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Bibliothèque de apriltheseven : J'ai lu aussi

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Log Horizon, Tome 3 : Les enfants perdus de l'aube Log Horizon, Tome 3 : Les enfants perdus de l'aube
Touno Mamare   
Log Horizon a jusqu’ici été une chouette découverte. Il est rare de tomber sur des univers aussi aboutis, dans lesquels l’auteur s’attarde en profondeur sur les questions sociétales et sur l’agencement d’un univers dans sa généralité. J’ai toujours apprécié cette complexité qui, sans être indigeste, est franchement intéressante et mérite d’être découverte. Le tome 1 n’était pas passé loin du coup de cœur, le tome 2 m’avait convaincue, malgré les longueurs qui persistaient. Alors qu’en est-il de ce troisième opus ?

Nous retrouvons nos héros après toutes leurs péripéties. L’heure est à la fête, car pour célébrer un accord, un festival est organisé. Shiroe et ses amis pensent que les plus grosses difficultés sont derrière eux, mais c’est sans compter de mystérieux ennemis qui souhaitent tourner les festivités en eau de boudin… Shiroe, Akatsuki et les autres ne le savent pas encore, mais le pire est sans doute à venir.

Dans ce Light Novel qu’est Log Horizon, il faut savoir que chaque tome réunit 2 romans japonais. Quelque part, c’est une bonne chose, car si j’avais lu la première partie sous sa forme indépendante, j’aurais sans doute arrêté de suivre la saga. Il y a une seule raison à cela : le rythme de l’histoire.

Je fais partie de ces lecteurs avides d’en apprendre toujours plus sur l’univers qu’ils intègrent. J’aime qu’un auteur ait le sens du détail, je suis sensible à certaines choses que certains jugeront accessoires. Mais l’ennui avec cette première partie de Les enfants perdus de l’aube, c’est que l’auteur a voulu beaucoup trop en faire. Il y a tellement de détails, tellement de descriptions, que mon intérêt a fini par s’émousser. Il n’y a pour ainsi dire pas beaucoup d’action, les choses se succèdent sans grand dynamisme. J’ai dû m’accrocher pour poursuivre.

Dans un sens, j’ai bien fait, car la deuxième partie a rattrapé ma déception du début. On s’attarde sur un personnage que j’ai toujours beaucoup aimé pour son caractère indomptable et son côté insaisissable : Akatsuki.

Cette deuxième partie marque un véritable tournant dans le roman, et j’ai recouvré ma bonne humeur. Il y a de tout, pour notre plus grand bonheur : de l’action, du suspens et surtout beaucoup d’émotions. J’ai pu découvrir de nouveaux aspects d’Akatsuki qui m’a touchée plus que je ne l’aurais cru. Sa personnalité a été finement travaillée et ses combats intérieurs sont très intéressants à creuser. Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui aimeraient le lire, mais ce personnage est très bien nuancé. Jusqu’à maintenant, on l’avait vue forte – quoiqu’un peu troublée par moment –, mais ici, c’est une Akatsuki moins distante, plus fragile, que l’on apprend à connaître.

En dehors de ça, le roman se renouvelle grâce à l’apparition de nouveaux personnages et de nouveaux enjeux. J’ai toujours cette impression d’être loin d’avoir fait le tour de cet univers riche et foisonnant. J’espère que le tome 4 continuera sur cette lignée et nous proposera des défis tout aussi épiques.

En résumé, malgré une première partie qui s’apparente à un long fleuve bien trop tranquille, Les enfants perdus de l’aube est un récit intéressant, sauvé par sa deuxième partie plus profonde et dynamique. Certains passages étaient très laborieux, mais on sauve les meubles grâce à une Akatsuki à la hauteur, des révélations à la pelle et une intrigue intense, qui nous tient en haleine. J’attends de voir la suite, en espérant que les longueurs disparaissent et que l’on s’attarde exclusivement sur l’essentiel.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/log-horizon-tome-1-premiers-pas-dans-un-autre-monde-mamare-touno-kazuhiro-hara
The Graces The Graces
Laure Eve   
Je remercie Marie ainsi que les éditions Hachette pour leur confiance. Je tiens à souligner qu’il est rare que je lise les résumés des livres, mais ici, la couverture ne laissait rien deviner et j’étais très curieuse de savoir ce qui m’attendait. J’ai tout de suite pensé à Twilight (si vous me connaissez un peu vous savez à quel point j’aime cette saga), et je me suis dit que j’allais a-do-rer. En définitive, The Graces n’a strictement rien en commun avec la célèbre série vampirique, contrairement à ce que le début laisse imaginer…

Nous suivons une jeune fille de seize ans – appelons-la River – qui vient d’emménager dans une nouvelle ville après la disparition de son père. River porte en elle le poids des secrets et sa relation avec sa mère est pour le moins conflictuelle. En intégrant son nouveau lycée, elle découvre vite que les élèves n’ont qu’un seul nom à la bouche : les Grace. Trois étudiants de la même fratrie qui attisent tous les regards et les convoitises. Il y a Fenrin, charmeur irrésistible et coureur de jupons, sa jumelle Thalia qui fait tourner les têtes, et Summer, plus sombre et mystique que les autres. River est captivée par cette famille et ce qu’elle lui inspire. D’autant plus que des rumeurs circulent… on dit que les Grace sont des sorciers. River est fermement décidée à découvrir si c’est la vérité !

Quel livre… étrange ! Bizarre, curieux, spécial… choisissez l’adjectif que vous préférez. Une chose est certaine, c’est que Laure Eve a fait preuve de beaucoup d’audace en proposant cette histoire. Elle fait croire au lecteur qu’il a toutes les cartes en main pour déceler le vrai du faux, mais plus on progresse dans l’histoire, et plus l’intrigue devient floue. À la moitié du livre, j’étais complètement perdue et indécise, je ne savais plus sur quel pied danser. Allez savoir, Laure Eve est peut-être un peu magicienne elle aussi, car elle sème le doute, tout en nous laissant penser que l’intrigue part à tout-va.

Mais commençons déjà par nos personnages ! L'héroïne est assez intéressante dans son genre. Pour commencer, l’auteur met un point d’honneur à taire son prénom. Le plus drôle, c’est que je ne m’en suis pas aperçue tout de suite ! Elle installe une impression d’intimité avec l’héroïne, elle donne l’illusion qu’on a tout compris d’elle, qu’on imagine aisément ce qu’elle vit… Alors qu’en réalité on tombe dans le piège ! Je sais, ça paraît un peu nébuleux, dit comme ça, mais je vous ai prévenu, ce roman est une bizarrerie !

Donc l’héroïne ne se dévoile pas vraiment. Elle est obsédée par les Grace, par ce qu’ils lui inspirent, mais elle en dit très peu sur sa propre vie, jusqu'à son prénom. En dehors de ça, elle a des fantasmes d'ado (être remarquée par les Grace, entrer dans leur cercle, attirer l'attention de Fenrin), mais étonnamment, elle se distingue de la mêlée avec son regard très pragmatique sur les codes du lycée, la solitude dans laquelle elle s'enferme et son manque de loquacité. Ça peut paraître contradictoire au premier coup d'œil, mais ça entretient le mystère et ça renforce d’autant plus le magnétisme des Grace.

Les Grace, eux, sont des êtres fascinants. On ne sait pas grand-chose les concernant, mais à travers les yeux de l’héroïne, ils dégagent une aura étrange. Complètement décalés, ils respirent le mystère et donnent l'impression d'évoluer en marge des autres, tout en étant les plus entourés. Une citation en particulier leur correspond totalement :

Nous n'en aimons qu'un, mais nous les aimons tous. Les Grace. Nous voulons être eux, les aimer, et être aimé d'eux. C'est une malédiction.

Plus on avance dans l’histoire, et plus Laure Eve démolit nos certitudes, allant même jusqu’à s’attaquer aux fondamentaux. Est-ce que les Grace sont réellement des sorciers ou jouent-ils la comédie pour se donner un genre ? J’ai vraiment douté, sans rire. Les mythes autour de la sorcellerie sont géniaux… mais on ignore si le mythe peut prendre place dans la réalité. L’auteur démonte brique par brique le mysticisme des Grace ; parfois elle laisse entendre qu’ils sont réellement des sorciers, et à d’autres moments, on a juste l’impression d’avoir affaire à des imposteurs. C’est très perturbant, j’ai eu l’impression d’évoluer sur des sables mouvants.

La deuxième partie du livre est un virage à 360°, et je ne suis pas certaine de l'avoir appréciée. Les choses sont encore plus étranges, tout est remis en cause, à commencer par les Grace qui deviennent méconnaissables. Je n’en dirais pas plus, mais Laure Eve a tapé très fort (peut-être un peu trop à mon goût). Cela dit, c’est une prise de risque admirable, qui pourrait laisser n’importe quel lecteur bouche bée. Pour moi, la fin rattrape largement cette petite déception, car je ne l’attendais absolument pas et je suis restée sur le popotin !

En résumé, The Graces est un roman pétri d’incertitudes et d’hésitations, qui pousse le lecteur à voir au-delà des apparences. Si je peux vous donner un conseil : ne vous fiez à personne, en commençant par la narratrice. Chacun a ses secrets et les garde jalousement. Ce premier tome sombre et atypique m’a inspiré beaucoup de sentiments contradictoires, et je suis certaine qu’il saura vous faire douter, vous aussi !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult1/the-graces-laure-eve
After, Saison 1 After, Saison 1
Anna Todd   
Il m’est arrivé de veiller très tard pour terminer un livre. En revanche, veiller tellement tard, au point de terminer un roman à 10h du matin, c’est une grande première ! Mon amie Aliybooks me l’a tellement bien vendu, me parlant de la fin avec emphase, que je n’ai pas hésité bien longtemps. Résultat, je ressors sous le choc, comme un boxeur qui aurait reçu un uppercut en plein nez.

C’est l’histoire de Tessa, une jeune fille qui s’apprête à faire son entrée à l’université. Tessa est entourée par une mère stricte mais aimante, et un petit ami adorable qu’elle a toujours connu. Elle s’est fait une idée bien précise de l’université, et est impatiente de commencer les cours, en élève modèle qui se respecte. Hélas, elle déchante en découvrant sa camarade de chambrée, bardée de tatouages et flanquée de deux garçons à l’air passablement mauvais. Sans parler qu’avec l’un d’entre eux, la tension s’installe immédiatement. Hardin semble bien décidé à lui faire comprendre qu’il ne l’apprécie pas, mais une irrésistible attraction ne tarde pas à s’installer entre eux. Partagée entre son amour pour son petit ami et la passion qui la lie à Hardin, Tessa ne sait plus où donner de la tête. Sans compter que le bad boy a beaucoup de secrets qu’il n’est pas très bon de vouloir déterrer.

En terminant le livre, complètement bouleversée et avec mes yeux pour pleurer, j'ai pressenti que commencer cette chronique allait être délicat. Je me suis fait la réflexion : « Ma fille, tu vas galérer à retranscrire l'ouragan dans ta tête ». Car oui, j'étais tout simplement dans l'incapacité morale de définir l'étendue de mon choc et de mes sentiments. J’écris donc cette chronique avec plus de recul, puisque plus d’une semaine est déjà passée, et mon avis sur le roman en lui-même n’a cessé d’évoluer entre temps. Quelques minutes/heures après ma lecture, tout est sens dessus dessous, mais aujourd’hui, j’ai un regard beaucoup plus sévère, ce qui se ressentira dans cette chronique.

Commençons déjà par les points négatifs… J'ai trouvé le livre assez long et redondant dans son ensemble. Les héros se déchirent, puis se rabibochent sans discontinuer. C’est un schéma que l’on retrouve systématiquement, l’impression du calme avant la tempête, ce qui finit par rendre l’histoire prévisible. Et cette surenchère perpétuelle, comme si chaque dispute était toujours moins violente que la prochaine…

Étonnamment, j'ai été facilement prise au piège dans cette spirale infernale, je me suis passionnée en assistant à ces prises de bec. C'est assez contradictoire, je sais. Le roman est loin d'être parfait, mais il a su faire vibrer quelque chose au fond de moi. Quelque chose d'indéfinissable.

Pourtant, ça ne partait pas très bien. Au début, je trouvais le duo antipathique, imbuvable et insupportable ! Il m’a bien fallu 150 pages pour commencer à les apprécier. Tessa, c'est la fille modèle, sage, avec un balai dans le derch (pardonnez-moi l'expression, mais je ne trouve pas de terme plus élégant). Jamais un pli de travers, niaise, prude et toujours tirée à quatre épingles. Inutile de préciser qu'au début je l'avais vraiment dans le nez. Et puis tout doucement, on apprend à la connaître. Son passé permet de vraiment comprendre ses réactions et ses attitudes. Ce qui peut s'apparenter à de l'arrogance ou de la raideur, c'est uniquement sa manière de se protéger et de s'assurer un avenir à l'abri du besoin. La présence de Harden la sort de sa zone de confort. Concernant son petit ami Noah, il est très vite limpide que Tessa se voile la face et essaie de noyer sa culpabilité derrière des mensonges et une joie forcée. Je n’est pas été surprise quant à la tournure des événements.

Vous l’aurez compris, avec Tessa, ça a été compliqué. Elle est un peu gamine. Si sur certains points elle est définitivement trop sérieuse, sur d'autres, elle se comporte comme une petite fille. Certaines de ses réactions vis-à-vis de Noah ou Hardin sont trop immatures, trop irréfléchies. Comme si toute sa vie, elle n'avait jamais eu l'occasion de se comporter en ado et qu'elle rattrapait le temps perdu.

Hardin, maintenant. Même maintenant, avec du recul et une vue d’ensemble, je serais bien en peine de vous le dépeindre correctement. J’ai mis du temps avant de m’attacher à ce personnage. Parce que dès le départ, je l’ai trouvé… foncièrement méchant. Mais quand je dis méchant, c’est de la pure méchanceté, gratuite et injustifiée. C’est le genre de personnages qui a tellement souffert par le passé, qu’il compense en faisant mal en retour. Je n’arrive pas à me positionner le concernant, car sa part de noirceur n’est pas feinte, il est évident dès le départ qu’il est toxique. La fin nous confirme très bien qu’il abîme tout ce qu’il touche. Hardin, est autodestructeur par nature. Voilà.

Leur couple est assez malsain, il faut le dire. Il y a quelque chose qui cloche, même s’il est difficile de mettre le doigt dessus avant les dernières pages. Cela dit j’ai apprécié l’immaturité des personnages, à la lisière de l’âge adulte. Ça me plaît. Parce que l'amour n'est pas une notion mature. On perd tout discernement par amour, on peut faire n'importe quoi par amour. Tessa et Hardin commencent mal parce qu’ils ne la jouent pas réglo l’un avec l’autre, mais on ne peut pas s’empêcher d’espérer et de croiser les doigts.

Maintenant, la fin. La fin qui, d’après Aliybooks, était tout juste soutenable. La fin qui m’a fait complètement partir en vrille. J’ai eu envie de fondre en larmes. Je vous assure, ça ne s’est joué à rien. J’étais bouleversée, sous le choc et tellement en colère ! Toutes nos émotions se retrouvent débridées, au point qu’on ne sait même plus comment réagir, tellement on est hébété. Je ne m’attendais pas à un tel revirement de situation.

Concernant la plume, je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas de la très grande littérature. C’est très simple, efficace, et l’effet addictif est là, c’est indéniable. Par contre 600 pages, outch, pardon, mais c’est beaucoup trop ! Sachant que le rythme est redondant, je pense que l’auteur aurait gagné à supprimer certaines scènes inutiles, qui n’apportent rien de plus à l’intrigue initiale. Je comprends pourquoi cette histoire a fait le buzz sur Wattpad. Chaque chapitre est comme un nouvel épisode de feuilleton. Lire un chapitre par semaine, ça passe sans problème. Mais tout d’une traite, attention à l’indigestion…

En résumé, à ce stade, je suis incapable de dire si j’ai aimé ou non. Ce livre m’a complètement bouleversée, il m’a tenue en haleine pendant de longues heures toute une nuit et toute une matinée, mais j’y ai retrouvé trop de longueurs et de maladresses. J’ai aimé et détesté le couple Tessa-Hardin, j’ai vibré, j’ai tremblé, je me suis rongé les sangs. Ce premier volet ne m’a pas laissée de marbre, loin de là. Je lirai la suite pour la curiosité, car la fin est la pire que j’ai pu lire à ce jour.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance/after-anna-todd
Nil, Tome 1 : Nil Nil, Tome 1 : Nil
Lynne Matson   
Quoi de mieux pendant l’été que de plonger dans une histoire prenant place sur une île paradisiaque, déserte et loin de toute civilisation ? Sous un cagnard brûlant, les pieds léchés par une eau turquoise et le cri des oiseaux pour seule compagnie… Hummm, le rêve. Voilà, Nil, c’est ça : un roman qui sent bon l’été et les cocotiers ! Et il faut dire que j’étais vraiment impatiente de le commencer depuis que je l’avais en ma possession. Sans avoir lu le résumé, je m’étais référée à la phrase d’accroche qui m’a littéralement harponnée. J’étais prête à me lancer dans l’aventure. Bon, j’ai un peu déchanté, car même si c’est un livre agréable, j’ai été dérangée par bon nombre de petites choses.

Un jour où Charley, 17 ans, se rend dans un magasin, elle se retrouve catapultée dans un endroit inconnu, complètement nue et désorientée. La jeune fille va vite comprendre qu’elle vient de mettre les pieds sur une île en apparence paradisiaque, mais où la survie est le maître mot. Heureusement, elle n’est pas seule : d’autres adolescents sont également captifs dans cet endroit de rêve, et ont construit une petite société à eux seuls pour survivre. La seule façon de s’échapper est d’attraper une porte, une espèce de portail chatoyant qui apparaît de manière aléatoire sur l’île chaque midi. Ses portes sont très difficiles à trouver, et ils ne peuvent pas l’emprunter à plusieurs. Pire encore : ils ne disposent que de 365 jours à compter de leur jour d’arrivée pour en trouver une, sinon, c’est la mort. Et comme si ce n’était pas assez compliqué, Charley se sent attirée d’une irrépressible manière par Thad, un garçon du groupe. Hélas, tomber amoureux dans cet enfer constitue un risque non négligeable…

Commençons par les points positifs… Je l’admets, j’ai été soufflée par l’intrigue que j’ai trouvée foutrement originale ! Je partais pleine d’entrain et paf, j’étais dedans ! Ça m’a laissé une impression familière, comme ce que j’ai pu ressentir en lisant Hunger Games ou encore L’épreuve. Puis j’y ai retrouvé le côté survie des télé-réalités telles que The Island et Koh Lanta. C’est l’un des gros points forts de ce roman : il pique suffisamment la curiosité pour qu’on ne voie pas les pages se tourner. Je suis arrivée à la fin beaucoup trop vite à mon goût.

L’auteur sait particulièrement bien ménager son suspens et m’a poussé à m’inquiéter pour de nombreux personnages, à espérer que chacun trouve sa porte et rentre chez lui – bon, peut-être pas pour tout le monde, c’est vrai.

Nil offre un terrifiant paradoxe : cette plage de sable fin, ce décor de rêve pour n’importe quel vacancier… Mais une fois dessus, les fantasmes s’effritent, pour laisser la place au danger, aux bêtes sauvages et aux manigances. L’île est vicieuse et constitue un véritable traquenard. Y survivre est un combat permanent.

J’ai beaucoup aimé l’enquête et les stratégies qui tournaient autour de l’évasion. L’arrivée de Charley semble accélérer le temps sur Nil. La jeune fille va apporter une nouvelle base de réflexion au groupe, et lui donner une petite source d’espoir. Bon, il est vrai que ses réflexions sont un peu basiques, et je me suis étonnée que durant toutes ces années, personne n’y ait pensé ! Mais bon, je vous laisse découvrir cela par vous-même.

Passons à ce qui fâche ! Dans sa globalité, j’ai bien aimé ce livre, mais certains éléments sont soit pas assez creusés, soit incongrus, soit invraisemblables.

Pour commencer, on trouve bons nombre de clichés relatifs à la littérature Young-Adult. Notamment concernant l’histoire d’amour presque surréaliste. Prenez Charley et Thad : deux gravures de mode, beaux comme des dieux, minces comme des ficelles (voire maigres, ça nous est bien souvent répété), intelligents, réfléchis et tout et tout. Ils se rencontrent et là… c’est le coup de foudre. Lorsque Thad tombe sur Charley, la première réflexion que cette dernière se fait est que le jeune homme est canon comme Apollon. Hum.

Après 48 heures, ces deux-là ne peuvent déjà plus envisager la vie l’un sans l’autre. Pour être tout à fait honnête, si je me retrouve sur une île déserte, livrée à moi-même et sans espoir de m’en sortir à moins de trouver une porte sortie de nulle part, je pense à tout sauf à reluquer les mecs, si sexy puissent-ils être. Ils ont faim, sont coincés, voient leurs amis mourir, mais ils trouvent tout de même le temps de se dévorer du regard et nourrir leurs fantasmes. Tout va trop vite pour réellement croire à l’éclosion de leurs sentiments. Puis leur amour est linéaire, il n’y a ni haut ni bas, juste une grande ligne droite et aucune évolution dans leur attachement mutuel. L’auteur ne fait pas de mystères : dès le début elle nous fait comprendre qu’ils sont faits l’un pour l’autre, ce qui peut vite tourner à la mièvrerie. Un roman de cette qualité aurait très bien pu se passer d'une histoire d'amour. Il n’en aurait été que meilleur !

Ensuite, il y a Charley qui réagit avec une étonnante sérénité, face à ce qu’elle vit. Quand on la voit à travers les yeux de Thad elle est juste… trop parfaite. C’en est agaçant. Elle réagit chaque fois de manière adéquate, mesurée, fait toujours ce qu’il faut, jamais un pet de travers. Moi qui aime les personnages un peu cabossés et maladroits, fichtre, grosse déception !

Oh, et parlons des petits désagréments de la vie quotidienne et des joies de la nature : les poils ! À quel moment on en parle, des poils ? Pour une adolescente soucieuse de ce qu’elle porte, les poils devraient être un gros problème, non ? À moins que toutes les filles de l’île soient passées par la case « chirurgie laser » avant d’arriver sur Nil… Ou alors c’est moi qui fais une fixette ? Honnêtement ça m’a trotté, mais évidemment, ce n’est qu’un petit détail humoristique de ma part !

Autre chose : je n'ai pas compris le fait que chaque adolescent se voit attribué une tâche en fonction du métier de ses parents. Charley et son oncle ingénieur des ponts et chaussées, Jillian et sa mère kinésithérapeute, Nathalie et son père urgentiste... C'est peut-être un détail, mais je n'ai pas trouvé ça logique. La compétence d'un métier ne s'acquiert pas par le sang, mais par la formation, l'apprentissage... Si mon père à moi est chirurgien, cela signifie-t-il que je sois en mesure d'opérer quelqu'un ?

Ces tout petits détails mis bout à bout finissent par occulter l’impression première que j’ai pu me faire avec l’intrigue. Pour beaucoup, il s’agira sans doute de petites incohérences ou maladresses qui n’entachent pas vraiment le reste, mais pour moi, ça peut vraiment m’empêcher d’apprécier une histoire, au demeurant excellente et prenante.

En résumé, Nil est un huis clos original qui prend place dans une ambiance oppressante. Même si j’ai trouvé que l’intrigue était bien construite, l’idée qu’elle ne soit là uniquement pour servir la romance m’a titillée. Romance qui ne m’a pas convaincue, malheureusement. Lynne Matson, s’est, selon moi, perdue dans les clichés de la littérature Young-Adult. Même si je n'ai pas adhéré à tout, je lirai la suite avec plaisir, car ils restent beaucoup de mystères à éclaircir.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/nil-lynne-matson
Les Descendants, Tome 2 : Retour sur l'Île de l'Oubli Les Descendants, Tome 2 : Retour sur l'Île de l'Oubli
Melissa De La Cruz   
Je remercie les éditions Hachette ainsi que Marie pour leur confiance. L’île de l’Oubli, premier opus de la saga, a été une agréable surprise. Une intrigue sympathique et originale, des personnages solaires, un univers assez manichéen en apparence, mais qui se révèle plein de nuances… J’avais passé un bon moment de lecture, grâce à la plume aérienne de Melissa de la Cruz.

Ne faites pas comme moi. J’ai ouvert ce livre en pensant que j’allais y trouver la suite directe du premier tome. Je l’ai rapidement refermé, car j’avais la sensation d’avoir loupé le train en marche. Une amie m’a expliqué que pour suivre la chronologie, il fallait regarder le téléfilm de Disney Channel, qui complétait l’histoire. Je me suis donc lancée avec une petite appréhension, mais étonnamment, j’ai vraiment aimé ce film ! J’ai beaucoup ri et je me suis encore plus attachée aux personnages principaux. J’ai donc commencé ma lecture avec la sensation que j’appréciais encore plus l’univers de Melissa de la Cruz. Donc voilà mon conseil : regardez le téléfilm après le tome 1 et avant le tome 2 pour une meilleure compréhension !

Mais trêve de bavardages. Dans Retour sur l’île de l’Oubli, nous retrouvons Mal, Evie, Carlos et Jay qui, contre toute attente, sont parvenus à se faire une place sur Auradon. Mieux encore, ils s’y plaisent réellement ! Mais une ombre plane sur leur petite existence heureuse et tranquille. Les quatre amis reçoivent des directives très précises : ils doivent retourner sur l’île de l’Oubli, car un danger les menace. Un danger qui pourrait ébranler le monde.

C’est un plaisir de retrouver tout ce petit monde ! Étant encore une vraie gamine dans l’âme, ces plongées dans les contes de mon enfance me procurent chaque fois un ravissement sans égal. Il faut savoir que cette saga est sciemment orientée vers la jeunesse.

Si les personnages peuvent sembler niais par moment, les situations simplifiées, il n’empêche que l’idée originelle est très intéressante et renferme un sacré potentiel. Des enfants de méchants qui cherchent la rédemption. Catalogués aux yeux de tous comme des parias et des personnes à ne pas fréquenter, ils sont persuadés que la seule forme d’amour qu’ils méritent, c’est celle de leurs parents méchants, ambitieux et rongés par la rancoeur. Derrière cette jolie fable, Melissa de la Cruz transmet un message à ses lecteurs : ce n’est pas nos origines qui déterminent ce que nous sommes amenés à devenir. On a donc affaire à de jeunes héros qui cherchent à s’améliorer constamment et qui travaillent sur leurs incertitudes.

Plus précisément, j’avoue avoir un faible pour Evie, naïve et pétillante, depuis que je l’ai vue dans le téléfilm. Je la trouve délicieusement touchante. Cela ne m’empêche pas de m’attacher aux autres qui ont tous des tempéraments et des manières de penser différentes. Chacun apporte sa petite touche personnelle au récit, le rendant ainsi très vivant. Le fait qu’il y ait beaucoup de dialogues contribue à rendre les rapports dynamiques.

Par ailleurs, Melissa de la Cruz a fait le choix – très risqué à mes yeux – de se maintenir dans un registre superficiel. Peut-être dans le but de laisser une grande marge à Disney Channel pour une potentielle suite ? Je ne sais pas vraiment. Mais cela donne un rythme parfois surprenant. Certaines scènes m’ont paru trop courtes, pas suffisamment approfondies, et c’est ce que je reprochais au premier opus. On reste sur quelque chose de très accessible, sans prise de tête, et parfois prévisible.

Mais ce n’est pas parce que je déplore un manque de développement que l’intrigue laisse à désirer ! Melissa de la Cruz s’amuse à nous offrir de nouvelles perspectives avec des lieux inédits, tels que le Mont-Camelot (en grande fan des légendes arthuriennes, vous n’avez pas idée à quel point ce fait m’a réjouie !). Sans parler du mélange de l’ancien et du moderne en terme de technologie ; un concept qui rend le récit très attractif pour la jeunesse et les jeunes adolescents.

En résumé, ce deuxième opus réunit tous les ingrédients pour plaire à un jeune public. Même si l’intrigue n’est pas des plus transcendantes, Retour sur l’île de l’Oubli est un casse-croûte très chouette, avec des personnages pleins d’entrain et de jolies valeurs sous-jacentes. J’ai passé un moment agréable au milieu de tous ces contes et ces légendes revisités.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/les-descendants-tome-1-lile-de-loubli-melissa-de-la-cruz
Un peu, jamais, à la folie Un peu, jamais, à la folie
Adi Alsaid   
Une couverture très chouette, une thématique originale au premier coup d’œil et un roman qui se lit plutôt vite. J’ai passé un agréable moment avec Un peu, jamais, à la folie.

C’est l’histoire de Dave et Julia, les meilleurs amis du monde. Ils ont passé toutes leurs années lycée ensemble, et voilà que la fin des cours approche à grands pas. Durant tout ce temps, les deux amis se sont promis de ne jamais tomber dans les clichés de l’adolescence, afin de tracer leur propre route, contrairement aux autres. Mais voilà qu’ils se demandent s’ils ne sont pas passés à côté de quelque chose ; il serait peut-être temps de sortir la liste des « jamais » qu’ils avaient élaborée, et d’accomplir chaque item avant la fin des classes : draguer un prof, participer à l’élection du roi et de la reine de l’école, picoler, se teindre les cheveux dans une couleur incongrue, et pourquoi pas… sortir avec son/sa meilleur(e) ami(e) ?

Un peu, jamais, à la folie, c’est le genre de roman frais et sans prise de tête qui fait passer un bon moment. Le récit est comme une bonne bouffée d’air frais, empreinte de légèreté et d’amusement. Les thématiques sont simples : l’adolescence et tout ce que ça implique, des jeunes qui se cherchent encore, des préoccupations et des aspirations toutes neuves. Une transition vers l’âge adulte pas toujours facile, mais durant laquelle l’amitié est au cœur de tout.

Dave et Julia sont comme les doigts de la main. Une amitié belle et forte qui a traversé les années sans jamais dévier. Néanmoins, Dave est amoureux de Léa, mais ne lui a jamais avoué son transport, choisissant de préserver leur amitié sans tache. Peu à peu, il va se rapprocher de Gretchen, une de ses camarades de classe. Lui qui a toujours été aux petits soins pour Julia commence à penser à lui. Sentant le rapport de force s’inverser, Julia s’aperçoit que ce que ses sentiments pour Dave ont sensiblement évolués. S’ensuit évidemment un triangle amoureux qui met en péril une amitié qui avait toujours été indéfectible.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est que le récit peut s’appliquer à n’importe quel ado de n’importe quel lycée. C’est une intrigue actuelle, dans laquelle les sentiments et les émotions sont crédibles et m’ont poussé à me souvenir de ma propre adolescence.

À mesure que les items de la liste des « jamais » se cochent, la relation de Julia et Dave prend de nouveaux tournants. J’y ai surtout vu un moyen pour Dave de s’émanciper de son amitié avec Julia. Dans la première partie, c’est lui qui prend la parole. Je me suis très vite identifiée à ce personnage, sensible et fidèle à ses principes. Si Julia me laissait complètement de marbre au début, elle se dévoile beaucoup plus dans la deuxième partie. Je pense que si je ne l’ai pas plus apprécié que cela, c’est parce que j’avais vraiment un faible pour Gretchen et son humour, sa joie de vivre.

La plume d’Adi Alsaid est dosée juste comme il faut. Le style est agréable, accessible et très doux. On se laisse porter sans mal, sans jamais tomber dans le cliché ou le drame. C’est une histoire sur l’adolescence, certes ; une histoire sur les premiers émois ; une histoire sur l’amitié… mais c’est avant tout un livre humain qui m’a entraînée dans une époque révolue.

Je tiens aussi à noter le fait que la fin était particulièrement inattendue, et c’est ce qui m’a le plus plu. On nous parle de clichés durant plusieurs centaines de pages, mais la conclusion, elle, n’a rien de cliché. J’approuve, donc !

En résumé, Un peu, jamais, à la folie, ce n’est pas le roman de l’année, mais c’est tout de même une histoire pleine de charme et plaisante à découvrir. Dave et Julia pourraient être comme vous et moi, ce sont deux personnes simples, qui mènent une vie simple et font leur possible pour être des outsiders. Pourtant, le temps de 300 pages, ils vont se pencher sur les clichés et créer leur propre histoire. Ce livre est une porte vers de nouveaux horizons, qui conduit nos héros sur des sentiers déjà piétinés, mais non moins intrigants.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult/un-peu-jamais-a-la-folie-adi-alsaid
Pari entre amis, tome 1 : Pari entre amis Pari entre amis, tome 1 : Pari entre amis
Pauline Libersart   
Je remercie les éditions Marabout et Camille pour cette réception. J’avais regardé de loin ce livre, d’abord paru chez Black Moon Romance, mais je n’avais jamais franchi le pas. Malheureusement, et je n’aime pas trop écrire ce genre de chroniques, mon avis sera en demi-teinte pour ce premier tome. Pari entre amis est une histoire plutôt chouette, avec un héros muy caliente, mais souffrant de défauts qui m’ont empêché de totalement y croire.

Trahie par Russel, son fiancé, Ashley décide de retourner chez ses parents le temps de se ressourcer, loin de tout. Elle retrouve ses amis de lycée, et notamment Joshua, ce garçon au physique un peu malingre avec qui elle avait lié une amitié improbable. Sauf que Joshua a bien changé depuis toutes ces années. Il a fait du chemin et arbore maintenant une carrure des plus avantageuses. Sur un coup de tête, ces deux-là font un pari qui va les entraîner loin, et ce qui ne devait être qu’une relation charnelle va se transformer en quelque chose de plus inattendu. Vont-ils se laisser une chance ?

Le gros point fort de cette histoire réside dans le personnage de Josh. C’est quelqu’un qui m’a touchée quasi instantanément, car il est très fiable et droit dans ses bottes. En plus de ça, il y a ce côté « artiste torturé » qui ne gâche rien. On ne peut pas vraiment dire qu’il soit très communicatif. Il est même complètement fermé, hermétique et secret. C’est aussi pour ça qu’il est devenu le personnage que j’ai préféré dans le roman. Je suis une femme faible, que voulez-vous. Les hommes pétris de douleur me font systématiquement fondre !

Josh apporte un côté brûlant et intense à la romance. Plus on avance, et plus on découvre ce qu’il cache sous cette couche d’indifférence affichée. Je me suis aperçue que j'ai surtout aimé les passages de son point de vue, qui nous apportent leur lot de révélations et de secrets bien cachés. Ils sont plus rythmés, plus intrigants. Oui, je crois que j’ai un bon gros faible pour ce personnage…

Ashley, c’est une autre histoire. Elle est un peu la biche effarouchée prise entre les phares d'une voiture. Pudique, discrète, peu sûre d'elle, elle a tendance à se déprécier à tout bout de champ. Mary-Sue dans l’âme, elle se serine à longueur de temps que Josh est son ami ; mais en fin de compte, il n'y a aucune amitié entre eux. Ils ne se parlent pas, n'ont aucun élan amical l'un vers l'autre. Bref, leur amitié est assez pauvre et distante. J'ai été surprise par l'absence de communication dans ce couple, au début. Joshua et Ashley sont censés être des amis de longue date, mais à aucun moment ils n'ont une discussion à coeur ouvert. Heureusement, l’auteur nous montre peu à peu ce qui rend leurs rapports si compliqués, ce qui fait que Josh a autant de difficultés à s’ouvrir à Ashley. Et c’est beau. Simplement beau.

Et puis il y a Russell, l’ex d’Ashley. Chaque scène est ramenée à Russell, dans le seul but de nous prouver à quel point ce dernier était infect avec elle. J'ai conscience qu’Ashley soit déçue, désabusée et en colère. Après une rupture, il est normal que tout nous fasse penser à la personne perdue. Mais là c'était sans discontinuer, et ça en devenait très répétitif. À tel point que dès que je voyais le mot « Russell », j'avais envie de sauter le paragraphe. Mon regard finissait invariablement par survoler ces passages redondants.


Concernant l’histoire en elle-même, j’ai trouvé que tout se passait dans un laps de temps trop court. Quelques heures après s'être retrouvés, Ashley et Josh font déjà plus que flirter. D'autant plus qu'Ashley sort tout juste d'une rupture douloureuse. Pour une personne persuadée d’être un glaçon, tout s'enchaîne trop rapidement, au point que ça finisse par manquer de naturel.

La romance est assez prévisible, elle suit un cheminement logique que l’on devine bien avant les héros. Mais ce manque de surprise n’est pas dérangeant, on se laisse porter par l’histoire sans mal.

Quant à la plume, je l’ai trouvée simple – très sensuelle par moments – et efficace. Elle véhicule de belles émotions et rend la lecture facile. J’ai retrouvé ce peps découvert dans la novella Pour un instant d’incompréhension, de la même auteur. Le seul reproche que je ferai, c’est dans le choix de la narration externe. J’ai eu le sentiment qu’elle installait une distance avec les protagonistes. À certains moments, je me sentais extérieure, peu impliquée, même si les passages de Josh restaient mes préférés. C’était un choix risqué de la part de Pauline Libersart.

En résumé, Pari entre amis est une romance agréable et caliente, qui se lit vite et bien. Hélas, certains points m’ont empêché de totalement m’impliquer dans l’histoire. Une héroïne trop effarouchée, le fantôme de l’ex-petit ami trop envahissant et une narration externe qui n’a pas su m’atteindre. Je suis ressortie de ma lecture quelque peu mitigée.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance/pari-entre-amis-pauline-libersart
Le Pays des Contes, Tome 2 : Le Retour de l'Enchanteresse Le Pays des Contes, Tome 2 : Le Retour de l'Enchanteresse
Chris Colfer   
Après ma lecture du tome 1, j’étais curieuse de connaître la suite. Et quel plaisir ça a été ! Ce tome 2 est comme une petite friandise, ou comme de retrouver un vieil ami ou un endroit que l’on connaît comme sa poche. Et pour cause, comme dans le premier opus, Chris Colfer nous plonge à nouveau dans ces contes populaires qui ont bercé notre enfance. Il entortille, innove et remanie ces histoires pour se les approprier. Il est très facile de s’abandonner à la rêverie, avec pareil univers, d’en oublier où on se trouve.

Un an est passé depuis la fabuleuse aventure d’Alex et Conner. Les jumeaux sont retournés dans leur monde, auprès de leur maman, et mènent des vies sensiblement différentes, puisque quelques petites choses ont changé. Retour à la réalité oblige, ces deux-là piétinent et n’ont qu’une envie : retourner au pays des contes et retrouver leurs amis et ce monde enchanteur. Leurs espoirs se transforment en nécessité lorsque leur mère se fait enlever. Ils n’ont pas d’autre choix que de trouver un moyen de retourner au pays des contes pour la délivrer et mettre fin au terrible règne d’Ezmia, l’Enchanteresse.

Je ne vais pas tourner autour du pot. Avec ce deuxième volet, on passe un cran au-dessus. Je ne m’y attendais pas du tout, parce qu’il faut dire que le début est vraiment très, très lent. Il faut bien 150 pages pour que les héros parviennent à leurs fins, ce qui est – à mon sens – beaucoup trop long. Ça partait assez mal, donc. Heureusement, dès que l’on dépasse tout cela, les choses peuvent vraiment commencer. Le rythme devient très soutenu, la nouvelle quête se profile. Aidés de Rouge, Grenouille, Boucle d’Or et Jack, nos héros ont du pain sur la planche et bien des aventures en perspective.

Ce deuxième tome, c’est aussi l’occasion de faire la connaissance de nouveaux personnages. Des personnages ayant bercé nos rêves d’enfants et que l’on prend plaisir à (re)découvrir ici : la mère l’Oie, notamment, très stricte mais amusante, le nain Rumpelstiltskin, plein de surprises et bien nuancé, et bien d’autres encore. Les personnages sont beaucoup plus travaillés et chacun apporte un petit quelque chose à l’histoire, la rendant bien vivante.

L’atmosphère a changé, elle aussi. Chris Colfer approfondit l’intrigue et prend le temps de développer toutes ses idées. L’univers est, de ce fait, un peu moins enfantin et plus sombre. Le pays des contes est en pleine effervescence et traverse une période très noire. Ce qui m’a ravi, moi qui recherchais plus d’intensité après ma lecture du premier volet. En fait, et pour être tout à fait honnête, j’ai été surprise par la tournure des événements. Même si les héros sont jeunes et souvent immatures, il est facile de se prendre d’affection pour cet univers et ses personnages foisonnants.

La plume n’est pas en reste. Chris Colfer virevolte avec brio dans son intrigue, maniant légèreté et astuce avec beaucoup d’adresse. Il a le don incroyable de mettre le lecteur à l’aise, malgré toutes les informations à intégrer. J’ai eu cette impression d’accompagnement, comme s’il nous tenait la main de bout en bout, nous laissant admirer les richesses de son monde de tout notre soûl.

En résumé, Le retour de l’Enchanteresse est une suite bien meilleure, plus fournie, qui fait voyager le lecteur avec une facilité déconcertante. Je ne m’attendais pas à autant apprécier, le récit ne présente aucun temps mort et nous tient en haleine. Un début trop lent, mais une fin tout simplement douloureuse, qui laisse sur la faim. Je me languis de plonger dans la suite.

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La vie révée de Mademoiselle S La vie révée de Mademoiselle S
Samira El Ayachi   
Merci au Livre de Poche pour cette lecture. Je ne connaissais pas du tout ce livre d’à peine 200 pages et j’ai été surprise de le recevoir. Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre et je partais avec l’esprit bien ouvert, prête à n’en faire qu’une bouchée. Hélas, je suis restée sur place sans parvenir à réellement accrocher. Malgré ses qualités, je n’ai pas su l’apprécier.

Nous suivons Salima, une jeune fille d’origine marocaine et vivant à Lille, sur le point d’entrer dans le monde adulte. Salima est particulièrement brillante, elle a de très bonnes notes et le bac se profile. Régulièrement, l’héroïne s’enferme dans des songes faits d’introspectives sur son avenir. Mais à force de trop rêver, ne risque-t-elle pas de s’éloigner de la réalité ?

Commençons déjà par les points positifs. La vie rêvée de Mademoiselle S est un tout petit roman doté d’une plume bien affirmée. L’auteur manie l’écriture avec dextérité et précision. L’histoire est constamment marquée par les chimères de Samira, qui échappe aux contraintes et à la dure réalité au moyen de son imagination. Le rendu est plutôt sympathique, grâce à cette poésie qui n’appartient qu’à Samira El Ayachi. Et puis suivre une jeune fille avec autant de verve, pleine d’espoirs et d’idéaux, c’était assez chouette dans l’ensemble.

Passée la découverte, c’est là que le bât blesse. Il ne se passe pas grand-chose, ce qui m’a laissée un peu sceptique. Je m’attendais à un réel fil conducteur, à une intrigue qui pourrait piquer ma curiosité où me donner envie de suivre l’héroïne jusqu’au bout. Malheureusement, je n’ai pas ressenti d’effervescence à l’égard de sa vie quotidienne. Cette histoire – au demeurant agréable – n’a pas l’étincelle que je recherche habituellement dans mes lectures, elle ne possède pas d’enjeux sérieux.

Le récit a du potentiel, c’est indéniable ; et c’est sûrement un choix de la part de l’auteur, mais le fait que l’on suive Salima d’une journée à l’autre sans que cela prête à la moindre conséquence m’a lassée.

En résumé, La vie rêvée de Mademoiselle S est une découverte fugace, la tranche de vie d’une jeune fille actuelle, entre rêve et réalité, fantasmes et responsabilités. Même si je reconnais que le récit comporte des qualités indéniables, je ne suis pas parvenue à me passionner pour l’histoire et l’héroïne. Sans être une déception franche, ce roman m’a laissée mi-figue mi-raisin, avec un sentiment persistant d’ennui.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult/la-vie-revee-de-mademoiselle-s-samira-el-ayachi
Twisted Tales, Tome 2 : Il était un rêve Twisted Tales, Tome 2 : Il était un rêve
Liz Braswell   
Je remercie les éditions Hachette pour ce service presse. J’adore les réécritures de contes. Celle-ci reprend l’histoire d’Aurore et de Maléfique. J’ai été surprise dès le départ, et pas forcément dans le bon sens. Je m’attendais à quelque chose de différent, je suppose, car secrètement, j’espère toujours tomber sur une réécriture aussi bonne que Chroniques Lunaires. Et même si j’ai passé un moment assez chouette dans l’univers créé par Liz Braswell, j’ai été refroidie par certaines choses. Mon avis sera donc en demi-teinte.

Dans cette réécriture du célèbre conte de La Belle au Bois Dormant, nous découvrons une version sensiblement différente. Aurore doit faire face à une situation très douloureuse. Ses parents, avides de pouvoir, ont laissé le royaume sombrer et l’ont complètement abandonnée. Heureusement, Maléfique est là pour réparer les pots cassés. Pour sauver le royaume de la destruction, elle isole tout le monde au sein du château. Les jours se succèdent, interminables, au milieu des fêtes et de l’opulence. Même si elle est très reconnaissante, Aurore ne peut s’empêcher de s’ennuyer ferme et de se faner à mesure que les journées passent, identiques aux précédentes. Mais peu à peu, elle va découvrir des choses étranges qui vont lui mettre la puce à l’oreille et la pousser à se méfier de sa sauveuse. Et si cette vie paisible était en réalité son pire cauchemar ?

Commençons déjà par les points positifs. D’abord, j’ai trouvé que le choix de l’intrigue était judicieux. Osé, mais judicieux. Liz Braswell m’a un peu baladée au début. J’étais aussi naïve qu’Aurore, j’assistais à ces journées en pensant avoir tout compris, mais les petits détails disséminés au fur et à mesure font justement comprendre que l’héroïne a mis le pied dans un engrenage inattendu, qui pourrait causer sa perte.

Le plus sympa, c’est que l’auteur a choisi d’écarter pas mal de clichés de son chemin. Le coup de foudre ? Totalement has-been. La demoiselle en détresse qui a besoin d’un homme valeureux pour la sauver ? Terminé, tout ça. L’histoire en elle-même est écrite sur le ton d’un conte de fées, mais Liz Braswell a eu l’intelligence de tourner certains détails en dérision. Au travers de ses personnages, elle malmène les stéréotypes et met en lumière les fadaises qu’on enfonce dans le crâne des enfants.

Autre point positif : le livre se lit tout seul. Les chapitres sont très courts, le texte aéré. Pour le coup, on a vraiment l’impression de lire un conte, et pas un roman avec tout ce qui le compose. C’est un choix à double tranchant, bien sûr. Le lecteur pourrait s’attendre à quelque chose de profond, de très poussé et travaillé. À la place, c’est un récit tout en légèreté qui, si j’ose dire, ne se prend pas vraiment au sérieux. Ça se ressent beaucoup dans l’humour un peu bête et sarcastique qui se retrouve à de multiples reprises. Il était un rêve n’est pas là pour bouleverser, mais pour divertir.

Si ma lecture est mitigée, c’est en grande partie à cause des personnages. Je ne les ai pas trouvé suffisamment élaborés. Outre le fait que le Prince Charmant soit souvent désopilant, je m’attendais à une Aurore plus en nuances, moins niaise, et une Maléfique beaucoup plus complexe. Au lieu de ça, elles sont assez lisses et ça va rarement plus loin que ce que l’on nous présente. Du coup, il m’a été impossible de me retrouver dans leurs actes.

En résumé, Il était un rêve est loin d’être la meilleure réécriture de contes que j’ai pu lire, mais elle a le mérite de divertir. L’intrigue est bien trouvée, avec une version de La Belle au Bois Dormant inattendue, le récit est léger, mais les personnages trop simples et pas assez travaillés m’ont laissée mi-figue mi-raisin.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/il-etait-un-reve-liz-braswell