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Bibliothèque de apriltheseven : Liste d'argent

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Salem Salem
Sandra Triname   
Je remercie les Éditions Plume Blanche – et plus spécifiquement Marion – pour cet envoi auquel je ne m’attendais pas et qui m’a fait très plaisir. Je suis cette toute jeune maison d’édition depuis leur ouverture et j’ai longtemps bavé sur leurs titres lors du Valjoly’maginaire (faute de sous ce jour-là, je n’ai malheureusement pas pu craquer). Et puis la plume de Sandra Triname ne m’est pas tout à fait inconnue, j’avais déjà eu l’occasion de l’apprécier lorsqu’elle portait un autre nom dans une autre maison d’édition. Je savais qu’il serait facile (très facile !) d’être transportée par son histoire. Surtout avec un titre aussi accrocheur !

Salem, c’est l’histoire de Maxine qui se réveille un jour sans le moindre souvenir de sa vie passée, suite à un terrible accident de voiture. La jeune fille essaie tant bien que mal de savoir qui elle était et heureusement, elle ne sera pas très longtemps seule pour cela. Jared, son meilleur ami, son frère de coeur, n’est pas bien loin. Plus étrange que ses souvenirs verrouillés à double tour dans son esprit, Max fait des rêves pour le moins étranges, où elle se retrouve propulsée à une époque antérieure dans la peau d’une autre, lors des fameux procès de Salem. Quel mystère se cache derrière tout ça ?

Quand j’entends “Salem”, ça m’évoque les sorcières et la magie occulte, ça m’évoque une période de l’Histoire sombre où la paranoïa a fait de grands ravages. Eh bien sachez qu’ici, Salem, c’est beaucoup plus que ça. L’auteur a repris cette histoire pour la remodeler à sa sauce, car d’après elle, ces procès n’étaient pas tout à fait ce que l’on en dit…

Commençons déjà par le début. Début que j’ai trouvé un poil trop long à se mettre en place, même s’il nous permet par la suite de découvrir Jared et la grande complicité qu’il partage avec Max. Leur relation m’a rapidement séduite et Jared est un garçon qui déborde de joie de vivre et d’optimisme. Max, avec ou sans souvenirs, n’est pas un petit bout de femme qui se laisse marcher sur les pieds. Son caractère indomptable et sa répugnance à recevoir des ordres délivrent un message de féminisme qui… eh bien qui fait du bien !

Salem n’est pas seulement une histoire de sorcières, loin s’en faut. Dans ce livre, vous croiserez bien des créatures issues de différents folklores et je dois dire que j’ai adoré découvrir ça, notamment chez les lycans et leur système de hiérarchie tout bonnement fascinant. Sur des bases déjà connues, l’auteur a accentué la sauvagerie des créatures, au point d’en faire des humains commandés par des instincts vieux comme le monde.

Vue dans son ensemble, l’intrigue exerce sur le lecteur un irrésistible attrait. Elle est complexe à souhait et se met en place lentement (certains trouveront ça trop lent, ça, c’est une question de goût). Mais finalement, en partant sur des mythes déjà bien connus et souvent abordés dans la littérature, Sandra Triname est parvenue à faire de Salem quelque chose de frais.

À mesure que l’on avance dans l’histoire, le puzzle se construit, les questions trouvent une réponse, et en refermant le livre on se dit que l’auteur a très bien fait son travail, car la construction de cet “univers” a été pensée dans ses moindres détails. Ça a dû demander un travail non négligeable – autant sur les faits historiques que sur l’intrigue en elle-même –. Les indices ne sont jamais distillés au hasard et s’accumulent d’une époque à l’autre, laissant le soin au lecteur de faire les rapprochements lui-même.

Le seul réel bémol que je trouverais à reprocher au roman, ce sont les innombrables fautes d’orthographe. Étant moi-même bêta-lectrice, j’essaie toujours de ne pas être trop regardante quand je lis un livre, mais ici il m’a été difficile de faire l’impasse, parce qu’elles étaient vraiment nombreuses et cassaient mon rythme de lecture. C’est dommage.

En résumé, c’est un one-shot qui envoie du lourd. Les Éditions Plume Blanche commencent fort avec ce titre. Une histoire agrémentée de nombreux mythes et légendes, une intrigue complexe et bien construite, et surtout un voyage dépaysant qui vous fera voir les célèbres procès de Salem avec des yeux totalement différents. Malgré quelques longueurs et de nombreuses coquilles restantes dans le récit, j’ai passé un agréable moment.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/bit-lit/salem-sandra-trimane
Le Pays des Contes, Tome 3 : L'éveil du dragon Le Pays des Contes, Tome 3 : L'éveil du dragon
Chris Colfer   
Troisième tome, et il faut dire qu’à ce stade, j’appréhendais un peu. Le tome 1 avait été une lecture agréable (mais sans plus), le tome 2 un cran au-dessus du premier. Je pensais connaître le plus important, et même si la fin du tome 2 était une torture frustrante à souhait, j’émettais quelques réserves concernant la suite. Je doutais que Chris Colfer puisse faire mieux. Eh bien je me suis montrée bien naïve. Ce troisième volet m’a bluffée, tout simplement. Je ne vais pas tergiverser ou essayer de maintenir un suspens… Y a du bon. Du très, très bon !

Pour ceux qui n’auraient pas lu les tomes précédents, passez vite au paragraphe suivant pour éviter les spoilers. À la fin du Retour de l’Enchanteresse, nos jumeaux s’étaient retrouvés séparés. Alex était restée au pays des contes, tandis que Conner avait dû reprendre le chemin du monde moderne avec sa famille. Nous retrouvons donc Alex, qui entreprend sa formation pour devenir une Bonne Fée, tandis que son frère poursuit ses études sur Terre. Arrive un jour où ce dernier se rend en Allemagne dans le cadre d’un voyage scolaire. Il y découvre trois contes des frères Grimm, dont l’un attire son attention. Persuadé que le pays des contes va devoir faire face à un terrible danger, Conner décide de s’y rendre afin de mettre ses amis en garde. Une armée est en marche, le pays des contes survivra-t-il a cette menace ?

Nouveau tome, nouvelle ambiance. On passe aux quêtes sérieuses et plus sombres que jamais, et je vous avoue que j’ai découvert tout cela avec une joie non dissimulée. Les personnages gagnent encore plus en maturité et prennent des décisions toujours plus lourdes en conséquence ; de nouveaux protagonistes font leur entrée, toujours dans le respect des grands contes classiques. Bref, tout cela contribue à la qualité du roman, au point que je suis restée plus d’une fois la bouche grande ouverte.

L’esprit de Chris Colfer carbure à plein régime. Des idées, il n’en manque pas. Du talent, sa plume en possède, indéniablement. Il s’approprie les univers de chaque conte pour les mêler les uns aux autres et en faire une aventure qui reste dans les mémoires. Cet auteur sait raconter les histoires et il le fait d’une manière merveilleuse.

Puis il y a ses personnages. Les jumeaux évoluent, évidemment, mais ils ne se départissent pas de cette étincelle, ce grain de folie, qui font qu’on les aime tant. D’un tome à l’autre, on les a vu grandir. Ici, ils ne sont plus tout à fait des enfants, mais pas encore des grandes personnes. Si bien qu’ils se retrouvent confrontés à des problèmes autant émotionnels que plus terre à terre. Je n’ai eu aucun mal à me sentir proche d’eux. Alex pour sa douceur, Conner pour son côté versatile… Puis les autres et surtout Rouge qui me tire parfois des éclats de rire, qui m’exaspère autant qu’elle m’attendrit. Car Le pays des contes c’est aussi ça : des personnages attachants, en constante évolution. Certains sont plus vulnérables que d’autres, et chacun tire ses propres leçons des événements.

Enfin, je dirais que le final mérite qu’on en parle. Il est tout bonnement insoutenable, à 7 sur l’échelle de Richter ! Attendez-vous à du très lourd. Au point que vous aurez envie de vous jeter sur la suite sans tarder !

En résumé, L’éveil du dragon est une suite qui a dépassé toutes mes attentes ! Le pays des contes, c’est le genre de saga qui se lit sans faim, qui s’apprivoise sans mal, et qui se dévore sans attendre. Chris Colfer m’a bluffée et m’a laissée sans voix. Et puis en plus d’être divertissante, c’est une série qui donne à réfléchir et qui laisse un arrière-goût de merveilles et de rêveries dans son sillage.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/le-pays-des-contes-tome-1-le-sortilege-perdu-chris-colfer
Le Pays des Contes, Tome 4 : Au-Delà des Royaumes Le Pays des Contes, Tome 4 : Au-Delà des Royaumes
Chris Colfer   

Ô joie, ô bonheur que de reprendre cette saga où je l’avais laissée ! La fin du tome 3 m’a fait l’effet d’un couperet, et c’est pourquoi je remercie sincèrement les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour cette magnifique réception et pour leur confiance. Je n’avais qu’une hâte, celle de retrouver les jumeaux. Mais je ne m’attendais pas à un tel renouveau dans la saga, à cette impression grisante de retrouver des sensations familières, mais en même temps totalement nouvelles. Je pense que pour l’instant, cet opus est le meilleur de toute la série. Et pour cause, Chris Colfer n’a rien fait à moitié !

Attention, ce paragraphe contient quelques spoilers. Ce tome 4 marque un véritable tournant dans l’histoire. Alex est obsédée par l’Homme masqué et est intimement persuadée que ses desseins sont noirs et machiavéliques. Malheureusement, tout le monde ne la soutient pas dans son idée, et une grave erreur provoque la déchéance de la jeune fille. Mais elle est décidée à protéger le pays des contes coûte que coûte, et c’est aidée par son jumeau et par ses amis qu’elle va tenter de mettre un terme aux plans de grandes envergures de l’Homme masqué. Pourra-t-elle agir à temps ?

Rien à redire, cette saga est, selon moi, un incontournable de la littérature jeunesse. Une suite de qualité, dans laquelle il est impossible de s’ennuyer, et qui finalement nous prend véritablement aux tripes tout le long. Après la très bonne surprise du troisième volet, je m’attendais à de l’excellence, et l’auteur a relevé le défi haut la main. Ce que je reprochais dans les opus précédents n’a plus lieu d’être. L’univers est encore plus approfondi, confectionné avec soin. Plus on progresse dans la lecture, et plus Chris Colfer nous en fait voir de toutes les couleurs.

Concernant l’histoire, je n’ai décelé aucun temps mort, je ne me suis jamais ennuyée. On traverse l’intrigue de rebondissement en rebondissement sans se lasser. L’auteur parvient chaque fois à innover et à redonner un second souffle à ses péripéties. Et puis pas de réchauffé ! Après 4 tomes, il parvient encore à surprendre et à fasciner. À croire que son imagination n’est pas prête à se tarir. Il introduit également de nouvelles thématiques qui rendent l’intrigue plus fournie et plus riche en possibilités.

Il y aussi ce plaisir sans cesse redoublé de retrouver les personnages de contes, ces héros et héroïnes qui ont accompagné toute notre enfance et qui exhalent un étrange sentiment de familiarité. À chaque nouvelle histoire, j’esquissais un petit sourire amusé, car sans piétiner les contes populaires, Chris Colfer a ce don naturel de se les approprier et d’en faire quelque chose d’élaboré, de profond, de recherché. J’aime sa façon de manipuler les histoires comme des bibelots fragiles, et de nous inviter à voir les choses sous des perspectives différentes, en amorçant de nouvelles pistes, des personnalités affirmées que l’on finit par imaginer sans mal.

En résumé, je ne suis pas le moins du monde déçue par cette suite. En fait, je suis même restée complètement scotchée ! Des étoiles plein les mirettes, de l’espoir dans le cœur, Chris Colfer a trouvé la recette pour nous tenir accrochés jusqu’à la toute dernière ligne. Il y a énormément de travail derrière tout cela, et avec cette plume enthousiaste et pleine de peps qui se bonifie de tome en tome, je ne me fais aucun souci quant à la suite. Aventures, émotion et frayeurs en perspective !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/le-pays-des-contes-tome-1-le-sortilege-perdu-chris-colfer
Les Adeptes Les Adeptes
Ingar Johnsrud   
Je remercie Cécile ainsi que toute l’équipe de La Bête Noire pour leur confiance ! Vous connaissez mon intérêt pour cette collection, maintenant. Leurs titres m’en mettent chaque fois plein la vue et c’est un bonheur sans cesse renouvelé que de découvrir un nouvel ouvrage ainsi qu’un nouvel auteur. Avec Les adeptes, je m’essayais à un genre que je n’avais encore jamais eu le loisir d’expérimenter : celui du polar nordique. Quoi de mieux que de sortir un peu de sa zone de confort de temps à autre ?

En acceptant de travailler sur une affaire de disparition, Fredrik Beier était loin de s’attendre à pareil remue-ménage. La fille et le petit fils d’une politicienne norvégienne ont disparu, et le commissaire est chargé d’enquêter dessus. L’affaire s’annonçait facile et vite pliée, mais personne n’aurait pu prévoir que les disparus soient membres d’une organisation occulte, un rassemblement de fanatiques nazis déguisé derrière une apparence religieuse nommée « La Lumière de Dieu ». Secte, dérapages politiques et religieux, expérimentations douteuses, sauvagerie à l’état pur… Fredrik Beier a mis les pieds dans un engrenage duquel il n’est pas certain de ressortir indemne.

Je ne savais pas trop à quoi je m’attendais en commençant cette lecture. J’ai été très vite troublée par la complexité de l’intrigue. J’avais peur de me perdre parmi tous ces personnages aux noms à consonance nordique, je craignais de ne pas comprendre toutes les subtilités introduites par l’auteur. Et puis je ne sais trop comment, après une petite centaine de pages, j’ai totalement lâché prise et je me suis laissée gagner par la curiosité et surtout par l’horreur de cette histoire.

Ingar Johnsrud nous embarque dans ce récit complexe, oscillant entre l’implication de la Norvège durant la Seconde Guerre mondiale et l’enquête menée par Freidrik Beier. D’un côté, nous faisons des bonds dans le passé, où on y parle de pureté de la race et de controverse religieuse ; de l’autre, nous suivons Freidrik dans sa recherche de la vérité. Une vérité sombre, bestiale, qu’on préférerait presque ne pas connaître, tant elle est perturbante.

Je ne vous raconte pas mon état d’esprit tout au long de ma lecture. Mon âme sensible a été mise à mal avec ce scénario gore et sans pitié. Les adeptes, c’est de la violence, les dessous de terribles secrets et des chocs à répétition. Cet étalage d’horreurs en tout genre m’a beaucoup perturbée, et j’aurais aimé que l’auteur soit moins suggestif et ménage plus mon pauvre petit cœur. C’est pourquoi je ne destine pas ce roman à n’importe qui. En commençant cet ouvrage, préparez-vous aux scènes de tortures et de sauvagerie, c’est un conseil.

Côté personnages, ils sont bien travaillés, bien brossés, mais comme dans beaucoup de polars ou de thrillers, je n’ai pas ressenti de réel attachement à leur égard. Cependant, ils n’en demeurent pas moins intéressants à suivre.

Je suis ravie d’avoir pu découvrir la plume d’Ingar Johnsrud. Il manipule son intrigue tel un matador, attendant la situation propice pour nous asséner le coup final. En plus de faire appel à des thématiques très fortes, qui résonnent encore dans notre société actuelle, il nous entraîne au cœur d’une enquête qui laisse à bout de souffle.

En résumé, Les adeptes est l’un des titres les plus dérangeants que j’ai pu lire chez La Bête Noire. Un polar brutal qui donne des frissons et instaure le malaise. Ingar Johnsrud a décidé qu’il n’épargnerait pas ses lecteurs, en choisissant des thématiques brûlantes telles que le racisme, le nazisme, la politique et la guerre. Âmes sensibles, s’abstenir ! Ayez les nerfs fermement accrochés avant de vous lancer dans pareil roman…
Les clans Seekers, Tome 2 : Voyageur Les clans Seekers, Tome 2 : Voyageur
Arwen Elys Dayton   
Très grand merci aux éditions Robert Laffont, et surtout à Cécile, qui m’ont permis de découvrir cette saga. Le premier tome m’avait laissée un peu perplexe, car il prenait place à une époque que je ne parvenais pas à situer. En tant que lectrice, j’aime quand tout est clair dès le départ, et il faut dire qu’Arwen Elys Dayton m’avait un peu compliqué la tâche. Ses personnages s’en étaient mêlé, taisant certaines informations, ce qui n’arrangeait rien. J’avais néanmoins pris beaucoup de plaisir en lisant cette histoire, et le tome 2 n’a fait que confirmer mon sentiment de départ : une fois que la machine est lancée, il est impossible de l’arrêter !

Nous retrouvons nos héros juste après les événements du premier volet. D’un côté, nous avons Shinobu, affaibli, blessé, avec Quin à son chevet. De l’autre, John qui a pour instructeur Maud, la Jeune Effraie, qui l’a recueilli et qui le met à l’épreuve. En parallèle, on découvre le passé de Catherine, la mère de John. Ce deuxième tome est placé sous le signe de la quête identitaire, des origines Seekers. Nos héros ont découvert que les causes nobles et louables avaient été remplacées par des desseins monstrueux, alimentés par la soif de pouvoir. Les principes fondamentaux n’existent plus que dans cette nouvelle génération de Seekers, la leur. Comment cette décadence a-t-elle pu se produire ? Quin et Shinobu parviendront-ils à échapper à leurs poursuivants ?

Cette lecture m’a agréablement surprise. J’avoue avoir été perdue au début. Les personnages sont très nombreux, et les souvenirs du premier tome étaient un peu flous. De plus, il est difficile de situer à quelle période de l’Histoire se situe Les Clans Seekers, car le livre mêle l’ancien au moderne, voire à la science-fiction. Pour quelqu’un qui, comme moi, aime savoir où il met les pieds, c’est difficile, car le lecteur est extirpé de sa zone de confort.

Heureusement, le tome 2 est beaucoup plus structuré, avec une maîtrise de l’intrigue et un contexte moins brouillon. Aucune information n’est lâchée au hasard, tout est bien pensé, bien imaginé, bien préparé. L’auteur nous offre enfin un cadre pré-défini, dans lequel le lecteur peut se complaire sans mal. Ce tome 2 confirme ce que je savais déjà plus ou moins : l’univers créé par Arwen Elys Dayton est habile, pittoresque et singulier !

Les personnages ont évolué, muri, et se révèlent très attachants. Le fait de pouvoir être dans les pensées des uns et des autres génère une certaine proximité. Tour à tour, on se retrouve dans la tête de Quin, Shinobu, John, Maud… Ce qui donne l’impression de ne jamais faire du surplace. Les flashbacks de Christine permettent aussi d’éclaire le lecteur sur certaines choses, et ce sont les scènes que j’ai préférées, personnellement.

Tout peut changer d’un chapitre à l’autre. Peu à peu, les pièces du puzzle s’assemblent, dévoilant des enjeux cruciaux. Avec du recul, je m’aperçois que cette histoire sort de l’ordinaire et se distingue nettement des autres romans d’aventure young adult. Je ne me suis jamais ennuyée.

En résumé, ce deuxième volet est bien au-dessus, avec de l’aventure à foison, beaucoup de révélations et une intrigue qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin (surtout à la fin !). Même si l’univers est délicat à appréhender, l’intrigue est portée par un souffle original et des personnages attachants. C’est une lecture que je vous recommande.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult1/les-clans-seekers-tome-1-les-clans-seekers-arwen-elys-dayton
Spice & Wolf, Tome 2 (Roman) Spice & Wolf, Tome 2 (Roman)
Isuna Hasekura   
Encore merci à Guillaume et aux Éditions Ofelbe pour leur confiance. Le premier opus de Spice & Wolf a été une agréable surprise en ce qui me concerne. Cet univers et ses rouages bien huilés m’avaient séduite par leur réalisme. Le seul bémol était que le côté marchandage et finance prenait une place conséquente dans l’intrigue, au point de m’ennuyer par moment. Du coup, c’était ma crainte en entamant l’histoire. Heureusement, cette suite est meilleure, plus fluide et entraînante !

Nous retrouvons Holo et Lawrence dans de nouvelles aventures. La déesse louve est toujours à la recherche d’informations sur ses origines, et son ami est là pour l’aider à en trouver. Après de sacrées aventures dans lesquelles ils ont failli laisser des plumes, le duo prend la direction des terres du Nord, en quête de vérités. Est-ce que le village de Holo existe encore ? De nombreux obstacles les attendent dans ce nouvel opus, entre manigances et secrets, croyances et légendes…

J’ai été ravie de constater que Spice & Wolf faisait partie de ces sagas qui ont tendance à se bonifier avec le temps. Dans cette suite, l’auteur a pris tout ce que j’avais aimé auparavant et l’a habilement transposé. Même si l’aspect financier est toujours bien ancré, il reste en arrière-plan, sans prendre trop de place dans l’intrigue. Il ajoute même une crédibilité supplémentaire à l’histoire, et donne cette impression d’entrer dans un monde fouillé et abouti.

J’ai aimé parcourir ce monde et en apprendre plus sur les religions et les mystères qui alimentent la trame. L’auteur prend vraiment son temps pour instiller cette ambiance plaisante, avec une fluidité qui faisait un peu défaut au premier volet. Le livre se scinde en deux histoires bien distinctes (le tome étant la réunion de deux tomes VO, si je ne dis pas de bêtises), et celles-ci sont très bien amenées, avec un développement et un vrai dénouement. Même si la quête de Holo est le fil conducteur de l’histoire, cette dernière est riche en rebondissements et en aventures diverses. Chaque moment est précieux et se savoure avec délectation. Il y a beaucoup d’émotion sous-jacente, mais aussi des mythes qui méritent d’être connus.

Il n’y a pas le temps de s’ennuyer et l’atmosphère a quelque chose de fascinant. Ne vous attendez pas à de l’action et des combats épiques, ce n’est pas tellement le genre. Comme dans le premier opus, ce tome 2 entraîne le lecteur sereinement mais sûrement sur des sentiers qui nous permettent, l’air de rien, d’emmagasiner beaucoup d’informations concernant l’univers. Je pense qu’il est important de commencer cette saga en ayant tout cela en tête. La lecture n’en sera que plus agréable.

J’ai beaucoup aimé assister – telle une petite souris – à l’évolution des rapports entre Holo et Lawrence. Je m’en doutais déjà depuis le début, mais constater ce rapprochement, c’était très mignon. L’histoire d’amour est plutôt vertueuse, toute en pudeur et sans démonstration ostentatoire. On ne peut pas s’empêcher de s’attendrir des maladresses et des non-dits qui perdurent.

Côté personnages, là encore, ma préférence va à Lawrence que j’ai sincèrement apprécié de retrouver. Pondéré et charmant, il émane de lui quelque chose qui le rend tout de suite attachant. Contrairement à Holo à qui j’aurais bien collé quelques claques sur les oreilles. Son espièglerie et ses manières de chipie – qui m’amusaient tant dans le premier tome – m’ont insupportée. Le mélange fragilité/force aurait pu fonctionner si elle n’était pas aussi… agaçante (c’est le seul mot qui me vient). Heureusement, sa relation émouvante avec Lawrence compense ce qu’elle m’inspire à elle seule.

En résumé, Spice & Wolf, 2 a su me convaincre ! Meilleur que le premier opus, plus abouti et plus axé sur les mythes et les légendes, cette suite vaut la peine d’être lue. Malgré le fait que je ne porte pas Holo dans mon cœur, j’ai vraiment apprécié le voyage et je serais ravie d’en apprendre plus sur ses origines et sur le chemin que prendra sa relation avec Lawrence. Vite la suite !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/spice-wolf-tome-1-isuna-hasekura
Le secret des druides, Tome 1 : L'héritier de Merlin Le secret des druides, Tome 1 : L'héritier de Merlin
Élodie Loisel   
Lorsque l’auteur est venue me trouver pour me proposer son roman, je n’ai hésité qu’une demi milli seconde. Merlin… Légendes arthuriennes… Forêt de Brocéliande… Il n’en fallait pas plus pour attirer mon attention et titiller ma curiosité. De fait, je la remercie infiniment d’avoir pensé à moi pour dévorer et chroniquer son roman !

Kenric est un garçon, tout ce qu’il y a de plus normal. Il vit seulement avec sa mère depuis que son père les a lâchement abandonnés. Un soir, alors qu’il s’apprête à passer un bon moment avec ses amis, il est kidnappé par de drôles de gaillards, puis amené dans une étrange forêt. Lorsque l’on commence à lui parler de druidisme, de magie et tout le toutim, la première réaction du garçon est de rire au nez de tous ces hurluberlus. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il est voué à un avenir exceptionnel, et qu’en lui bouillonne un pouvoir qu’il n’avait jamais soupçonné auparavant.

S’ensuit une aventure initiatique durant laquelle Kenric et d’autres novices vont apprendre tout ce qu’il faut savoir pour devenir des druides dignes de ce nom. D’autant plus que parmi eux se trouve le descendant de Merlin, son Heritier. Kenric – dont le premier réflexe est de fuir à toutes jambes – n’a pas d’autre choix que d’embrasser son destin et se préparer, car des ennemis invisibles grondent et menacent l’équilibre précaire de la forêt de Brocéliande.

Il y a beaucoup de choses qui m’ont charmée dans cette histoire, et je ne sais pas bien par quoi commencer. D’abord, les personnages d’Elodie Loisel. J’admets qu’au début j’ai craint de ne pas réussir à m’attacher à Kenric. Quelle idée aussi de nous dépeindre un sale gosse de 18 ans, rebelle sur les bords à la langue bien pendue ? Arrogant et orgueilleux, Kenric n’est pas ce que l’on pourrait appeler à proprement parler un garçon modèle. Il a un caractère bien trempé, un langage fleuri, et a du mal à laisser son ancienne vie derrière lui pour vivre la nouvelle. Finalement, ce sont toutes ses imperfections qui le rendent sympathique et amusant, car Kenric est un électron libre, et il déteste se voir imposer les choses. Manque de bol, on ne va pas vraiment lui laisser le choix. Avec lui, on ne s’ennuie jamais !

Concernant le décor et la trame, Elodie Loisel a su me conquérir dès les premiers instants. La forêt de Brocéliande, les druides et leurs prénoms poilants, les créatures qui peuplent les environs et la magie qui imprègne chaque pousse… Quel émerveillement ! La plume d’Elodie Loisel nous fait voyager et nous décrit des paysages fabuleux, originaux et empreints d’une féerie sans pareil.

Je ne m’attendais pas du tout à mettre les pieds à notre époque, et de faire face à un héros moderne. L’univers de Merlin l’Enchanteur me fait toujours penser aux périodes médiévales, avec les armes lourdes, la chevalerie et tout ce que ça implique. Dans L’Héritier de Merlin, on a ce mélange moderne/ancien qui marche particulièrement bien et qui fait qu’on s’y croirait presque.

Et puis il y a la plume. Elodie Loisel a tenté quelque chose d’assez risqué, en appuyant bien sur le point de vue omniscient du récit. Elle est comme une conteuse qui prend son lecteur comme disciple et lui relate une histoire en l’agrémentant de petits commentaires cocasses. Ça peut plaire, comme ça ne peut pas plaire. Personnellement, j’ai totalement adhéré à ce choix. J’avais cette impression d’être une privilégiée qui se voit confier les plus grands secrets de l’humanité. Elodie manie les mots comme personne et nous parle comme à un ami, créant ainsi une proximité très appréciable.

En résumé, je vous conseille L’Héritier de Merlin pour tout plein de raisons : les personnages incontrôlables, l’intrigue originale et bien ficelée, le récit très imagé et surtout la plume bien maniée et pleine d’humour. Ce premier tome ne manque pas de secrets, de rebondissements, et j’ai eu du mal à m’en défaire pour passer à autre chose.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/le-secret-des-druides-elodie-loisel
Log Horizon, Tome 2 : Le couronnement du Roi Gobelin Log Horizon, Tome 2 : Le couronnement du Roi Gobelin
Touno Mamare   
Très grand merci à Guillaume et aux éditions Ofelbe pour cette belle lecture ! Le premier tome de Log Horizon a été mon baptême des Light Novels. Il m’avait tout bonnement conquise, et j’étais impatiente de lire la suite, pour retrouver Shiroe et tous les autres. Dans cette suite, Mamare Touno fait les choses un peu différemment, mais ça ne m’a pas empêchée de me délecter !

Dans Premiers pas dans un autre monde, nous laissions Shiroe, Akatsuki et Naotsugu après la création de leur guilde, Log Horizon. Notre héros nous avait éblouis en déployant sa ruse et son tact, donnant ainsi un nouvel essor à la ville d’Akiba. Depuis, quelques mois sont passés, les joueurs sont toujours coincés dans le jeu, et doivent s’organiser. Shiroe reçoit une invitation des Continentaux, ces PNJ que chacun pensait dénués de personnalité et de libre arbitre. C’est alors que le groupe se scinde en deux. D’un côté, Shiroe, Crusty et Akatsuki répondent favorablement à l’invitation et partent pour le Palais des glaces éternelles ; de l’autre, Nyanta, Marielle, Tohya, Minori et bien d’autres se rendent au bord de la mer pour entraîner les plus bas niveaux, afin qu’ils puissent survivre dans cette jungle qu’est Elder Tale.

Impossible de commencer cette chronique sans parler du livre en temps qu’objet. Je suis toujours sidérée par la profusion de détails, de dessins et de compléments qu’offre l’ouvrage. Le roman précédent m'avait laissé des souvenirs tenaces, mais je craignais tout de même d’être un peu perdue – il s’en est passé des choses dans ma vie, depuis ma lecture du tome 1. Heureusement, je n’ai eu aucun mal à replonger dans Elder Tale grâce aux annexes au début et à la fin du livre.

L’ambiance ici est différente. Si dans le premier volet, on était plus dans la découverte, Mamare Touno passe un cran au-dessus avec Le couronnement du roi gobelin. Pas le temps de lambiner, on passe aux choses sérieuses. J’ai vite constaté que mon intérêt fluctuait en fonction de la narration. J’ai particulièrement aimé les passages au camp d’entraînement, où les incertitudes de nos débutants sont palpables. Ceux-ci partent à l’assaut d’un donjon et essuient des difficultés qui les laissent relativement affaiblis. Ésseulés, ils n’ont pas d’autre choix que de s’accrocher pour s’améliorer et monter en niveau. On est loin du premier tome et de ses joueurs expérimentés à qui tout réussit.

Hélas, j’ai eu un peu plus de mal à suivre les scènes chez les Continentaux, où le rythme est plus lent et plus paresseux. On y parle politique, bals et autres ronds de jambe ; autant dire que ces passages sont aux antipodes des aventures vécues par Tohya, Minori et les autres jeunes joueurs.

La seconde partie marque le moment où j’ai commencé à me régaler pour de bon. Plus d’action et de rebondissements, c’est comme si on venait de grimper une montagne pour la descendre ensuite joyeusement en luge. La lecture se fait plus entraînante et plus addictive.

Le récit nous propose un nouveau chemin, bien différent de ce que l’on a connu. Bien sûr, le côté jeu vidéo est toujours bien présent, et j’avoue que c’est ce que j’aime le plus dans cette saga. Sans surprise, je me suis régalée en assistant aux bonnes bagarres et aux stratégies mises en place sur le terrain. L'auteur s'attarde sur le jeu et ses subtilités, et on sent que c’est maîtrisé, on a presque l’impression d’être derrière son téléviseur, en train d’appuyer sur les boutons d’une manette de console. Elder Tale, ce jeu vidéo grandeur nature, possède ses spécificités et se révèle toujours plus passionnant.

La force de ce livre, c'est la facilité avec laquelle on peut s'imaginer les lieux, les scènes et les personnages. Grâce au récit déjà, qui n'est pas départi d'une plume habile, mais également grâce aux dessins qui illustrent très bien certains moments forts de l'histoire.

En résumé, Le couronnement du roi gobelin est une lecture originale. Je me réjouis d’avoir découvert cette saga, car je ne me lasse pas d’Elder Tale et de ses particularités. Log Horizon a ses complexités, mais une fois passées les quelques longueurs de ce tome 2, on se régale. L’intrigue se tisse lentement, mais sûrement. J’attends impatiemment de lire la suite.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/log-horizon-tome-1-premiers-pas-dans-un-autre-monde-mamare-touno-kazuhiro-hara
Runes, Tome 2 : Immortels Runes, Tome 2 : Immortels
Ednah Walters   
Je remercie l’auteur, ainsi que Laure Valentin, pour ce service presse et pour leur confiance. Après la fin intolérable du premier volet, j’étais bien contente de recevoir la suite aussi rapidement, même s’il m’a fallu attendre quelques mois avant de me plonger dedans. Je suis toujours un peu frileuse lorsque la romance tient une grande place dans un récit paranormal. J’ai cette crainte que l’un prenne le pas sur l’autre, au point de rendre ça frustrant. Runes fait partie de ces sagas où je ne nourris pas cette réticence. Ednah Walters a un don pour marier l’histoire d’amour à la mythologie nordique. Immortels est même meilleur que le premier tome, pour mon plus grand bonheur !

Nous retrouvons Raine quelques semaines après les derniers événements. Rappelez-vous, les Nornes lui avaient fait le sale coup du siècle en effaçant la mémoire de Torin. Leur histoire d’amour… pffft, disparue ! Les moments passés ensemble… pareil ! Autant dire que la jeune fille a du pain sur la planche pour le reconquérir, car les filles de son lycée s’agglutinent sur lui comme des abeilles sur du miel. À côté de cela, notre héroïne a définitivement les Nornes dans le nez, et doit également entamer sa formation pour devenir une Immortelle, puis une Valkyrie. N’oublions pas son père avec qui elle souhaite rattraper le temps perdu. En bref, elle a énormément de choses à penser, sans parler des Nornes qui souhaitent la recruter. Mais pourquoi tant d’insistance ? Et jusqu’où sont-elles capables d’aller pour arriver à leurs fins ?

J’ai tellement, TELLEMENT, envie d’en dire plus ! Cette suite est tout ce que j’attendais. J’avais aimé le premier tome que je trouvais très prometteur. Mais j’étais très loin de m’imaginer autant d’intrigues, de conflits, de mystères, de trahisons et de sentiments. Un fabuleux cocktail qui nous maintient en haleine jusqu’à la fin.

Je diviserai ma chronique, car pour moi, il y a deux parties bien distinctes dans le roman. D’abord la première qui cible la relation de Raine et Torin. Celle-ci met en place bon nombre de stratagèmes pour faire remonter ses souvenirs à sa conscience, mais elle ne part pas gagnante. On retrouve bien sûr le Torin du début, un brin moqueur, toujours amusé par l’héroïne, et diablement attirant ! Je ne sais pas comment Ednah Walters s’y prend, mais chaque fois qu’il apparaît, mon cœur s’emballe. J’adore ce personnage, son intensité, son charisme… tout !

Cette première partie est placée sous le signe de la sensualité. À certains moments, j’en avais des frissons. Torin et Raine formaient un couple hors du commun, mais est-ce que l’auteur sera suffisamment sadique pour les empêcher de se retrouver comme avant ? C’est toute la question… J'ai plus accroché à la première moitié du livre, même si la deuxième n’est pas en reste.

La deuxième partie nous ouvre les portes d’une mythologie très bien amenée, originale et fascinante. On y voit plus clair concernant les Valkyries, les Immortels et les Dieux. Ednah Walters n’est pas avare en révélations et répond à beaucoup de questions que je me posais depuis le tome 1. J’ai beaucoup aimé l’aspect magique et le passage de l’humanité à l'immortalité…

Quant aux personnages, je ne reviendrai pas sur Torin – même si j’en ai bien envie, ralala – et je parlerai donc de notre héroïne qui m’a bien bluffée. On redécouvre une Raine caractérielle (ce que j’avais oublié) qui n'a jamais la langue dans sa poche. Il est facile de se retrouver en elle. C’est le personnage au grand coeur. Lorsqu'elle aime quelqu'un, elle a tendance à voir le bien en toutes circonstances, quitte à se fourvoyer. Ça lui vaut quelques erreurs, mais on lui pardonne sans problème.

En revanche, je marchais sur des œufs avec ses amis, Eirik et Cora. Il faut dire que j’avais déjà beaucoup de mal dans Runes, mais dans cette suite, mon antipathie s’est démultipliée. Je les ai trouvés peu fiables et impossibles à cerner. Eirik, très en retrait dans le tome 1, devient assez central, mais il est là sans vraiment l'être, en fait. On ne sait pas très bien ce qu’il pense et ce qu’il attend de Raine. Il y a toujours ce fantôme de triangle amoureux qui plane au-dessus de lui, même si à certains moments, je n’en étais plus vraiment sûre. En fait, Eirik est tellement bizarre que j’ignore complètement ce que l’auteur souhaite faire de ce personnage. Concernant Cora, elle n'a jamais été plus puérile que dans ce volet. Même si on a bien une explication de ses agissements sur le fin. Ces deux-là m'ont laissé un drôle de sentiment avec leur comportement étrange – tantôt distants, tantôt intrusifs –, si bien que je n'ai pas su m'attacher à eux.

Beaucoup de mystères s'entrelacent. Certains dénouements sont assez évidents et d'autres plus complexes, ce qui m’a encouragé à poursuivre la lecture. Personne n'est au-dessus de tout soupçon, je me suis méfiée de tout le monde, j’en venais à suspecter le moindre personnage qui faisait son entrée. J'avais même mes propres hypothèses qui se sont finalement révélées… complètement fausses ! L'auteur est très maligne, elle fait de la rétention d'informations, pour ensuite faire exploser la fin comme un feu d’artifice.

En résumé, Immortels est une suite à la hauteur qui a dépassé toutes mes attentes. Ce tome 2 décoiffe et j’attends la suite en rongeant péniblement mon frein. Même si cette saga à ses imperfections, Ednah Walters nous offre une histoire d’une grande richesse, avec une trame élaborée et une mythologie sans limites.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance-paranormale/runes-tome-1-runes-ednah-walters
Les McGregors, Tome 2 : L'Offre Les McGregors, Tome 2 : L'Offre
Karina Halle   
Je remercie Mélusine ainsi que les éditions Hugo Roman pour cette très attendue réception. L’Offre, premier opus de la saga Les McGregor, m’a beaucoup plu avec son triangle amoureux surprenant et son compte à rebours addictif. L’attachée de presse de la maison d’édition a eu la gentillesse de m’envoyer la suite, et j’étais aux anges. Pour que vous compreniez, ce tome 2 reprend après les événements du tome 1 où nous suivions Linden et Stephanie, sauf que nous ne sommes plus de leur point de vue, mais de celui de Nicola (une des meilleures amies de Stephanie) et Bram (le frère aîné de Linden). Et même si cette suite est très différente, elle n’en demeure pas moins terriblement accrocheuse. J’ai englouti ce roman avec une véracité rare !

Nicola est une mère célibataire. Elle joint péniblement les deux bouts depuis que le père de sa fille l’a quittée. Les choses empirent le jour où son patron la licencie. Comment payer le loyer, les courses, les factures et subvenir aux besoins de sa fille sans travail ? Et lorsqu’elle découvre que cette dernière est malade et que le traitement va lui coûter la peau des fesses, que faire ? La solution finit par s’imposer d’elle-même : Bram McGregor. Après un ancien flirt qui s’est mal terminé, Bram lui propose d’emménager dans un de ses appartements le temps qu’elle retombe sur ses pieds. Acculée, la jeune femme n’a pas d’autre choix que d’accepter, même si Bram ne lui inspire que du mépris aux premiers abords. Devenus voisins, ces deux-là vont devoir apprendre à cohabiter, entre les aventures d’un soir de Bram qui passent son palier comme dans une auberge espagnole et les joies simples d’une mère et de sa petite fille.

Je n’ai eu aucun mal à plonger dans cette nouvelle histoire. D’abord parce qu’il m’a permis de savoir ce qu’il advenait de Stephanie et Linden, mais aussi parce que Nicola est une héroïne qui m’a sincèrement touchée. Sa situation n’est pas facile, mais l’amour qu’elle voue à sa fille est plus fort que le reste. C’est une héroïne dans l’air du temps, qui touchera beaucoup de femmes et de jeunes femmes d’aujourd’hui.

Concernant Bram, il m’a presque immédiatement inspiré de l’antipathie. Je pense que j’étais tellement en phase avec Nicola, que je ressentais ce qu’elle ressentait. Dès le début, il laisse une impression épouvantable dans son sillage. Bourreau des coeurs, coureur de jupons, Casanova, enjôleur… les mots ne manquent pas pour le définir. Et comme j’ai beaucoup de mal avec ce genre d’hommes dans la vie de tous les jours, ça n’a pas vraiment aidé. Heureusement, Bram est un personnage qui cache beaucoup de fêlures (certaines pour le moins inattendues), et lorsqu’on se donne la peine de gratter un peu la surface, on découvre quelqu’un qui gagne à être connu. Bon, il reste évidemment dans la lignée des McGregor, puisqu’il se montre assez cru dans sa manière de parler. Bram n’est pas du genre à mâcher ses mots. Comme Linden.

Karina Halle nous offre une alternance de points de vue, et j’ai vraiment apprécié me retrouver dans la tête de Nicola et Bram. Ce sont des héros qui ont besoin d’apprendre de leurs erreurs. Ils se cassent la figure deux ou trois fois avant d’évoluer, de grandir. Tout ne se fait pas d’un coup de baguette magique, le chemin est long et périlleux jusqu’à l’aboutissement. Pour ça, je dois dire que la surprise a été totale. Moi qui croyais tout savoir, tout comprendre, je me suis trouvée vraiment bête de ne pas avoir deviné le grand secret de Bram. Tout simplement parce que j’ignorais qu’il cachait quelque chose de plus enfoui que ses ambitions cachées. Cette révélation met toute l’intrigue sens dessus dessous. En tant que lectrice, je me suis sentie trahie, flouée, abusée. Dans ces instants-là, on en vient sérieusement à douter d’une issue heureuse, car la vérité remet tout en question et il faut pouvoir l’encaisser. En conclusion, lectrice, ne sous-estime par Bram McGregor, il est de ses personnages qui n’en finissent pas de surprendre.

La plume est toujours aussi chouette. La magie a opéré sans mal avec moi. Le style est très simple, mais foutrement efficace ! Par contre, je n’ai pas adhéré à la vulgarité, qui est inutile, à mon sens ; les mots qui sont parfois employés jurent dans le récit. Heureusement, c’est beaucoup moins présent que dans le premier opus.

En résumé, L’offre est une suite dans la même lignée que le premier opus, avec une histoire piquante et dans l’air du temps. J’ai plongé sans mal dans cette romance. Même si Bram n’est pas le héros que j’attendais, j’ai pu faire l’expérience de l’ascenseur émotionnel final, et je me suis attachée sans problème à Nicola et sa Ava. J’en redemande et je suis certaine que le troisième opus – où le cousin des frères McGregor sera à l’honneur, cette fois-ci – va m’en faire voir de toutes les couleurs !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance/le-pacte-karina-halle