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Le Secret de l'inventeur, Tome 2 : L'Énigme du magicien Le Secret de l'inventeur, Tome 2 : L'Énigme du magicien
Andrea Cremer   
Un très grand merci à Emily et les Éditions Lumen pour cet envoi et leur confiance. Le premier opus de cette saga a été pour moi un ravissement. N’étant pas familière avec le steampunk, ça a été une totale découverte en ce qui me concerne, et la plume d’Andrea Cremer avait contribué à me faire adorer l’univers un peu rétro. L’Énigme du magicien n’a pas fait exception à la règle. Je me suis régalé tout le long dans ma lecture, même si j’ai trouvé le premier tome un poil au-dessus de celui-ci.

Dans Rébellion, nous quittions Charlotte, Linette, Grave et les autres après l’explosion des Catacombes, l’unique endroit que l’héroïne considérait comme son foyer. La jeune fille est épuisée par toutes ses aventures et même assez dépassée. Le protocole veut qu’elle gagne La Nouvelle-Orléans, là où le cœur de la Rébellion se trouve. Mais dans ce voyage, Charlotte va perdre des plumes. Jack et Ashley ne sont plus là pour la guider comme ils l’ont toujours fait, elle est seule face à ses décisions, et la vie d’enfants repose sur ses frêles épaules. Et même si La Nouvelle-Orléans constitue son unique échappatoire, Charlotte n’est pas sûre d’y trouver exactement ce qu’elle cherche…

Eh bien, eh bien ! Je piétinais en attendant de retrouver Charlotte et les autres. La fin m’avait laissée comme une boule de nerfs, et en voyant la couverture de cette suite… j’ai fondu tel un chocolat sur un grill ! Il est rare que je trouve les couvertures VF plus réussies que les originales, mais là, Lumen Editions a fait un travail formidable et s’est surpassé. Cette illustration est un petit bijou qu’on ne se lasse pas de regarder.

Comme dans le premier opus, il m'a fallu un petit moment pour entrer dans l'histoire. Ce n'est qu'à la moitié du roman que je me suis retrouvée submergée par une atmosphère tout en tension. Déjà que Rébellion était crispant à certains moments, ici, je me suis surprise à retenir mon souffle (surtout dans la scène de la gare, qui est quand même extrême).

Dans l'Énigme du magicien, les frontières entre rêve et réalité, magies et sciences, illusions et envoûtements, n'ont jamais été aussi minces. On savoure également un mélange entre les mondanités et les épreuves difficiles de l'existence. Au lieu de perdre le lecteur, ce contraste offre de nouvelles perspectives, et c’est quelque chose que j’avais déjà grandement apprécié dans le tome 1. À travers l'esprit de plus en plus mature de Charlotte, cet Empire prend une envergure inattendue.

Le récit est plein de charme, la plume, capiteuse, dépeint merveilleusement bien un univers de steampunk qui n'a pas son pareil. La poésie se cache partout dans le récit, et l'imagination d'Andrea Crémer est sans bornes. Je suis toujours aussi impressionnée par son aisance quand il s’agit de manier les rouages de l’Empire britannique. Le monde alternatif est extrêmement vaste et paraît, aux premiers abords, sans limites et foisonnant de possibilités. En tant que lectrice, je n'ai pas l'impression d'avoir découvert la moitié des secrets de ce monde unique en son genre.

Charlotte change à vue d’œil, aussi ! C’est une héroïne plus mûre et plus prudente qui se voit confier des responsabilités qu'elle n'a jamais demandées. Sa position est plus que déstabilisante. Elle se retrouve en terrain inconnu et la vie de plusieurs personnes dépend de ses décisions. Les obstacles qu’ils doivent franchir sont très différents les uns des autres. L'auteur jour sans arrêt sur les styles, les genres, les épreuves. C'est une intrigue sans cesse renouvelée.

Si le triangle amoureux ne tenait pas une grande place dans le tome 1, ici, choisir entre ces deux prétendants est au cœur des préoccupations de la jeune fille. Je n'ai pas encore tout à fait décidé si cet aspect de l'intrigue me dérangeait, toujours est-il qu'on fait face à une héroïne moins sûre de ses sentiments et qui teste un peu ses limites. J'attends de voir si l'auteur va mettre fin à ce jeu du chat et la souris à temps.

Les faits historiques remaniés par Andrea Crémer sont tout bonnement fascinants. Elle nous laisse entrapercevoir ce qui aurait pu être si la guerre s'était déroulée d'une autre manière. Mon intérêt n’a fait que s’accroître au fur et à mesure. Pour être tout à fait honnête, j'ai trouvé la fin et les passages sur la fuite de Charlotte vers La Nouvelle-Orléans plus captivants que le reste. Chaque scène a son importance et apporte son lot de réponses, mais j’ai eu l’impression que ce tome 2 était comme une transition, un pont reliant le tome 1 du tome 3. Il y a toujours beaucoup d’action, mais moins de révélations. Même si la fin… Olalala, la fin ! Les toutes dernières phrases m’ont tiré un gémissement de frustration. J’aurais voulu rester un tout petit peu plus longtemps. Même quelques minutes ! L’auteur a gardé cette carte dans sa manche et a parfaitement réussi son coup…

En résumé, L’Énigme du magicien est une bonne suite, même si ma préférence va pour le premier opus. L’univers est toujours aussi bien exploité, avec des enjeux captivants. La suite et fin de cette saga atypique promet d’être tout feu tout flamme, et j’attends ça avec impatience !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/february-10th-2016
Les Clans Seekers, Tome 2 Les Clans Seekers, Tome 2
Arwen Elys Dayton   
Très grand merci aux éditions Robert Laffont, et surtout à Cécile, qui m’ont permis de découvrir cette saga. Le premier tome m’avait laissée un peu perplexe, car il prenait place à une époque que je ne parvenais pas à situer. En tant que lectrice, j’aime quand tout est clair dès le départ, et il faut dire qu’Arwen Elys Dayton m’avait un peu compliqué la tâche. Ses personnages s’en étaient mêlé, taisant certaines informations, ce qui n’arrangeait rien. J’avais néanmoins pris beaucoup de plaisir en lisant cette histoire, et le tome 2 n’a fait que confirmer mon sentiment de départ : une fois que la machine est lancée, il est impossible de l’arrêter !

Nous retrouvons nos héros juste après les événements du premier volet. D’un côté, nous avons Shinobu, affaibli, blessé, avec Quin à son chevet. De l’autre, John qui a pour instructeur Maud, la Jeune Effraie, qui l’a recueilli et qui le met à l’épreuve. En parallèle, on découvre le passé de Catherine, la mère de John. Ce deuxième tome est placé sous le signe de la quête identitaire, des origines Seekers. Nos héros ont découvert que les causes nobles et louables avaient été remplacées par des desseins monstrueux, alimentés par la soif de pouvoir. Les principes fondamentaux n’existent plus que dans cette nouvelle génération de Seekers, la leur. Comment cette décadence a-t-elle pu se produire ? Quin et Shinobu parviendront-ils à échapper à leurs poursuivants ?

Cette lecture m’a agréablement surprise. J’avoue avoir été perdue au début. Les personnages sont très nombreux, et les souvenirs du premier tome étaient un peu flous. De plus, il est difficile de situer à quelle période de l’Histoire se situe Les Clans Seekers, car le livre mêle l’ancien au moderne, voire à la science-fiction. Pour quelqu’un qui, comme moi, aime savoir où il met les pieds, c’est difficile, car le lecteur est extirpé de sa zone de confort.

Heureusement, le tome 2 est beaucoup plus structuré, avec une maîtrise de l’intrigue et un contexte moins brouillon. Aucune information n’est lâchée au hasard, tout est bien pensé, bien imaginé, bien préparé. L’auteur nous offre enfin un cadre pré-défini, dans lequel le lecteur peut se complaire sans mal. Ce tome 2 confirme ce que je savais déjà plus ou moins : l’univers créé par Arwen Elys Dayton est habile, pittoresque et singulier !

Les personnages ont évolué, muri, et se révèlent très attachants. Le fait de pouvoir être dans les pensées des uns et des autres génère une certaine proximité. Tour à tour, on se retrouve dans la tête de Quin, Shinobu, John, Maud… Ce qui donne l’impression de ne jamais faire du surplace. Les flashbacks de Christine permettent aussi d’éclaire le lecteur sur certaines choses, et ce sont les scènes que j’ai préférées, personnellement.

Tout peut changer d’un chapitre à l’autre. Peu à peu, les pièces du puzzle s’assemblent, dévoilant des enjeux cruciaux. Avec du recul, je m’aperçois que cette histoire sort de l’ordinaire et se distingue nettement des autres romans d’aventure young adult. Je ne me suis jamais ennuyée.

En résumé, ce deuxième volet est bien au-dessus, avec de l’aventure à foison, beaucoup de révélations et une intrigue qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin (surtout à la fin !). Même si l’univers est délicat à appréhender, l’intrigue est portée par un souffle original et des personnages attachants. C’est une lecture que je vous recommande.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult1/les-clans-seekers-tome-1-les-clans-seekers-arwen-elys-dayton
Spice & Wolf, Tome 2 (Roman) Spice & Wolf, Tome 2 (Roman)
Isuna Hasekura   
Encore merci à Guillaume et aux Éditions Ofelbe pour leur confiance. Le premier opus de Spice & Wolf a été une agréable surprise en ce qui me concerne. Cet univers et ses rouages bien huilés m’avaient séduite par leur réalisme. Le seul bémol était que le côté marchandage et finance prenait une place conséquente dans l’intrigue, au point de m’ennuyer par moment. Du coup, c’était ma crainte en entamant l’histoire. Heureusement, cette suite est meilleure, plus fluide et entraînante !

Nous retrouvons Holo et Lawrence dans de nouvelles aventures. La déesse louve est toujours à la recherche d’informations sur ses origines, et son ami est là pour l’aider à en trouver. Après de sacrées aventures dans lesquelles ils ont failli laisser des plumes, le duo prend la direction des terres du Nord, en quête de vérités. Est-ce que le village de Holo existe encore ? De nombreux obstacles les attendent dans ce nouvel opus, entre manigances et secrets, croyances et légendes…

J’ai été ravie de constater que Spice & Wolf faisait partie de ces sagas qui ont tendance à se bonifier avec le temps. Dans cette suite, l’auteur a pris tout ce que j’avais aimé auparavant et l’a habilement transposé. Même si l’aspect financier est toujours bien ancré, il reste en arrière-plan, sans prendre trop de place dans l’intrigue. Il ajoute même une crédibilité supplémentaire à l’histoire, et donne cette impression d’entrer dans un monde fouillé et abouti.

J’ai aimé parcourir ce monde et en apprendre plus sur les religions et les mystères qui alimentent la trame. L’auteur prend vraiment son temps pour instiller cette ambiance plaisante, avec une fluidité qui faisait un peu défaut au premier volet. Le livre se scinde en deux histoires bien distinctes (le tome étant la réunion de deux tomes VO, si je ne dis pas de bêtises), et celles-ci sont très bien amenées, avec un développement et un vrai dénouement. Même si la quête de Holo est le fil conducteur de l’histoire, cette dernière est riche en rebondissements et en aventures diverses. Chaque moment est précieux et se savoure avec délectation. Il y a beaucoup d’émotion sous-jacente, mais aussi des mythes qui méritent d’être connus.

Il n’y a pas le temps de s’ennuyer et l’atmosphère a quelque chose de fascinant. Ne vous attendez pas à de l’action et des combats épiques, ce n’est pas tellement le genre. Comme dans le premier opus, ce tome 2 entraîne le lecteur sereinement mais sûrement sur des sentiers qui nous permettent, l’air de rien, d’emmagasiner beaucoup d’informations concernant l’univers. Je pense qu’il est important de commencer cette saga en ayant tout cela en tête. La lecture n’en sera que plus agréable.

J’ai beaucoup aimé assister – telle une petite souris – à l’évolution des rapports entre Holo et Lawrence. Je m’en doutais déjà depuis le début, mais constater ce rapprochement, c’était très mignon. L’histoire d’amour est plutôt vertueuse, toute en pudeur et sans démonstration ostentatoire. On ne peut pas s’empêcher de s’attendrir des maladresses et des non-dits qui perdurent.

Côté personnages, là encore, ma préférence va à Lawrence que j’ai sincèrement apprécié de retrouver. Pondéré et charmant, il émane de lui quelque chose qui le rend tout de suite attachant. Contrairement à Holo à qui j’aurais bien collé quelques claques sur les oreilles. Son espièglerie et ses manières de chipie – qui m’amusaient tant dans le premier tome – m’ont insupportée. Le mélange fragilité/force aurait pu fonctionner si elle n’était pas aussi… agaçante (c’est le seul mot qui me vient). Heureusement, sa relation émouvante avec Lawrence compense ce qu’elle m’inspire à elle seule.

En résumé, Spice & Wolf, 2 a su me convaincre ! Meilleur que le premier opus, plus abouti et plus axé sur les mythes et les légendes, cette suite vaut la peine d’être lue. Malgré le fait que je ne porte pas Holo dans mon cœur, j’ai vraiment apprécié le voyage et je serais ravie d’en apprendre plus sur ses origines et sur le chemin que prendra sa relation avec Lawrence. Vite la suite !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/spice-wolf-tome-1-isuna-hasekura
Le secret des druides, Tome 1 : L'héritier de Merlin Le secret des druides, Tome 1 : L'héritier de Merlin
Élodie Loisel   
Lorsque l’auteur est venue me trouver pour me proposer son roman, je n’ai hésité qu’une demi milli seconde. Merlin… Légendes arthuriennes… Forêt de Brocéliande… Il n’en fallait pas plus pour attirer mon attention et titiller ma curiosité. De fait, je la remercie infiniment d’avoir pensé à moi pour dévorer et chroniquer son roman !

Kenric est un garçon, tout ce qu’il y a de plus normal. Il vit seulement avec sa mère depuis que son père les a lâchement abandonnés. Un soir, alors qu’il s’apprête à passer un bon moment avec ses amis, il est kidnappé par de drôles de gaillards, puis amené dans une étrange forêt. Lorsque l’on commence à lui parler de druidisme, de magie et tout le toutim, la première réaction du garçon est de rire au nez de tous ces hurluberlus. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il est voué à un avenir exceptionnel, et qu’en lui bouillonne un pouvoir qu’il n’avait jamais soupçonné auparavant.

S’ensuit une aventure initiatique durant laquelle Kenric et d’autres novices vont apprendre tout ce qu’il faut savoir pour devenir des druides dignes de ce nom. D’autant plus que parmi eux se trouve le descendant de Merlin, son Heritier. Kenric – dont le premier réflexe est de fuir à toutes jambes – n’a pas d’autre choix que d’embrasser son destin et se préparer, car des ennemis invisibles grondent et menacent l’équilibre précaire de la forêt de Brocéliande.

Il y a beaucoup de choses qui m’ont charmée dans cette histoire, et je ne sais pas bien par quoi commencer. D’abord, les personnages d’Elodie Loisel. J’admets qu’au début j’ai craint de ne pas réussir à m’attacher à Kenric. Quelle idée aussi de nous dépeindre un sale gosse de 18 ans, rebelle sur les bords à la langue bien pendue ? Arrogant et orgueilleux, Kenric n’est pas ce que l’on pourrait appeler à proprement parler un garçon modèle. Il a un caractère bien trempé, un langage fleuri, et a du mal à laisser son ancienne vie derrière lui pour vivre la nouvelle. Finalement, ce sont toutes ses imperfections qui le rendent sympathique et amusant, car Kenric est un électron libre, et il déteste se voir imposer les choses. Manque de bol, on ne va pas vraiment lui laisser le choix. Avec lui, on ne s’ennuie jamais !

Concernant le décor et la trame, Elodie Loisel a su me conquérir dès les premiers instants. La forêt de Brocéliande, les druides et leurs prénoms poilants, les créatures qui peuplent les environs et la magie qui imprègne chaque pousse… Quel émerveillement ! La plume d’Elodie Loisel nous fait voyager et nous décrit des paysages fabuleux, originaux et empreints d’une féerie sans pareil.

Je ne m’attendais pas du tout à mettre les pieds à notre époque, et de faire face à un héros moderne. L’univers de Merlin l’Enchanteur me fait toujours penser aux périodes médiévales, avec les armes lourdes, la chevalerie et tout ce que ça implique. Dans L’Héritier de Merlin, on a ce mélange moderne/ancien qui marche particulièrement bien et qui fait qu’on s’y croirait presque.

Et puis il y a la plume. Elodie Loisel a tenté quelque chose d’assez risqué, en appuyant bien sur le point de vue omniscient du récit. Elle est comme une conteuse qui prend son lecteur comme disciple et lui relate une histoire en l’agrémentant de petits commentaires cocasses. Ça peut plaire, comme ça ne peut pas plaire. Personnellement, j’ai totalement adhéré à ce choix. J’avais cette impression d’être une privilégiée qui se voit confier les plus grands secrets de l’humanité. Elodie manie les mots comme personne et nous parle comme à un ami, créant ainsi une proximité très appréciable.

En résumé, je vous conseille L’Héritier de Merlin pour tout plein de raisons : les personnages incontrôlables, l’intrigue originale et bien ficelée, le récit très imagé et surtout la plume bien maniée et pleine d’humour. Ce premier tome ne manque pas de secrets, de rebondissements, et j’ai eu du mal à m’en défaire pour passer à autre chose.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/le-secret-des-druides-elodie-loisel
Log Horizon, Tome 2 : Le couronnement du Roi Gobelin Log Horizon, Tome 2 : Le couronnement du Roi Gobelin
Touno Mamare   
Très grand merci à Guillaume et aux éditions Ofelbe pour cette belle lecture ! Le premier tome de Log Horizon a été mon baptême des Light Novels. Il m’avait tout bonnement conquise, et j’étais impatiente de lire la suite, pour retrouver Shiroe et tous les autres. Dans cette suite, Mamare Touno fait les choses un peu différemment, mais ça ne m’a pas empêchée de me délecter !

Dans Premiers pas dans un autre monde, nous laissions Shiroe, Akatsuki et Naotsugu après la création de leur guilde, Log Horizon. Notre héros nous avait éblouis en déployant sa ruse et son tact, donnant ainsi un nouvel essor à la ville d’Akiba. Depuis, quelques mois sont passés, les joueurs sont toujours coincés dans le jeu, et doivent s’organiser. Shiroe reçoit une invitation des Continentaux, ces PNJ que chacun pensait dénués de personnalité et de libre arbitre. C’est alors que le groupe se scinde en deux. D’un côté, Shiroe, Crusty et Akatsuki répondent favorablement à l’invitation et partent pour le Palais des glaces éternelles ; de l’autre, Nyanta, Marielle, Tohya, Minori et bien d’autres se rendent au bord de la mer pour entraîner les plus bas niveaux, afin qu’ils puissent survivre dans cette jungle qu’est Elder Tale.

Impossible de commencer cette chronique sans parler du livre en temps qu’objet. Je suis toujours sidérée par la profusion de détails, de dessins et de compléments qu’offre l’ouvrage. Le roman précédent m'avait laissé des souvenirs tenaces, mais je craignais tout de même d’être un peu perdue – il s’en est passé des choses dans ma vie, depuis ma lecture du tome 1. Heureusement, je n’ai eu aucun mal à replonger dans Elder Tale grâce aux annexes au début et à la fin du livre.

L’ambiance ici est différente. Si dans le premier volet, on était plus dans la découverte, Mamare Touno passe un cran au-dessus avec Le couronnement du roi gobelin. Pas le temps de lambiner, on passe aux choses sérieuses. J’ai vite constaté que mon intérêt fluctuait en fonction de la narration. J’ai particulièrement aimé les passages au camp d’entraînement, où les incertitudes de nos débutants sont palpables. Ceux-ci partent à l’assaut d’un donjon et essuient des difficultés qui les laissent relativement affaiblis. Ésseulés, ils n’ont pas d’autre choix que de s’accrocher pour s’améliorer et monter en niveau. On est loin du premier tome et de ses joueurs expérimentés à qui tout réussit.

Hélas, j’ai eu un peu plus de mal à suivre les scènes chez les Continentaux, où le rythme est plus lent et plus paresseux. On y parle politique, bals et autres ronds de jambe ; autant dire que ces passages sont aux antipodes des aventures vécues par Tohya, Minori et les autres jeunes joueurs.

La seconde partie marque le moment où j’ai commencé à me régaler pour de bon. Plus d’action et de rebondissements, c’est comme si on venait de grimper une montagne pour la descendre ensuite joyeusement en luge. La lecture se fait plus entraînante et plus addictive.

Le récit nous propose un nouveau chemin, bien différent de ce que l’on a connu. Bien sûr, le côté jeu vidéo est toujours bien présent, et j’avoue que c’est ce que j’aime le plus dans cette saga. Sans surprise, je me suis régalée en assistant aux bonnes bagarres et aux stratégies mises en place sur le terrain. L'auteur s'attarde sur le jeu et ses subtilités, et on sent que c’est maîtrisé, on a presque l’impression d’être derrière son téléviseur, en train d’appuyer sur les boutons d’une manette de console. Elder Tale, ce jeu vidéo grandeur nature, possède ses spécificités et se révèle toujours plus passionnant.

La force de ce livre, c'est la facilité avec laquelle on peut s'imaginer les lieux, les scènes et les personnages. Grâce au récit déjà, qui n'est pas départi d'une plume habile, mais également grâce aux dessins qui illustrent très bien certains moments forts de l'histoire.

En résumé, Le couronnement du roi gobelin est une lecture originale. Je me réjouis d’avoir découvert cette saga, car je ne me lasse pas d’Elder Tale et de ses particularités. Log Horizon a ses complexités, mais une fois passées les quelques longueurs de ce tome 2, on se régale. L’intrigue se tisse lentement, mais sûrement. J’attends impatiemment de lire la suite.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/log-horizon-tome-1-premiers-pas-dans-un-autre-monde-mamare-touno-kazuhiro-hara
Runes, Tome 2 : Immortels Runes, Tome 2 : Immortels
Ednah Walters   
Je remercie l’auteur, ainsi que Laure Valentin, pour ce service presse et pour leur confiance. Après la fin intolérable du premier volet, j’étais bien contente de recevoir la suite aussi rapidement, même s’il m’a fallu attendre quelques mois avant de me plonger dedans. Je suis toujours un peu frileuse lorsque la romance tient une grande place dans un récit paranormal. J’ai cette crainte que l’un prenne le pas sur l’autre, au point de rendre ça frustrant. Runes fait partie de ces sagas où je ne nourris pas cette réticence. Ednah Walters a un don pour marier l’histoire d’amour à la mythologie nordique. Immortels est même meilleur que le premier tome, pour mon plus grand bonheur !

Nous retrouvons Raine quelques semaines après les derniers événements. Rappelez-vous, les Nornes lui avaient fait le sale coup du siècle en effaçant la mémoire de Torin. Leur histoire d’amour… pffft, disparue ! Les moments passés ensemble… pareil ! Autant dire que la jeune fille a du pain sur la planche pour le reconquérir, car les filles de son lycée s’agglutinent sur lui comme des abeilles sur du miel. À côté de cela, notre héroïne a définitivement les Nornes dans le nez, et doit également entamer sa formation pour devenir une Immortelle, puis une Valkyrie. N’oublions pas son père avec qui elle souhaite rattraper le temps perdu. En bref, elle a énormément de choses à penser, sans parler des Nornes qui souhaitent la recruter. Mais pourquoi tant d’insistance ? Et jusqu’où sont-elles capables d’aller pour arriver à leurs fins ?

J’ai tellement, TELLEMENT, envie d’en dire plus ! Cette suite est tout ce que j’attendais. J’avais aimé le premier tome que je trouvais très prometteur. Mais j’étais très loin de m’imaginer autant d’intrigues, de conflits, de mystères, de trahisons et de sentiments. Un fabuleux cocktail qui nous maintient en haleine jusqu’à la fin.

Je diviserai ma chronique, car pour moi, il y a deux parties bien distinctes dans le roman. D’abord la première qui cible la relation de Raine et Torin. Celle-ci met en place bon nombre de stratagèmes pour faire remonter ses souvenirs à sa conscience, mais elle ne part pas gagnante. On retrouve bien sûr le Torin du début, un brin moqueur, toujours amusé par l’héroïne, et diablement attirant ! Je ne sais pas comment Ednah Walters s’y prend, mais chaque fois qu’il apparaît, mon cœur s’emballe. J’adore ce personnage, son intensité, son charisme… tout !

Cette première partie est placée sous le signe de la sensualité. À certains moments, j’en avais des frissons. Torin et Raine formaient un couple hors du commun, mais est-ce que l’auteur sera suffisamment sadique pour les empêcher de se retrouver comme avant ? C’est toute la question… J'ai plus accroché à la première moitié du livre, même si la deuxième n’est pas en reste.

La deuxième partie nous ouvre les portes d’une mythologie très bien amenée, originale et fascinante. On y voit plus clair concernant les Valkyries, les Immortels et les Dieux. Ednah Walters n’est pas avare en révélations et répond à beaucoup de questions que je me posais depuis le tome 1. J’ai beaucoup aimé l’aspect magique et le passage de l’humanité à l'immortalité…

Quant aux personnages, je ne reviendrai pas sur Torin – même si j’en ai bien envie, ralala – et je parlerai donc de notre héroïne qui m’a bien bluffée. On redécouvre une Raine caractérielle (ce que j’avais oublié) qui n'a jamais la langue dans sa poche. Il est facile de se retrouver en elle. C’est le personnage au grand coeur. Lorsqu'elle aime quelqu'un, elle a tendance à voir le bien en toutes circonstances, quitte à se fourvoyer. Ça lui vaut quelques erreurs, mais on lui pardonne sans problème.

En revanche, je marchais sur des œufs avec ses amis, Eirik et Cora. Il faut dire que j’avais déjà beaucoup de mal dans Runes, mais dans cette suite, mon antipathie s’est démultipliée. Je les ai trouvés peu fiables et impossibles à cerner. Eirik, très en retrait dans le tome 1, devient assez central, mais il est là sans vraiment l'être, en fait. On ne sait pas très bien ce qu’il pense et ce qu’il attend de Raine. Il y a toujours ce fantôme de triangle amoureux qui plane au-dessus de lui, même si à certains moments, je n’en étais plus vraiment sûre. En fait, Eirik est tellement bizarre que j’ignore complètement ce que l’auteur souhaite faire de ce personnage. Concernant Cora, elle n'a jamais été plus puérile que dans ce volet. Même si on a bien une explication de ses agissements sur le fin. Ces deux-là m'ont laissé un drôle de sentiment avec leur comportement étrange – tantôt distants, tantôt intrusifs –, si bien que je n'ai pas su m'attacher à eux.

Beaucoup de mystères s'entrelacent. Certains dénouements sont assez évidents et d'autres plus complexes, ce qui m’a encouragé à poursuivre la lecture. Personne n'est au-dessus de tout soupçon, je me suis méfiée de tout le monde, j’en venais à suspecter le moindre personnage qui faisait son entrée. J'avais même mes propres hypothèses qui se sont finalement révélées… complètement fausses ! L'auteur est très maligne, elle fait de la rétention d'informations, pour ensuite faire exploser la fin comme un feu d’artifice.

En résumé, Immortels est une suite à la hauteur qui a dépassé toutes mes attentes. Ce tome 2 décoiffe et j’attends la suite en rongeant péniblement mon frein. Même si cette saga à ses imperfections, Ednah Walters nous offre une histoire d’une grande richesse, avec une trame élaborée et une mythologie sans limites.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance-paranormale/runes-tome-1-runes-ednah-walters
Les McGregors, Tome 2 : L'Offre Les McGregors, Tome 2 : L'Offre
Karina Halle   
Je remercie Mélusine ainsi que les éditions Hugo Roman pour cette très attendue réception. L’Offre, premier opus de la saga Les McGregor, m’a beaucoup plu avec son triangle amoureux surprenant et son compte à rebours addictif. L’attachée de presse de la maison d’édition a eu la gentillesse de m’envoyer la suite, et j’étais aux anges. Pour que vous compreniez, ce tome 2 reprend après les événements du tome 1 où nous suivions Linden et Stephanie, sauf que nous ne sommes plus de leur point de vue, mais de celui de Nicola (une des meilleures amies de Stephanie) et Bram (le frère aîné de Linden). Et même si cette suite est très différente, elle n’en demeure pas moins terriblement accrocheuse. J’ai englouti ce roman avec une véracité rare !

Nicola est une mère célibataire. Elle joint péniblement les deux bouts depuis que le père de sa fille l’a quittée. Les choses empirent le jour où son patron la licencie. Comment payer le loyer, les courses, les factures et subvenir aux besoins de sa fille sans travail ? Et lorsqu’elle découvre que cette dernière est malade et que le traitement va lui coûter la peau des fesses, que faire ? La solution finit par s’imposer d’elle-même : Bram McGregor. Après un ancien flirt qui s’est mal terminé, Bram lui propose d’emménager dans un de ses appartements le temps qu’elle retombe sur ses pieds. Acculée, la jeune femme n’a pas d’autre choix que d’accepter, même si Bram ne lui inspire que du mépris aux premiers abords. Devenus voisins, ces deux-là vont devoir apprendre à cohabiter, entre les aventures d’un soir de Bram qui passent son palier comme dans une auberge espagnole et les joies simples d’une mère et de sa petite fille.

Je n’ai eu aucun mal à plonger dans cette nouvelle histoire. D’abord parce qu’il m’a permis de savoir ce qu’il advenait de Stephanie et Linden, mais aussi parce que Nicola est une héroïne qui m’a sincèrement touchée. Sa situation n’est pas facile, mais l’amour qu’elle voue à sa fille est plus fort que le reste. C’est une héroïne dans l’air du temps, qui touchera beaucoup de femmes et de jeunes femmes d’aujourd’hui.

Concernant Bram, il m’a presque immédiatement inspiré de l’antipathie. Je pense que j’étais tellement en phase avec Nicola, que je ressentais ce qu’elle ressentait. Dès le début, il laisse une impression épouvantable dans son sillage. Bourreau des coeurs, coureur de jupons, Casanova, enjôleur… les mots ne manquent pas pour le définir. Et comme j’ai beaucoup de mal avec ce genre d’hommes dans la vie de tous les jours, ça n’a pas vraiment aidé. Heureusement, Bram est un personnage qui cache beaucoup de fêlures (certaines pour le moins inattendues), et lorsqu’on se donne la peine de gratter un peu la surface, on découvre quelqu’un qui gagne à être connu. Bon, il reste évidemment dans la lignée des McGregor, puisqu’il se montre assez cru dans sa manière de parler. Bram n’est pas du genre à mâcher ses mots. Comme Linden.

Karina Halle nous offre une alternance de points de vue, et j’ai vraiment apprécié me retrouver dans la tête de Nicola et Bram. Ce sont des héros qui ont besoin d’apprendre de leurs erreurs. Ils se cassent la figure deux ou trois fois avant d’évoluer, de grandir. Tout ne se fait pas d’un coup de baguette magique, le chemin est long et périlleux jusqu’à l’aboutissement. Pour ça, je dois dire que la surprise a été totale. Moi qui croyais tout savoir, tout comprendre, je me suis trouvée vraiment bête de ne pas avoir deviné le grand secret de Bram. Tout simplement parce que j’ignorais qu’il cachait quelque chose de plus enfoui que ses ambitions cachées. Cette révélation met toute l’intrigue sens dessus dessous. En tant que lectrice, je me suis sentie trahie, flouée, abusée. Dans ces instants-là, on en vient sérieusement à douter d’une issue heureuse, car la vérité remet tout en question et il faut pouvoir l’encaisser. En conclusion, lectrice, ne sous-estime par Bram McGregor, il est de ses personnages qui n’en finissent pas de surprendre.

La plume est toujours aussi chouette. La magie a opéré sans mal avec moi. Le style est très simple, mais foutrement efficace ! Par contre, je n’ai pas adhéré à la vulgarité, qui est inutile, à mon sens ; les mots qui sont parfois employés jurent dans le récit. Heureusement, c’est beaucoup moins présent que dans le premier opus.

En résumé, L’offre est une suite dans la même lignée que le premier opus, avec une histoire piquante et dans l’air du temps. J’ai plongé sans mal dans cette romance. Même si Bram n’est pas le héros que j’attendais, j’ai pu faire l’expérience de l’ascenseur émotionnel final, et je me suis attachée sans problème à Nicola et sa Ava. J’en redemande et je suis certaine que le troisième opus – où le cousin des frères McGregor sera à l’honneur, cette fois-ci – va m’en faire voir de toutes les couleurs !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance/le-pacte-karina-halle
Confess Confess
Colleen Hoover   
Confess, comme tous les romans de la talentueuse Colleen Hoover, est un titre qui m’a fait envie dès sa sortie. J’ai finalement franchi le pas après avoir papoté avec mon amie Lire une passion, et aussi parce que je traverse actuellement ma phase de romançophage (oui, ça ne veut rien dire, mais j’assume entièrement), et que Colleen Hoover fait partie de ces auteurs capables de me faire croire dur comme fer en ses histoires.

Dès le début, j’ai remarqué que le livre n’était pas bien gros. Inconsciemment, je m’attendais à une petite romance légère et expéditive, qui se lirait en une soirée. J’avais raison. Confess m’a beaucoup plu, même si – à mon sens – il ne peut pas être comparé à Maybe Someday ou encore Hopeless.

Auburn est une jeune femme qui a perdu son premier amour lorsqu’elle était adolescente. Elle tente de mener une vie stable comme elle peut, mais de nombreux obstacles l’empêchent de vivre ses rêves. Un jour, elle croise la route d’Owen, un artiste talentueux qui se sert de confessions anonymes pour peindre des tableaux magnifiques. Le Destin va se faire farceur, car si l’attirance est immédiate, s’ils semblent s’accorder à la perfection, les signes sont sans équivoques : ils ne peuvent pas être ensemble. Pourquoi ? Pour le comprendre, il faut fouiller dans leurs secrets respectifs.

Mon résumé est très sommaire, mais je n’ose pas en dire plus. L’intérêt de cette histoire réside dans les non-dits et les secrets jalousement gardés par Owen et Auburn. Dès le début, l’auteur place cette jolie petite carotte sous le nez du lecteur, et le défie de découvrir ce qui se passe. Étant de nature curieuse, je n’ai pas tardé à échafauder des hypothèses rocambolesques. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’étais complètement à côté de mes pompes. L’intrigue de Colleen Hoover est mise en place de manière subtile, et les informations arrivent au compte-goutte, nous permettant ainsi de rassembler les pièces du puzzle au fur et à mesure.

Le mélange entre les confessions et l’art est particulièrement bien traité. Ces confessions – souvent poignantes – sont le reflet des hommes et des femmes, des secrets qu’ils gardent au plus profond de leur âme et qu’ils confient anonymement à Owen. Certains aveux sont beaux et puissants, d’autres terribles et lourds à assumer. L’art et la peinture tiennent une grande place également. Ça m’a beaucoup fait penser à Maybe Someday, où la musique était au cœur de tout. Confess est agrémenté d’illustrations (réalisées par l’artiste Danny O’Conner) représentant les toiles d’Owen. Ces splendides images rendent l’histoire encore plus crédible et palpable.

Owen et Auburn sont tous deux mystérieux, et on sait pertinemment qu’ils nous dissimulent des informations. Les secrets ont planté leurs griffes très profondément dans leurs vies, si bien que le lecteur ne peut s’empêcher de vouloir fouiller dans leurs passés respectifs. Individuellement, je les ai bien aimés, mais ensemble, leur couple – bien que doux, avec un goût prononcé pour l’interdit – ne m’a pas transportée comme je m’y attendais. Je pense que cela est dû au fait que tout se goupille trop rapidement entre eux. Ils sont faits l’un pour l’autre, c’est indéniable, mais j’aurais aimé plus de tension, plus de doutes… Le livre est plutôt court, et même si le duo est très bien brossé, je n’ai senti ni les papillons ni la chair de poule. Sans doute parce que l’intrigue dépasse la simple romance et touche des sujets plus sensibles.

Colleen Hoover a choisi de mettre l’accent sur un autre aspect de l’intrigue. Et ça ne m’a pas déplu, loin de là ! Ce livre m’a fait passer par tous les états : l’attendrissement, l’effervescence, la compassion, la nervosité, la peur, et enfin la colère. Une énorme et frustrante colère qui m’a donné envie d’encastrer la tête de certains personnages dans un mur. Oui, oui. J’en suis venue à me représenter mentalement les pires tortures possible s’ils se tenaient devant moi… Pour cela, bravo à Colleen Hoover, elle a su jouer avec mes nerfs.

Concernant la fin, je suis restée admirative par la façon dont toutes les choses s’imbriquent les unes dans les autres. Certains la trouveront trop rapide, personnellement, elle m’a paru parfaite. La dernière confession d’Owen est pour moi la cerise sur le gâteau, le bouquet final du feu d’artifice. Elle est bouleversante et délicieusement contrariante.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance/confess-colleen-hoover
Supernova Supernova
Emma Daumas   
Je remercie Scrineo Editions ainsi que Lecteurs.com pour cette jolie réception. Supernova est un ouvrage qui m’attire depuis un moment, et j’ai été heureuse de le découvrir dans le cadre de ce service presse. Je partais déjà dans l’idée de découvrir une histoire dépeignant le milieu des télé-crochets sous son jour le moins flatteur, mais je ne m’attendais certainement pas à pareille décadence et noirceur.

Annabelle a 16 ans et rêve depuis toujours d’être chanteuse professionnelle. Un jour, alors qu’elle se produit sur une scène de son petit patelin, le producteur d’une célèbre émission de télé-crochet la découvre. Il lui propose alors de participer au casting, et du jour au lendemain, la jeune fille se retrouve propulsée au rang de superstar, adulée de tous et reconnue partout. Mais le succès à un prix, et l’adolescente va l’apprendre à ses dépens.

Avant toute chose, je tiens à préciser que l’auteur, Emma Daumas, est une ancienne candidate de la célèbre émission Star academy, et elle a choisi de raconter l’histoire d’une héroïne pleine de rêves, bouillonnante d’ambition et talentueuse au possible. Le lecteur la suit dès que le producteur de Starcatcher la repère.

J’ai commencé ma lecture aussi fébrile qu’Annabelle, curieuse et pressée de la voir percer dans ce milieu si prisé. Emma Daumas instaure très vite un certain malaise. Cette émission de télécrochet pleine de paillettes isole très rapidement notre héroïne. Plus de famille, plus d'amis plus de petit copain. J'ai été révoltée par cet isolement forcé. Les gens qui l'aiment le plus au monde n'ont plus aucun droit sur elle. À force de vivre dans sa bulle, les contours de la réalité s’estompent. Pendant 3 mois, Annabelle ne vit plus que pour sa passion, elle ne vibre qu'au son des applaudissements. Il n'y a rien d'autre qui compte. Elle est prise dans le piège et ne se nourrit que de l'amour de ses fans. Mais elle peut tout perdre. À tout moment.

Le récit se complexifie à mesure que sa carrière décolle. C’est cette métamorphose progressive qui a eu le don de me bouleverser. De timide, pure et authentique, Annabelle – Bella, de son nom de scène – devient de plus en plus sophistiquée et lointaine.

Emma Daumas nous dévoile tout sans fard. Ces émissions nous vendent du rêve et donnent l'impression aux participants de pouvoir soulever des montagnes, de changer le monde, d'être des héros. Puis il y a le revers de la médaille qui se caractérise par une grande solitude, un besoin permanent d’exister, voire une véritable descente aux enfers. Peut-on retourner à l’anonymat après avoir brillé aussi fort qu’une étoile ?

Pour mieux nous faire comprendre cette décadence, l’auteur a recours à des ellipses. Même si elles ne sont que de quelques semaines, j’ai eu l’impression de faire des bons sur plusieurs années, tant la transformation s'opérait rapidement. La vie simple d'Annabelle évolue vers quelque chose de plus noir, de beaucoup moins glamour, de plus dangereux, aussi. Et je suis allée de désillusion en désillusion. Emma Daumas joue cartes sur table, elle ne nous ment pas et nous laisse constater par nous-mêmes les travers de ce genre d’émission, ainsi que les conséquences directes chez les jeunes gens qui se bercent d’illusions.

La plume est particulièrement maîtrisée. C’est à peine si l’auteur prend des pincettes pour ménager notre sensibilité. Rien n’est laissé au hasard, et j’ai embarqué quasi instantanément, grâce à cette écriture fluide et poétique. J’ai aussi eu un gros coup de cœur pour le titre, très approprié. Le succès est un plaisir éphémère, et les gens comme Annabelle sont des supernovas.

En résumé, Emma Daumas n’hésite pas à malmener ses lecteurs et décrit le monde du show-business sans les strass ni les paillettes. Elle montre le rêve qu'il véhicule, mais aussi le cauchemar qu'il peut engendrer. Il n'y a rien de gratuit dans la vie, et à force de s'approcher du soleil et de côtoyer les étoiles, Bella risque de tomber de haut. Personnellement, cette lecture a remué quelque chose au fond de moi, tant elle était émouvante et bouleversante.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult/supernova-emma-daumas
DanMachi – La Légende des Familias, Tome 1 DanMachi – La Légende des Familias, Tome 1
Suzuhito Yasuda    Fujino Oomori   
Je remercie grandement les éditions Ofelbe (et tout particulièrement Guillaume) pour leur confiance. Les livres de cette maison d’édition rivalisent chaque fois d’originalité, avec des illustrations intégrées et un livre objet impeccable. À la différence des autres ouvrages que j’ai pu dévorer chez eux, Dan Machi est plus court, mais pas moins épique !

C’est l’histoire de Bell Cranel, 14 ans et aventurier. La Guilde, le monde dans lequel il vit, est peuplé de Dieux. Ces Dieux se mêlent aux humains et offrent leurs faveurs aux plus méritants. Pour se faire, ils ont créé des Familias qui regroupent leurs protégés, chargés de les entretenir et d’optimiser leur niveau de vie.

Bell est l’unique membre de la Familia d’Hestia, Déesse peu populaire. Le jeune homme descend dans les Donjons, des lieux de perdition grouillant de monstres dangereux. Lors d’une mission journalière, il tombe sur un terrible Minauthore. Il est sauvé in extremis par Aiz Wallenstein, une légendaire guerrière dont il s’éprend sur-le-champ.

Traverser la Guilde d’aventure en aventure était une très bonne expérience. J’ai pris grand plaisir à suivre Bell et il n’a suffi que de quelques pages pour m’attacher à cette tête de pioche. Disons que Bell est à l’image de beaucoup de garçons du même âge : il ne rêve que de gloire et de jolies filles. Il n’est pas bien volubile, mais son côté volage et son penchant pour les femmes inaccessibles font de lui un personnage amusant.

Je n’ai eu aucun mal à adopter Hestia, qui sous ses airs de Déesse mature et sûre d’elle cache un côté enfantin et incertain. De tout le livre, je trouve que c’est le personnage le plus abouti. Elle fait de son mieux pour joindre les deux bouts sans rien laisser paraître devant Bell. Tout ce qu’elle souhaite, c’est lui offrir une vie moins misérable, même si pour cela, il faut qu’elle s’assoie sur sa propre fierté. Elle est investie dans son rôle de Déesse, alors qu’elle n’en a pas tout à fait l’étoffe et provoque l’hilarité chez les autres déités.

Fujino Omori ne s’arrête pas là puisqu’il introduit une riche palette d’autres protagonistes. Il y en a pour tous les goûts ! Ils sont nombreux à apparaître et servent tous à l’intrigue d’une manière ou d’une autre. Ils sont les rouages d’un monde bien huilé et innovant.

Le monde, parlons-en. J’ai grandement apprécié descendre dans les Donjons avec Bell, ces lieux tentaculaires où les monstres peuvent se cacher n’importe où. Il y a un petit côté « gaming » pas désagréable, et c’est ce qui fait la différence. Voir les compétences de Bell s’affirmer, ses talents émerger, son niveau augmenter, me donnait l’impression d’être catapultée en plein cœur d’un jeu vidéo.

Fujino Omori n’est pas avare en détails et nous ficèle une intrigue qui ne souffre d’aucune longueur. Maintenant que je connais un peu la ligne éditoriale d’Ofelbe, je me doutais que j’allais trouver des chapitres longs dans cet ouvrage. Mais en vérité, je n’ai pas vu l’histoire défiler ! Moi qui préfère les chapitres courts avec de beaux cliffhangers, c’est à peine si je me suis aperçue qu’il n’y en avait que six !

La plume est particulièrement belle, et les dialogues ne manquent pas de naturel (ce que je reproche souvent aux œuvres japonaises, d’habitude). L’auteur nous mène par le bout du nez dans une aventure palpitante.

En résumé, Dan Machi est une Light Novel à la frontière entre fantasy et jeux vidéo. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne manque pas de panache ! Fujino Omori nous embarque dans une histoire à fort potentiel, avec un héros plein de promesses et une Déesse atypique. Tribulations, sentiments, humour et secrets, ce premier tome envoie du lourd et promet de belles choses pour la suite.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/dan-machi-la-legende-des-familias-fujino-omori