distraits des vérités d'un autre âge, des concepts qui n'allument plus personne. Un malheureux séjour en Suède pour prononcer une conférence inepte devant une poignée de blasés est la goutte qui fait déborder le vase. Plus rien de tout ça ne vaut la peine. Fini, l'amour, le sexe ; fini, les illusions, les rêves, les espoirs, l'enthousiasme. Cependant, à son retour, une grève étudiante bat son plein. Et tout est à nouveau possible.

par Kestrele
La mort d'une princesse La mort d'une princesse
India Desjardins   
https://aliceneverland.com/2017/05/13/la-mort-dune-princesse-india-desjardins/

J’ai toujours beaucoup entendu parler d’India Desjardins, l’auteure du Journal d’Aurélie Laflamme. Mais, trouvant cette série un peu trop jeunesse, je n’ai jamais osé me lancer. J’ai donc profité de la parution de son nouveau roman, plus adulte, pour enfin découvrir cette auteure…

On fait ici la connaissance de Sarah alors que sa vie a tout du conte de fée. Mais, après une énième déception amoureuse, elle se renferme complètement et ne se focalise plus que sur sa vie professionnelle. Trahie par l’homme qu’elle aimait, elle a ainsi renoncé à l’amour. C’est donc une Sarah avec une vision assez cynique sur l’amour – et sur la vie plus généralement – que l’on retrouve des années plus tard.

Peut-être que parfois on rêve si fort que nos illusions prennent le dessus sur la réalité.

Cette histoire est un immense cri de réalisme sur une génération qui se retrouve quelque peu désabusée. Certes, Sarah ne croit plus en l’amour, mais cela ne l’empêche pas de profiter de la vie comme elle l’entend. Avec un ton mordant mais bourré d’humour, India Desjardins nous fait énormément réfléchir.

Je m’attendais à quelque chose de très introspectif et, pourtant, j’ai été surprise de rire à de nombreuses reprises. Car c’est drôle, Sarah ne s’apitoie pas sur son sort, elle se relève, fière et conquérante, et prend la vie comme elle vient. Une vraie leçon de vie qui fait du bien et que l’on savoure à sa juste valeur.

J’ai passé un bon moment avec ce livre d’une très belle justesse. Impossible de ne pas se reconnaitre par moment dans les choix et les pensées de Sarah. Chaque femme a été une Sarah à un période ou à une autre de sa vie. Je me suis retrouvée des années en arrière et j’ai pu apprécié le chemin parcouru jusque là. Une très jolie lecture, une écriture très délicate pour cette histoire drôle, intelligente et surprenante !

par Kesciana