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Extrait ajouté par Pamie 2011-07-11T01:36:22+02:00

-On a été interrompus.

Il se peut qu'il ait rougi légèrement. Difficile à dire, avec tous ces gyrophares.

-Ah bon? On en était où? Rappelle-moi.

Je me suis redressée pour glisser les bras autour de son cou en levant mon visage vers le sien.

-Ici. Ça te dit quelque chose?

-Mmm. Presque. Peut-être un peu plus près?

J'ai souri et nos lèvres se sont enfin touchées.

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Extrait ajouté par Alezia_ 2012-01-10T21:18:47+01:00

Cette fois-ci, j'ai carrément jeté le Stabilo à l'autre bout de la pièce, et je l'ai regardé dans les yeux.

- Ecoute. T'es un petit con, un vrai connard. Et si tu crois que je vais rester là pendant que tu continues à te foutre de moi dans mon dos, t'es encore plus frappé que moi. Je ne sais pas où est ma place, Henry, mais certainement pas ici avec toi !

On aurait dit que je l'avais giflé, ce que j'aurais fait volontiers.

- Pourquoi tu te mets en colère simplement parce que je préférerais que tu restes ? a-t-il fini par me demander.

Ses mots m'ont frappée à la fois à la tête et au coeur. Je me suis affalée sur ma chaise comme un ballon de baudruche qui se dégonfle. J'avais tout fait pour qu'il soit en colère contre moi, et au final, il est juste blessé. Comme moi.

Il fallait que je file avant de me mettre à disparaître.

- Je... Je vais prendre un peu l'air.

Je me suis levée de ma chaise tant bien que mal, j'ai ouvert la porte-fenêtre et je suis sortie dans le jardin. Il était envahi par les mauvaises herbes et la pelouse avait besoin d'être tondue. C'était mon père qui s'en chargeait, avant.

Les larmes on jailli, et j'ai eu beau faire, pas moyen de les ravaler. Au bout de quelques minutes, j'ai entendu la porte coulisser et quelqu'un qui sortait.

- Va-t'en, ai-je dit sans me retourner

Henry a fait un pas de plus.

- Ca va ? Tu veux que j'appelle April ? Ou June ?

Il avait l'air indécis et inquiet, et je ne pouvais pas le lui reprocher.

J'ai secoué la tête en m'essuyant discrètement les yeux

- Non.

Le petit doigt de ma main droite a commencé à picoter, et je l'ai fourrée dans ma poche en rabattant ma capuche sur ma tête pour me planquer le plus possible.

Il faisait noir de plus en plus tôt, et de plus en plus froid aussi.

- Ca va, ai-je affirmé.

Je l'ai entendu refermer la porte.

- Tu es sûre ? Parce que je sais bien que t'es pas la nana la plus aimable de la terre, mais tu...

Il a laissé sa phrase en suspens.

J'ai inspiré à fond avant de me retourner. Il paraissait petit, tout à coup, et pas très rassuré, comme si j'étais un ouragan sur le point de fondre sur lui pour l'emporter loin de son univers familier.

Ca aussi, je savais quel effet ça faisait.

- Ma vie est un vrai bazar, ai-je lâché. Et ça ne s'arrange pas? D'abord, mes parents divorcent et on s'installe ici. Maintenant, je me bagarre avec mes soeurs et je ne reconnais même plus ma famille. Même moi, je ne me reconnais pas. Et ( j'ai inspiré un bon coup )tu m'as vraiment blessée.

- Quoi ? Quand ça ?

- A la fête ! me suis-je écriée, au bord des larmes.

Mariah t'a demandé si tu voudrais sortir avec moi et t'as dit : " Elle ? Y a pas de risque. " Comme si j'étais... une merde sous ta semelle.

Henry a eu l''air pétrifié.

- T'étais là ?

- Faut croire !

- Mais je ne t'ai même pas vue...

- Et alors ? Si je ne suis pas là, ça ne compte pas ?

Il a fait prudemment un pas en avant, et moi, un en arrière. S'il approchait, ma tête risquait de disparaître d'un coup.

- May, m'a-t-il dit lentement, tu crois vraiment que j'allais dire la vérité à Mariah ? Sérieusement, à Mariah ?

- T'aurais pu invoquer la clause du secret professionnel, ai-je répondu en reniflant. Comme les journalistes dans les enquêtes.

- Bon, d'accord, a-t-il admis. Il y a des tas de trucs que j'aurai pu faire. Mais elle m'a pris de court. Et il y avait tous ses amis débiles, et je ne voulais pas qu'elle...

- Tu ne voulais pas que quoi ?

- Qu'elle sache que je t'aime beaucoup.

Là, il m'avait scotchée.

- Quoi ?

Je me suis rendue compte que j'avais le visage en larmes que j'ai entrepris des les essuyer sur la manche de mon sweat, comme un gros bébé.

Henry a inspiré à fond.

- T'es marrante et tu te fiches de ce que pensent les autres et tu suis ton chemin à toi. T'es un peu tout ce que Mariah voudrait être, sauf qu'elle s'y prend à l'envers.

- Attends, attends. Machine arrière. Tu m'aimes bien ?

- Heu, ouais. T'as quelque chose contre ?

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Extrait ajouté par Pamie 2011-07-11T01:36:22+02:00

-Mayyyy, a dit Mr Corday sur le ton ''je-ne-suis-peut-être-pas-dans-une-position-d'autorité-entièrement-légitime-mais-quoi-qu'il-en-soit-soyons-mais''. Alors. On me dit que tu aurais besoin de soutien dans l'une de tes matières.

-Vous avez des sources fiables? ai-je demandé. Des dépositions signées? Des témoignages oculaires?

-Les notes de tes deux premiers contrôles.

[...]

-Oh, ai-je dit. Les contrôles. C'est peut-être un complot contre moi?

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Extrait ajouté par Hasnae 2012-04-08T00:33:30+02:00

J'ai toujours détesté l'école. Déjà au CP, je demandais : "On doit rester toute la journée? Tous les jours? Pendant douze ans? Dites-moi que c'est une blague!?

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Extrait ajouté par Pamie 2011-07-11T01:36:22+02:00

Sans vouloir paraître cynique, il y a au moins un avantage à avoir des parents divorcés. Quand un garçon passe vous prendre pour un rancard, il n'en a qu'un seul à affronter.

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Extrait ajouté par Hasnae 2012-04-08T00:33:58+02:00

- Il est exactement quatorze heure cinquante-trois. Tu as rendez-vous à quinze heure avec Henri au CDI.

- Qui ?

- Ton professeur de soutien.

J’ai marqué une pause.

- Mon professeur de soutien d’histoire européenne s’appelle Henri ? Vous ne trouvez pas ça comique ? C’est lequel ? Henri VIII » Barbe bleue » ? Le « bon roi » Henri ?

- Je te laisse le choix. Quoi qu’il en soit, tu as rendez-vous avec lui à quinze heure au CDI.

Un type qui utilise les techniques de persuasion mentale des Jedi mérite un minimum de respect.

- Pas de problème ai-je répondu. On a fini ? Je dois aller explorer d’autres moyens d’extérioriser mes angoisses d’adolescente, maintenant que je peux plus me planter en histoire.

- May…

- Je blague, je blague, ai-je tout de suite précisé. »

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Extrait ajouté par Alezia_ 2012-01-10T21:11:13+01:00

- Tu es May ? m'a-t-il demandé.

- Tu attendais quelqu'un d'autre ? Ou tu traînes au CDI juste parce que ça t'éclate ?

Il ne m'a pas exactement regardée de travers, mais il n'a pas eu l'air enchanté.

- OK, a-t-il dit lentement. Allons-y.

Je me suis affalée sur la chaise à côté de lui :

- Et toi, tu ne trouves pas ça ironique ?

- Quoi donc ?

Il avait déjà dégainé un crayon et un stylo avec - accrochez-vous - Stanford écrit partout dessus.

- Que tu t'appelles Henry et que tu me donnes des cours de soutien en histoire européenne. Comme s'il n'y avait pas assez de Henry dans cette matière !

Henry s'est contenté de soupirer.

- Je vois, tu es une de ces filles...

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Extrait ajouté par Pamie 2011-07-11T01:36:22+02:00

-Pourquoi? Scoop, April : on n'est pas normales.

-Toi, c'est sûr, tu ne l'as jamais été.

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Extrait ajouté par Pamie 2011-07-11T01:36:22+02:00

-Tu sais quels dégâts ça provoque sur le corps humain, les conservateurs?

-S'ils arrivent à conserver les aliments, il doivent pouvoir me conserver, moi aussi.

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Extrait ajouté par Hasnae 2012-04-08T00:34:17+02:00

- Eh ben, quand nos parents nous ont annoncé qu'ils divorçaient, elle l'a pris super mal. Elle s'est bourrée à mort à la tequila, nos parents étaient paniqués, et puis mon père est parti vivre à Houston et il a trahi une promesse qu'il lui avait faite, et ça l'a vraiment blessée? Et des fois, elle devient mauvaise, parce que c'est plus facile pour elle de tenir les gens à distance que de les laisser approcher. Tu comprends ce que je veux dire?

Mariah a hoché la tête en avalant péniblement sa salive. J'ai fait pareil.

- Et maintenant, a repris June, bon...elle nous balance des vacheries et elle me rend dingue, et elle n'a aucun sens de la mode et se moque de moi pour oui ou pour un non, mais ca ne m'empêche pas de l'aimer. C'est ma soeur. Et je sais que pour elle, c'est pareil. D'accord, il y a des gens qui s'en vont, et c'est nul. Mais il y aussi ceux qui restent, et qui resteront toujours. C'est juste qu'on ne les voit pas, mais ils sont là quand même.

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