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L’homme en gris était le baron David Meinster. Son compagnon plus coloré était Herbert, vicomte von Krolock. D’après ses lectures dans La Flamme Noire, Lydia savait que Meinster était le fils-en-ténèbres de Dracula. Dans les années 1880, il avait occupé un rang élevé dans la Garde Karpathe – non pas dans les troupes combattantes du régiment, comme le prouvait son absence de cicatrices, mais à l’état-major. Son compagnon était le fils d’un gros bonnet transylvanien. Comme il était probable que le comte von Krolock vive éternellement, les chances pour Herbert d’hériter de ses châteaux, de ses terres et de ses comptes en banque étaient minces, ce qui le laissait assez désœuvré. Dans un questionnaire, il avait donné comme profession « hôte de soirée ». Le vicomte portait des souliers à boucle, un blazer d’un bleu électrique et un pantalon de golf assorti. Une mousse de dentelle lavande ornait son cou.

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Manfred von Richthofen fit un bond gigantesque, bras écartés comme des ailes. Une de ses mains se referma sur les soies rêches au garrot de la bête. Richthofen tomba sur le verrat de toute sa masse. Du sang éclaboussa le cuir épais. Le vampire tira sa proie loin de la porte, vers les ténèbres.

Stalhein était enivré par le fumet du sang. Il résista aux pulsions animales qui menaçaient de le submerger. Des chasses plus nobles l’attendaient. Mais une victoire restait une victoire.

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Les vampires firent cercle autour de leur camarade. Winthrop s’immisça parmi eux pour jeter un œil.

Le corps démantibulé portait une combinaison de vol noire déchirée du col à l’entrejambe. La peau du visage s’était crispée sur l’ossature, et les paupières grandes ouvertes découvraient un regard halluciné. Ce n’était plus que la caricature sinistre des traits énergiques d’Albright. Le pilote avait été saigné à blanc. Une plaie de la taille d’une orange béait à sa gorge, dévoilant les vertèbres, les tendons blanchâtres et le maxillaire inférieur. Le corps paraissait avoir perdu toute épaisseur, comme si un épouvantail squelettique avait été glissé dans la tenue de l’aviateur. Albright avait été vidé de sa substance.

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Extrait ajouté par luckita 2014-03-02T10:17:45+01:00

Les poignards lumineux de l'aube transperçaient les interstices du toit de tuiles en pente. A chaque levé de soleil, ses forces déclinaient et sa soif augmentait.Il rêvait de se gorger de sang humain. Comme d'habitude, Edgar Poe comptait parmi les plus pitoyables de son espèce.

Il s'assit sur le lit de camp, posa les coudes sur ses genoux et baissa la tête pour ne pas se cogner. Des livres étaient empilés contre le mur opposé sur une épaisseur de trois rangées. Les volumes les plus gros et les moins consultés de sa bibliothèque itinérante formaient une table improvisée. Une cruche à demi pleine d'un liquide épais était posée sur la couverture de son édition de Schiller. La puanteur du sang animal vieux de plusieurs jours emplissait sa bouche et son nez. Le goût âcre révoltait son estomac, mais très bientôt il boirait encore, il le savait.

Depuis sa résurrection, il avait souvent souffert d'abstinence prolongée. Les vivants sentaient le besoin dans leur estomac, les nosferatus dans leur coeur et sur leur langue. La valeur nutritive du sang existait autant dans le goût que dans la substance, et dans l'osmose spirituelle qui s'effectuait chez les vampires.

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