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Bibliothèque de apriltheseven : Liste de bronze

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Le secret de l'inventeur, Tome 3: The Turncoat's Gambit Le secret de l'inventeur, Tome 3: The Turncoat's Gambit
Andrea Cremer   
Je suis toujours un peu triste quand je termine une saga. Dire au revoir à des personnages que j’ai suivis durant des années, tourner une dernière fois la page d’un univers que j’apprécie… Eh bien c’est un peu ce que j’ai ressenti ici. Le secret de l’inventeur est une série que j’affectionne beaucoup, car elle est la première à m’avoir introduit au steampunk.

Dans ce troisième opus, nous retrouvons Charlotte dans de nouvelles et dangereuses aventures. La jeune fille traverse des temps houleux, puisque les pratiques des rebelles ne lui conviennent pas. Alors qu’elle lutte toujours activement contre l’emprise de l’Empire, elle est contrainte de fuir afin de protéger ses amis. Pourtant, quelque chose se trame en interne, et Charlotte est persuadée qu’un traitre se cache parmi ses alliés.

Sans surprise, il m’a fallu un petit moment avant de retrouver mes marques dans l’histoire. Lorsqu’un laps de temps d’un an s’est écoulé entre deux tomes, j’ai un mal fou à me resituer dans les premières pages. Une fois la période de réadaptation passée, j’ai de nouveau été charmée par la plume savoureuse d’Andrea Cremer.

Le gros point fort de ce troisième opus réside dans la manière dont sont traités les personnages. Ils ont tous fait beaucoup de chemin depuis le début et forment une véritable famille à laquelle on a l’impression de faire un peu partie, nous aussi. Charlotte en est l’exemple flagrant. Elle m’a impressionnée dans Le pari du traitre, car elle fait preuve d’un courage et d’un sang-froid exemplaires. C’est clairement une héroïne avec de belles aspirations et prête aux plus grands sacrifices pour les atteindre. J’ai vibré et tremblé à ses côtés.

Car oui, les émotions sont bien au rendez-vous. Le rythme de l’histoire ne nous permet pas de souffler à un seul moment. Tout s’enchaîne avec naturel et les rebondissements font loi. Trahisons, manigances et mensonges sont les maîtres mots de ce troisième opus. Pourtant, je suis restée un peu sur ma faim en ce qui concerne l’identité du traitre. Je m’attendais à un bouleversement supplémentaire qui n’est pas venu. Je pense que cela tient du fait que l’auteur a choisi de faire beaucoup de révélations au début, laissant ainsi peu de place aux recherches personnelles du lecteur. Ce manque de suspens a constitué un problème en ce qui me concerne, car j’en désirais davantage de ce côté-là.

En revanche, j’ai beaucoup aimé le soin apporté par Andrea Cremer en ce qui concerne les résolutions des intrigues. Rien n’est laissé au hasard et tous les mystères finissent par trouver leurs dénouements. Toutefois, j’ignore si c’est parce que je n’étais pas prête à quitter Charlotte, Jack, Grave et les autres, mais la fin m’a semblé trop rapide et trop précipitée, malgré un très bel épilogue. Encore une fois, je n’aurais pas dit non à quelques chapitres supplémentaires, car Andrea Cremer a réellement su construire un univers saisissant et haut en couleur.

En résumé, ce troisième tome est pour moi un peu en dessous des deux premiers, malgré de belles qualités et une intrigue qui m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Andrea Cremer m’a complètement fait voyager au cœur d’une uchronie unique en son genre, où les personnages sont bougrement attachants. Je suis un peu déçue du manque de suspens général et par la fin trop rapidement expédiée, mais j’ai tout de même passé un bon moment. Je relirai cette série à l’occasion et je suis certaine d’en tirer le même plaisir !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/le-secret-de-linventeur-tome-1-la-rebellion-andrea-cremer
Curiosity House, book 1 - The Shrunken Head Curiosity House, book 1 - The Shrunken Head
H. C. Chester    Lauren Oliver   
Merci à Marie et aux éditions Hachette pour leur confiance. Je suis tombée amoureuse de la couverture au premier regard. Associez à ça un thème qui met l’eau à la bouche… vous pensez bien que j’avais envie de découvrir cette petite histoire ! Lorsque le livre est arrivé, j’avoue avoir été agréablement surprise par le soin que la maison d’édition y a apporté. Le roman est truffé de magnifiques illustrations signées Benjamin Lacombe, avec une mise en page originale et des petits dessins farfelus qui favorisent l’immersion dans l’histoire. L’emballage fait même honneur à l’intrigue, et Le musée des monstres m’a follement divertie !

Le musée des monstres est un endroit qui regroupe des êtres hors normes. Un contorsionniste, un garçon à la force démesurée, une lanceuse de couteaux qui ne rate jamais sa cible, une femme à barbe, une mentaliste timide… il y en a pour tous les goûts ! Chacun a sa particularité et ils vivent tous normalement jusqu’au jour où la tête réduite, la grande star du show, fait parler d’elle. D’abord, une rumeur circule à son sujet. Paraît-il que si quelqu’un croise son regard, cela le conduit invariablement à sa propre perte. Et puis arrive un jour où, malheur, quelqu’un vole la tête réduite. Les quatre enfants du musée – Sam, Pippa, Max et Thomas – décident de mener l’enquête, car sans la tête réduite, c’est le musée tout entier qui est menacé.

J’ai beaucoup aimé le cheminement de l’histoire. On pénètre déjà dans le quotidien de ces “monstres”, on partage leurs moments de vie, les shows auxquels ils participent. Je me suis attachée sans mal à ces enfants aux capacités extraordinaires, et j’ai aimé la manière qu’ils avaient de ne pas se juger les uns les autres. L’air de rien, ils forment tous une grande famille et se serrent les coudes en toute occasion.

Au-delà de ça, les auteurs installent progressivement une intrigue qui tient bien la route. On se met dans la peau d’un apprenti enquêteur en quête de vérités. Les péripéties sont bien amenées, avec des retournements de situation inattendus, des doutes, des pseudo-certitudes et des fausses pistes… Les auteurs nous retournent le cerveau et nous poussent à envisager les possibilités les plus folles. L’intrigue en elle-même est construite de manière intelligente, elle ne s’essouffle à aucun moment et nous tient en haleine de bout en bout. Pour ça, bravo !

L’ambiance, maintenant, est un des plus gros points forts de l’histoire. Sinistre et en même temps désopilante, elle renforce l’impression d’avoir plongé à pieds joints dans un univers parallèle, au milieu des bizarreries tout droit sorties d’un esprit dérangé. Le style d’écriture est parfaitement en adéquation et imprègne l’atmosphère de cette touche atypique. C’est frais, simple, fluide, et ça se dévore en seulement quelques heures. Très franchement, je n’ai pas vu les pages défiler, et ma frustration était grande arrivée à la fin. J’en aurais voulu encore plus ! Heureusement, un tome 2 est prévu…

En résumé, l’objet-livre splendide, les personnages adorables, l’ambiance froide, mais attractive, l’intrigue qui ne laisse aucun répit… tous les ingrédients sont là pour faire de ce livre un premier tome palpitant. D’aventure en aventure, laissez-vous alpaguer par cette histoire tout indiquée en période d’Halloween. Frissons garantis !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult/le-musee-des-monstres-lauren-oliver-hc-chester
Leo Leo
Mia Sheridan   
Je remercie Mélusine et les éditions Hugo Roman pour leur confiance. Je n’ai encore jamais lu de livre écrit par Mia Sheridan, et j’étais curieuse de la découvrir, car elle a fait grand bruit sur la blogosphère avec Archer’s voice. Avec moins de 300 pages, Leo est une histoire qui se lit extrêmement rapidement et qui se dévore toute entière. Il m’a fallu moins d’une journée pour venir à bout de cette romance toute mignonne.

Leo et Evie sont amis depuis longtemps. Vivant dans le même orphelinat, leur relation n’a cessé d’évoluer tout au long de ces années. Par la suite, ils ont fini par tomber amoureux l’un de l’autre, et lorsque Leo a été adopté, il a promis à la jeune fille de revenir la chercher à ses dix-huit ans. Deux ans ont passé… et Leo n’est jamais réapparu. La pilule a été douloureuse, mais Evie s’est fait une raison et a essayé de se construire une vie, un avenir. Un jour, elle fait la rencontre d’un homme mystérieux, Jake, un ami de Leo venu lui apporter un message. Sous son charme, Evie lutte de son mieux contre cette attirance, car le fantôme de Leo n’est jamais très loin…

Commençons déjà avec nos personnages. Evie est une jeune fille qui a su se forger son propre équilibre. Avec une enfance comme la sienne, elle ne partait pas avec toutes les chances, mais aujourd’hui, elle est une personne entourée d’amis fidèles. En revanche, ses amours sont au point mort puisque depuis Leo, elle n’a pas su s’ouvrir à un autre homme. L’irruption de Jake dans sa vie va chambouler son quotidien. En plus d’être particulièrement séduisant, Jake lui fait ressentir des choses qu’elle pensait enfouies depuis longtemps.

J’ai bien aimé cette héroïne, qui a su garder sa fraîcheur et son innocence, malgré les coups durs et les embûches. Evie a une grande capacité de résilience et sait tirer le meilleur de chacun. Elle est peut-être un peu trop Marie-Sue sur les bords, mais elle reste très agréable à suivre.

Concernant Jake, j’avoue avoir un peu grincé des dents à cause de son côté directif, voire dominateur. Il m’a fait penser à Christian Grey dans Cinquante nuances de Grey, et c’est vraiment quelque chose qui m’a bloqué, car je trouve ce rôle trop stéréotypé. De fait, même si ce personnage est intrigant, il ne m’a inspiré aucune sympathie.

L’histoire d’amour est introduite beaucoup trop rapidement à mon goût. Plus c’est rapide, et moins le lecteur a le temps de soupeser la sincérité et l’intensité de la relation. Cela dit, on sent très vite que l’attirance est là, et le couple dégage une osmose quasi instantanément. C’est donc une jolie romance, assez attendrissante, mais je n’aurais pas dit non à une introduction moins rentre-dedans. J’aime les balbutiements, les jeux de séduction qui s’installent doucement. Ici, Mia Sheridan nous dit sans ambages qu’ils vont vivre une très grande histoire d’amour.

La chute est l’un des points forts de l’intrigue. Tous les petits indices disséminés çà et là s’imbriquent comme par enchantement. Cette fin, je m’y attendais sans m’y attendre. J’ai envisagé ce scénario, mais je me rabrouais chaque fois en me disant qu’il était impossible. Et pourtant, Mia Sheridan l’a fait.

En résumé, Leo est une petite romance agréable que j’ai dévorée en l’espace d’une journée. Cependant, je déplore une intrigue trop rapide et un Jake un peu trop cliché. Heureusement, cela ne m’a pas empêché d’apprécier l’histoire dans son ensemble, et tourner la dernière page sur une petite note douce amère, mais tintée d’une grande tendresse et beaucoup d’humanité.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance/leo-mia-sheridan
Re/member #1 Re/member #1
Welzard   
Très grand merci à Emily et aux éditions Lumen pour cet envoi et pour leur confiance. En lisant Re/member, j’étais bien conscience que j’allais trembler des genoux et sentir mon cœur faire des saltos arrière dans ma poitrine. Je savais qu’il ne fallait pas le lire en pleine nuit, et je savais aussi que si je le faisais, j’aurais un mal fou à trouver le sommeil par la suite. Re/member, c’est un charivari d’émotions, un concentré de tension et une bonne poignée de mystères.

L’histoire se passe essentiellement dans un lycée japonais. Six adolescents se retrouvent piégés dans une boucle temporelle, revivant inlassablement la journée du 9 novembre. Tous les soirs à minuit, ils sont téléportés devant les portes de leur lycée et doivent fouiller l’établissement de fond en comble pour retrouver les 8 morceaux d’un corps, qu’ils doivent ensuite placer dans un cercueil. Le jeu est déjà assez morbide comme ça, mais il repose sur un autre principe, plus sanglant encore. Les 6 étudiants doivent à tout prix éviter la Rouge-Sang, une petite fille de 11 ans qui a trouvé la mort bien des années auparavant dans l’enceinte du lycée. La Rouge-Sang peut arriver de n’importe où, attaquer n’importe qui, et lorsqu’elle a éliminé les 6 adolescents, la journée recommence, sans discontinuer, jusqu’à ce qu’ils parviennent à remembrer la victime.

Par bien des aspects, cette histoire m’a fait penser à King’s Game, également publié aux éditions Lumen. La mentalité japonaise est très ancrée, ce qui peut surprendre un lecteur européen peu habitué. Ça se ressent beaucoup dans la manière de réagir des personnages. Ils ont parfois des réflexions curieuses. Et puis il y a ce mélange entre le gore absolu et la pudeur des rapports humains. Personnellement, je m’y attendais, je n’ai donc pas été plus étonnée que cela. Mais je pense qu’un lecteur lambda doit être préparé avant de commencer, pour pleinement savourer le roman par la suite.

Ce que j’ai le plus apprécié dans Re/member, c’est la facilité avec laquelle l’auteur nous embarque dans son intrigue. L’atmosphère malveillante et angoissante ne tarde pas à se ressentir, faisant de ce livre un bon page-turner. J’ai à peine vu les chapitres défiler, j’étais totalement prise dans cette spirale infernale. Quand il fallait poser le livre pour vaquer à d’autres occupations, je n’arrêtais pas d’échafauder des hypothèses ou imaginer le dénouement.

Concernant les personnages, j’ai trouvé ça intéressant d’observer ce cauchemar à travers les yeux d’Asuka. C’est une héroïne profondément gentille et attentionnée, pour qui j’ai eu de l’affection. Ce qu’elle vit n’a rien d’agréable et elle réagit avec un self-control qui force le respect. Asuka est un peu la colle qui maintient le groupe soudé. Elle n’est pas celle que l’on remarque tout de suite, mais elle fait de son mieux pour aplanir le terrain et arrondir les angles.

La chasse au corps demande un investissement collectif, et on se rend vite compte que le groupe ne part pas gagnant. Il y a Shôta, l’intello condescendant et maladroit, la douce Rie, Kenji, étrange et imprévisible, Takahiro, très surprenant, et la volcanique Rumiko. Cette dernière m’a insupportée. Elle a le don de se prendre le nez avec les autres pour des futilités, et je l’imaginais sous les traits d’une peste. Une vraie de vraie.

Plus j’approchais de la fin, et plus l’histoire me paraissait bizarre… Je ne sais pas trop à quel moment mon attention s’est émoussée, mais j’ai senti que les personnages commençaient à avoir de drôles de réactions (par exemple : Takahiro incapable de retranscrire correctement une conversation, sous prétexte qu’il n’est pas suffisamment intelligent pour la comprendre). J’ai moi-même un peu de mal à mettre le doigt sur ce qui m’a dérangé, mais je pense qu’à un moment, l’auteur a choisi d’orienter sa trame de manière à rendre la fin plus facile à introduire. Hélas, je l’ai senti comme une maladresse, et l’histoire a perdu de sa crédibilité.

Les derniers chapitres en revanche remontent considérablement le niveau, avec un retournement de situation pour le moins inattendu. Tous les fils qui s’articulaient autour de l’histoire de la Rouge-Sang sont apparus au grand jour. Au-delà de l’aspect fantastique, il y a aussi une histoire de meurtres, de secrets et de vieille malédiction, et ça met les nerfs à vif !

En résumé, Re/member m’a fait froid dans le dos. À cheval entre thriller et horreur pure, cette intrigue sur fond paranormal est une boucherie qui se répète en boucle et laisse son lecteur sans le souffle. On plaint ces 6 adolescents emprisonnés par une cruelle malédiction. Attendez-vous à la chair de poule, et prenez garde à la Rouge-Sang ; dès qu’elle aura commencé à chanter sa comptine macabre, vous ne serez plus à l’abri…

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/thriller---polar/remember-welzard

Follow me, tome 2 : Nouvelle chance Follow me, tome 2 : Nouvelle chance
Fleur Hana   
Le premier tome de Follow me m’avait totalement conquise. Fleur Hana, accompagnée de sa plume pleine de peps, proposait un roman pilote qui donnait le ton, avec un humour frais et simple. J’étais très heureuse de retrouver des personnages que j’affectionnais beaucoup.

Dans Seconde chance, le tout premier roman de la saga, nous faisions la connaissance de Lise, d’Ange, ainsi que des amis de ce dernier. Infirmiers de profession, ils vivent tous en colocation. Avec Nouvelle chance, c’est un personnage secondaire qui est mis en lumière : Anthony. Sa vie n’a pas été facile et il a beaucoup souffert. Cela dit, s’il y a une chose de sûre, c’est que c’est un affamé d’amour et de tendresse. Alors le jour où il croise le chemin de Margaux, il se dit que c’est sa bonne étoile qui lui envoie un signe. Margaux est tout ce qu’il a toujours cherché chez une fille. Hélas, elle sort d’une rupture douloureuse dont elle peine à se remettre, et n’a pas dans l’idée de se remettre en couple dans l’immédiat. Très vite, Anthony s’avère être une oreille attentive ainsi qu’une épaule sur laquelle elle peut s’épancher. Entre eux, il y a une étincelle, tout le monde le voit. Mais les embuches qui les attendent sont nombreuses et difficiles à franchir.

Ce serait mentir que de prétendre que je ne partais pas avec quelques appréhensions. Après m’être follement divertie aux côtés de Lise et Emma, je ne savais pas très bien comment les autres personnages allaient réussir à me toucher. La vérité, c’est que ce deuxième opus est très différent du premier. Là où Fleur Hana mettait l’accent sur l’humour et les tranches de rire, il ne reste plus grand-chose. Elle joue ici sur d’autres registres : celui d’un drame qui ne se départit pas de sa douceur.

Car c’est le maître mot de cette suite : la douceur. Il y en a partout. D’abord à travers le personnage d’Anthony qui ne peut que nous émouvoir. Sa détresse, ses désirs et ses espoirs m’ont vraiment touchée en plein cœur. Il a une façon incroyable de s’investir et de donner de lui-même dans tout ce qu’il entreprend. Anthony, c’est le personnage gentil par excellence. De bien des façons, il m’a rappelé Ange et sa sensibilité à fleur de peau.

En revanche, j’ai eu plus de difficulté à apprivoiser Margaux. Anthony a une très belle façon de la voir. À travers ses yeux, c’est une jeune fille formidable, très émotive et délicate que l’on découvre. Hélas, une fois que l’on se retrouvait de son point de vue, je ne sais pas très bien comment, mais elle finissait par m’insupporter. J’ai trouvé qu’elle passait son temps à se lamenter sur son sort. J’ai nettement préféré la voir à travers le regard énamouré et conquis d’Anthony.

Leur histoire est une évidence semée d’obstacles. On souffre avec ces personnages qui tentent tant bien que mal de s’extirper des fantômes de leur passé. La frustration est là, on a bien envie d’intervenir de temps en temps pour dissiper les malentendus ou tout simplement les secouer un peu.

Et c’est avec plaisir que l’on retrouve des personnages déjà croisés auparavant. J’ai savouré les interventions de Lise ainsi que celles – trop peu nombreuses à mon goût – de l’adorable Emma. Les liens qui les unissent sont plus solides que jamais. Ils sont comme une grande famille de cœur, et on a presque l’impression d’en faire un peu partie, nous aussi.

En résumé, si Nouvelle chance n’est pas aussi bon que le premier opus, il a au moins le mérite d’être bourré d’émotion et d’authenticité. On se prend d’affection pour Anthony, ce héros sensible et un peu vulnérable, ainsi que pour le duo tendre et complice qu’il forme avec Margaux. J’ai malheureusement eu plus de mal avec cette dernière, trop autocentrée et pleurnicheuse à mon goût. J’ai bien hâte de poursuivre la trilogie qui, je l’espère, se terminera par trois happy ends !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/follow-me-fleur-hana
The Young World The Young World
Chris Weitz   
Je remercie les éditions Le Livre de Poche de m’avoir permis de découvrir cette lecture ! Il est vrai que des romans post-apocalyptiques reposent sur une base similaire, mais celui-ci m’attirait plus que les autres et j’ai émergé de ma lecture agréablement surprise.

La vie telle que nous la connaissons n’existe plus. Un virus s’est propagé dans le monde entier, éradiquant une partie de la population. Il ne reste plus que les adolescents qui, une fois qu’ils ont atteint l’âge adulte, décèdent des suites de cette mystérieuse maladie. Pour survivre durant le peu de temps qu’il leur reste, ils se sont regroupés en groupuscules. Entre ces microsociétés, c’est la loi du plus fort qui prévaut. L’anarchie, le désordre et la confusion se sont emparés de la ville, plongeant les survivants dans une lutte sans merci.

À la mort de son grand-frère, Jefferson est amené à lui succéder comme chef de son clan. Accompagné de Donna, Brainbox, Peter et Opaline, il va tenter l’opération de la dernière chance : trouver une explication à ce virus et – si possible – l’endiguer le plus vite possible, avant que l’humanité tout entière disparaisse.

C’est à travers les yeux de Donna et Jefferson que le lecteur s’enfonce dans la noirceur de cette nouvelle société. Il faut s’attendre à un rythme saccadé, une ambiance à couper au couteau et un décor étouffant, gris et déprimant. L’auteur ne mise pas beaucoup sur l’action et privilégie d’autres aspects de son intrigue, tels que les descriptions et la psychologie de ses personnages. Personnellement, j’aurais aimé plus d’action, de péripéties, et moins de longueurs.

Chris Weitz pose les bases dès le départ, avec un background saisissant. Précisons aussi que l’auteur est également scénariste et réalisateur de films à succès (type Twiligh, À la croisée des mondes…). Cette influence se retrouve dans tous les petits détails. L’histoire est construite comme un scénario, le décor est planté avec minutie, mais également un sens du réalisme peu commun. Personnellement, j’ai beaucoup aimé le soin apporté aux détails, même si, de fait, il laisse moins de place à l’imagination.

Chris Weitz nous offre une double narration originale. Jefferson et Donna… deux adolescents qui se sont retrouvés du jour au lendemain sans parents, sans cadre, avec tout ce qu’une catastrophe telle que celle-ci peut entraîner : dites au revoir à votre petit confort douillet, aux smartphones, à internet… Une vie futile, aux antipodes de ce à quoi ils doivent faire face désormais. Livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas d’autre choix que de survivre en attendant que la maladie les prenne, eux aussi.

Il y a un travail très intéressant qui a été fait autour de la psychologie de ces deux personnages. Je les ai trouvés attachants – autant que faire se peut. Cyniques, désabusés, ils ont dû grandir plus vite que prévu, et on les prend rapidement en pitié.

Concernant la plume de l’auteur, je pense que ça passe ou ça casse. On sent encore une fois l’influence du scénariste. Il ne va pas s’arrêter sur des impressions ou des idées conceptuelles, mais plutôt sur les faits, l’action immédiate. Tout est concret, palpable. Ça peut donner l’impression au lecteur qu’il est détaché de l’histoire, peu impliqué. En tant que lectrice, ce n’est pas quelque chose qui m’a dérangé, car je lisais comme si je visionnais un film. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que The Young World ferait un film très sympathique.

En résumé, au moyen d’une plume incisive et efficace, Chris Weitz nous propose le premier opus d’une saga post-apocalyptique noire et inquiétante. Les personnages, l’intrigue, l’ambiance et le décor... tous ces éléments sont suffisamment singuliers pour rendre l’histoire marquante et digne d’intérêt.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/the-young-world-chris-weitz
Waterfire Saga, tome 3 : Dark Tide Waterfire Saga, tome 3 : Dark Tide
Jennifer Donnelly   
La saga Waterfire est une série que j’aime bien. L’univers des sirènes est déjà peu exploité en temps normal, mais celui-ci pulvérise tous les records puisqu’il parvient à se distinguer de tous grâce à un univers foisonnant de petits détails fascinants. Jennifer Donnelly a tout donné dans cette saga, à tel point que le lecteur reste béat d’admiration devant tant de richesse.

Dans Dark tide, on passe un cran au-dessus. Nos jeunes sirènes n’ont jamais été aussi proches de la bataille finale. Serafina a rejoint la cause de la Résistance et compte bien réunir le plus de combattants possible pour protéger son monde. Cependant, elle n’a pas pour autant perdu de vue la quête des talismans, tout comme ses amies. Les obstacles qui les séparent du dénouement sont multiples et non sans danger. Et lorsque des secrets éclatent au milieu de tous ces problèmes, on est tenté de se dire que les sirènes n’ont pas fini d’en baver.

Le tome 1 avait été un grand coup de cœur, mais le tome 2 m’avait paru un peu plus laborieux à cause de toutes les complexités qui se mettaient en place. J’attendais du tome 3 qu’il me dépayse totalement et je n’ai pas été déçue du voyage.

L’auteur mise ici sur une action qui ne s’essouffle jamais. Si retrouver l’univers et ses nombreux détails a été un peu déstabilisant – comme à chaque fois –, passée la cinquantaine de pages, j’étais de nouveau opérationnelle et alpaguée par les aventures de nos sirènes préférées. Le plus grand point fort de ce troisième opus réside dans les nombreux points de vue que nous offre le récit. Ça confère à l’intrigue une cadence très soutenue et le roman n’en est que plus palpitant.

Les aventures se multiplient, les révélations nous parviennent en rafale. À peine le temps de dire « ouf ! » que de nouveaux éléments sont amenés sur le tapis. Jennifer Donnelly apporte la lumière sur de nombreuses choses, tout en laissant leur part d’ombre à bien d’autres mystères. On n’a pas d’autre choix que de tourner frénétiquement les pages, dans l’espoir d’avoir le fin mot de l’histoire le plus rapidement possible.

Nos héroïnes évoluent grandement dans ce tome 3. D’ailleurs, je dirais même qu’on arrive à un tournant de l’histoire où on constate à quel point leurs pérégrinations les ont changées et endurcies. Certaines se dévoilent pour de bon, faisant tomber les masques et les secrets, d’autres nous régalent de leur caractère volcanique et indomptable. Loin des jeunes filles délicates du premier tome, Jennifer Donnelly nous met face à de véritables héroïnes, capables de tout – et du pire – pour arriver à leurs fins.

En résumé, malgré ma difficulté à m’immerger dans le roman au début, Dark tide est une suite à la hauteur des autres tomes. Rebondissements et divulgations de secrets sont au programme, tout ça dans cette ambiance sous-marine que j’ai appris à affectionner au fil des aventures de Serafina, Astrid, Ling, Becca, Ava et Neela. Une histoire complexe et complète qui nous propulse dans les confins d’un monde méconnu.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantastique/la-saga-waterfire-tome-1-deep-blue-jennifer-donnely
L'invocateur, livre 1 : Le Novice L'invocateur, livre 1 : Le Novice
Taran Matharu   
Un grand merci aux éditions Hachette pour cette réception. Je crois bien que c’est la première fois que je lis de la fantasy pure publiée dans cette maison d’édition, et j’étais curieuse de découvrir cette histoire. Rien que la couverture est un plaisir pour les yeux ; elle nous offre beaucoup de pistes, et est totalement raccord avec l’ambiance distillée tout le long. Je suis ressortie de ce roman relativement satisfaite. Le novice est une lecture entraînante, avec un fil conducteur bien imaginé, mais elle n’en reste pas moins très classique et un peu clichée par moments.

Dans un monde où la guerre sévit entre les hommes et les orques vit Fletcher, un apprenti forgeron de 15 ans, orphelin de surcroit. Il mène une existence très tranquille dans son patelin, jusqu’au jour où, par erreur, il invoque un démon – qu’il appellera par la suite Ignatius. Un malheureux concours de circonstances l’oblige à quitter son foyer, et par la même occasion son père adoptif qui l’a élevé comme son fils. Accompagné de son démon lové autour de son cou, le jeune garçon croisera la route du capitaine Arcturus. Ce dernier l’enverra à l’Académie Vocans, une école au sein de laquelle les futurs mages-guerriers s’entraînent avant de partir sur le front avec leurs démons. L’apprentissage de Fletcher pourra commencer, mais ce qui l’attend n’est pas sans danger. Rivalités, manigances et coups bas sont au programme. Le jeune novice devra se montrer attentif et se fier aux bonnes personnes.

Prenez une pincée d’Eragon et jetez-la dans une décoction du Seigneur des Anneaux. Faites mijoter et ajoutez de temps à autre une cuillerée de Pokémon ainsi qu’un soupçon de Harry Potter. Au final, ça vous donne L’invocateur. N’allez pas croire qu’il s’agit d’un reproche, bien au contraire. Ces petits clins d’oeil – volontaires ou non – à ces univers très singuliers contribuent à rendre l’histoire de Taran Matharu efficace. Je n’ai eu aucun mal à me sentir à l’aise et j’ai apprécié l’intrigue et tous les rouages qui la composent.

D’abord, il y a cette histoire de démons. Pour pouvoir combattre, Fletcher en apprendra plus sur eux et sur la façon d’en invoquer. Ça m’a beaucoup fait penser à Pokémon, du coup. Attraper quelques “monstres” pour les faire combattre, ça a réveillé mon petit côté dresseuse Pokémon, et j’ai adoré ça, ah ah. En revanche, même si j’ai senti que l’auteur amorçait bien l’idée qu’il existait un lien particulier entre le démon et son invocateur, j’ai trouvé ça beaucoup trop fragile concernant Fletcher. Ignatius et lui partagent à peu près tout ensemble, mais je n’ai pas senti d’affinité particulière. À croire que le démon n’est qu’une chose dont on peut se servir. J’en aurais voulu plus. Beaucoup plus.

Ensuite, la magie. Elle est originale et bien imaginée. Les passages où les personnages apprennent à s’en servir sont particulièrement réussis. Il y a, certes, beaucoup d’imagination, mais aussi de la recherche pour que tout s’imbrique correctement. Et si globalement j’avais la sensation d’être face à un univers dense, il restait très accessible et passionnant. L’élaboration est adroite, il n’y a aucune longueur concernant les descriptions. Bref, tout se goupille correctement.

Cela dit, ce n’est pas une histoire qui m’a retournée comme je m’y attendais. L’intrigue reste assez prévisible et sans surprise. Le novice, c’est de la fantasy traditionnelle, avec un héros on ne peut plus classique. Fletcher parvient rapidement à faire des choses hors du commun, il est plutôt doué dans tout ce qu’il entreprend et déjoue les pièges avec une relative facilité. Il a toujours un jugement juste et mesuré, ce qui ne lui dessert pas, bien au contraire.

Même s’il est un peu cliché, j’ai tout de même admiré son sens de l’intégrité. Car l’Académie Vocans n’est pas un endroit merveilleux où les fées côtoient les licornes au milieu des arcs-en-ciel. Les nobles méprisent et assoient leur supériorité dès le début, les uniques représentants des nains et des elfes sont traités comme des rebuts, et la rivalité tient une énorme place. Le but des novices ? Être celui qui obtiendra le poste le plus gradé sur le front, pour s’assurer un train de vie confortable. Certains sont prêts à tout, même au pire. Et dans tout ce fatras, le brave Fletcher doit trouver sa place. Droit dans ses bottes, le garçon défend ses amis et se révèle très dévoué. On ne peut pas lui reprocher cela…

En résumé, ce premier opus pose les bases d’une saga de fantasy classique, où les démons coudoient les humains, les orques, les nains et bien d’autres espèces. Taran Matharu nous offre un début plutôt sympathique, avec un bel univers et une intrigue solide. Je lirai la suite avec plaisir, et j’espère que l’auteur prendra plus de risques pour s’écarter des trames de fantasy habituelles.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/linvocateur-taran-matharu
Fille des Cauchemars, Tome 1 : Anna Fille des Cauchemars, Tome 1 : Anna
Kendare Blake   
Je remercie les éditions du Livre de Poche pour cette très belle réception et pour leur confiance. Comme beaucoup, j’avais entendu parler de ce livre, sorti d’abord en grand format chez Hachette. La magnifique couverture, le titre à faire froid dans le dos (même si je préfère le titre VO, indubitablement)… je savais d’office que ce roman m’était destiné. Pour ceux qui l’ignorent encore, les histoires de spectres et d’esprits sont mes préférés dans la branche fantastique.

Thésée Cassio – aussi appelé Cas – est un jeune homme à l’héritage particulier. À 17 ans, il est exterminateur de fantômes, comme feu son père avant lui. Son mode de vie est tout aussi singulier : il passe de ville en ville avec sa mère sorcière pour éradiquer les spectres. Un jour, tous deux s’installent au Canada, car Cas a entendu parler d’Anna à la robe de sang, un fantôme à la réputation épouvantable qui a plusieurs meurtres à son actif, selon les rumeurs. Ce que le garçon ignore, c’est qu’Anna n’a rien des fantômes qu’il a l’habitude d’éliminer.

Quelle histoire, les amis ! Kendare Blake nous a concocté une très bonne intrigue, surprenante et terrifiante au possible. La première partie est, à mes yeux, la plus réussie. Elle se révèle beaucoup plus accrocheuse, dans la mesure où elle introduit bien l’histoire et distille une atmosphère qui devient rapidement irrespirable.

J’ai aimé en apprendre plus sur le « travail » de Cas, sa manière de traquer les fantômes et de les envoyer dans l’au-delà. La particularité de cette histoire, c’est que les esprits ne sont pas des êtres vaporeux et éthérés, ils sont palpables comme de véritables êtres humains, et certains ont même un goût prononcé pour le spectacle et les grandes démonstrations. La première mission du jeune homme avec l’auto-stoppeur était une excellente entrée en matière, qui jetait déjà les bases sur quelque chose d’accrocheur.

Avant de traquer Anna Karlov, Cas doit d’abord en apprendre plus sur son histoire et les origines de sa mort. Pour cela, il va intégrer un lycée et y rencontrer des personnages plutôt stéréotypés au premier regard. Cela dit, ce qui est plutôt chouette, c’est que Kendare Blake surfe sur notre première impression, puisque les personnages en questions se révèlent bien plus intéressants que ce que leur rôle initial laisse entendre. Carmel en est l’exemple flagrant. Belle et populaire, je la voyais déjà comme la potiche creuse et sans cervelle, alors qu’en réalité, elle est beaucoup plus que ça.

Cas se définit lui-même comme un anti-héros en puissance. Mordant et même prétentieux sur les bords, ça a tout de suite collé entre nous. Il a une manière d’être – entre assurance affichée et sarcasme – qui donne envie de mieux comprendre son passé et sa vie de chasseur. Son arrogance peut très vite doucher le lecteur, mais habitué à se débrouiller avec sa mère depuis qu’il a sept ans, changeant une bonne douzaine de fois de lycée en l'espace de trois ans, il a pris l'habitude de ne pas nouer d'amitié, mais de se servir des autres pour obtenir les informations qu'il recherche. Il mène ses missions seul et traverse les villes et les lycées comme un fantôme, sans laisser de trace et sans jamais se faire d’amis. Mais cette nouvelle mission d’infiltration va changer la donne, car il va d’abord rencontrer Thomas, puis Carmel.

Comme je l’ai dit plus haut, la première partie m’a totalement subjuguée. La première scène avec Anna est particulièrement glauque et je n’ai pas réussi à réprimer un long frisson d’appréhension. Comme il était 2h du matin, j’ai précipitamment tout fermé avant de commencer à cauchemarder. Il faut admettre qu’Anna est un fantôme qui met mal à l’aise. Sa force et son aspect la rendent particulièrement redoutable, et j’ai admiré Cas pour son entêtement.

La deuxième partie apporte la lumière sur une bonne partie de l’intrigue, si bien que l’aura mystérieuse cesse de faire effet. Je n’irais pas jusqu’à dire que l’histoire perd subitement de son intérêt, mais j’étais prise dans les filets d’Anna dès le début. L’autre moitié du livre met l’accent sur l’évolution des personnages. Sentiments, incertitudes… c’est tous les principes de Cas qui se retrouvent bouleversés.

La plume est un petit régal. Kendare Blake ne nous épargne rien, et ne lésine pas sur les moyens pour nous glacer d’effroi. Elle n’hésite pas non plus à jouer sur le gore et l’insoutenable, tout en malmenant ses personnages. Il y a vraiment de tout dans ce livre, de manière à nous faire passer par toutes les émotions.

En résumé, Fille de cauchemars est un très bon roman d’épouvante, qui nous immerge dans une ambiance glaçante, où les fantômes sont bien loin des formes immatérielles que l’on connaît bien. Une intrigue obscure, des personnages qui déjouent les stéréotypes, des histoires passées dures et brutales… Ce premier tome est une réussite !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult1/fille-de-cauchemars-kendare-blake
Alice - De L'autre côté du miroir - Le roman du film Alice - De L'autre côté du miroir - Le roman du film
Collectif Disney Natacha Godeau (Traduction)   
Grand merci aux éditions Hachette pour cette lecture. Grande amatrice des films de Tim Burton, et ayant appris que le deuxième opus d’Alice au pays des merveilles allait sortir dans les salles, je me suis dit qu’il serait sympathique de découvrir cette histoire en livre avant d’aller me faire une toile. J’ai toujours un gros faible pour les contes revisités, et le caractère déjanté de cette version m’a plu.

Nous retrouvons Alice, plusieurs années après ses dernières péripéties. La jeune fille s’aventure désormais en haute mer et se nourrit de danger, dans un monde qui, habituellement, est réservé aux hommes. À son retour auprès de sa mère, elle tombe sur un miroir qui va la propulser à nouveau au pays des merveilles. Cette fois-ci, c’est contre le Temps lui-même que la jeune femme va courir. Au pays des merveilles, rien ne va plus. Le Chapelier Fou n’est plus si fou que cela, et pour que tout rentre dans l’ordre, Alice va devoir user du Temps, et ainsi se propulser dans le passé, où elle découvrira la véritable histoire de ceux qui peuplent ce merveilleux endroit.

Je précise que j’ai regardé le premier film juste avant de lire le livre. Grand bien m’en fasse, puisqu’évoluer dans ce roman peut paraître un peu laborieux pour quelqu’un dont la mémoire flanche. Il n’y a pas d’explications de ce qui a pu se passer avant ; dès les premiers instants, le lecteur se retrouve en plein coeur de l’histoire, sans autre point de repère que ses souvenirs du film précédent. Cette version réinventée commence presque immédiatement sur les chapeaux de roue, c’est pourquoi je vous conseille d’avoir bien en tête les péripéties du premier opus avant de vous embarquer, au risque de patauger un peu d’un chapitre à l’autre.

Pour commencer, parlons de l’objet livre, qui est tout bonnement magnifique. La couverture est un plaisir pour les yeux et nous offre un joyeux méli-mélo de détails et de dorures, ce que j’imagine bien pour le pays des merveilles. L’intérieur est truffé d’illustrations qui ornent chaque début et fin de chapitres. J’ai vraiment apprécié le sens du détail, pour le coup.

Concernant l’histoire en elle-même, je ne peux que saluer les trésors d’originalité qui ont été déployés. Cette histoire de course contre le Temps et retour en arrière m’ont beaucoup plu, car ils permettent d’approfondir le vécu des personnages, comprendre leur histoire et les choix qui les ont entraînés par la suite à devenir ce qu’ils sont. Ces personnages sont pleins de peps, tous très différents les uns des autres. Ma grosse préférence va au Chapelier Fou, évidemment. Même différent ici, je ne peux pas m’empêcher de fondre devant sa détresse et ses airs de chiot perdu.

On retrouve bien entendu un peu de l’ambiance distillée dans les films de Tim Burton. Un petit côté décalé pas désagréable, ainsi qu’une magie omniprésente et bien imaginée. Il est facile de s’immerger dans pareille atmosphère et de savourer le voyage.

La plume qui nous relate l’histoire est très fluide, il y a parfois une certaine poésie et le roman en lui-même se lit terriblement vite ! Le seul reproche que je formulerai est que, globalement, ça reste très succinct au niveau des détails. On nous relate des faits, des aventures, mais il n’y a pas d’implication personnelle venant de l’auteur. C’est souvent le cas avec les livres tirés de films, puisqu’ils racontent ce que la version cinématographique montre en image. Je m’y attendais, donc j’ai tout de même apprécié cette lecture à sa juste valeur.

En résumé, j’ai passé un moment plaisant avec ce joli petit livre. Alice, de l’autre côté du miroir n’est pas un ouvrage indispensable à la compréhension du film qui porte le même nom, mais reste un voyage fort sympathique, avec une ambiance assez unique en son genre et une trame intrigante, originale et plutôt innovante.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/alice-de-lautre-cote-du-miroir-natasha-godeau