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Bibliothèque de anrafati : Mes envies

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Une Juste Cause, Tome 1 : Une Juste Cause Une Juste Cause, Tome 1 : Une Juste Cause
Andrew Grey   
Encore une fois j'ai passé un agréable moment de lecture. Il me fallait un truc mignon, sans grande surprise, et qui fasse chavirer mon cœur. J'ai été servi, il faut toujours avec un Andrew Grey sous la main quand ça ne va pas ! :D

par mounsch
Sept jours, Tome 1 : Destinés l'un à l'autre Sept jours, Tome 1 : Destinés l'un à l'autre
Andrew Grey   
Même si le sujet très sensible qu'est la pédophilie au sein de l'église est le point de départ de cette romance, l'histoire ne s'articule pas uniquement sur ce propos, non l'auteur réussit avec beaucoup de sensibilité à construire une histoire d'amour entre deux adolescents qui étrangement se trouveront grâce à cette terrible épreuve que subit l'un des protagonistes.

Evan Donaldson est un adolescent d'à peine quinze ans lorsqu'il perd brutalement ses parents dans un accident de la route et comme malheureusement cela arrive bien souvent n'ayant plus aucun parent il se retrouve en foyer d'accueil au sein d'une famille ni bonne ni mauvaise, mais qui pour l'adolescent traumatisé ne conviendra pas. S'ensuit le chemin classique de la descente aux enfers qui en l'occurrence s'avère être la rue et la vente de son corps pour gagner de quoi manger et survivre. Un jour à la place d'un client il tombe sur le père Valentin qui sera son sauveur, c'est un personnage qui m'a laissé un sentiment mitigé par ses actions mais que chaque lectrice verra selon ses propres convictions, le père Valentin est celui qui va non seulement le sauver mais aussi lui rendre l'estime de lui-même. Ce personnage capital dans la vie de notre jeune héros va construire la personnalité d'Evan et détermineral'ensemble de sa vie.

A son arrivée au sein de l' l'Académie Saint Bartholomé, Evan va se retrouver avec comme compagnon de chambre Clay Mueller qui deviendra non seulement son meilleur ami mais également l'unique amour de sa vie. C'est cette histoire chargée de colère, de haine, de peur mais aussi d'amour, de camaraderie, de tendresse et d'amitié que l'auteur va raconter, une romance qui s'étend sur plusieurs années mais dont seul 7 jours importants détermineront la conclusion heureuse ou pas. C'est une magnifique histoire écrite avec une plume tendre qui vous fait passer par de multiples émotions,certains passages vous feront pleurer, d'autres sourire, d'autres encore bondir et vous serez peut-être en désaccord avec les sentiments ressentis par Evan, jusqu'à la fin vous ne serez jamais sure de voir une conclusion heureuse à cette relation commencée dans la douleur.

Je vous conseille vraiment de lire ce trop court récit à mon grand regret car c'est une romance très réussie qui touchera autant les lectrices aimant la romance adulte que celles qui n'ont jamais abordé ce genre car les scènes intimes sont très douces et pleines de pudeur à l'mage de cette histoire.

par samba
Ce que j'étais Ce que j'étais
Meg Rosoff   
Ce livre est une tuerie à mon goût... =) C’est un style et c’est un sujet particuliers, qui peuvent facilement ne pas plaire, mais c’est justement ça que j’adore chez Meg Rosoff... Ce rejet du "politiquement correct", cette joie toute malsaine de vous troubler, d’une manière que peu d’auteurs en littérature ado savent le faire... J’avais lu Maintenant c’est ma vie (très étrange roman qui se passe en Angleterre, mais à quelle époque ? ) qui m’avais bouleversée, pas dans le sens où j’ai pleuré jusqu’à plus me souvenir de mon nom, mais plutôt dans le sens où, quand j’ai refermé le bouquin, je me suis dis que c’était beau... alors que ça a un côté malsain... Mais soit tu accroches et à la fin tu adhères complètement, même si c’est tordu, parce que ta notion de bien et de mal vient de recevoir un grand coup, soit tu rejettes totalement parce que c’est tellement étrange que ça en est glauque...
Pour Maintenant, c’est ma vie, c’était ça... Pour ce que j’étais, c’est encore pire, parce qu'on s’identifie comme jamais à un garçon de seize ans (en tant que fille, pas évident) qui va découvrir l’amour. Avec Finn... Et Finn, c’est le grand secret de ce bouquin. Finn ne se dévoile pas, jamais, au narrateur, et donc au lecteur
Et ça donne une belle leçon de vie, à mon avis, aux gens qui savent pas qu’entre le moral et l’amoral, y a tout un monde et toute une vie, que l’amour se résume pas à hétérosexualité ou homosexualité, qu’il ne se résume tout simplement pas mais qu’il se vit... Ce bouquin, c’est un lâcher-prise total, faut ouvrir les écoutilles, parce que sinon tu n’accroches pas et ça n’aura servi à rien de le lire sans en percevoir l’essence... Avis aux lecteurs capables de se remettre en question ! =)

par flo0wer
Simon Snow, Tome 2 : Wayward Son Simon Snow, Tome 2 : Wayward Son
Rainbow Rowell   
Résumé (traduction personnelle) :

L'histoire est censée être terminée.

Simon Snow a fait tout ce qu'il devait faire. Il a battu le méchant. Il a gagné la guerre. Il est même tombé amoureux. Et maintenant, c'est la meilleure partie, non ? C'est le moment du "ils vécurent heureux pour toujours"... Alors pourquoi Simon Snow ne peut-il pas sortir du canapé ?

Ce dont il a besoin, selon sa meilleure amie, c'est d'un changement de décor. Il a juste besoin de se voir sous un nouveau jour....

C'est ainsi que Simon, Penny et Baz se retrouvent dans une décapotable vintage, traversant l'Ouest américain.

Ils se retrouvent dans le pétrin, bien sûr. (Dragons, vampires, bestioles à tête de mouffette avec des fusils.) Et ils se perdent. Ils se perdent tellement qu'ils commencent à se demander s'ils savaient où ils allaient en premier lieu...

Avec Wayward Son, Rainbow Rowell a écrit un livre pour tous ceux qui se sont toujours demandé ce qui arrivait à l'Élu après qu'il ait gagné la bataille. Et un livre pour tous ceux qui sont toujours plus curieux du deuxième baiser que du premier. C'est une autre portion de scones aux griottes avec une quantité de beurre absolument décadente.

Allez, Simon Snow. ton parcours de héros est peut-être terminé, mais ta vie ne fait que commencer.

Version originale :
The story is supposed to be over.

Simon Snow did everything he was supposed to do. He beat the villain. He won the war. He even fell in love. Now comes the good part, right? Now comes the happily ever after… So why can’t Simon Snow get off the couch?

What he needs, according to his best friend, is a change of scenery. He just needs to see himself in a new light…

That’s how Simon and Penny and Baz end up in a vintage convertible, tearing across the American West.

They find trouble, of course. (Dragons, vampires, skunk-headed things with shotguns.) And they get lost. They get so lost, they start to wonder whether they ever knew where they were headed in the first place…

With Wayward Son, Rainbow Rowell has written a book for everyone who ever wondered what happened to the Chosen One after he saved the day. And a book for everyone who was ever more curious about the second kiss than the first. It’s another helping of sour cherry scones with an absolutely decadent amount of butter.

Come on, Simon Snow. Your hero’s journey might be over – but your life has just begun.

par Heleenaa
Le Secret de Grayson Le Secret de Grayson
Ami Polonsky   
Grayson, vit chez son oncle et sa tante depuis le décès brutal de ses parents. Il un élève de sixième, ne parle presque à personne, n’a pas d’ami et déjeune toujours seul au CDI. Un secret le ronge depuis des années et pour éviter de le révéler par inadvertance, il a préféré s’isoler des autres. Parce qu’au fond de lui Grayson se sent plus fille que garçon et il sait que les autres ne l’accepteront jamais. Les choses changent quelque peu lorsqu’une nouvelle élève, Amelia, rejoint sa classe en plein milieu de l’année et semble vouloir se rapprocher de lui. Pour la première fois depuis longtemps, Grayson ressent l’envie de faire de nouveau confiance à quelqu’un.

D’une certaine manière, Le secret de Grayson m’a énormément fait penser à La face cachée de Luna, que j’avais adoré. Je redoutais vraiment que l’auteur nous laisse mariner pendant des pages et des pages, que ce fameux secret ne tarde à nous être révélé, mais au final non. Dès le premier paragraphe on se retrouve plongé dans le monde torturé de Grayson. Il déteste ce qu’il doit porter, les belles robes ne sont là que dans son imagination (et disparaissent de plus en plus vite) et il ne peut dessiner ses princesses qu’avec des formes géométriques afin que personne ne sache de quoi il s’agit exactement. Le quotidien de Grayson est désespérément solitaire, je dirais même profondément triste, et on ne peut pas ne pas s’attacher à lui. Son choix de s’isoler de ses camarades n’est peut-être pas le bon mais on ne peut pas ne pas comprendre sa peur à l’idée d’être un jour découvert. D’autant plus lorsque le temps lui donne raison : il s’attache à Amélia, se laisse aller à rêver à l’idée qu’il puisse être lui-même avec elle, et malheureusement les choses ne se terminent pas bien. Il faut bien avouer cependant que ce n’est pas une réelle surprise. Dès le début de cette amitié on sent bien que ça ne durera pas entre eux. Amélia n’approche Grayson que par commodité ou par dépit, ce qui en fait automatiquement un personnage que je n’apprécie pas. Je peux comprendre qu’elle n’accepte pas Grayson comme il est une fois qu’elle a découvert son secret mais j’ai vraiment eu le sentiment qu’elle se servait de lui, qu’elle l’utilisait pour ne pas être seule. Ça fait d’autant plus mal que Grayson lui accordait sa confiance, chose qu’il n’avait pas faite depuis très longtemps. Le pire est cette angoisse à l’idée qu’elle révèle ce qu’elle sait au reste du collège. Grayson n’a définitivement pas besoin de ça. Grayson a pris un risque avec Amélia et en est ressorti plus abimé encore, et pourtant il ose une nouvelle fois sortir de son cocon protecteur : pourquoi ne pas s’inscrire à la pièce de théâtre de l’école ?

Je ne sais pas ce qui passionne tant les auteurs dans le théâtre mais j’ai l’impression d’en croiser beaucoup ces derniers temps (3000 façons de dire je t’aime, Dans chacun de mes mots, Moi Simon, 16 ans, homo sapiens). Je suppose qu’il n’y a pas de meilleur contexte pour faire sortir le héros de sa coquille. J’ai été à la fois surprise et anxieuse lorsque Grayson a postulé pour le premier rôle féminin. On sourit à l’idée qu’il sorte de sa coquille mais on ne peut que redouter les répercussions que son choix va avoir. J’avais peur que les brimades n’atteignent un tout autre niveau, que le harcèlement s’intensifie, mais jamais il ne me serait venu à l’esprit que la propre famille de Grayson se dresse contre lui. Au pire je m’attendais à une réaction négative de la part de son oncle Évan ou son cousin Jack (parce que tout ne peut pas être rose) mais je n’aurais jamais soupçonné sa tante Sally. Comme quoi moi aussi je suis pleine d’à priori. J’ai tendance à imaginer les figures féminines plus compréhensives et je suis tombée de haut avec Sally. Les propos qu’elle tient, l’opinion qu’elle a de Grayson, … Je me suis pris une véritable claque, tout comme notre héros. Le pire est de savoir que ce qui la dérange le plus dans tout ça, c’est le regard des autres. Elle n’assume pas d’avoir un neveu qui aime s’habiller en fille et se cache derrière les normes et les conventions sociales. Préférer les apparences au bonheur de son neveu ? J’ai failli en lâcher mon livre. Surtout lorsqu’on apprend par la suite jusqu’où elle est prête à aller pour que son neveu ne monte pas sur scène vêtue comme une fille. Parallèlement je n’ai pu qu’adresser des remerciements silencieux à l’oncle Évan pour son ouverture d’esprit et sa compréhension. Cette division entre les adultes se retrouve aussi entre Jack et Brett. La naïveté du cadet est touchante et surtout rappelle combien tout ce débat est futile : si Grayson se sent heureux comme ça alors où est le problème ? De son côté Jack associe cette « crise identitaire » à de l’homosexualité et ne voit plus que les soucis que cela peut engendrer pour lui d’être de la même famille que Grayson. Je suis moins remonté contre lui parce qu’il est jeune et que je me souviens que le collège n’est pas facile, que les adolescents sont loin d’être tolérants, que la différence fait peur. Mon seul regret concernant ce personnage est qu’il n’évolue pas vraiment. J’attendais une discussion entre lui et le héros. Pas forcément une réconciliation mais au moins une conversation.

Finn, le professeur de littérature, m’a étrangement fait penser à Mr Keating (Le cercle des poètes disparus). Peut-être parce qu’il soutient ses élèves, parce qu’il a ses propres convictions, ou parce qu’il va au bout des choses, quitte à s’attirer des ennuis. C’est un professeur comme on a tous rêvé d’avoir : qui écoute et qui est vraiment préoccupé par ses élèves. Il sait qu’il prend un risque en donnant à Grayson le rôle de Perséphone et pourtant il ne renonce pas, pas même lorsque d’affreuses rumeurs commencent à circuler sur lui. Qu’on puisse l’accuser d’être responsable des envies féminines de Grayson m’a tout simplement révolté. Et surtout cela m’a rappelé combien les gens peuvent être bornés et arriérés.

Voir Grayson s’affirmer et prendre confiance en lui est un véritable bonheur. Fini la peur, désormais il s’assume. Pas au point de porter des jupes à l’école (pas sûr qu’on le laisse faire de toute façon) mais il se battra pour jouer le rôle de Perséphone, qu’importe les obstacles que les autres mettront sur sa route. En parlant de jouer Perséphone, je redoutais un peu la retranscription du spectacle. J’avais peur que l’auteur se contente de nous copier/coller le texte de la pièce. J’aime le théâtre mais j’aurais trouvé ça vraiment trop facile. L’idée d’Amy Polonsky est tout simplement géniale ! En reprenant les codes de la narration théâtrale, elle nous relate non pas la pièce elle-même mais les réactions du public, ce qui est bien plus intéressant et ingénieux.

Si certains se le demandent, il ne sera pas question ici de transsexualité. Ce n’est pas le propos tout simplement parce que Grayson n’en est pas là. Tout ce qu’il veut c’est pouvoir s’habiller comme il l’entend. Il vit le moment présent et ne pense pas à l’avenir pour le moment.

Avec Le secret de Grayson j’avais peur des clichés, des idées préconçues, des portes ouvertes qu’on enfonce, des débats qui n’en sont pas vraiment puisqu’il y a parti pris. Au final Amy Polonsky a su, avec habilité, passer à travers tout ça et nous offrir une histoire qui ne juge pas, une histoire touchante et magnifique qui vous prend aux tripes et qui vous colle les larmes aux yeux. Tout n’est pas rose dans ce livre, une partie de la fin est totalement injuste, mais ça ne rend cette histoire que plus réelle encore. Bref, une magnifique lecture, un livre que je relierai avec plaisir.
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