Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de apriltheseven : Liste de bronze

retour à l'index de la bibliothèque
54 minutes 54 minutes
Marieke Nijkamp   
Vous avez sans doute entendu parler de ces tragédies évoquées dans les faits divers : un adolescent qui ouvre le feu sur ses camarades de lycée. C’est un sujet d’actualité qui a fait beaucoup de remous ces dernières années (et qui en fait même depuis deux jours, là). De quoi donner bien des sueurs froides. Marieke Nijkamp aborde ce sujet brûlant à travers son œuvre fictionnelle 54 minutes.

Dans ce court roman de 289 pages, nous suivons Tomás, Sylv, Autumn et Claire. Tous sont élèves à Opportunity School. Un jour, alors que deux d’entre eux assistent au discours de leur principale, un ancien lycéen fait son entrée, verrouille les portes et tire sur la foule. Il s’agit de Tyler, le frère d’Autumn. Mais alors que veut-il ? Pourquoi fait-il ça ? C’est à travers la voix de 4 personnages que les tourments de Tyler vont être révélés au grand jour. Minute après minute, nous allons marcher dans leurs pas et découvrir l’horreur de ce qui les attend.

C’était pour moi un vrai challenge de lire ce roman. Une amie m’en avait parlé, et si j’étais particulièrement attirée par le thème, je savais en revanche qu’il allait mettre mes nerfs à vif. J’ignorais si j’étais vraiment prête à le supporter. Finalement, j’ai tenté le coup.

Dès les premières pages, je n’ai pas pu m'empêcher d'avoir une boule dans la gorge, parce que je savais pertinemment ce qui allait se passer. Puis Tyler arrive et l’irréparable se produit. Là, on se sent étrangement claustrophobe. On se figure sans mal la détresse, le chagrin, la mort, le sang… tout cela nous explose en plein visage, et le lecteur n’est que l’impuissant témoin de cette tuerie de masse.

Ce qui fait la force de 54 minutes, c’est son rythme. À la fois effréné et terriblement lent. Le temps est comme ralenti. On est suspendu à un fil, passant minute après minute aux côtés des personnages. Et en même temps, la vitesse avec laquelle les éléments s’imbriquent donnerait presque le tournis. C’est finement amené de ce côté-là et ça ne fait qu’alimenter le caractère anxiogène du récit.

Marieke Nijkamp a décidé de donner la parole à 4 personnages. Tous sont des adolescents à l'aube de l'âge adulte. Ils ont des rêves, des aspirations, des fêlures et des secrets. Beaucoup de secrets. Leurs voix s'élèvent à l'unisson pour reconstituer l'histoire. Les témoignages, les sentiments et les émotions de chacun sont mis à nu. De temps à autre, des messages Twitter viennent agrémenter le récit pour nous rappeler qu’en dehors de ce huis clos, la vie continue, les gens s’agitent. Ça ne fait que renforcer la crédibilité de l’histoire.  

54 minutes repose sur un thème actuel. En sachant que de réelles personnes ont dû vivre un calvaire similaire, l’histoire n’en est que plus glaçante. Et l’auteur se sert de ça pour apporter plus de poids encore à son intrigue. Même si dans l’ensemble celle-ci m’a paru assez convenue, j’ai trouvé la plume d’une simplicité tranchante, presque chirurgicale. Cette absence de fioritures rend le rythme plus percutant encore.

La fragmentation des points de vue pour un livre aussi court est un risque en soi. Chaque témoignage tient sur 3 à 4 pages avant de passer au suivant, ce qui, pour ma part, m’a empêché d’être entièrement dans l’empathie avec les personnages. Je les ai trouvés émouvants dans leur fragilité, mais le roman se focalise sur l’instant ou sur des aspects très précis du passé de certains. Il est évident que le roman n’a pas pour portée de s’attarder sur tous les personnages en profondeur. Il y a plutôt un sentiment d’urgence et une rapidité dans les actions qui permet à la machine de s’emballer très vite pour nous laisser essoufflés en fin de course. D’ici quelques années, je ne pense pas me souvenir encore des personnages ; en revanche, je me souviendrai du thème de ce roman et ce qu’il m’a poussé à éprouver.

On peut également être tenté de se demander quelle est la morale d’un livre pareil. Je suppose qu’en plus de chercher à nous décrire l’horreur de l’acte, Marieke Nijkamp a également voulu nous expliquer ce qui pouvait se jouer dans la tête du tueur. Comment peut-on en arriver à tirer sur ses camarades sans autre forme de procès ? Qu’est-ce qui se cache vraiment derrière le masque d’un meurtrier ? Est-ce qu’il existe des raisons valables qui puissent justifier un acte aussi barbare ? Elle nous laisse nous faire notre propre avis sur la question…

En résumé, j’ai passé 54 minutes au cœur d’une tuerie. J’y ai rencontré des personnages fragiles et vulnérables. J’ai eu mal, mais pas autant que je le craignais. J’ai réfléchi, aussi. Parce qu’on a tendance à oublier que tout peut partir en vrille le temps d’un battement de paupières. Je n’ai jamais trouvé le temps aussi long et en même temps aussi rapide… Et n’oubliez pas : 54 minutes peuvent suffire à changer votre vie à jamais.

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult/54-minutes-marieke-nijkamp
Inaccessibles, Tome 1 : La Tour aux mille étages Inaccessibles, Tome 1 : La Tour aux mille étages
Katharine McGee   
Je remercie Camille ainsi que les éditions Michel Lafon de m’avoir offert ce livre à l’occasion du petit-déjeuner des partenaires au Salon de Montreuil. Voilà plusieurs mois que ce titre se trouvait dans ma pile à lire prioritaire, et j’étais impatiente de pouvoir le sortir pour vous en parler. Il faut dire qu’on nous l’a bien vendu ! J’ai principalement été subjuguée par cette superbe couverture et ce résumé prometteur.

L’histoire prend place en 2118, dans un New York futuriste sous forme d’une tour de mille étages. La métropole a bien changé et seuls les plus riches ont le privilège d’avoisiner les niveaux les plus hauts, tandis que les classes plus modestes s’entassent comme dans des cages à poules tout en bas. Une véritable chaîne alimentaire qui, aux premiers abords, semble plutôt bien fonctionner comme telle. Jusqu’au jour où une jeune fille tombe de la tour. Qui est-elle ? Est-ce un accident, un suicide ou un meurtre ? Nous avons 411 pages pour démêler le vrai du faux.

Dès le prologue, j’ai été happée dans une atmosphère bien particulière. Cette jeune fille qui tombe d’un gratte-ciel de 1000 étages, ça m’en a bouché un coin. J’avais envie de savoir qui elle était et surtout de découvrir si j’allais la croiser parmi la flopée de personnages que Katharine McGee avait en réserve.

La première crainte lorsque l’on découvre un livre comme celui-ci, avec autant de personnages mis à l’honneur, c’est de se retrouver trop vite submergé. Heureusement, si ça a été le cas au début, j’ai trouvé mon rythme de croisière et j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt cette intrigue étonnante.

Inaccessibles, c’est une dystopie sur fond de cachoteries et de secrets inavouables avec cinq narrateurs issus pour certains de milieux diamétralement opposés. Nous suivons d’abord Avery, aux premiers abords parfaite, qui occupe le 1000e étage et doit lutter contre des sentiments qu’elle n’est pas en droit de ressentir pour son frère adoptif.

Il y a également sa meilleure amie, Leda, presque aussi riche, qui sort d’une cure de désintoxication dont elle n’a parlé à personne. Mais aussi Eris, qui voit sa vie se déliter suite à une révélation fracassante ; Watt qui vit au 240e étage, est un génie de l’informatique qui a créé un ordinateur pour espionner les autres. Et enfin Rylin, une jeune fille du 32e étage qui trime pour nourrir sa petite sœur et joindre les deux bouts.

La jeunesse dorée et le bas de l’échelle sociale, autant de points de vue qui nous font voir cette tour sous différents angles. D’une part, l’ambiance est très faste, à la Gossip Girl, indéniablement, avec des personnages habitués au luxe et au faste. D’autre part, une vision moins glamour de la tour, où les préoccupations sont plus vitales et urgentes.

Je me suis refusée à m’impliquer émotionnellement dans les déboires de ces personnages, et pour une raison très simple : le prologue. J’avais peur de m’attacher à celle qui allait probablement mourir d’une chute vertigineuse de 1000 étages, ou alors à un potentiel tueur. L’auteur joue très bien à ce niveau-là et nous plonge dans une paranoïa digne des séries américaines pour adolescents (Pretty Little Liars, notamment…). De plus, les chapitres sont particulièrement courts, ce qui ne laisse pas toujours le loisir d’approfondir les histoires personnelles de chacun. Malgré ça, j’ai ressenti beaucoup empathie pour Watt et Rylin. Et beaucoup moins pour Leda ou Avery, trop stéréotypées à mon goût. L’appartenance sociale doit sûrement être un facteur déterminant.

En résumé, Inaccessibles est un roman impressionnant. Ce qui saute très vite aux yeux, c’est qu’il y avait un vrai travail d’invention de la part de Katharine McGee. L’univers est futuriste, innovateur, et même si on en sait encore peu sur la construction de la tour et l’évolution de la société new-yorkaise, j’ai été impressionnée par cette dystopie qui mêle le suspens aux affaires de famille, d’amitié et de sentiments.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/dystopie/inaccessibles-katharine-mcgee
Queen Betsy, Tome 1 : Vampire et Célibataire Queen Betsy, Tome 1 : Vampire et Célibataire
MaryJanice Davidson   
Queen Betsy fait partie de ces romans que je traîne dans ma PAL depuis la nuit des temps. Courant du mois de Décembre, je me suis aperçue que je n’avais pas lu un seul livre de bit-lit durant l’année 2016, et j’ai décidé qu’il fallait rectifier le tir. Comment vous dire ? J’étais à des lieues de m’imaginer que j’allais tomber sur pareille bizarrerie !

Elizabeth Taylor, aussi appellé Betsy, est une jeune femme normale, adoratrice de chaussures griffées, qui mène une existence banale, si on oublie le fait qu’elle s’est fait lâchement renvoyer et attaquer par une bande d’imbéciles enragés. Un jour, elle se fait renverser par une voiture et meurt sur le coup. Les choses auraient pu s’arrêter là, mais non. Betsy se réveille avec d’affreuses groles aux pieds et sapée comme une mamie. Pour couronner le tout, elle est dans son propre cercueil ! Betsy n’est pas tout à fait morte, en fait, elle est devenue une vampire ! Et ça ne sera pas de la tarte que de s’habituer aux nouvelles perspectives qui s’offrent à elle…

Au début de ce roman, je ne savais pas sur quel ton prendre l’histoire. Un véritable extraterrestre dans le paysage de bit-lit ! Queen Betsy, c’est une couche d’occulte, une nappe de dérision, un soupçon d’humour caustique et une touche de surréalisme. Sur le moment, on ne sait pas trop sur quel pied danser, mais la vérité, c’est qu’il ne faut surtout pas prendre ce récit au sérieux. Il y a du sarcasme, du sarcasme, et… du sarcasme !

Pour moi, le mélange chick-lit et bit-lit donne un résultat assez délirant, et je ne m’attendais pas à m’amuser autant durant ma lecture. Il faut dire aussi que Betsy a tout d’une héroïne atypique. Déjà, elle n’a jamais la langue dans sa poche et a un avis sur tout. Elle se moque littéralement des clichés vampiriques et n’hésite pas à les bousculer un peu, même si ça confère à la bêtise tant elle est insouciante et n’en fait qu’à sa tête. Betsy est superficielle – elle peut mettre le monde entier en péril pour une affaire de Louboutin – mais je ne me suis pas ennuyée un seul instant à ses côtés.

Il est vrai que certains éléments de l’intrigue me paraissaient étranges, comme cousus de fil blanc. Il y a d’abord l'acceptation de ses proches. Lorsqu’ils apprennent qu’elle est une morte-vivante qui ne se nourrira désormais que de sang, ça passe presque comme une lettre à la poste. Et Betsy ne s’en étonne même pas. C’était tellement peu crédible, tellement surréaliste, que ça m’a un peu douchée.

Ce qui est tout de même chouette, c’est de voir une Betsy qui n’aspire qu’à une vie tranquille avec sa famille et ses amis. Et lorsqu’une bande de vampires vient lui chercher des poux, elle est loin de se laisser faire. À coups de répliques acérées et d’un avantage considérable que je tairai pour ne pas vous spoiler, elle régale le lecteur et tourne au ridicule bon nombre de situations. Caustique, acerbe, caractérielle et surtout indépendante, je n’en attendais pas moins de cette héroïne tout feu tout flamme !

En résumé, Queen Betsy est le genre de roman rafraichissant qui vous permet de poser votre cerveau sur la table de nuit, et de rire comme une baleine durant plus de 300 pages. Je me suis régalée, je me suis marrée, et j’ai totalement adoré le style déjanté de Mary Janice Davidson. Mieux encore, j’en redemande ! Il est vrai que certaines scènes manquent cruellement de crédibilité, il n’empêche que c’est un roman qui fonctionne bien et qui piétine un peu les règles vampiriques que l’on nous rabâche depuis des années. Mon seul regret est d’avoir attendu aussi longtemps pour sortir ce livre des recoins poussiéreux de ma bibliothèque.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/bit-lit/queen-betsy-mary-janice-davidson
Never Never, Tome 3 Never Never, Tome 3
Tarryn Fisher    Colleen Hoover   
Je remercie Déborah ainsi que les éditions Hugo Roman pour cette réception très attendue ! Never never a été LA révélation de 2016, le roman que j’attendais avec une impatience sans cesse renouvelée. Le premier tome m’avait secouée comme une tornade, le deuxième n’avait fait qu’alimenter ma curiosité et mon envie de connaître le fin mot de l’histoire. J’aimais tout particulièrement cette aura de mystère qui planait autour de Charlie et Silas, ce mélange d’inexplicable et de mysticisme… De fait, lorsque le tome 3 est arrivé dans ma boîte aux lettres, j’ai sauté de joie (au sens littéral du terme). Enfin, j’allais savoir, j’allais comprendre !

Pour la petite histoire, Silas et Charlie sont toujours bloqués dans cette spirale infernale qu’est devenue leur vie. Toutes les 48 heures, leurs souvenirs s’effacent. Ils ne savent ni pourquoi ni comment ce phénomène est possible. Dans le tome précédent, Silas a fait tout son possible pour retrouver Charlie et rassembler le plus de souvenirs possible. Nous les avions laissés à nouveau réunis, mais pour quelques secondes, seulement, avant que leurs souvenirs leur échappent à nouveau et qu’ils doivent tout recommencer à zéro. Sauf que cette fois-ci, les choses ne se passent pas tout à fait comme d’habitude, et le couple n’a jamais été aussi proche de la vérité.

Nous reprenons le récit là où nous nous étions arrêtés, après que les auteurs nous aient laissés avec une phrase incomplète (graaah, quelle frustration !), et comme je m’y attendais, les choses sont loin de se répéter. On pourrait croire que chaque réveil n’est qu’une énième scène qui sent le réchauffé, mais Colleen Hoover et Tarryn Fisher ont chaque fois eu la bonne idée de nous offrir des situations différentes, et toujours chargées de mystères.

Je n’ai pas mis beaucoup de temps à dévorer cet ultime opus, même si je l’ai trouvé nettement en dessous des tomes précédents. Je n’ai pas été séduite par l’explication des amnésies de nos héros. Durant les tomes précédents, les auteurs ont développé d’autres pistes, plus complexes, plus occultes et plus fascinantes, qui finalement n’ont abouti à rien. Par exemple, la raison pour laquelle Charlie a été enfermée est définitivement trop simpliste, alors qu’elle aurait fait une accroche du tonnerre. J’ai eu cette désagréable impression de me faire balader durant deux tomes (deux tomes que j’ai adoré !), pour une résolution d’intrigue somme toute assez évidente, qui était sous notre nez depuis le tout début. C’est le problème lorsque l’on s’attend à quelque chose d’extraordinaire, on finit par rester un peu sur notre faim.

Même si je n’ai pas adhéré à cette conclusion, j’ai néanmoins apprécié les messages qu’elle sous-entendait. Le pouvoir de l’amour, les sentiments qui peuvent tout traverser, que ce soit le temps ou l’oubli. J’ai aimé voir l’amour éclore une nouvelle fois entre Silas et Charlie, j’ai aimé assister à leurs aventures, à la recherche d’une vérité qui leur échappe et qui échappe aux plus cartésiens d’entre nous.

En résumé, Never Never est une saga qui se lit à la vitesse de l’éclair, qui se savoure et que j’ai beaucoup appréciée. Je ne cacherai pas que j’ai été un peu déçue par la fin trop simpliste, alors que les tomes précédents laissaient entendre quelque chose d’autrement plus extraordinaire, mais je suis tout de même ravie d’avoir découvert les aventures du couple. Des aventures chargées en secrets et en non-dits. Je pense que le plus gros point fort de cette saga, c’est que la pression monte chaque fois d’un cran, mais que l’amour entre Silas et Charlie, lui, reste intact.

Aux âmes romantiques, à celles qui recherchent une histoire pleine de tension, entourée d’une généreuse couche d’amour.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance/never-never-colleen-hoover-tarryn-fisher
Reign of Darkness Reign of Darkness
Manon Brouillat   
Manon Brouillat est une jeune auteur dont j’entends parler depuis plusieurs mois maintenant. J’avais vu quelques chroniques de ce petit roman passer chez les copains blogueurs, et ce titre m’a longtemps interpellée. Par le hasard des choses, il se trouve que je me suis liée d’amitié avec Manon, et c’était pour moi l’occasion de découvrir sa plume.

Pour information, Reign of Darkness est le tome prequel de la saga Creatures of Phaniel. Le premier tome est actuellement en cours de correction, et je vous avoue qu’après lecture du prequel, je suis assez impatiente d’en apprendre plus sur ce vaste monde.

Depuis que l’empereur Anthracite s’est autoproclamé souverain suprême, plus rien ne va. Tout n’est que chaos et souffrances. Nerys est l’un des derniers représentants de son espèce et il s’est battu corps et âme afin de faire tomber ce bourreau. Il a tout perdu et n’a désormais plus rien à perdre. S’alliant aux Elfes, aux Lutins, aux Loups-Garous, aux Fées et aux Centaures, il est prêt à en découdre. Ensemble, les créatures de Phaniel vont mettre en place une stratégie afin de faire tomber leur ennemi et de voir ainsi la paix régner à nouveau.

Reign of Darkness est avant tout un roman qui vient poser les bases d’un univers riche et complexe. Sur la planète Phaniel, on peut trouver un très grand nombre d’espèces provenant de nos folklores, et j’ai apprécié ce melting pot de races toutes très différentes les unes des autres.

On entre très vite dans le vif du sujet, pas le temps de lambiner que Marion Brouillat nous plonge déjà dans les méandres de son intrigue, à travers les yeux d’un personnage intriguant : Nerys.

Nerys, on ne sait pas trop qui il est, ce qu’il est, mais on sait que sa nature impose le respect et fait trembler les plus courageux. Je me suis très vite attachée à lui, car sous ses airs de guerrier sans peur se cache quelqu’un d’endeuillé et de profondément marqué par les horreurs de la guerre. Il y a une fragilité en lui, une vulnérabilité, qui ne m’a pas laissée indifférente. À côté de ça, il est fermement décidé à mettre l’empereur à genoux et à le tuer lui-même.

Le plus gros point fort de l’intrigue repose sur le mystère qui entoure le héros. Manon Brouillat l’a joué très finement, car je n’ai pas deviné la nature de Nerys avant qu’elle ne décide qu’il était temps pour moi de le savoir. Je me suis sentie bête de ne pas y avoir pensé avant. Au début, j’étais même persuadée d’avoir loupé l’information durant ma lecture, mais en réalité, elle sème un chemin vers ce secret bien gardé, et j’ai adoré cette course aux indices !

À côté de ça, Reign of Darkness reste de la fantasy très classique, avec tous les codes que l’on retrouve dans ce genre. Et je ne m’en lasse pas ! On y découvre de la politique, des alliances, de la souffrance, de la stratégie de guerre… et tout ça en moins de 100 pages. J’ai embarqué direct et j’en aurais même aimé plus. Pour tout vous dire, je me demande ce que l’auteur nous réserve avec le premier opus de la saga.

Le seul bémol pour moi, ça reste le travail de correction. J’ai bien conscience qu’en auto-édition il soit parfois difficile de ne rien laisser passer. J’ai repéré quelques faiblesses, des répétitions et un souci de conjugaison, mais je pense que ça peut facilement se rattraper. Ça n’a donc pas trop influencé mon ressenti du prequel en général.

En résumé, ce prequel propose une aventure saisissante, épique et alléchante, aux côtés d’un héros des plus énigmatiques. Manon Brouillat introduit son lecteur en douceur dans un monde loin d’être rose, peuplé de créatures toutes plus mystérieuses les unes que les autres. Grands amateurs de fantasy, tenez-vous prêts. Ceci n’est que le début d’une épopée pleine de potentiel !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/creatures-of-phaniel-manon-brouillat
The Irregular at Magic High School, tome 1 : Enrôlement The Irregular at Magic High School, tome 1 : Enrôlement
Kana Ishida    Tsutomu Sato   
Un très grand merci aux éditions Ofelbe et à Guillaume pour cette réception ! Il y a eu tant de teasers, tant de belles images dévoilées avant la sortie du roman, que j’étais très pressée et curieuse de le découvrir. On m’avait prévenue que l’histoire pouvait se révéler très technique par moment, alors j’étais bien préparée. Et comme les Light Novels de la maison d’édition me font chaque fois terriblement envie, j’ai franchi le pas sans la moindre appréhension.

L’histoire se déroule dans le futur, au Japon. Tatsuya et Miyuki sont frère et sœur. Tous deux font leur entrée dans une école très particulière, puisqu’elle accueille des adolescents qui démontrent des capacités en magie. Miyuki est particulièrement douée et intègre l’élite de l’école : les fleurs. Si Tatsuya semble n’avoir un don naturel que pour la magie théorique, il ne peut pas entrer chez les fleurs (qui privilégient la pratique), mais dans un autre cursus, celui des graines, méprisées par les plus brillants. Tatsuya et Miyuki pensent vivre une année scolaire sans à-coups, hélas, ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

La première chose qui m’a interpellée au début, c’était la complexité de l’univers. Ici, la magie a ses raisons d’être, elle est pensée dans tous les petits détails. La société qui gravite tout autour s’est moulée à cette magie, car elle est devenue indispensable à son bon fonctionnement.

L’auteur prend tout son temps pour nous dévoiler point par point les subtilités de cet univers, ainsi que la manière dont fonctionne la magie. Ça peut paraître long, rébarbatif, et d’une certaine manière, ces descriptions prennent beaucoup de place, au détriment de l’action et des rebondissements. Autant j’étais totalement absorbée par ce tout nouveau concept, autant j’ai décelé des longueurs qui auraient pu être évitées. Il y a des explications très intéressantes, mais certains détails étaient un peu inutiles, à mon sens, car il ne servait pas directement à l’intrigue. Des descriptions plus dosées n’auraient pas été de refus, afin d’avoir l’impression que le récit bougeait plus.

Comment ne pas être soufflé par cet univers, qui allie magie et tout ce qui compose une société moderne ? L’école que Tatsuya et Miyuki intègrent est particulièrement élitiste, et son système est cruel. Tout n’est que classement et hiérarchie, pouvoir et recherche de la perfection. Entre les fleurs et les graines, l’entente est difficile. Ça nous renvoie à notre propre collectivité, et surtout à celle du Japon actuel, où l’excellence est un véritable moyen de pression chez les enfants et adolescents.

Concernant les personnages, il y a beaucoup à dire aussi ! D’abord, il y a Tatsuya, un garçon qui sait se faire aussi discret qu’une souris. Il a tendance à peser soigneusement chaque mot qu'il prononce, et pour cause : il cache un secret qu’il compte bien garder pour lui jusqu’au bout. Il a également une image déplorable de lui même et est incapable d'accepter un compliment normalement. En somme, Tatsuya est le parfait contraire de sa sœur, Miyuki.

Miyuki est un personnage qui ne m’a malheureusement pas beaucoup touché. Son langage un peu ampoulé et terriblement poli m’a paru hypocrite, voire assez absurde par moment. Si son frère m’a beaucoup intriguée, elle, je l’ai trouvée agaçante avec sa perfection affichée et son comportement étrange vis-à-vis de son frère. Car oui, il faut noter aussi cette relation ambiguë qui installe le malaise chez le lecteur. C’est certainement un effet voulu de l’auteur, et c’est réussi.

La plume est plutôt singulière. Outre la construction assez époustouflante de ce monde, on imagine chaque détail sans mal, on ne rate rien et l’auteur – même s’il semble nous cacher bon nombre de choses – ne nous laisse jamais dans l’ombre. Certes, il y a des descriptions qui paraissent parfois superflues, des passages qui énoncent des évidences, mais dans l’ensemble, c’est très bien pensé et impressionnant !

Je tiens également à noter qu’une carte est insérée dans le livre et permet d’accéder aux trois premiers épisodes version anime de la saga. Autant vous dire qu’après avoir terminé et bien aimé ce premier tome, je suis très curieuse de découvrir tout ça, car je suis certaine que l’anime offre de nouvelles choses qui ne se trouvent pas dans le livre. À voir, donc !

En résumé, The Irregular at Magic High School est un de ces romans auxquels il faut s’accrocher, même si parfois on a l’impression que l’intrigue traîne en longueur. Malgré ces petits moments de flottement, le lecteur assiste à l’éclosion d’un univers incroyable, ingénieux, où la magie tient une place de choix. Ce roman s’apprivoise, page après page, et finit par nous entraîner sur des sentiers regorgeant de multiples secrets.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/the-irregular-at-magic-high-school-tsutomu-sato
Le garçon d'honneur Le garçon d'honneur
Meg Cabot   
Je remercie Marie ainsi que les éditions Hachette pour cette très chouette découverte et pour cette belle surprise, car je ne m’attendais pas à recevoir ce roman dans ma boite aux lettres. Pour information, Le garçon d’honneur a déjà été publié sous le titre de Mariage (en douce) à l’italienne. Ma première réaction a été de le feuilleter rapidement, et j’ai tout de suite pensé que j’allais bien m’amuser durant ma lecture. En effet, le roman est truffé de changement de typographie, de tickets de caisse, d’échanges de mails et d’autres supports originaux qui viennent rythmer l’histoire à chaque page.

Holly et Mark sont un couple d’amoureux qui ont pris la décision folle d’aller se marier sur un coup de tête en Italie. Pour rendre ce voyage encore plus palpitant, ils ont décidé de ne prévenir que Jane, la meilleure amie d’Holly, et Cal, le meilleur ami de Mark. Respectivement la demoiselle d’honneur et le garçon d’honneur. Pour immortaliser ces instants, Jane décide d’acheter un journal de bord pour retranscrire ses péripéties, tandis que Cal, s’apprête déjà à s’ennuyer ferme. Elle est romantique, lui exècre le mariage. Elle est pleine de peps et d’optimisme, lui se comporte comme un mufle et a une fâcheuse tendance à mépriser son monde. C’était écrit que ces deux-là se pouilleraient la tête, et pourtant… le voyage pourrait se révéler épique et plein de surprises !

Je découvre tardivement les écrits de Meg Cabot, et je me demande sincèrement ce qui m’a retenu tout ce temps de ne pas l’avoir lue plus tôt. Journal de Mia, princesse malgré elle, a été un grand bol d’air frais, et avec Le garçon d’honneur, n’en parlons pas ! Le récit n’est que légèreté, rires et sourires esquissés. On se prend au jeu et on finit par s’habituer au rythme dynamique et infatigable. J’ai tourné les pages sans m’en rendre compte, trouvant chaque remarque plus cocasse que la précédente.

Ce qui m’a le plus séduit, c’est le format du roman. Ici, pas de récit à proprement parler. On découvre l’histoire à travers le journal de voyage de Jane, les échanges de mails des différents protagonistes, l’ordinateur de poche de Cal, quelques relevés bancaires, un tampon de passeport… Tous les supports sont bons pour nous immerger directement dans l’instant et nous imaginer les scènes sans difficulté. Tous ces moyens de communication rendent l’intrigue plus vivante et réaliste. Par contre, j’ai tiqué un peu du côté du journal de Jane. Elle a une manière de présenter les choses qui ne se marie pas toujours très bien à un langage écrit. En fait, elle écrit comme si elle s’exprimait devant une personne physique. Sauf que… c’est un journal. Ça donne parfois un résultat un brin surréaliste.

Les personnages m’ont plu ! Il y a Jane, la romantique, la bavarde et adoratrice de sa mascotte Superchat. Jane est une pile électrique, elle respire la positivité et je l’imaginais pleine d’énergie, avec de grands sourires éclatants. Cal est aux antipodes. Renfermé, bourru, grognon… il a mauvais caractère et semble désabusé de tout, et en particulier du mariage. Impossible que ça colle entre deux caractères aussi diamétralement opposés. Alors forcément, je me suis marrée comme une baleine en assistant à leurs échanges fleuris pleins de verve.

En résumé, Le garçon d’honneur est une lecture pleine de peps que j’ai refermée avec un sourire un peu imbécile au coin des lèvres. L’histoire est simple, mais la manière dont elle est racontée – par le biais de supports électroniques ou non – la rend originale et fraîche comme tout. J’ai ri, j’ai beaucoup souri et je me suis surtout follement amusée. Rien de mieux pour oublier les tracas quotidiens et passer un moment léger.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/chick-lit---humour/le-garcon-dhonneur-meg-cabot
Timide Timide
Sarah Morant   
Très grand merci aux éditions Hachette pour ce roman. Sarah Morant est une auteur qui s’est fait connaître grâce à la célèbre plateforme Wattpad. Elle publiait Timide dessus et a reçu de nombreux retours très positifs. Les éditions Hachette ont donc publié son roman. N’étant pas une adepte de Wattpad, je n’avais pas entendu parler de cette histoire, mais lorsque j’ai vu le titre, j’ai été intriguée, et en tombant sur la couverture, cette jeune fille rousse aux splendides yeux vairons, j’ai eu envie d’en savoir plus, alors j’ai foncé ! Je ne regrette absolument pas ma lecture !

Eleonore est une jeune fille très timide et introvertie. Au lycée, elle n’a qu’une amie et est considérée comme la sorcière aux yeux vairons, le vilain petit canard que personne ne côtoie de trop près. Ce que les autres ignorent, c’est qu’Eleonore n’a pas toujours été comme ça, et qu’un tragique événement a fait d’elle ce qu’elle est à présent.

Un jour, un nouveau fait son entrée au lycée : Jason. Populaire, rebelle, dragueur et grand frondeur, le jeune homme tique tout de suite en voyant Eleonore. Quelque chose l’intrigue chez elle, et n’ayant cure des on-dit, Jason se met au défi de faire tomber les barrières de la rouquine. Il ne sait pas où tout cela va le mener, mais une chose est certaine, il a envie de jouer un peu avec sa proie avant de l’engloutir tout entière. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que quelqu’un d’autre surgirait du passé d’Eleonore pour mettre à mal son plan de séduction.

Je vais commencer par celle autour de qui tourne toute l’intrigue, Eleonore. Je ne pensais pas m’attacher à elle aussi rapidement. Même si elle est très timide et fait de son mieux pour être invisible aux yeux de tous, c’est une fille avec un coeur gros comme une maison. Le contraste entre la Eleonore du lycée et la Eleonore de la maison est assez saisissant et nous permet de la voir telle qu’elle est réellement : une adolescente qui a souffert, qui a beaucoup perdu, et qui a construit un mur insurmontable entre elle et les autres. Et ce mur, Jason va chercher à le démonter pierre après pierre.

Eleonore, c’est aussi une mademoiselle tout le monde. N’importe quelle adolescente pourrait se retrouver à travers elle. Elle n’est pas parfaite, fait parfois de mauvais choix, mais elle n’en demeure pas moins authentique, presque vivante. J’ai eu le sentiment que Sarah Morant avait mis beaucoup d’elle même dans son héroïne. On sent une implication personnelle, ce qui contribue à la rendre très réaliste et à la portée de tous.

Jason est aux antipodes d’Eleonore. Vu de l’extérieur, il a absolument tout. Il est populaire, toutes les filles se pâment devant lui… Jason est habitué à tout avoir et il s’en lasse presque. Ce qu’il aime, ce sont les défis, les prises de risque. Et Eleonore constitue une proie de choix. Cette absence d’empathie à l’égard des filles, j’avoue ne pas toujours l’avoir comprise, mais ça fait partie du personnage. Il faut dire ce qui est, Jason n’a aucun respect pour la gent féminine, excepté sa mère.

À la maison, les masques tombent. Eleonore aime profondément sa famille et celle-ci le lui rend bien. Sa famille, c’est son petit cocon, c’est ce qui lui permet de tenir bon. Que ce soit son père ou son frère, je les ai trouvés extrêmement attachants. Du côté de Jason, c’est un peu la même chose. Il est totalement métamorphosé en présence de sa mère. On est loin du garçon goguenard et trop sûr de lui. Et c’est ce que j’ai aimé !

La relation entre Jason et Eleonore évolue d’une manière que personne au lycée n’aurait pu prévoir. La coqueluche populaire qui se lie d’amitié avec la sorcière… Un peu cliché, peut-être, mais ça n’en demeure pas moins délicieux. Le lycée est souvent une jungle pour certains élèves en bas de l’échelle sociale, mais lorsque les rapports de force sont inversés, c’est comme une petite revanche qu’il est bon de savourer.

Et puis il y a ce garçon qui surgit du passé d’Eleonore. J’avoue que je l’attendais avec impatience, car il pimente vraiment la relation émergente des deux adolescents. On arrive bien vite à un triangle amoureux (aïe, aïe). À double tranchant, évidemment. Je l’ai bien aimé, car il apportait avec lui de nouveaux enjeux, il obligeait Jason à se remettre en question au plus vite, au risque de perdre sa belle. Et en même temps, je ne l’ai pas trop aimé, car il prenait des airs de combats de coqs à certains moments. C’est assez drôle, quand on y pense, mais parfois, ça en devenait franchement ridicule. Pour conclure sur cet aspect de l’intrigue, je dirais que le triangle amoureux m’a laissée partagée. J’ai apprécié ce qu’il impliquait, mais en même temps j’ai trouvé ça un peu cousu au gros fil, car Eleonore a tendance à faire l’autruche.

La plume de Sarah Morant est émouvante et très fluide. Elle a su ficeler une très bonne intrigue, un peu clichée par moment, certes, mais délicieuse quand même. Je me suis sentie propulsée dans mes propres années lycée, et en phase avec Eleonore.

En résumé, Timide, est un concentré d’émotions, l’histoire d’une jeune fille peu sûre d’elle, mais recelant d’une richesse intérieure exceptionnelle. Laissez-vous bercer par cette romance moderne, dans laquelle Sarah Morant nous prouve que la beauté est dans l’oeil de celui qui regarde.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance/timide-sarah-morant
Le musée des monstres, Tome 1 : La tête réduite Le musée des monstres, Tome 1 : La tête réduite
Lauren Oliver   
Merci à Marie et aux éditions Hachette pour leur confiance. Je suis tombée amoureuse de la couverture au premier regard. Associez à ça un thème qui met l’eau à la bouche… vous pensez bien que j’avais envie de découvrir cette petite histoire ! Lorsque le livre est arrivé, j’avoue avoir été agréablement surprise par le soin que la maison d’édition y a apporté. Le roman est truffé de magnifiques illustrations signées Benjamin Lacombe, avec une mise en page originale et des petits dessins farfelus qui favorisent l’immersion dans l’histoire. L’emballage fait même honneur à l’intrigue, et Le musée des monstres m’a follement divertie !

Le musée des monstres est un endroit qui regroupe des êtres hors normes. Un contorsionniste, un garçon à la force démesurée, une lanceuse de couteaux qui ne rate jamais sa cible, une femme à barbe, une mentaliste timide… il y en a pour tous les goûts ! Chacun a sa particularité et ils vivent tous normalement jusqu’au jour où la tête réduite, la grande star du show, fait parler d’elle. D’abord, une rumeur circule à son sujet. Paraît-il que si quelqu’un croise son regard, cela le conduit invariablement à sa propre perte. Et puis arrive un jour où, malheur, quelqu’un vole la tête réduite. Les quatre enfants du musée – Sam, Pippa, Max et Thomas – décident de mener l’enquête, car sans la tête réduite, c’est le musée tout entier qui est menacé.

J’ai beaucoup aimé le cheminement de l’histoire. On pénètre déjà dans le quotidien de ces “monstres”, on partage leurs moments de vie, les shows auxquels ils participent. Je me suis attachée sans mal à ces enfants aux capacités extraordinaires, et j’ai aimé la manière qu’ils avaient de ne pas se juger les uns les autres. L’air de rien, ils forment tous une grande famille et se serrent les coudes en toute occasion.

Au-delà de ça, les auteurs installent progressivement une intrigue qui tient bien la route. On se met dans la peau d’un apprenti enquêteur en quête de vérités. Les péripéties sont bien amenées, avec des retournements de situation inattendus, des doutes, des pseudo-certitudes et des fausses pistes… Les auteurs nous retournent le cerveau et nous poussent à envisager les possibilités les plus folles. L’intrigue en elle-même est construite de manière intelligente, elle ne s’essouffle à aucun moment et nous tient en haleine de bout en bout. Pour ça, bravo !

L’ambiance, maintenant, est un des plus gros points forts de l’histoire. Sinistre et en même temps désopilante, elle renforce l’impression d’avoir plongé à pieds joints dans un univers parallèle, au milieu des bizarreries tout droit sorties d’un esprit dérangé. Le style d’écriture est parfaitement en adéquation et imprègne l’atmosphère de cette touche atypique. C’est frais, simple, fluide, et ça se dévore en seulement quelques heures. Très franchement, je n’ai pas vu les pages défiler, et ma frustration était grande arrivée à la fin. J’en aurais voulu encore plus ! Heureusement, un tome 2 est prévu…

En résumé, l’objet-livre splendide, les personnages adorables, l’ambiance froide, mais attractive, l’intrigue qui ne laisse aucun répit… tous les ingrédients sont là pour faire de ce livre un premier tome palpitant. D’aventure en aventure, laissez-vous alpaguer par cette histoire tout indiquée en période d’Halloween. Frissons garantis !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult/le-musee-des-monstres-lauren-oliver-hc-chester
Sign of Love, tome 1 : Leo Sign of Love, tome 1 : Leo
Mia Sheridan   
Je remercie Mélusine et les éditions Hugo Roman pour leur confiance. Je n’ai encore jamais lu de livre écrit par Mia Sheridan, et j’étais curieuse de la découvrir, car elle a fait grand bruit sur la blogosphère avec Archer’s voice. Avec moins de 300 pages, Leo est une histoire qui se lit extrêmement rapidement et qui se dévore toute entière. Il m’a fallu moins d’une journée pour venir à bout de cette romance toute mignonne.

Leo et Evie sont amis depuis longtemps. Vivant dans le même orphelinat, leur relation n’a cessé d’évoluer tout au long de ces années. Par la suite, ils ont fini par tomber amoureux l’un de l’autre, et lorsque Leo a été adopté, il a promis à la jeune fille de revenir la chercher à ses dix-huit ans. Deux ans ont passé… et Leo n’est jamais réapparu. La pilule a été douloureuse, mais Evie s’est fait une raison et a essayé de se construire une vie, un avenir. Un jour, elle fait la rencontre d’un homme mystérieux, Jake, un ami de Leo venu lui apporter un message. Sous son charme, Evie lutte de son mieux contre cette attirance, car le fantôme de Leo n’est jamais très loin…

Commençons déjà avec nos personnages. Evie est une jeune fille qui a su se forger son propre équilibre. Avec une enfance comme la sienne, elle ne partait pas avec toutes les chances, mais aujourd’hui, elle est une personne entourée d’amis fidèles. En revanche, ses amours sont au point mort puisque depuis Leo, elle n’a pas su s’ouvrir à un autre homme. L’irruption de Jake dans sa vie va chambouler son quotidien. En plus d’être particulièrement séduisant, Jake lui fait ressentir des choses qu’elle pensait enfouies depuis longtemps.

J’ai bien aimé cette héroïne, qui a su garder sa fraîcheur et son innocence, malgré les coups durs et les embûches. Evie a une grande capacité de résilience et sait tirer le meilleur de chacun. Elle est peut-être un peu trop Marie-Sue sur les bords, mais elle reste très agréable à suivre.

Concernant Jake, j’avoue avoir un peu grincé des dents à cause de son côté directif, voire dominateur. Il m’a fait penser à Christian Grey dans Cinquante nuances de Grey, et c’est vraiment quelque chose qui m’a bloqué, car je trouve ce rôle trop stéréotypé. De fait, même si ce personnage est intrigant, il ne m’a inspiré aucune sympathie.

L’histoire d’amour est introduite beaucoup trop rapidement à mon goût. Plus c’est rapide, et moins le lecteur a le temps de soupeser la sincérité et l’intensité de la relation. Cela dit, on sent très vite que l’attirance est là, et le couple dégage une osmose quasi instantanément. C’est donc une jolie romance, assez attendrissante, mais je n’aurais pas dit non à une introduction moins rentre-dedans. J’aime les balbutiements, les jeux de séduction qui s’installent doucement. Ici, Mia Sheridan nous dit sans ambages qu’ils vont vivre une très grande histoire d’amour.

La chute est l’un des points forts de l’intrigue. Tous les petits indices disséminés çà et là s’imbriquent comme par enchantement. Cette fin, je m’y attendais sans m’y attendre. J’ai envisagé ce scénario, mais je me rabrouais chaque fois en me disant qu’il était impossible. Et pourtant, Mia Sheridan l’a fait.

En résumé, Leo est une petite romance agréable que j’ai dévorée en l’espace d’une journée. Cependant, je déplore une intrigue trop rapide et un Jake un peu trop cliché. Heureusement, cela ne m’a pas empêché d’apprécier l’histoire dans son ensemble, et tourner la dernière page sur une petite note douce amère, mais tintée d’une grande tendresse et beaucoup d’humanité.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance/leo-mia-sheridan