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Bibliothèque de anne58 : Mes envies

Les belles-mères Les belles-mères
Aldo Naouri   
DES MOTS ET DES HISTOIRES



« Il y a beaucoup à apprendre de l'histoire de la langue parce que celle-ci est inséparable de l'histoire des sociétés, des savoirs, des pouvoirs techniques, et qu'à ce titre, elle a valeur d'indice. »
Jean STAROBINSKI,
Action et réaction.
Vie et aventure d'un couple,
Paris, Le Seuil, 1999.


Je n'ai toujours pas fini d'errer entre mes deux langues. Et comme ma langue maternelle¹ et le français, que j'ai appris à 6 ans, ont des statuts différents et fortement asymétriques, j'ai toujours l'impression de ne jamais pouvoir dire les choses comme je le voudrais, qu'il manque à la langue que j'utilise la petite nuance qu'aurait pu introduire celle que je tais. C'est peut-être ce qui explique que, chaque fois que j'entreprends de réfléchir à une question ou à un thème, je commence par examiner la manière dont les langues en parlent et les raisons pour lesquelles elles choisissent d'en dire ce qu'elles en disent.


La beauté se mange-t-elle en salade ?

Prenons l'exemple d'un des tenues dont j'use dans le sujet que j'aborde.
En quoi en effet, la mère de mon épouse, que le langage me contraint de désigner comme ma belle-mère, devrait être « belle » donc implicitement plus « belle » que ma mère, laquelle serait pourtant, pour mon épouse, plus « belle » que la sienne ? « La beauté ne se mange pas en salade », dit une expression pied-noire assez obscure qui me revient à cette occasion. Qu'est-ce donc que cette beauté dont on nous fait tout une salade ?
Les mots en question, nous dit le Robert², dateraient de la fin du premier millénaire de notre ère. On usait en effet jusque-là, pour nommer par exemple la belle-mère, du mot « suire » – dérivé, comme on le verra, de l'indo-européen swe. C'est seulement au Xe siècle, que les termes de « beau » et de « belle » ont commencé à être employés. Ils seraient entrés en usage en tant que « termes flatteurs à l'adresse de personnes dont on aurait cherché à gagner les faveurs ». Leur adoption dans la formation des termes de parenté n'aurait donc pas eu d'autre valeur que celle d'antiphrase : « beau » et « belle » auraient eu le sens contraire de « mauvais(e) ». Ce qui aurait impliqué l'espoir de voir ces personnes ainsi nommées ne pas être aussi « mauvaises » qu'elles étaient supposées pouvoir l'être ou qu'on aurait été autorisé à le craindre. On peut trouver une confirmation à cette hypothèse dans le fait que notre langue nomme également « beau-père » et « belle-mère » les parents de l'enfant d'un premier lit. Il suffit de se souvenir que les termes « parâtree», « marâtre » et « filiâtre » – dont les connotations négatives ne font pas de doute – ont longtemps désigné ces personnages, pour comprendre la finalité du changement qui est intervenu.
Le message serait donc clair : la flatterie aurait vertu propitiatoire pour éviter d'avoir à subir les désagréments rattachés inéluctablement au lien nouveau qu'on se risque à forger.
Le mot « belle-fille », ai-je appris de la même source, a supplanté « bru », lequel n'est pratiquement plus employé aujourd'hui que dans le langage juridique. Ce mot date du XIIe siècle et dérive de brutis en bas-latin des Balkans. Il avait déjà été introduit par les Goths au IIIe siècle, supplantant le latin nurus – dérivé lui aussi de l'indo-européen. « Bru » est apparenté au gothique bruths, jeune mariée, qui a donné l'anglais bride et l'allemand Braut. On peut se demander pourquoi il est tombé en désuétude et pourquoi on lui a préféré le terme de « belle-fille ». S'agirait-il d'une prévention qui se dresserait contre une autre prévention ? La datation de l'adoption et de l'abandon des mots le laisserait-elle entendre ? Je n'ai rien trouvé qui puisse le confirmer. Pour autant, ne peut-on imaginer qu'après des siècles de pratique d'un langage doux adressé aux mères de leurs époux, les épouses n'auraient plus eu d'autre choix que de se montrer à leur tour désagréables, contraignant leurs aînées à tenter de les amadouer en s'adressant à elles sur un mode plus précautionneux, censé en faire leurs égales au moins sur le plan sémantique ?
Au lieu de me dissuader d'en user, ces explications m'ont poussé à réintroduire et à utiliser exclusivement dans le travail que j'entreprends le terme de « bru ». Pourquoi en effet retirer à cette personne une nomination qui dit si clairement son statut ? En quoi ce statut altérerait-il la dignité qui lui revient ? Serait-ce en raison du fait que son aventure de vie, face à la mère de son partenaire bien plus âgée qu'elle, la garderait encore tout naturellement du côté de l'enfance, avec ce que cela suppose de fragilité, de doutes, de questions ? Est-elle responsable ou du moins seule responsable d'un tel état de fait ? Sinon, pourquoi l'infantiliser plus encore qu'elle ne l'est en réalité, en l'affublant d'une appellation, « belle-fille », qui porte en elle la défiance qu'on aurait vis-à-vis d'elle ?
Bien étrange manière de faire d'un français qui qualifie les jeunes alliés de la famille de « pièces rapportées³ » – expression forgée par l'architecture en 1580 et dont je ne sais pas si elle existe dans d'autres langues. Cet emprunt viserait-il à dire l'indéniable hiérarchie qui continue d'exister entre les liens de sang et les liens noués avec des « étrangers » ? Si c'est pertinent, nous nous trouvons simplement devant les indices qui caractérisent clairement, pour l'instant mais déjà dans notre français, le côté inéluctablement houleux des relations d'alliance.
Je n'ai cependant toujours rien trouvé qui puisse en justifier solidement l'usage ou en expliquer de façon satisfaisante la raison. C'est pourquoi j'ai tenu à aller explorer ce que pourraient nous apprendre d'autres langues. En commençant par celles qui sont les plus proches de la nôtre, les langues latines.


Les autres langues latines

Les quatre langues latines que sont l'espagnol, le portugais, l'italien et le roumain ne font pas usage de termes d'esthétique. Le français est unique à cet égard, situation dont je n'ai pas trouvé l'explication malgré mes recherches.
Les quatre langues latines forgent directement le nom des liens sur leurs racines indo-européennes. Dans l'ouvrage qu'il consacre à ce sujet, Émile Benveniste insiste sur la présence dans les langues indo-européennes du radical swe, tout en reconnaissant qu'il n'est pas sans poser problème, car, dit-il, « les termes dérivés de swe se rapportent à la parenté d'alliance et non à la parenté consanguine4 ». Il donne au radical krov', qu'on retrouve en d'autres occasions, le sens de « celui qui a l'autorité ».
Ainsi, « beau-père » et « belle-mère » se disent suegro et suegra en espagnol, sogro et sogra en portugais, suocero et suocera en italien et socru et soacra en roumain. Il est donc facile de repérer dans ces mots, le vieux swe indo-européen, indicatif de l'appartenance au même groupe social, passé par son étape latine socer, proche du grec ancien scuros, « beau-père » et socrus, proche du grec ancien scura, « belle-mère », dans laquelle on retrouve comme dans les autres dénominations la trace du radical indo-européen krov'. Quant à « gendre » et à « bru », ils se disent yerno et nuera en espagnol, gero et gera en portugais, genero et nuora en italien et zander et nora en roumain. Si les noms du gendre dans les quatre langues renvoient à la notion de génération, il faut relever que le portugais ferait de la bru également une génitrice, alors que l'espagnol, l'italien et le roumain en dérivent le nom de ce qui la spécifie dans le latin nurus dérivé de l'indo-européen snuso conservé dans l'ancien grec nuos, aujourd'hui disparu et remplacé par nyfi.
À l'inverse de ce qui, en français, justifiait quelque peu le soupçon d'une prévention, les noms donnés aux liens dans ces quatre langues latines sont des signifiants, les plus neutres qui soient, destinés seulement à signifier. Tout comme « carotte » désigne un légume, suegro, suocera ou yerno désignent la place qu'occupe un sujet par rapport à un autre auquel il est lié. Ces mots n'apprennent pas grand-chose de leur contenu ou de la tension qui y circulerait. On serait tenté d'imaginer une certaine neutralité dans ces relations, si on ne relevait dans ces mêmes langues, l'existence de dictons populaires d'une rare férocité.
Ainsi ai-je pu recueillir en espagnol les dictons suivants : « Madre e hija caben en una camisa, suegra e nuera ni dentro ni fuero » (mère et fille tiennent dans une seule chemise, belle-mère et bru, ni dedans ni dehors) ; « Suegra e nuera : perro y gato » (belle-mère et bru : chien et chat) ; ou encore, débordant ce lien : « La suegra es fiebre y la cunada alacran » (la belle-mère est fièvre et la belle-sœur est scorpion).
En italien, c'est encore plus cruel5 : « La vipera che morsico mia suocera mori avvelenata » (la vipère qui a piqué ma belle-mère est morte empoisonnée) ; « Suocera e nuora, tempesta e gragnuola » (belle-mère et bru, tempête et grêle) ; « Tra suocera et nuora, il diavolo lavora » (entre belle-mère et bru, le diable travaille). Si le premier aphorisme ne dit pas si la belle-mère est celle du gendre ou de la bru, les deux autres ne laissent aucun doute. Deux adages siciliens m'ont paru par ailleurs particulièrement expressifs : « Soggira e nora caccili fora ca finu a la fossa si rumpunu l'ossa » (belle-mère et belle-fille, chassez-le car elles se battent jusqu'à la tombe) et « Bona maritata senza soggira e cugnata » (bien mariée sans belle-mère ni belle-sœur).
Je dois ajouter que le français n'est pas de reste dans l'invention des propos acrimonieux. J'en ai relevé6 quelques-uns qui n'ont rien à envier aux précédents. « Quelle est la différence entre une belle-mère et un bull-dog ? Le rouge à lèvres ! » « Le mariage, ce n'est pas la mer à boire, c'est la belle-mère à avaler ! » « Quel est le poids idéal d'une belle-mère ? Cinq kilos avec l'urne ! » « Comment reconnaître les bons champignons des mauvais ? Faites-les goûter à votre belle-mère. Si, elle meurt, c'est qu'ils sont bons ! »
Que conclure de tout cela ? La neutralité sémantique ne semble pas pouvoir masquer la tension, voire parfois la férocité qui habite les échanges entre les individus concernés par ces liens.


Un autre pas de côté

L'anglais, comme le français, n'adopte pas les appellations indo-européennes. Il procède néanmoins d'une façon tout autre. Il semble préférer l'extrême netteté des repères à la rondeur des expressions. Ainsi ajoute-t-il, pour désigner les alliés, in law aux mots désignant les liens de parenté directs. Ce qui donne mother in law, father in law, pour les beaux-parents de bru comme de gendre, daughter in law et son in law, pour bru et gendre– in law ayant été emprunté au œXIVe siècle au vieux français en lay, « dans la loi ». Ce qui aurait évidemment pour fonction de signaler l'interdit de l'inceste, mais qui ne serait pas sans signifier implicitement quelque chose comme : « C'est la loi qui m'impose ce lien. Car, à vrai dire, si ce n'était que de moi, je m'en passerais volontiers ! » Vérité quasi universelle, qu'on retrouve pratiquement sous toutes les latitudes et qui exprime le regret, quand on a fait choix d'un(e) partenaire, d'avoir aussi à « épouser » quelque peu sa famille.
Il en va d'ailleurs de même de la manière de nommer les liens dans les familles recomposées. On parle de stepmother, de stepfather, de stepson et de stepdaughter pour désigner les beaux-parents des enfants et les beaux-enfants des parents, le préfixe step marquant la distance.
Quand on prend acte de l'absence de tutoiement de cette langue et de la distance qu'elle met dans les rapports – laquelle, pragmatisme et flegme aidant, évite au moins formellement les débordements affectifs autant que les conflits –, le sens implicite que je donne pour ma part à la lecture de ces termes me semble être plus consistant qu'une simple hypothèse.
Ce qui m'a frappé dans l'allemand, c'est que, dans cette langue pourtant étroitement apparentée à l'anglais, les mots qui disent les liens d'alliance sont construits sur les racines indo-européennes. Ainsi « belle-mère » se dit Schwiegermutter, « beau-père », Schwiegervater, « bru », Schwiegertotcher et « gendre », Schwiegersohn. Toutes choses logiques et cohérentes puisqu'on reconnaît dans tous ces termes le radical Schwieger qui évoque le lien d'alliance et dont la parenté avec l'indo-européen Swekrov' est évidente. Et comme on sait la facilité avec laquelle la langue allemande construit des mots nouveaux en associant des mots étrangers les uns aux autres, on pourrait sans les trahir lire les mots que j'ai écrits comme : « mère par alliance », « père par alliance », « fille par alliance » et « fils par alliance ». Sur ce même modèle, on s'attendrait du coup à ce que le « beau-frère » se dise « frère par alliance », autrement dit Schwiegerbruder. Or le « beau-frère » se dit tout simplement Schwager, sur lequel est construit Schwägerin « belle-sœur ». Schwager, si proche de Schwäher qui est l'autre terme disant l'alliance, semble n'être à vue d'œil qu'une altération mineure de Schwieger, lien d'alliance. Comme si, quand il s'agit du « beau-frère », il n'était pas du tout nécessaire de spécifier la nature du lien d'alliance, lequel serait le premier, le principal, l'essentiel.
Ce constat m'a renvoyé à deux associations qui ont étrangement convoqué à la fois Margaret Mead et Tacite. Quand la première mène son enquête sur la sexualité en Océanie et qu'elle demande à son interlocuteur pourquoi il n'a pas épousé sa sœur, ce dernier lui répond que, s'il l'avait fait, il n'aurait pas eu un beau-frère avec qui aller à la pêche7. Quant à Tacite, n'est-ce pas lui qui décrit la manière dont les hordes germaniques d'Arminius dévalaient les collines pour anéantir les légions romaines de Varus8 ? Il dit de ces hordes qu'elles étaient composées de frères enchaînés les uns aux autres et encouragés par les voix de leurs mères postées au sommet des collines.
Si, comme en anglais, je n'ai pas trouvé trace de la tension qui habite les liens d'alliance dans la sémantique allemande, cela ne signifie pas qu'elle serait absente. Quand j'ai posé la question à mon informateur, il m'a ri au nez en me demandant ce qui m'autorisait à imaginer que les alliés germanophones étaient différents de tous les alliés du monde !

1. Le judéo-libyen, un dialecte comme il y en a tant dans le monde, depuis le yiddish jusqu'au ladino en passant par le judéo-iranien, le judéo-géorgien, le lishana, le yaoudique, etc. Roland Breton, Atlas des langues du monde, Paris, Autrement, 2003, note 1, p. 45.
2. Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française, Paris, 1993.
3. Une de mes patientes a proposé un jour à sa belle-mère de remplacer ce terme par celui de « valeur ajoutée », s'attirant l'acrimonie qu'on aurait pu imaginer : sa belle-mère, ayant saisi la balle au bond, se plaisait à s'adresser à elle dans les lettres qu'elle lui envoyait, sans la moindre once d'humour, en termes de « chère valeur minorée » – ce qui lui permettait de surcroît d'éliminer radicalement le mot « fille ».
4. Émile Benveniste, Le Vocabulaire des institutions indo-européennes(1 et 2) , Paris, Minuit, 1969, p. 250 et 330.
5. J'ai appris que le terme de suocera désigne dans les restaurants italiens l'ustensile réunissant les flacons contenant l'huile et le vinaigre. Tout un programme !
6. http://michel.buze.perso.neuf.fr/lavache/bellesm.htm
7. Margaret Mead, Mœurs et sexualité en Océanie, Paris, Plon, « Terre humaine », 1963.
8. Tacite, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, « La Pléiade », 1990.
FéminiSpunk : le monde est notre terrain de jeu FéminiSpunk : le monde est notre terrain de jeu
Christine Aventin   
Une lecture très moyenne. Que tu prennes Fifi Brindacier pour en faire une icone punk pourquoi pas mais l'autrice fait des digressions à droite et à gauche c'est insupportable. Pourtant le sujet était passionnant, mais j'ai plus eu l'impression de lire un devoir étudiant qui n'est pas ni terminé ni consolidé plutôt qu'un essai abouti... Et la mise en page n'aide pas.
Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom
Barbara Constantine   
J'ai adoré, sublime roman, léger, simple, plein d'émotion.
A lire absolument...
Le Cirque des rêves Le Cirque des rêves
Erin Morgenstern   
Même en anglais, je n'ai pas pus lâcher ce livre tellement j'étais rentrée dans l'univers de ce livre. Un cirque ? Eh bien allons-y. L'ambiance même me poursuivait dans la réalité et ce plusieurs jours après l'avoir fini.
Les personnages ont chacun leur petite histoire, bien que j'aurais aimé en savoir plus sur certains. Mais c'est surtout la relation entre Célia et Marco qui m'a subjugué (ce ne sont pas les personnages principaux pour rien ) et cette fin...grandiose. Coup de coeur aussi pour Poppet et Widget. Bref, tout cela me donne envie de porter une écharpe rouge.

par Yule
Warbreaker Warbreaker
Brandon Sanderson   
En quelques années, Brandon Sanderson s'est révélé comme une figure incontournable de la fantasy actuelle. Son premier livre Elantris montrait déjà une imagination débordante même si le rythme était parfois un peu faiblard. Warbreaker se rapproche par bien des aspects de ce dernier que d'un nerveux Fils-des-Brumes. Ainsi, ne vous attendez pas à un rythme endiablé et des scènes d'actions effrénés mais à des joutes verbales, des manœuvres politiques et pas mal de description de l'univers. D'ailleurs, Brandon Sanderson nous montre une nouvelle fois son tallent pour inventer des systèmes de "magies" sans pareils avec cette fois l'"Ars Arcanum", pouvoir obtenus par des souffles collectés et qui permettent d'éveiller des objets ou atteindre une "élévation" (un genre de "level up"). Le tout fonctionne plutôt bien même si il m'a fallu plus de temps à bien assimiler le système contrairement à l'allomancie de Fils-des-Brumes.
L'intrigue, bien que partant sur une bonne base de départ va toutefois être dans le brouillard sans trop connaitre exactement la direction que veut prendre l'auteur ce qui n'est pas vraiment en faveur d'un coté addictif. Quand aux des personnages, on retiendra surtout l'excellent Chanteflamme dont les échanges avec Tissepourpre sont un vrai régale. De même, on regrettera que le personnage de Vasher ne soit pas présent bien plus tôt dans le livre tant il fait montre de prestance et pour permettre de contrebalancé le coté un peu fade de Vivenna. C'est dernière voit d'ailleurs ses passages sauvés par la présence des 2 mercenaires : Denth et Tonk Fah qui pimentent un peu le tout. D'ailleurs, au niveau des remontrances, je trouve que l'auteur échoue une nouvelle fois pour ces embryons de romances qui ne parviennent pas à faire vibrer les émotions du lecteur.

Warbreaker est un roman qui devrait plaire aux amateurs de l'auteur et pour les autres même si il ne s'agit pas d'un incontournable à mes yeux. Le rythme un peu lent et le brouillard dans laquelle navigue l'intrigue durant les deux tiers du roman ne devrait pas être du goût de tout le monde mais il en demeure pas moins un roman avec une intrigue solide qui se suffit à elle seule même si l'auteur laisse des portes ouvertes pour une suite. Pour ma part, j'espère plus unepréquelle centré sur le personnage de Vasher.

par Caly
Chroniques de Zombieland, Tome 1 : Alice au pays des zombies Chroniques de Zombieland, Tome 1 : Alice au pays des zombies
Gena Showalter   
http://altheainwonderland.blogspot.fr/2013/04/alice-au-pays-des-zombies-1.html

Si je ne suis pas particulièrement fan de zombies, j'aime beaucoup Alice au Pays des Merveilles et c'est ce qui m'a inévitablement attirée vers cette lecture. Cependant, malgré que j'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman, il faut bien souligner que son rapport avec Alice au Pays des Merveilles est tout simplement inexistant en dehors de son titre et du prénom de son héroïne. Ne partez donc pas dans cette aventure en vous attendant à tomber sur une réécriture ou une adaptation d'Alice, car vous risquez alors d'être déçus.

La première chose à dire sur Alice au Pays des Zombies, c'est que c'est un vrai "page-turner". Il est tout bonnement impossible de le reposer une fois commencé car nous sommes totalement embarqués dans l'histoire, et ce dès les premiers chapitres. De plus, malgré que ce soit un premier tome avec tous les défauts que cela comporte, on s'ennuie très rarement et l'auteure fait un très bon travail pour ce qui est de captiver notre intérêt.

Ce très bon travail concerne surtout les personnages qui sont très attachants et originaux. L’héroïne, Alice, est un personnage auquel il est très facile de s'identifier. Elle est forte, déterminée, sait rester drôle et fraîche malgré les épreuves qu'elle traverse, et sa voix narrative est très accrocheuse. Une héroïne intéressante et attachante est toujours une bonne pierre apportée à l'édifice, mais sans un personnage masculin charismatique pour donner de solides fondations on peut vite se mettre à tourner en rond. N'ayez crainte, l'auteure a pensé à tout et nous offre un parfait contre-balancement à l’héroïne avec le personnage de Cole, un bad boy tout simplement WAOUH ! Tout comme Alice, je suis totalement tombée sous le charme du jeune home dès sa première apparition et ce sans trop savoir pourquoi... Cole est un personnage possédant énormément de charisme dans le roman, et Gena Showalter sait décidément faire transparaître ce charisme au-delà des pages pour qu'il aille cueillir le lecteur. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on se laisse cueillir avec plaisir ! Les personnages secondaires viennent ensuite terminer d'achever ce travail et sont tous intrigants et attachants dans leurs genres respectifs. Mes petits coups de cœur iront aux deux meilleurs amis des héros, Kat et Frosty, que j'ai tout simplement adorés (surtout Kat) et aux grands-parents d'Alice qui apportent une jolie dose d'humour là où les figures parentales sont souvent oubliés dans ce genre d'ouvrages.

Le second point positif pour moi, réside dans l'originalité de ces zombies. Ici vous ne rencontrerez pas les morts-vivants avides de cerveaux habituels, que les fans de zombies soient dont prévenus ! Ces zombies-là ne peuvent pas être vus par tous et ne peuvent être combattus que dans le monde des esprits, ce que j'ai trouvé très original et rafraîchissant. Ces "nouveaux zombies" sont bien amenés et développés dans l'histoire ce qui en fait donc un vrai point fort et met ce livre à part des autres livres traitants de ces créatures.

Ensuite si je dois trouver des défauts à cette lecture, ça serait surtout dans le fait que ce premier tome est très clairement un tome d'introduction. Alice apprend ce que sont les zombies, comment les combattre, qui sont les méchants et après quoi sont-ils, etc... Bref rien de bien innovant et différent d'autres débuts de nouvelles séries. De plus la plupart des clichés du genre Young Adult sont abordés d'une façon ou d'un autre au fil de ce tome, bien qu'il faut préciser que l'auteur les gère plutôt brillamment et évite de tomber dans les pièges classiques qui peuvent vite rendre un roman de ce genre imbuvable.

En résumé une lecture a laquelle j'ai beaucoup accrochée, principalement grâce aux personnages avec lesquels j'ai passé un très bon moment. Si vous cherchez un bon livre Young Adult qui ne se targue pas révolutionner le genre, je vous le conseille grandement. En tout cas de mon côté j'ai très hâte d'être en Septembre pour la sortie anglaise du tome 2 : Through the Zombie Glass.

par Althea
Sang Secret, tome 2 : Sang Secret Oublié Sang Secret, tome 2 : Sang Secret Oublié
Kate Callahan   
Bonjour, pour le moment l'auteure Kate Callahan recherche activement une maison d'édition pour la suite de Sang Secret !!! Donc encore un peu de patience en espérant que cela ne seras plus trop long ;-)

Cœur de pierre Cœur de pierre
Séverine Gauthier    Jérémie Almanza   
Une magnifique bande dessinée, à l'ambiance à la fois mignonne et triste. Les dessins sont magnifiques, très particuliers, ils servent à merveille la petite histoire très mignonne de la BD.
Tout est basé sur le jeu de mots. Garçon au coeur de pierre qui a vraiment un coeur en pierre trop lourd pour lui, qui ne bat pas. Fille au coeur d'artichaut qui distribue les feuilles de son coeur à celui qu'elle aime. Garçon au coeur en or très convoité.
Tout est écrit en rimes, ça donne un rythme très spécial qui s'ajoute à l'ambiance particulière des dessins et des tons, pour former un tout très bien construit.
Très original, attendrissant, doux et mélancolique, j'ai vraiment beaucoup aimé.

par Rid-kaat
Des fleurs pour Algernon Des fleurs pour Algernon
Daniel Keyes   
Wahou, voilà le mot qui est sorti une fois que j'ai refermé ce roman.
Voilà que j'adhère de plus en plus à la science fiction et je m'étonne moi-même.
Des fleurs pour Algernon c'est l'histoire invraisemblable de Charlie un simple d'esprit qui a été rejeté par sa famille et qui travaille dans une boulangerie, comme homme de ménage. Un jour on lui propose de faire partie d'une expérience qui le rendra très intelligent. Charlie est quelqu'un de très gentil et au vue de sa capacité très restreinte à comprendre les choses, il ignore ce que les gens pensent réellement de lui. Charlie ne demande qu'une chose : que les gens l'aiment.
Au début du roman sa façon d'écrire est un exactement le reflet de sa personnalité. Il fait beaucoup de fautes d'orthographe et de syntaxe mais il est fier de lui car il a réussi à apprendre à lire et à écrire malgré son peu d'intelligence. On ne peut qu'adorer le personnage, nous ressentons bien vite énormément de compassion à son égard. Au fur et à mesure, l'expérience va réellement faire de lui un génie. Il découvrira les sciences, la musique, de nouvelles langues et surtout, il commencera à comprendre la nature humaine. Et j'avoue avoir eu bien souvent les larmes aux yeux quand il découvrait à quel point les gens se moquaient de lui et de son problème psychologique. Si au début Charlie est un être sans défense et doux, il deviendra très vite arrogant et mesquin, peut-être pour se venger de tout ce qu'on lui a fait endurer alors qu'il était bête.
J'aime beaucoup l'évolution de sa relation avec Alice qui devient davantage qu'une relation prof-élève car une fois qu'il est intelligent, il découvre à quel point il apprécie la jeune femme. Leur relation sera pourtant tortueuse et pleine de larmes et j'aurais voulu la voir finir d'une autre manière, mais cela n'aurait pas été cohérent avec la fin.
Parce que la fin du roman m'a complètement bouleversée. C'est triste et beau, c'est un juste retour aux choses normales, une sorte de correction de la véritable nature du personnage.
J'ai également aimé les flash back du personnage sur son enfance, même si chaque fois ils sont vraiment triste.
En bref ce roman est pour moi un véritable coup de coeur!

par louve
Chroniques de Zombieland, Tome 2 : Alice et le Miroir des Maléfices Chroniques de Zombieland, Tome 2 : Alice et le Miroir des Maléfices
Gena Showalter   
http://altheainwonderland.blogspot.fr/2014/02/chroniques-de-zombieland-tome-2-alice.html

Ce que j'ai particulièrement apprécié avec ce second tome c'est que toutes les choses que j'avais appréciées dans le premier y sont encore et toujours valables. Une fois de plus l'histoire et les personnages sont captivants et il est quasiment impossible de reposer le roman avant de l'avoir terminé. On est typiquement face au "page-turner" type qui vous fera dire "Allez, plus qu'un chapitre et je fais une pause !" jusqu'à finalement arriver au bout du livre sans vous en rendre compte.

J'ai également une fois de plus adoré suivre Alice dans ses aventures. La jeune femme est toujours aussi fraîche et déterminée, peut-être plus encore que dans le premier tome. Les épreuves auxquelles elle est contrainte de faire face ici la rendent d'autant plus impétueuse et combative, et c'est tout simplement comme ça que je l'apprécie ! Il faut dire que la jeune femme est loin d'être épargnée entre les éternels problèmes Zombies/Anima, son histoire avec Cole qui part dans tous les sens, et l'ennemi qui semble avoir envahi son être. Y'a pas à dire, elle a les épaules solides la petite !

Et puisqu'on parle de Cole, je ne peux pas revenir sur son attitude dans ce tome-ci... Monsieur nous envoie sur de vraies montagnes russes émotionnelles tout au long du roman et pour être totalement franche avec vous je ne savais plus vraiment ce que je ressentais à son égard à certains moments (Alice non plus d'ailleurs). Y'a des moments où avec Alice on lui en voulait terriblement toutes les deux parce qu'il rendait les choses terriblement compliquées.... Puis deux chapitres plus loin, c'était de la haine pure et simple.J'étais furax et je l'aurais volontiers étripé. Alice aussi. Quelques chapitres de plus, et des allers-retours entre les deux émotions précédentes, et au final c'est le craquage. Saleté de Cole ! Pourquoi faut-il qu'il rattrape toujours ses bêtises par des doses de perfection comme ça ? C'est sûrement illégal !

Peu importe l'émotion dominante, au final c'est juste tellement génial de vivre tout ça avec l’héroïne ! C'est la preuve que les personnages sont très bien définis et exploités à merveille par l'auteure. Je suis sûre que quand le roman est sorti Gena Showalter a du se frotter les mains en riant machiavéliquement, toute fière de savoir ce qu'elle allait faire endurer à ses lectrices... Le fait est que l'immersion est complète, même dans les combats auxquels doit faire face Alice. L'arrivée de ZA, abréviation de Zombie Alice, met un vrai coup à la jeune femme qui doit alors se lancer dans une vraie lutte contre elle-même tout au long du récit. Un petit clin d’œil à Alice au Pays des Merveilles est d'ailleurs fait avec une importance accordée aux miroirs dans cette dualité Alice/ZA. Même si je maintiens mon point de vue selon lequel le pseudo rapport avec Alice au Pays des Merveilles n'est que purement marketing, c'était tout de même un appréciable effort.

Globalement j'ai donc préféré cette suite au premier tome que j'avais tout même énormément apprécié. Les personnages principaux m'ont toujours autant plu, les secondaires Kat, Frosty, Bronx et toute la clique, sont encore une fois géniaux, et le meilleur c'est que l'histoire est bien plus prenante et aboutie que dans le premier tome. Les événements s’enchaînent de manière effrénée, on ne s'ennuie jamais tout au long des plus de 500 pages que dure la lecture, et Gena Showalter évite encore une fois avec beaucoup d'intelligence tous les petits clichés du genre sans pour autant les dénigrer.

Une superbe réussite pour un second tome haletant qui donne qu'une seule envie : se jeter sur le troisième !

par Althea

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