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Commentaires de livres faits par apriltheseven

Extraits de livres par apriltheseven

Commentaires de livres appréciés par apriltheseven

Extraits de livres appréciés par apriltheseven

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Je ne sais pas très bien pourquoi ce livre a tant capté mon attention. Peut-être sa couverture sucrée. Toujours est-il que je lis de moins en moins de romans tournés vers la jeunesse, car je leur reproche souvent un manque de profondeur. Il s’avère que j’ai eu du flair sur ce coup-là, car malgré son côté très jeunesse, L’ingrédient secret du bonheur est une histoire qui s’avère plus qu’intéressante, avec de vrais sujets d’actualité et des valeurs fondamentales.

À 12 ans, Scarlett rase les murs. Voilà plusieurs années maintenant qu’elle est le sujet principal des chroniques de sa mère. Chroniques qu’elle poste sur un blog qui recense de plus en plus de vues. N’importe qui se réjouirait d’un tel succès. Mais pour Scarlett, c’est différent puisque sa vie intime est exposée sur internet et les thématiques abordées par sa mère sont on ne peut plus gênantes : « Qu’est-ce qui contient le plus de microbes : la chambre de ma fille ou les WC publics ? » ou encore « Y a-t-il un cadavre dans ce sac de sport ? ». Humiliée et impuissante, la jeune adolescente n’a pas d’autre choix que de subir cette avalanche d’articles.

En plus, on ne peut pas vraiment dire qu’elle ait beaucoup d’amis. Mais lorsque Violet, une nouvelle élève, fait son arrivée dans son collège, Scarlett se dit qu’elle tient peut-être là l’occasion de se faire une amie qui n’aura pas vent des rumeurs à son sujet.

Un concours de circonstances l’amène un jour à entrer chez sa vieille voisine hospitalisée. Scarlett découvre alors une cuisine de professionnel, ainsi qu’un livre de recettes étonnamment fourni. Poussée par une impulsion, Scarlett, accompagnée de Violet, va se mettre au fourneau en suivant les recettes du mystérieux petit livre.

Si je dois décrire L’ingrédient secret du bonheur en quelques mots, je dirais que c’est un roman… qui donne faim ! Combien de fois la salive ne m’est pas montée à la bouche en lisant les passages où Scarlett et Violet se mettent à réaliser de délicieuses pâtisseries ? Ce n’est certainement pas un livre à dévorer quand on a un petit creux, on finit très rapidement frustré !

La trame initiale est plutôt simple : une adolescente qui se cherche et qui trouve refuge dans la confection de banofees et autres délices, ça n’a rien de bien transcendant. Et pourtant, il émane de cette histoire beaucoup de douceur et de réflexion.

D’abord, il y a la relation entre Scarlett et sa mère. Je ne vous raconte pas combien j’aurais aimé entrer dans le livre à certains moments pour baffer cette dernière. Inconsciente de la souffrance de sa fille, elle expose les détails intimes de sa vie (comme ses petites culottes et le premier achat de déodorant) aux yeux de tous. Je trouve ça… horrible. Ni plus ni moins. Ça montre à quel point internet comporte des dangers. Il est facile de se perdre dans ce monde virtuel et d’en oublier les véritables priorités. Focalisée sur sa carrière qui commence tout juste à décoller, la mère de Scarlett ne voit pas combien la situation heurte sa fille. Mais celle-ci est d’une grande douceur et s’enferme dans sa douleur plutôt que de l’extérioriser.

C’est d’ailleurs ce côté-là de sa personnalité qui m’a fait tiquer. Scarlett est une adolescente sensible, profondément gentille. Cela dit, sa maturité m’a parfois surprise. J’en arrivais même à oublier qu’elle n’avait que 12 ans. Je pense que ce n’est pas forcément le bon choix de la part de l’auteur, car l’héroïne semble bien trop réfléchie à un âge si tendre.

Petite mention spéciale pour Mme Simpson, la propriétaire de la maison dans laquelle Scarlett s’exerce. Pour une vieille dame qui vit seule, on pourrait s’attendre à une personnalité paisible, au tempérament égal. Au contraire, Mme Simpson a des airs de sergent instructeur et se comporte en véritable ourse mal léchée. Elle n’en demeure pas moins résolument bienveillante. Rien de mieux pour nous la faire adopter.

En résumé, L’ingrédient secret du bonheur est une lecture gourmande et sucrée que je ne m’attendais pas à autant apprécier. Ce roman sur fond jeunesse se veut positif, tout en traitant de sujets actuels, qui parleront aussi bien aux adolescents qu’aux adultes : la surexposition sur internet, le passage parfois douloureux à l’adolescence, les rapports sociaux compliqués au collège, la recherche de soi et surtout la passion. La passion qui anime et rassemble les gens de tous horizons sous une même bannière.

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult/lingredient-secret-du-bonheur-laurel-remington
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Le premier tome d’Elodie Loisel m’avait permis de plonger dans un univers créé de toutes pièces, un brin atypique, mais toujours dans ce respect des légendes arthuriennes que j’affectionne tant. J’en étais ressortie conquise et émerveillée. Lorsque le deuxième tome est arrivé, j’étais comme une gamine le jour de Noël. J’avais la certitude que ce deuxième opus allait me séduire au moins autant que le premier. J’ignore pourquoi, mais j’ai mis du temps avant de le sortir de ma bibliothèque. Pourtant, lorsque je l’ai commencé, impossible de décrocher, littéralement. En deux jours, c’était plié !

Nous retrouvons Kenric là où nous l’avons laissé à la fin du premier tome. Lui et ses compagnons sont toujours en pleine mission et cherchent à rassembler les 13 trésors de Merlin. Leur voyage les conduit aux portes du paradis perdu, bien loin de l’idée que l’on peut s’en faire au départ. Les aventures du jeune homme sont loin d’être terminées puisque les obstacles et les mystères qui entourent sa quête sont nombreux. Il en apprendra aussi bien sur lui que sur ceux qui l’entourent.

Si le premier tome posait les bases et annonçait la couleur, force est d’admettre que Les trésors de Merlin a dépassé toutes mes espérances. Je me suis laissée contaminer par le suspens présent à chaque page. Surtout qu’ici, il n’y a aucun temps mort, l’action est au rendez-vous et les révélations sont assez fracassantes. J’ai eu pas mal de surprises auxquelles je ne m’attendais pas du tout.

Ce qui me plait également beaucoup, c’est l’atmosphère qui se dégage de cette saga à chaque fois que je m’y attarde. Même si ce tome 2 s’avère beaucoup plus sombre et inquiétant, il subsiste une certaine féérie, mêlée à un ravissement qui monte crescendo. Ça tient à de petites choses infimes mais qui, mises bout à bout, façonnent ce monde et lui confèrent toute son originalité. L’univers d’Elodie Loisel a tout de magique. Il peut se faire tour à tour coloré et sombre, nous entraînant sans mal dans ses méandres les plus énigmatiques.

Les personnages ne sont pas en reste puisqu’ils sont tous très bigarrés, avec des personnalités affirmées et assumées. J’aime toujours autant notre héros tête brûlée. Impossible de s’ennuyer avec Kenric tant il est pétulant et tout feu tout flamme.

La narration omnisciente est également un point que j’avais beaucoup apprécié dans L’héritier de Merlin. J’ai été très contente de le retrouver ici, puisqu’il apporte avec lui sa dose d’humour à une trame pas toujours très jouasse. Ces interventions m’ont chaque fois fait sourire et prouvent une fois encore à quel point Elodie Loisel maîtrise son histoire. On sent qu’elle sait pertinemment où elle nous embarque, et il n’y a qu’à se laisser aller et… profiter du spectacle !

En résumé, Les trésors de Merlin est une suite à la hauteur de L’héritier de Merlin, si pas meilleure ! Je me suis régalée de bout en bout et ai dévoré ce deuxième opus avec ravissement. Elodie Loisel nous met face à une quête des plus dangereuses où la féérie flirte avec les mystères et le danger. Une combinaison qui fonctionne à merveille !

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/le-secret-des-druides-elodie-loisel
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date : 11-12
J’ai enchaîné le tome 2 sans tarder après ma lecture du premier opus. Et je dois dire que je ne m’attendais pas à pareils retournements de situation !

Dans ma chronique précédente, je parlais de Light comme un héros sans peur, qui avait décidé de purger l’État de ses tueurs. Seulement je me trompais lourdement, et j’ai fait les frais de ma méprise tout au long de ma lecture. Parce que Light n’est plus tout à fait cet élève studieux sans problème. On fait progressivement face à un grand psychopathe, ni plus ni moins. Son esprit est retors, machiavélique, et bon courage au lecteur qui pourra deviner avant tout le monde ce qu’il a derrière la tête. Je croyais sincèrement en ce héros, je m’attendais à m’attacher à lui. Je suis tombée de haut en constatant que l’auteur nous conduisait tout droit vers une issue des plus macabres.

L’intrigue s’épaissit et gagne en complexité, à tel point qu’il me fallait parfois revenir en arrière pour saisir l’ampleur des plans tordus de Light. Dans ce tome 2, son adversaire est de taille : L, le meilleur enquêteur au monde, est fermement décidé à faire tomber Kira. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est aussi brillant que Light.

Les auteurs ont vraiment de la suite dans les idées. L’enquête est ponctuée par de nombreux retournements de situation que je n’ai vu venir à aucun moment. De quoi donner des sueurs froides. On s’agrippe aux pages en espérant que l’orage passe, mais tout se décompose sous nos yeux et on n’a pas d’autres choix que de subir la plongée dans la plus sombre des folies de Light.

En résumé, ce tome 2 est sans nul doute le début d’un impitoyable bras de fer entre L et Light. Notre héros se transforme en anti-héros et déraille complètement, l’étau autour de lui se resserre, mais il semble bien trop malin pour se laisser piéger aussi facilement. Des bouleversements, des questionnements, et un Death Note qui n’a pas fini de faire parler de lui.

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/bandes-dessineacutees/death-note-tsugumi-ohba-et-takeshi-obata
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date : 11-12
C’est une amie blogueuse qui m’a conseillé de commencer cette saga (à ses yeux le meilleur manga qu’elle a lu jusqu’à ce jour), et j’avoue avoir été curieuse de la découvrir après avoir lu la 4e de couverture. Oui, honte à moi, je ne connaissais pas du tout Death Note, mais j’ai été séduite par le concept avant même de commencer l’histoire.

Nous suivons Light, un étudiant japonais surdoué qui tombe par hasard sur un cahier des plus singuliers. S’il écrit le nom de quelqu’un à l’intérieur en visualisant son visage, celui-ci meurt d’une crise cardiaque dans les quarante secondes qui suivent. Pour Light commence alors un véritable nettoyage du pays. Sous le pseudonyme de Kira, il s’improvise dieu vengeur et décide d’éliminer les criminels.

Dès le début, j’ai été embarquée dans cette histoire originale, qui ne ressemble à aucune autre. La mise en place des intrigues est lente, mais le tout est bien rythmé, car on découvre en même temps que Light tout le potentiel du carnet (et encore, je doute que nous en ayons fait le tour, pour l’instant).

Death Note ne serait pas aussi dérangeant ni addictif s’il n’y avait pas un personnage comme Light. De héros pétri de bonnes intentions, on assiste, impuissant, à une transformation très étonnante. Je suis passée très vite de l’affection au désarroi le plus complet.

Comme dans beaucoup d’œuvres japonaises, ce que je reproche souvent est l’impression de « trop-plein » qui me fait parfois sortir de ma lecture. Certains éléments sont un peu tirés par les cheveux, malgré une trame qui se tient à la perfection et qui nous garde en haleine par la même occasion.

En résumé, moi qui ne suis pas très adepte des mangas en général, j’avoue avoir été assez bluffée par celui-ci. Death Note est une histoire sombre et inquiétante, avec une idée de base juste géniale. Toute sa singularité repose sur un héros au charisme et à l’intelligence hors du commun, et bien décidé à faire justice lui-même. Je suis certaine que ce petit carnet qui ne paye pas vraiment de mine au premier abord n’a pas fini de nous livrer tous ses secrets…

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/bandes-dessineacutees/death-note-tsugumi-ohba-et-takeshi-obata
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Les descendants est une saga que j’affectionne parce qu’elle me permet chaque fois de m’attarder plus longtemps dans les contes de mon enfance. J’aime beaucoup ce concept de l’après « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », qui nous offre une suite pleine de peps. Ce troisième tome reste dans la lignée des deux autres, tout en apportant des nouveautés bienvenues.

Uma, fille d’Ursula, n’a jamais digéré que Mal et sa bande d’amis soient sélectionnés pour intégrer Auradon. Elle se retrouve à travailler dans le restaurant miteux de sa mère en ruminant sa colère et son ressentiment, alors que sa meilleure amie – devenue pire ennemie – se prélasse chez les gentils. Mais le jour où le trident du roi Triton traverse la barrière qui sépare Auradon de l’île de l’Oubli, Uma n’a plus qu’une idée en tête : s’en emparer avant tout le monde et ainsi s’offrir un aller simple pour le royaume des gentils.

Ce troisième tome est donc une course contre la montre où tout le monde cherche à mettre la main sur le fameux trident. D’un côté, Uma et sa bande de méchants descendants (dont le fils du Capitaine Crochet, Harry) et de l’autre, Mal, accompagnée de ses amis Jay, Evie et Carlos. Le Bien et le Mal entrent dans un nouveau duel acharné qui risque de laisser derrière lui bien des remous.

Comme je m’y attendais, la lecture de L’île de l’Oubli se rebelle a été agréable et rafraichissante. Melissa de la Cruz nous emporte dans son univers avec facilité et nous montre qu’elle n’en a pas terminé avec ses personnages. Son monde est vaste, plein de magie et de secrets bien gardés. L’introduction d’Uma et Harry apporte une nouvelle envergure qui vient approfondir l’histoire.

Seulement, il est important de garder à l’esprit que Les descendants reste un roman orienté vers la jeunesse. C’est enfantin et bon enfant avant tout. Ne vous attendez pas à quelque chose d’extrêmement fouillé, avec une psychologie poussée à son maximum. L’histoire est résolument simple dans sa conception et se laisse lire sans la moindre prise de tête.

En résumé, L’île de l’Oubli se rebelle est une suite plutôt chouette qui apporte avec elle de nouvelles aventures et de nouveaux défis à nos héros. Un troisième tome dans la même veine que ses prédécesseurs, qui nous permet d’appréhender un décor un peu plus marin, aux côtés d’Uma et de Harry. Dans cette course contre la montre haletante, Melissa de la Cruz nous montre une fois encore qu’elle n’a pas fini de nous surprendre et que son univers n’est pas près de tirer sa révérence.

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/les-descendants-tome-1-lile-de-loubli-melissa-de-la-cruz
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Le tome 4 de La Sélection n’avait pas su me séduire, mais je ne me voyais pas arrêter la série en si bon chemin alors qu’il ne me restait plus qu’un dernier tome à lire. Il s’est passé deux ans et je dois avouer que je ne m’attendais… à rien. Je savais que Kiera Cass avait fait une erreur en poursuivant la saga après une trilogie haute en couleur, de fait, je ne me faisais guère d’illusions concernant la suite et fin des aventures d’Eadlyn. Résultat : pas de surprise, La couronne est un flop complet.

Nous retrouvons Eadlyn en prise avec une situation compliquée. Son jumeau est parti en France pour épouser la femme qu’il aime, lui laissant une lettre des plus acides, America est toujours dans un état critique après son attaque et Maxon se révèle incapable de remplir ses fonctions de roi. Eadlyn est seule pour faire face et rendre des comptes à un peuple qui n’a aucune confiance en elle. Sans parler de la Sélection qui se poursuit. Il lui faut faire un choix et il ne lui reste plus beaucoup de prétendants.

Ça me fend le cœur d’écrire une chronique aussi négative, parce que La Sélection est une série que j’affectionne beaucoup à la base. C’est elle qui m’a poussée à ouvrir mon blog, car j’avais envie de partager mes impressions et en parler avec des lecteurs qui avaient ressenti le même bouleversement que moi. Seulement, on est loin de l’effervescence du début. J’ai perdu toutes mes illusions avec L’héritière et j’ai définitivement abandonné l’idée de finir en beauté avec La couronne.

Pourtant, ça aurait pu fonctionner en sachant que j’ai toujours eu un faible pour la plume simple et fluide de Kiera Cass. Mais l’absence d’intrigue solide a eu raison de mon optimisme. On sent les intentions très louables d’Eadlyn, mais tout ce qui gravite autour d’elle est sans réelle consistance, ce qui rend l’histoire d’une banalité affligeante. Le récit finit par en devenir fade, les rebondissements qui arrivent d’on ne sait où m’ont laissée perplexe. Et ne parlons pas des dialogues creux et des personnages dénués de charisme. Je me suis ennuyée durant 336 pages et j’ai eu le sentiment de perdre mon temps. Littéralement.

J’avais déjà dit auparavant que le tome 4 était pour moi le tome de trop. Eh bien avec cet ultime opus, je reste sur mes positions. Kiera Cass aurait mieux fait de s’arrêter à une trilogie, plutôt que de chercher à étirer inutilement une saga qui avait du panache et qui envoyait du lourd. Car ces deux tomes n’apportent rien en substance.

D’autant plus qu’il s’est écoulé deux ans entre ma lecture du tome 4 et celle du tome 5. J’ai à peine pu resituer qui était qui, car je ne gardais aucun souvenir des événements précédents (notamment entre Eadlyn et ses prétendants, c’est dire si c’était pas marquant !).

Si j’ai lu ce tome 5, c’est parce que malgré mon manque croissant d’intérêt pour l’histoire d’Eadlyn, j’avais tout de même envie de ressentir quelques papillons dans le ventre, de la voir trouver l’amour et choisir son potentiel époux. Mais là encore, j’ai complètement déchanté. Les prétendants sont mous, ectoplasmiques et inintéressants. J’ai passé la majorité du livre à m’emmêler les pinceaux et à me demander si j’avais même fait leur connaissance dans le tome précédent. Quant au choix final, il m’a laissée indifférente. Ce qui est pire que tout, je crois.

Arrivée au trois quarts du livre, Kiera Cass nous offre un rebondissement intéressant, mais il est introduit maladroitement et réglé tout aussi gauchement. Ça n’a fait qu’ajouter un peu plus à ma déception déjà cuisante.

J’ai beau me creuser la soupière et dégager les points positifs de cette histoire, mais je n’y arrive pas. La seule chose qui m’a soulagée, c’est d’avoir pu terminer le roman aussi rapidement afin de passer à autre chose. J’ai bien peur que ce dernier tome ne me laisse pas de souvenir impérissable. Je ne retiendrai que les trois premiers tomes qui, à mes yeux, sont de petits bijoux à eux tout seuls.

En résumé, ce dernier tome de la Sélection est d’une triste platitude. On est loin des émotions et de l’addictivité de la trilogie. J’ai failli abandonner ma lecture un nombre incalculable de fois, et j’ai eu le sentiment que Kiera Cass s’était peut-être perdue en cours de route. Toujours est-il que je préfère rester sur mon coup de cœur des trois premiers tomes et enfouir au plus profond de mon inconscient le bide de L’héritière et de La couronne.

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/anticipation/la-slection-kiera-cass
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J’ai découvert Rozenn Illiano à travers ses superbes illustrations il y a déjà plusieurs années. Je savais qu’elle publiait ses romans en auto-édition, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de la lire jusqu’à aujourd’hui. Verdict ? Il faut croire qu’elle écrit aussi bien qu’elle dessine, car j’ai passé un excellent moment avec Tueurs d’anges.

Ce premier tome raconte l’histoire de l’apocalypse comme celle que l’on trouve dans les films ou dans beaucoup de livres. D’abord, il y a le cataclysme qui décime la Terre et tue la quasi-totalité de l’humanité. La seule différence, c’est qu’ici, on ne doit pas s’attendre à tomber sur des extraterrestres ou des zombies. Ce sont les anges qui se chargent d’éliminer les derniers survivants avant que le douzième coup de l’horloge sonne la fin du monde. Dans ce chaos indescriptible, Ana a réchappé au cataclysme et fait son possible pour ne pas attirer l’attention des anges, espérant survivre le plus longtemps possible. Le monde tel qu’elle l’a connu n’existe plus. Les rares humains qui croisent sa route ne sont pas tous animés de bonnes intentions. Certains se sont reconvertis en pilleurs, d’autres, au contraire, ont choisi de traquer leurs traqueurs. On les appelle les tueurs d’anges.

Dès la première page, le ton est donné et j’ai su que j’allais accrocher. C’est assez fou de savoir d’un seul coup d’œil que l’histoire est faite pour nous, mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti. L’ambiance générale du récit n’est pas pour nous mettre à l’aise – bien au contraire ! –, mais la plume de Rozenn Illiano est là pour nous alpaguer dès les premiers mots posés. J’ai rarement vu une telle singularité dans une écriture. Elle a du cachet, elle peut se faire tour à tour sarcastique et oppressante. Il y a une assurance que l’on ne retrouve pas partout et qui fait qu’on croit sans problème à l’histoire. L’espace de quelques heures, j’ai eu le sentiment que l’Apocalypse avait réellement eu lieu et que je tentais de survivre aux côtés d’Ana, Elias, Chester et des autres…

La première partie de l’histoire est racontée par Ana et c’est ce personnage qui a fait toute la différence, à mon sens. Il y a en elle un mélange de fragilité et de force qui fait qu’on s’attache sans tarder. J’ai aimé qu’elle soit aussi méfiante et brute de décoffrage. Et même si elle est délicieusement caustique, on sent bien qu’elle reste une jeune fille apeurée dans ce monde trop vaste aux multiples dangers.

Sa rencontre avec Elias et les révélations qui en découlent apportent un second souffle à l’intrigue. Outre le fait que celle-ci engendre bon nombre de questionnements, Rozenn Illiano ne nous laisse pas reprendre notre souffle bien longtemps puisque de nouveaux mystères viennent épaissir la trame. Je n’en dirai pas plus, mais la seule chose à retenir, c’est que cette petite touche d’onirisme est comme la cerise sur le gâteau. Ce mélange des genres rend l’histoire encore plus prenante (si tant est que ce soit possible !).

Tout au long du roman s’installe une tension de plus en plus palpable. J’avais clairement l’impression d’entrer dans un univers où il n’y avait aucune issue, quoi qu’il se passe durant cette « période de grâce » entre le cataclysme et le douzième coup de l’horloge. Car on sait bien que le monde va disparaître. D’ici peu de temps, tout sera terminé. Mais certains ont pris la décision de mettre à profit ce temps pour agir. Ça peut sembler vain et inutile, mais c’est ce qui rend le récit si empreint de désespoir. Et je n’ai eu aucun mal à me laisser entraîner par ce désespoir.

En résumé, Tueurs d’anges est un premier tome remarquable qui jette les bases d’une intrigue apocalyptique ou chaos, dangers et mystères s’entrelacent étroitement. En dehors de la tension et de la fébrilité omniprésentes, le récit s’avère finalement très psychologique et finement joué. Rozenn Illiano est parvenue avec brio à transformer ce qui nous semble pur et bienveillant en quelque chose de sombre et maléfique. Un surprenant cocktail qui vous fera vivre mille émotions.

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/town-rozenn-illiano
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En grande fan de la série télévisée Game of thrones et pas moins amatrice du travail de George R.R. Martin, je ne pouvais pas passer à côté de cette bande dessinée caricaturale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai passé un très bon moment, quoiqu’un peu court, malheureusement.

Dans cette BD de 48 pages, nous suivons les personnages que l’on connaît bien, désormais. L’esprit de la série reste intact, mais les traits des protagonistes sont grossis, leur tempérament amplifié, et les auteurs ont également pris la liberté de réécrire certains scénarii. Et comme on peut rire de tout (et surtout de ça !), je n’ai pas cessé de me marrer tout le long.

Entre la princesse Dénarines Grataryenne qui doit épouser son cher Grodo, les Spark un peu boulets sur les bords, John Sneeze qui est copieusement rabroué par tout le monde ou encore Ptyrion particulièrement grivois, les planches se lisent à toute vitesse, les pages défilent toutes seules. C’est avec bonheur que l’on retrouve un peu de Game of thrones saupoudré d’une dérision absolument délicieuse.

C’est aussi un retour en arrière sur des réflexions que je me suis déjà fait en mon for intérieur lorsque je regardais la série. C’est drôle, c’est cocasse – même un peu licencieux par moments – et ça se dévore tout rond.

En résumé, Winter is cold signe le début d’une saga drôle et prometteuse, qui nous permet de revenir aux débuts de Game of thrones, non sans une petite pincée de malice et de sarcasmes. Une bande dessinée que je recommande à tous les grands fans de la série qui a fait connaître George R.R. Martin.

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/bandes-dessineacutees/game-of-crowns-baba-tartuff-lapuss
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date : 05-12
C’est la première fois que je m’essaye à un roman signé Jay Asher et je ne suis pas mécontente d’avoir commencé avec une histoire aussi calme que What light. L’auteur est surtout connu pour son titre 13 raisons, qui a été récemment adapté en série télévisée et qui traite de sujets autrement plus graves. Ici, pas de suicide ni d’idées noires, on plonge en plein cœur de la magie de Noël.

Les fêtes approchent et comme chaque année en cette période, Sierra quitte son Oregon natal pour rejoindre la Californie. Ses parents y tiennent une ferme à sapins qu’ils vendent à l’occasion des fêtes de Noël. Sierra est habituée à ce changement qui fait office de tradition dans sa famille. Durant un mois, elle délaisse donc ses amies pour retrouver le parc, les sapins, la caravane et sa meilleure amie de l’hiver, Heather. Pourtant, cette année a comme un goût de dernière fois. Les affaires sont difficiles pour les parents de Sierra et il se pourrait que le parc à sapins ferme définitivement ses portes après cette saison. Et comble de malchance (ou de chance ?), Sierra fait la connaissance de Caleb à qui elle s’attache rapidement, malgré les recommandations d’Heather. Car Caleb est poursuivi par une rumeur qui lui colle aux basques depuis plusieurs années. Sierra doit-elle écouter son cœur et se laisser aller dans cette histoire d’amour aussi douce qu’éphémère ? Ou doit-elle plutôt garder ses distances et prendre en compte la réputation épouvantable de ce garçon à la fossette craquante ?

Comme beaucoup de personnes, Noël est une période où je retrouve un peu de mon âme d’enfant. L’odeur de la fausse neige dans le sapin, les lumignons et les guirlandes… ce livre tombait à pic, car il sent bon l’hiver et tout ce qui l’accompagne. Bon, la seule petite chose, c’est que je suis contre l’exploitation des sapins (que je trouve bien cruelle), du coup, je n’ai pas été sensible à la ferme à sapins de Sierra. Mais pour le reste, tout y est. L’ambiance est là pour nous donner envie d’être au 24 décembre.

What light est un roman particulièrement doux, ce qui fait qu’on n’a aucun mal à se laisser entraîner dans la lecture et de la prendre pour ce qu’elle est : une histoire sans trop d’à-coups, que l’on apprivoise facilement et dans laquelle on se sent bien. Personnellement, je n’en attendais pas plus et j’ai bien fait. Ici, pas d’aventures rocambolesques ou de suspense insoutenable. Le récit est vraiment là dans un but de détente, on devine que Jay Asher cherche juste à faire rêvasser son lecteur le temps de 284 pages.

Les personnages sont agréables à suivre, sans pour autant être exceptionnels. Sierra est plutôt mature et réfléchie. J’ai beaucoup apprécié sa relation avec ses parents. Même houleuse par moment, elle reste tendre et affectueuse. Caleb apporte dans son sillage son lot de mystères que l’on est curieux de découvrir. Quand il s’agit de lui, Sierra est en plein conflit personnel, car le jeune garçon lui envoie des signaux bien contradictoires. Il semble profondément gentil et généreux, mais pour une raison qu’elle ignore, la rumeur est là et plane au-dessus de lui. Tout comme elle, on se demande s’il faut vraiment lui laisser le bénéfice du doute ou s’il joue simplement la comédie pour l’attendrir.

Sans être cauchemardesque, la rumeur reste au cœur de toutes les interrogations. Et avec elle une thématique forte et actuelle. Les on-dit constituent un poison, ils s’amplifient, se déforment et peuvent empêcher une personne d’avancer, malgré toute la bonne volonté du monde. J’ai aimé que cette problématique soit abordée avec autant de douceur, sans que ce soit pourtant trop léger ou trop appuyé. Un dosage parfait, en somme.

En résumé, What light est un petit roman de l’hiver, aussi fragile et éphémère qu’un flocon de neige. On s’y sent bien et les pages défilent sans que l’on s’en aperçoive, tant la plume est entraînante. La romance est mignonne et malgré les incertitudes, on se plaît à voir éclore ce premier amour délicat, un peu rudoyé par le poison de la rumeur.

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/what-light-jay-asher
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date : 30-11
Comme j’étais contente de recevoir ce nouveau titre signé Colleen Hoover ! Cette auteur est pour moi l’une des meilleures de sa génération et parvient chaque fois à me retourner le cerveau et me briser le cœur. Je ne l’ai pas commencé dès réception, préférant me frustrer pour trouver LE moment idéal. J’ai donc choisi un jour où j’avais toute la journée devant moi, au chaud sous un plaid, et j’ai lu. J’ai lu, j’ai lu, j’ai lu… sans parvenir à m’arrêter !

Il y a 2 ans, Fallon a été victime d’un accident. Le tiers de son corps a été brûlé, mettant ainsi un terme à sa carrière prometteuse d’actrice. Maintenant âgée de 18 ans, la jeune fille vit avec les séquelles physiques et psychologiques de l’incendie. Mal dans sa peau et désabusée maintenant que son rêve de toujours s’est envolé, elle a pris la décision de partir vivre à New York pour débuter une nouvelle vie. La veille de son départ, alors qu’elle est en train de déjeuner avec son père, Fallon croise la route de Ben, un aspirant écrivain. Entre eux, une étrange alchimie se créer et Ben se met en tête de remplir sa journée de joie et de rires. Avant de se quitter, ils se font une promesse. Tous les ans, le 9 novembre, ils se donneront rendez-vous et passeront une journée ensemble, et ce pendant 5 ans. Le reste du temps, ils n’auront aucun contact, que ce soit par téléphone ou via les réseaux sociaux. Ainsi, Ben écrira un livre pour raconter leur histoire.

Le roman ne m’a pas alpaguée tout de suite. Comme pour chaque Colleen Hoover, il me faut un moment avant de me dire que ma lecture va être extraordinaire. Les choses commencent toujours simplement avant d’avoir un effet boule de neige qui nous emporte dans son sillage. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Au début, rien d’extraordinaire. Un garçon, une fille, une rencontre. Puis vient cette promesse et avec elle une rencontre chaque année.

On est tenté de penser qu’une journée par an pour apprendre à se connaître, ce n’est pas suffisant pour approfondir une relation. Et c’est là que Colleen Hoover est très forte, parce que je n’ai pas eu le sentiment que les rapports entre Ben et Fallon étaient creux, bien au contraire. Ils sont liés par quelque chose d’assez fou qui rend chacune de leur rencontre exceptionnelle. Un sentiment d’urgence, une envie que ces journées ne se terminent jamais et surtout un pincement au cœur lorsque le 9 novembre touche à sa fin.

Et n’allez pas croire que chaque 9 novembre se ressemble. Pas ! Du ! Tout ! À chaque début de journée, je ressentais une appréhension qui me tordait les entrailles. Parce que cela signifiait qu’une année s’était écoulée et que les personnages avaient grandi. On se demande ce qui leur est arrivé, ce qu’ils ont vécu, qui ils ont rencontrés. Et c’est justement ces changements qui s’opéraient loin de moi qui me brisaient le cœur. Surtout un 9 novembre en particulier où Fallon fait une découverte particulièrement dure à encaisser. J’avais mal pour elle… et j’avais un peu mal pour moi aussi, car je ne pouvais pas m’empêcher de me mettre à sa place.

Une fois encore, l’auteur nous prouve qu’elle est entièrement maîtresse de son histoire et que le lecteur, lui, n’est que le pantin qu’elle manipule au gré de ses envies. J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux, j’ai frémi, j’ai eu mal. Mais alors vraiment très mal ! Ben et Fallon se quittent pour mieux se retrouver, ils se déchirent et se donnent l’un à l’autre, jouant avec nos émotions jusqu’à la toute dernière page.

La dernière partie du roman nous offre un rebondissement inattendu. Rebondissement durant lequel j'ai retenu mon souffle. Je ne l’avais pas vu venir et tout le long, j’étais incapable de me positionner. Même encore maintenant je suis partagée, même si je l’ai trouvé assez grandiose.

En résumé, November 9 a ce petit côté guimauve qui ferait fondre le cœur le plus glacé. Mais dès que l’on creuse suffisamment, on s’aperçoit que le roman n’a rien d’une grosse guimauve pleine de sucre. C'est une histoire d'amour cabossée, pénible, compliquée. Chaque année nous offre son lot de déconvenues et d'imprévus. On ne sait jamais à quoi s'attendre, et le résultat est chaque fois inattendu. Je suis encore toute retournée après avoir quitté Ben et Fallon, et je n’ai plus qu’une seule hâte : lire encore plein d’autres histoires concoctées par notre chère Colleen Hoover.

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/november-9-colleen-hoover
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Je suis vraiment très contente d’écrire cette chronique, parce qu’après beaucoup trop de déceptions à mon goût, Calendar Girl a de nouveau su m’enthousiasmer. Et pas qu’un peu ! Ce tome 11 remonte considérablement le niveau et m’a presque fait oublier les petites erreurs de parcours précédentes. Pour tout vous dire, je suis même un peu triste de savoir qu’il s’agit de l’avant-dernier tome et que les aventures de Mia touchent déjà à leur fin.

Notre héroïne se rend à New York pour le travail. Récemment engagée au poste de présentatrice pour la télévision, elle doit interviewer des gens à l’occasion de Thanksgiving. C’est aussi l’occasion de retrouver deux anciens clients de l’année et désormais ses amis : Anton, le chanteur de hip-hop, et Mason, le joueur de base-ball. Tout semble se goupiller à merveille pour la jeune femme. Ses dettes sont payées, son boulot d’escort-girl est derrière elle, elle a trouvé l’amour auprès de Wes et est maintenant entourée d’une famille plus grande et d’amis aimants. La seule ombre au tableau reste son père, toujours plongé dans le coma.

Je dois dire que ce tome-là fait plaisir à lire. Il est plein de douceur, de joie et de bons sentiments. Bref, ça met la pêche et ça ne donne pas envie de terminer la saga, non, non. Audrey Carlan parvient à se renouveler dans un avant-dernier tome qui sonne presque le glas de fin. Car oui, on sent le grand final se rapprocher, maintenant que les problèmes de Mia se résolvent les uns après les autres. Et ce constat me fait prendre conscience que même si j’ai été exaspérée, déboussolée ou frustrée par moments, je me suis tout de même attachée à Mia. Après tout, voilà presque un an que je suis ses aventures, mois après mois. Lui dire au revoir va me faire un petit pincement au cœur, c’est certain.

Ce tome 11 est plus calme. Après la tempête du 9 et du 10, Mia peut enfin jouir du fruit de tous ses efforts, et Thanksgiving tombe à pic, puisque pour elle et sa sœur, il s’agit du tout premier qu’elles fêtent comme il se doit. Cette fois-ci, Mia est entourée comme jamais. Elle est aimée, protégée. Il est évident qu’elle ne sera plus jamais seule.

Je n’ai pas pu m’empêcher de me sentir émue durant certaines scènes. Audrey Carlan remue pas mal de choses, elle tire sur la corde sensible du lecteur et nous met la petite larmiche à l’œil. Novembre est placé sous le signe de l’affection et des sentiments. Même les scènes de sexe sont correctement amenées, sans être envahissantes.

En résumé, Audrey Carlan remonte le niveau grâce à cet avant-dernier tome plein d’émotions et de positivité. La fin approche, on retrouve des personnages rencontrés tout au long de l’année, on s’émeut avec Mia qui n’a jamais été aussi bien entourée. On commence déjà à entrapercevoir ce que son avenir lui réserve, et j’espère voir encore beaucoup de mignonitude et d’optimisme dans l’ultime opus. Vivement Décembre !

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Après ma déception de Septembre, je ne savais pas très bien à quoi m’attendre dans ce dixième opus. Pour être tout à fait honnête, j’appréhendais carrément. Calendar Girl est une saga que j’apprécie essentiellement pour son côté mensuel et sans prise de tête, seulement ces derniers mois, je me suis plus pris la tête avec cette saga qu’avec n’importe quelle autre. Autant j’ai eu de bonnes surprises avec les tomes 1, 3, 8 et 9, autant d’autres ne sont pas parvenus à me séduire. Cet effet « dents de scie » ne fait que nourrir ma peur d’être déçue au bout du compte. Et malheureusement, ma lecture d’Octobre ne m’a pas convaincue du contraire.

Mia est maintenant à Malibu. Ses problèmes les plus immédiats sont enfin réglés, maintenant que Max a réglé la dette de son père et que son travail d’escort girl touche à sa fin. L’avenir semble radieux, d’autant plus que la jeune femme – qui a toujours rêvé de travailler comme actrice – se voit proposer un job en or : celui de tenir une rubrique à la télévision. Seule ombre au tableau : le retour de Wes en plein stress post-traumatique. Et le jeune homme ne parvient à échapper à ses démons qu’en copulant. Mia a donc du pain sur la planche.

Commençons par ce qui m’a un peu fâchée, à savoir les scènes de sexe à foison. Autant les tomes précédents étaient plutôt soft de ce côté-là, autant j’ai eu l’impression de ne lire que ça durant 150 pages. Wes est traumatisé et il a besoin d’oublier. Le prétexte est donc bien choisi puisque Mia ne se fait pas prier pour le contenter. On est loin du charme et de la légèreté que Wes dégageait dans le premier tome. J’en suis assez chagrinée, car après 10 mois, je sens bien que cette étincelle qui me plaisait tant a disparu. C’est clairement une erreur d’avoir intégré un sujet aussi grave dans une série de romans aussi courts. La magie est siphonnée, au profit du hard et du sexe à toutes les sauces.

Le nouveau travail de Mia a bien entendu accaparé toute mon attention. C’était surtout cet aspect de l’intrigue qui m’intéressait le plus. Malgré le fait qu’il soit tout juste effleuré en comparaison des scènes érotiques, j’ai pris plaisir à témoigner de l’évolution de Mia. Il est vrai que ça semble un peu trop beau pour être vrai. Après tout, elle est partie de rien, a travaillé une poignée de mois comme escort, et la voilà propulsée au rang de chroniqueuse télé grâce aux contacts qu’elle s’est faits. Ça semble si facile ! Pourtant, même si ce job improbable lui tombe presque tout cuit dans les mains, on prend plaisir à faire un tour d’horizon. Mia a traversé beaucoup de choses durant cette année, et on apprécie son évolution et ce qu’est devenue sa vie.

En résumé, Octobre est à nouveau une déception, alors que j’en attendais beaucoup. Le manque de crédibilité des personnages et de l’histoire en général ont fait que j’ai eu le sentiment de passer à côté. Toutefois je suis curieuse de savoir comment va se terminer l’année de Mia. Encore deux tomes avant que la jeune femme tire sa révérence, et je compte bien aller jusqu’au bout, en dépit du bilan mitigé actuel.

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Jusqu’à présent, je considérais Calendar Girl comme la saga idéale pour se changer les idées et décompresser entre deux gros romans. J’avais été agréablement surprise par les deux tomes précédents, qui apportaient un bol d’air frais à une intrigue aux prises avec une boucle infernale. J’étais donc assez curieuse de savoir où en était Mia et ce qui allait lui arriver. Malheureusement, ce tome est pour moi l’un des plus décevants de l’année. Loin de me permettre de souffler, il m’a été pénible de le lire sans lever les yeux au ciel à de nombreuses reprises.

Mia doit se rendre à Vegas, cette fois-ci pour veiller au chevet d’une personne très chère à son cœur : son père. Son état est loin de s’améliorer et les questions d’argent reviennent très vite sur le tapis. Étant obligée d’annuler sa mission du mois, Mia est donc en retard pour rembourser Blaine, l’homme chez qui son père a contracté une dette d’un million de dollars. Cerise sur le gâteau : Wes est aux abonnés absents depuis plusieurs années et Mia ignore où il se trouve.

Le point positif de ce tome, c’est qu’il traite de plusieurs sujets en même temps. Audrey Carlan est sur tous les fronts et on sent rapidement à quel point Mia est prise à la gorge. La tension est là, l’impression d’urgence également. Ça aurait pu prendre sur moi, mais l’ennui c’est que je n’ai pas été convaincue parce que Mia a une solution toute prête sous son nez qu’elle refuse de saisir. Alors oui, c’est une héroïne dévouée et aimante, mais c’est sa fierté mal placée qui créer inutilement des complications. De fait, j’en suis ressortie de ma lecture plus frustrée qu’autre chose.

Les thèmes abordés ne m’ont pas vraiment convaincue non plus. On devine aisément l’intention de l’auteur d’aborder des sujets actuels, tout en instaurant une gravité palpable. Sauf que ça tranche beaucoup trop avec les tomes précédents, placés sous le signe de la légèreté. Ça rend l’intrigue générale assez bancale et pas très plausible. Une impression de too much, un besoin d’en faire des caisses.

Quant au devenir de Wes, là aussi, on est sur du sensationnel qui fait définitivement perdre toute crédibilité à l’histoire. Je n’ai pas aimé la transition qu’essaie d’amorcer Audrey Carlan. Elle est trop tirée par les cheveux et ne peut pas être traitée correctement dans un format de roman si court. J’espère néanmoins que mon petit cœur de guimauve trouvera son bonheur dans la suite.

En résumé, ce 9e tome de Calendar Girl est une déception en ce qui me concerne. Les aventures de Mia se corsent et sont loin d’être aisées, mais je ne suis pas parvenue à m’immerger dedans et à y croire. Je crains qu’Audrey Carlan ait essayé de trop en faire dans une intention d’impressionner le lecteur, seulement ce trop-plein de « sensationnel » m’a laissée passablement consternée.

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date : 08-11
Nicola Yoon est une auteur que j’ai eu le plaisir de découvrir avec Everything Everything, une lecture aussi addictive que rafraichissante. Ouvrir un de ses livres, c’est la certitude de passer les prochaines heures alpagué à sa plume, complètement conquis par son univers le temps de quelques heures. Et avec ce deuxième titre, Nicola Yoon fait mouche. Encore ! J’ai passé un merveilleux moment avec The Sun is also a star.

Dans cette histoire, on suit deux personnages que tout oppose. D’abord Natasha, une adolescente d’origine jamaïcaine. Lorsqu’elle avait huit ans, elle est partie vivre aux États-Unis. Malheureusement, sa situation et celle de sa famille sont très précaires, et le couperet tombe : ils doivent quitter le territoire le soir-même. Pour Natasha dont toute la vie et les souvenirs se trouve aux États-Unis, la nouvelle est très dure à encaisser. De l’autre côté, on suit Daniel. Ses parents sont d’origine sud-coréenne et il est né sur le sol américain. Le jeune homme se prépare à un rendez-vous pour intégrer une prestigieuse université. Rien ne prédestinait Daniel et Natasha à se rencontrer ce jour-là. Et pourtant, le temps de 24h, ils vont vivre l’aventure la plus étourdissante de leur vie.

The sun is also a star a un petit quelque chose de magique. Un petit quelque chose qui le distingue des autres romans. Un petit quelque chose qui le rend unique en son genre. D’abord dans le choix des protagonistes principaux. Deux profils, deux caractères, deux éducations. Ils sont un peu comme les deux faces d’une même pièce. Natasha est le pragmatisme personnifié. Amère de la vie, révoltée et désespérée, elle ne croit plus en grand-chose et ne jure que par les faits. Pour Daniel, c’est bien le contraire. Si lui non plus n’a pas l’impression d’avoir le choix dans la vie, il se permet tout de même de rêver d’autre chose, de spéculer sur la vie en général et de croire. Et puis un jour, comme ça, par hasard, les vies de Daniel et Natasha se télescopent. Et ça fait de nombreuses étincelles !

On peut appréhender ce livre de multiples façons différentes. Sous des dehors simples et divertissant, il délivre beaucoup de messages et je suis certaine de ne pas en avoir fait le tour en une seule lecture. C'est un roman qui nous présente l'humain, tout simplement. L'humain sous son jour le plus avantageux, mais aussi le plus cruel ou le plus malheureux. C'est un livre qui nous parle de la vie, de la famille, du patrimoine, des petits moments de bonheur simple qu'il faut savourer, de l'importance de se souvenir et de pardonner, sur les rêves que l'on poursuit, les rêves dont on se nourrit et des murs que l'on place dans notre conscience par peur de souffrir. Il serait complètement insensé de définir The sun is also a star avec un seul mot. Parce que ce livre ne fait que parler de la vie dans sa plus pure essence.

On prend conscience de toutes ces choses au fur et à mesure de la lecture. Et c’est sûrement pour ça que ça n'a pas été un coup de cœur immédiat. Ça s'est fait petit à petit. Progressivement. Mais Nicola Yoon, aussi lentement qu’assurément, est parvenue à mettre dans le mille.

En plus de suivre Natasha et Daniel, on attrape ici et là quelques bribes d'histoires, des tranches de vie de personnes qui croisent leur route. Parfois tristes ou pleines d'espoir, ces tranches de vie ont fait vibrer la corde sensible en moi. Le plus surprenant, c’est qu’elles finissent par influencer le devenir du duo. Et pas toujours de la façon qu’on s’imagine.

The Sun is also a star, c’est aussi l'une des romances les plus douces que j'ai pu lire jusqu'à présent. Elle se laisse lire. On se surprend à baisser la garde devant les mots de Nicola Yoon. J’ai surtout apprécié de découvrir un couple mixte. Parce que là encore, ça soulève énormément de questions.

J'ai aimé découvrir et apprivoiser ces cultures qui tout à coup s'entrechoquent les unes aux autres. Ces cultures qui tentent de demeurer intacte dans une société qui a tendance à les brasser. On se rend vraiment compte à quel point l'immigration engendre des conflits intimes chez les gens. Ces immigrés qui sont malgré tout très attachés à leurs racines, qui font des enfants sur le sol américain et qui tentent de garder cette identité bien à eux, malgré les éléments extérieurs qui poussent leurs descendants à emprunter d'autres chemins. C'est un sujet qui m'a toujours passionnée, et le retrouver dans un roman aussi beau, ça n'a fait que confirmer mon coup de cœur. 

En définitive, les messages que cherchent à transmettre Nicola Yoon sont clairs. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de penser. Chacun à sa propre histoire et sa manière de voir la vie et d'appréhender l'avenir. J'ai aimé qu’elle ne nous montre pas LE chemin à suivre, mais juste tous les petits ruisseaux qui tracent leurs sillons et cherchent à se faire une place, malgré les embûches et les imprévus qu'ils rencontrent sur leur route. 

Arrivée à la fin, je n’osais croire que ça puisse se terminer comme ça après l’ascenseur émotionnel que j’avais vécu auprès de Daniel et Natasha. J’étais subjuguée et suspendue à la plume de l'auteur pour connaître le fin mot de l'histoire. Et je n’ai pas été déçue ! Ça non !

En résumé, The sun is also a star est une histoire qui se termine sans bruit, mais qui a l’effet d’un coup de poing. Je suis tombée sous le charme de Daniel, le poète optimiste et rêveur, et de la pragmatique Natasha, qui ne jure que par les faits tangibles. Nicola Yoon est une merveilleuse auteur qui a de la magie au bout de la plume. Un très beau coup de cœur pour une très belle histoire.  

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/the-sun-is-also-a-star-nicola-yoon
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date : 07-11
J’ai découvert Angela Behelle avec Le caméléon, une romance douce et tendre qui m’avait beaucoup plu. Ce qui m’avait vraiment marqué dans cette histoire, c’était la plume très racée et sophistiquée de l’auteur. Je n’avais pas eu le sentiment de lire une romance lambda, mais bien un petit bijou unique en son genre. J’étais donc plutôt confiante en commençant L’enjeu. Le résumé ne laissait pas présager grand-chose, et j’avançais les yeux bandés, sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Et ce qui est certain, c’est que j’étais à mille lieues d’imaginer sur quoi j’allais tomber…

Emma est une jeune femme de 28 ans. Brillante avocate acharnée de travail, l’amour ne tient aucune place dans son quotidien. Eh oui, Emma a décidé il y a bien longtemps de se consacrer uniquement à sa carrière sans jamais ouvrir son cœur à un homme. Pourtant, alors qu’elle se rend à un vernissage pour faire plaisir à sa meilleure amie, Emma fait la rencontre des Stirvin. Un homme de 25 ans son aîné et son fils, qui a sensiblement le même âge qu’elle. Bien malgré elle, Emma tombe sous le charme du père, au risque de devenir la proie d’un jeu aussi passionnel que dangereux.

Si je devais comparer L’enjeu à une autre romance de ma connaissance, je ne pourrais tout simplement pas. Cette nouvelle histoire signée Angela Behelle ne ressemble à rien de ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant. Et c’est peut-être pour cela que je me sens si partagée.

L’enjeu nous entraîne dans un étrange triangle amoureux dans lequel le lecteur est incapable de se positionner. D’un côté, il y a Patrick, l’homme d’affaires plus que bien conservé, grand amateur de femmes, qui a jeté son dévolu sur Emma. De l’autre, Thomas, un artiste bien mystérieux, qui semble également attiré par la jeune femme.

Je n’avais encore jamais expérimenté une romance sur deux personnages ayant une différence d’âge aussi importante. Finalement, ce n’est pas du tout ce qui m’a titillée, mais plus leur rapport professeur/élève qui m’a paru tout de suite assez malsain. La relation entre Patrick et Emma est assez complexe – un mélange d’attirance et de joutes verbales –, et si tous les éléments étaient réunis pour que j’accroche, leur manière de se parler m’a particulièrement rebutée. Surtout au début. J’ai trouvé ça trop raffiné, ça manquait de naturel et une scissure s’est créée entre moi et les personnages, par la force des choses.

Plus j’avançais dans le roman, plus j’avais cette sensation étrange de m’enfoncer dans les ténèbres. Il est très difficile de deviner les intentions d’Angela Behelle. Je me demandais vraiment dans quoi elle entraînait son héroïne, et tout comme elle, j’allais de surprise en surprise. Ce serait mentir que de dire que j’ai adhéré à ce que j’ai lu, mais cette histoire est tellement déviante et marginale qu’une partie de moi désirait poursuivre jusqu’au bout pour saisir toutes ses subtilités.

La relation entre Patrick est son fils a très vite éveillé mon intérêt. On ne peut pas vraiment dire que leurs rapports sont très sains d’un point de vue extérieur. Pourtant, ils s’aiment profondément, ils se respectent. Mais il y avait un étrange mystère qui me donnait envie d’en savoir plus. Comme le dit si bien Emma, ils sont

« tous les deux fabriqués à l’envers et dans le même bois dur ».

Même si je n’adhère pas du tout à leurs pratiques, j’ai trouvé cette relation insolite très finement amenée, car elle contribue à accentuer la bizarrerie du roman.

Concernant Emma, il y a rapidement eu une distanciation avec elle. Intelligente et vive d’esprit, elle n’en demeure pas molle et passive. Là où j’aurais pris mes jambes à mon cou, elle, choisit de rester et d’embrasser la vie qu’on lui offre. Après, j’ai bien conscience qu’il s’agit du cachet du personnage, ce n’est simplement pas à mon goût.

En résumé, L’enjeu est une romance pour le moins… déconcertante ! Je suis très partagée, mais reconnais que cette histoire ne manque ni de panache ni de surprises. Elle titille la curiosité de son lecteur qui cherche par tous les moyens à deviner la fin sans y parvenir. Angela Behelle signe un roman anticonformiste, dérangeant, malsain, mais qui ne se départit pas d’un certain chic. Je ne suis pas une grande amatrice de pareilles romances, mais il ne fait aucun doute qu’elle peut trouver son public.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/lenjeu-angela-behelle
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date : 12-10
J’ai été attirée par ce titre en lisant son résumé. L’intrigue ne ressemblait en rien aux romans adolescents qui sentaient le réchauffé, et promettait quelques heures de détente dans un décor floral aux senteurs délicieuses. Et je n’ai pas été déçue avec Parfums d’amour. Je me suis même régalée avec cette petite lecture dévorée le temps d’une journée.

Mimosa a un don extraordinaire. Elle est aromancienne. Son nez a la capacité de humer des fragrances que personne d’autre ne peut percevoir. Les gens comme elle sont extrêmement rares ; d’ailleurs, elle est la seule à en bénéficier avec sa mère. Elles mettent ce cadeau divin à profit en concevant des élixirs d’amour à des clients triés sur le volet. Mais ce don a un prix : Mimosa doit impérativement protéger son cœur. Si elle avait le malheur de tomber amoureuse, il n’y aurait plus de don, plus de philtres d’amour. Sa tante a fait ce choix, mais la mère de Mimosa est bien décidée à l’empêcher de commettre la même erreur. Alors, le jour où Mimosa intègre un lycée et fait la rencontre de Court, toutes ses certitudes vacillent.

Tout au long de ma lecture, j’ai eu le sentiment que Parfums d’amour dégageait quelque chose de magique. Le temps de quelques pages, Hacey Lee nous emporte loin, loin, loin, dans un univers aux mille senteurs, où la poésie règne en maître et l’intrigue nous alpague avec une douceur insoupçonnée. Je me suis laissée bercée par la plume de l’auteur et j’ai savouré chaque page avec un plaisir sans cesse renouvelé.

J’ai beaucoup aimé ce mélange entre contemporain et paranormal. Le don de Mimosa se greffe à merveille avec notre univers ; la mythologie s’emboîte avec un tel naturel que le lecteur n’a plus qu’à se laisser guider par la plume enchanteresse d’Hacey Lee. Le côté « fantastique » est bien amené et est sacrément bien imaginé. J’ai été touchée par toutes ses subtilités et les règles autour des pratiques aromanciennes.

Si j’ai autant accroché, c’est avant tout parce que Mimosa a su faire vibrer quelque chose en moi. C’est une adolescente très douce et sensible, qui peut se révéler déterminée lorsque la situation l’exige. La romance qui s’installe entre elles et Court est adorable et elle aussi emprunte d’une grande tendresse.

Le roman aborde nombre de sujets qui toucheront les lecteurs de tous âges. La relation mère-fille a la part belle, ainsi que le premier amour et les émois qui vont avec, la vie au lycée, les traditions et le patrimoine familial… Et tout ça avec une finesse qui n’a pas son pareil.

En résumé, je me suis laissée envoûter par Parfums d’amour. Le roman idéal en période estivale, qui fleure bon la nature et la fraîcheur de la jeunesse. À travers une héroïne charmante et une idée initiale originale que je n’avais jamais vue ailleurs, Hacey Lee propose une romance de qualité aux allures de conte de fées moderne.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/paranormale/parfums-damour-hacey-lee
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Je suis toujours un peu triste quand je termine une saga. Dire au revoir à des personnages que j’ai suivis durant des années, tourner une dernière fois la page d’un univers que j’apprécie… Eh bien c’est un peu ce que j’ai ressenti ici. Le secret de l’inventeur est une série que j’affectionne beaucoup, car elle est la première à m’avoir introduit au steampunk.

Dans ce troisième opus, nous retrouvons Charlotte dans de nouvelles et dangereuses aventures. La jeune fille traverse des temps houleux, puisque les pratiques des rebelles ne lui conviennent pas. Alors qu’elle lutte toujours activement contre l’emprise de l’Empire, elle est contrainte de fuir afin de protéger ses amis. Pourtant, quelque chose se trame en interne, et Charlotte est persuadée qu’un traitre se cache parmi ses alliés.

Sans surprise, il m’a fallu un petit moment avant de retrouver mes marques dans l’histoire. Lorsqu’un laps de temps d’un an s’est écoulé entre deux tomes, j’ai un mal fou à me resituer dans les premières pages. Une fois la période de réadaptation passée, j’ai de nouveau été charmée par la plume savoureuse d’Andrea Cremer.

Le gros point fort de ce troisième opus réside dans la manière dont sont traités les personnages. Ils ont tous fait beaucoup de chemin depuis le début et forment une véritable famille à laquelle on a l’impression de faire un peu partie, nous aussi. Charlotte en est l’exemple flagrant. Elle m’a impressionnée dans Le pari du traitre, car elle fait preuve d’un courage et d’un sang-froid exemplaires. C’est clairement une héroïne avec de belles aspirations et prête aux plus grands sacrifices pour les atteindre. J’ai vibré et tremblé à ses côtés.

Car oui, les émotions sont bien au rendez-vous. Le rythme de l’histoire ne nous permet pas de souffler à un seul moment. Tout s’enchaîne avec naturel et les rebondissements font loi. Trahisons, manigances et mensonges sont les maîtres mots de ce troisième opus. Pourtant, je suis restée un peu sur ma faim en ce qui concerne l’identité du traitre. Je m’attendais à un bouleversement supplémentaire qui n’est pas venu. Je pense que cela tient du fait que l’auteur a choisi de faire beaucoup de révélations au début, laissant ainsi peu de place aux recherches personnelles du lecteur. Ce manque de suspens a constitué un problème en ce qui me concerne, car j’en désirais davantage de ce côté-là.

En revanche, j’ai beaucoup aimé le soin apporté par Andrea Cremer en ce qui concerne les résolutions des intrigues. Rien n’est laissé au hasard et tous les mystères finissent par trouver leurs dénouements. Toutefois, j’ignore si c’est parce que je n’étais pas prête à quitter Charlotte, Jack, Grave et les autres, mais la fin m’a semblé trop rapide et trop précipitée, malgré un très bel épilogue. Encore une fois, je n’aurais pas dit non à quelques chapitres supplémentaires, car Andrea Cremer a réellement su construire un univers saisissant et haut en couleur.

En résumé, ce troisième tome est pour moi un peu en dessous des deux premiers, malgré de belles qualités et une intrigue qui m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Andrea Cremer m’a complètement fait voyager au cœur d’une uchronie unique en son genre, où les personnages sont bougrement attachants. Je suis un peu déçue du manque de suspens général et par la fin trop rapidement expédiée, mais j’ai tout de même passé un bon moment. Je relirai cette série à l’occasion et je suis certaine d’en tirer le même plaisir !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/le-secret-de-linventeur-tome-1-la-rebellion-andrea-cremer
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The Generations a cette particularité de ne ressembler à aucune autre saga du genre. Le tome 1 m’avait laissé avec une étrange impression. Le huis clos angoissant m’avait pris en tenaille tout le long, à tel point que j’avais été incapable de m’en détacher. J’en avais pris plein les yeux avec le 2e opus, appréciant tout particulièrement la manière dont s’érigeait la microsociété créée par Em. L’auteur savait jouer sur tous les fronts, nous guidant de surprise en surprise en misant sur notre crédulité. Un travail de génie, en somme ! Je ne cache pas que la barre était très haute et j’attendais énormément de cet ultime opus. Verdict ? Je n’ai pas été déçue. Je désirais quelque chose de bien particulier avec cette lecture, je suis ressortie avec plus… beaucoup plus que ce que j’étais venue chercher !

Em doit faire face à de nouvelles menaces, de nouveaux dangers. Alors qu’elle fait tout son possible pour tenir les Sauterels rebelles à l’écart et maintenir une paix durable avec les autochtones d’Omeyocan, de nombreux rebondissements mettent le fragile équilibre de son peuple à rude épreuve. Une guerre sans merci est à leur porte et les mystères de toutes les civilisations sont sur le point d’éclater.

De bien des façons, The Generations me fait penser à Red Rising, une de mes sagas préférées. L’intrigue n’a rien en commun, mais le mode de construction est sensiblement le même. Scott Sigler et Pierce Brown ont ce don étonnant de créer un univers poussé à l’extrême et de nous y entraîner sans le moindre mal. The Generations, c’est de la littérature Young-Adult comme j’en attends. C’est une histoire puissante, qui peut se faire tour à tour traitre et cruelle. Tout au long de ma lecture, mon cœur a fait des loopings et des cabrioles, je suis passée par un imbroglio de sentiments intenses. C’est une certitude : Scott Sigler maîtrise ce que l’on appelle l’ascenseur émotionnel !

Pourtant, j’ai eu un peu peur en début de lecture. L’histoire commence assez lentement, le temps que l’on se remémore les événements précédents, et il m’a bien fallu une centaine de pages avant de reprendre mes marques et en tirer un réel plaisir. Une fois cette étape passée, j’ai tout oublié autour de moi. J’en ai oublié de manger. De dormir. Tout ce qui m’importait, c’était de percer les mystères qui entouraient cette fabuleuse saga.

Et des mystères, il faut dire que l’auteur en gardait beaucoup sous le coude. J’en ai eu des palpitations tant les émotions devenaient fortes. J’avais l’impression de me retrouver au cœur du bouquet final d’un feu d’artifice. Les vérités explosent de tout côté, à tel point qu’on ne sait plus où donner de la tête. Scott Sigler est parvenu à me prendre dans ses filets, c’était infernal.

Ce qui fait de Alone une si grande réussite, c’est également le panel de personnages qui nous est offert. Ils sont tout simplement vrais. Concrets. Tangibles. Presque vivants. L’auteur leur impose le pire, il les oblige à prendre des décisions lourdes de conséquences qui ont bien souvent un effet domino tout bonnement diabolique. Leurs personnalités sont extrêmement fouillées et approfondies, et c’est tout ce que j’aime.

En résumé, ce troisième tome de The Generations n’aurait pas pu mieux conclure cette saga magistrale. Scott Sigler m’a retourné le cerveau avec ces aventures qui sortent de l’ordinaire. Si ce n’est pas un coup de cœur, c’est néanmoins un roman coup de poing qui m’a fait voir trente-six chandelles et m’a propulsée dans un méli-mélo d’émotions, où l’art de la guerre côtoie assidûment les mystères de l’univers.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/the-generations-tome-1-alive-scott-sigler
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date : 04-10
Je n’avais encore jamais lu d’histoire sur les zombies, mais j’en ai toujours eu envie ! Lorsque l’occasion de découvrir Les survivants d’Aglot s’est présentée, je n’ai pas hésité bien longtemps. Les récits apocalyptiques avec une touche un peu sanguinolente, c’est mon dada. Pour ne rien gâcher, la couverture et le résumé annonçaient la couleur et j’étais curieuse de me faire un avis sur cette novella d’un peu plus de 100 pages.

Emilie est détenue à la prison d’Aglot pour un crime qu’elle prétend ne pas avoir commis. Sa vie est loin d’être une promenade de santé puisqu’elle subit les brimades d’une autre prisonnière. Un jour, alors qu’elle se retrouve au mitard, la jeune fille est alertée par des bruits étranges. Elle fait alors la connaissance d’Anthony, un des gardiens, qui l’informe de la situation : la prison est sens dessus dessous et a été envahie par des zombies. Nos deux protagonistes n’ont pas vraiment le choix. S’ils veulent survivre à cette catastrophe, ils vont devoir se serrer les coudes. Commence alors une lutte pour leur survie qui ne sera pas de tout repos.

Je ne le cache pas, j’ai un peu de mal avec le format « novella ». Je reste toujours sur ma faim avec des textes aussi courts et je finis plus frustrée qu’autre chose. C’était ma plus grande crainte avec Les survivants d’Aglot. Pourtant, ça partait bien. J’ai tout particulièrement apprécié le cadre dans lequel l’histoire prend place. La prison dégage un petit quelque chose de bien morbide et grisâtre, qui ne fait qu’accentuer l’impression de malaise et d’enfermement. L’idée de commencer par là était plutôt intéressante.

Là où le bât blesse, c’est au niveau des personnages, et c’est là que le format de la novella montre ses premières limites. Pour une histoire telle que celle-ci, j’aurais aimé m’identifier aux protagonistes, j’aurais aimé m’inquiéter pour eux et me sentir pleinement concernée par ce qu’ils vivaient. Malheureusement, le format court et le fait que l’on reste systématiquement en surface m’ont empêchée de m’impliquer personnellement dans leurs aventures ou de ressentir de l’émotion à leur encontre. On alterne entre le point de vue d’Emilie et d’Anthony (un concept que j’apprécie, en soi), mais il m’arrivait parfois de commencer un chapitre sans lire qui était le narrateur. Et dans ces moments-là, j’étais incapable de savoir qui parlait. Ils manquaient respectivement de relief et de complexité.

La plume en elle-même a du potentiel. On sent les efforts de Delphine Biaussat, ainsi qu’une réelle implication de sa part. On décèle encore quelques maladresses et quelques faiblesses par-ci par-là, mais c’est un bon début. J’aurais juste préféré lire un roman plutôt qu’une novella, afin de ne pas quitter aussi vite son univers. Car clairement, j’attendais une histoire plus profonde, plus aboutie, et susceptible de véhiculer de violentes émotions.

Je termine sur un point plus positif : la fin. Delphine Biaussat nous offre une réelle conclusion en saupoudrant son récit catastrophe d’une touche de fantastique. Certains apprécieront la référence, d’autres non, toujours est-il que cela lève le voile sur le plus gros mystère de l’histoire. J’ai apprécié que les aventures d’Emilie et Anthony trouvent une conclusion.

En résumé, Les survivants d’Aglot est une novella apocalyptique qui mêle zombie et magie. Malgré une plume prometteuse et un cadre morbide, j’en ressors assez mitigée. Le format très court m’a empêchée de m’immerger dans l’histoire et je ne suis pas parvenue à m’attacher aux personnages qui manquaient de relief et de personnalité. J’en attendais beaucoup, beaucoup plus, malheureusement, mais j’espère – pourquoi pas ? – retrouver cette histoire sous forme de roman un jour.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/les-survivants-daglot-delphine-biaussat
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date : 04-10
Ça vous arrive de regarder un film où les acteurs sont en train de manger et d'avoir envie de manger à votre tour ? Eh bien c'est ce qu'il s'est passé pour moi tout le long de ma lecture de Gloutons et dragons.

Ce manga raconte la quête d’une équipe de choc. Une fille de leur groupe a été avalée tout rond par un dragon au cœur même d’un donjon. Son frère – accompagné de ses alliés – est bien décidé à la sauver avant qu’elle ne se fasse digérer par le monstre. L’ennui, c’est qu’ils n’ont rien à se mettre sous la dent. Heureusement, ils vont croiser la route d’un nain cuistot qui va les accompagner dans leurs aventures. Et pour compléter le tout, il va leur apprendre que le donjon regorge d’une nourriture rare et délicieuse : les monstres qui le peuplent.

J’ai passé un excellent moment, et je ne m’attendais pas à être aussi divertie. L'histoire est bien construite, les dessins sont très bien réalisés. On y trouve de nombreuses fiches sur les différentes créatures qui peuplent le donjon, ce qui donne une impression de réalisme fort appréciable. Et puis il faut bien admettre que c’est original : en fantasy, on apprend surtout à dégommer des monstres. Ici, on apprend à connaître leurs points forts et leurs points faibles en les mangeant. C’est quelque chose que je n’avais jamais vu nulle part.

C'est léger, mais en même temps l'univers est fourni, avec beaucoup de détails appréciables. Moi qui aime découvrir des univers de fantasy recherchés, sans pour autant me noyer sous les informations, j'ai adoré !

En résumé, Gloutons et dragon est un manga qui donne un petit creux. Plein d’humour, d’autodérision et d’aventures, je le recommande à tous ceux qui cherchent quelque chose qui n’a encore jamais été vu ailleurs. Fraiche et dépaysante, cette histoire atypique ravira les fins gourmets et les amateurs de bestiaires improbables.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/bandes-dessineacutees/gloutons-dragons-ryoko-kui
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Le gâteau sur la cerise est une toute jeune maison d’édition prometteuse qui m’a fait de l’œil dès que j’en ai entendu parler. J’étais curieuse de découvrir leurs premiers titres, en sachant qu’ils ont le souci de mettre en avant des héroïnes fortes et caractérielles dans chacun de leurs ouvrages. Je n’ai aucun préjugé particulier sur les vampires (ayant adoré beaucoup de romans de ce genre), et j’ai commencé ma lecture avec beaucoup d’entrain et de motivation.

Carmine n’est pas une adolescente lambda. Même si elle va à l’école comme tout un chacun, elle cache un énorme secret. Car Carmine est une V1, c’est-à-dire qu’elle fait partie de la première génération d’enfants nés vampires. Les progrès de la technologie ont permis ce petit miracle très controversé au sein de la communauté vampirique. Un jour, la famille de Carmine décide de quitter New York au profit d’Inverness, une petite ville écossaise. L’adolescente est prête à faire les quatre cents coups au nez et à la barbe de ses parents, mais en s’intéressant de trop près à une série de meurtres macabres, elle risque bien d’y perdre une canine.

Il est vrai que les histoires de vampires sont un peu passées de mode dans les librairies. Et pourtant, je ne dis jamais non à un mythe retravaillé à la sauce d’un auteur. Avec ADN Vampire, je n’ai pas été déçue, puisqu’Élodie Loch-Beatrix mêle avec adresse le décor écossais avec celui des vampires.

L’atmosphère à quelque chose d’assez attirant. L’Écosse est déjà un territoire d’une grande beauté en soi, mais l’auteur a une manière bien à elle de nous narrer son histoire, en prenant à partie le cadre magnifique et l’ambiance bien particulière qui caractérisent ces contrées.

J’ai également bien aimé ces retours dans le temps qui entrent en totale opposition avec l’univers moderne dans lequel vit Carmine. Ça apporte une nouvelle dimension à l’histoire. On ne parvient pas tout de suite à établir les liens, mais ils finissent par trouver un sens au fur et à mesure que l’on avance. Le mix entre les mythes et les faits historiques était une excellente idée qui n’a fait que renforcer l’intrigue.

Il m’a été difficile d’apprécier Carmine, malheureusement. Je l’ai trouvée bien trop insouciante et irritante sur les bords. Je ne peux pas vraiment l’en blâmer, elle n’a que 15 ans et est en pleine crise d’adolescence. Elle teste ses limites, ne réfléchis pas toujours avant d’agir et va au-devant des problèmes par simple bravade. Je ne devais pas être plus facile qu’elle à son âge… Toutefois, elle tend à s’améliorer et à grandir au fil des pages, malgré certains moments où je serais volontiers entrée dans le livre pour la secouer un peu.

En résumé, ADN Vampire est une aventure des plus rafraichissantes. C’est un premier tome qui se lit vite, grâce à une plume habile et dynamique, avec un mythe vampirique bien amené et un cadre des plus enchanteurs. Ce n’est pas l’histoire de l’année, mais elle a le mérite de faire passer un bon moment. L’intrigue prend rapidement des allures d’enquête aux côtés d’une jeune héroïne tête brûlée, qui n’hésite pas une seconde à se mettre dans le pétrin pour arriver à ses fins. Bons moments garantis !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantastique/adn-vampire-elodie-loch-beatrix
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Dès que je suis tombée sur le résumé de ce nouveau roman, j’ai eu envie d’en savoir davantage. J’ai rarement eu l’occasion de lire une histoire qui se déroule dans le milieu du tournage et du cinéma. Un milieu qui m’a toujours beaucoup attirée. C’est donc sans crainte aucune que je me suis lancée dans ma lecture. Malheureusement, j’en ressors un poil mitigée.

Paige a dix-sept ans lorsqu’elle est retenue pour devenir l’héroïne d’une saga à succès adaptée au cinéma, Locked. Le grand public attend avec impatience ce film à gros budget tourné sur les plages de Maui. Pour Paige l’enjeu est énorme : c’est son premier grand rôle et elle n’a pas l’expérience ni l’aisance de son partenaire à l’écran. Car Rainer Devon est beau comme un dieu et maîtrise son job à la perfection. Doucement, mais sûrement, Paige va complètement tomber sous son charme… jusqu’à l’arrivée de Jordan Wilder, le rival de Rainer. À leur contact, Paige va se retrouver de plus en plus perdue.

Famous in love possède des qualités qui en font une lecture fraîche et légère, idéale en période estivale. Rebecca Serle capte l’attention de son lecteur grâce à un cadre idyllique et un milieu fascinant, celui de la production de films. J’étais très curieuse d’en apprendre plus à ce sujet, et je dois dire que je n’ai pas été déçue, ma curiosité a été rassasiée. L’auteur ne lésine pas sur les détails et je dois dire que ça fait rêver. On s’imagine aisément sous les projecteurs, dans la peau de Paige qui vit là une expérience incroyable.

Hélas, très vite, les choses se sont gâtées. J’attendais l’arrivée de Rainer avec impatience. En grande amatrice de romance, j’étais prête à vibrer en voyant l’idylle se construire. Malheureusement, je n’ai ressenti aucun frisson, aucune attente particulière. L’auteur nous met face à une ellipse, si bien qu’on n’a pas véritablement le temps de découvrir Rainer comme Paige. En partant de là, j’étais incapable de m’y attacher et de rentrer dans leur histoire. De plus, j’ai trouvé le personnage de Rainer très (trop) lisse, sans grande consistance. La relation qui se tisse entre eux m’a laissée assez froide.

J’avais bon espoir que l’intrigue serait relancée avec l’arrivée de Jordan Wilder, celui amené à jouer le petit ami de Paige dans le film, mais mes attentes ont été freinées, une fois encore. Rebecca Serle nous offre une deuxième partie à la sauce triangle amoureux, dans laquelle l’héroïne fait la girouette. Non. Définitivement non, pour moi.

C’est vraiment dommage, parce que ce roman réunissait de nombreux éléments susceptibles de m’emporter et me faire rêver. Cependant, la manière dont les événements s’articulent et la distance que j’ai sentie entre moi et les personnages n’ont fait que me laisser une impression étrange, un peu lointaine.

En résumé, Famous in love est un roman frais, à la plume simple et facile à lire. On découvre les coulisses d’un tournage de film et ça a quelque chose d’assez excitant. On aimerait être à la place de l’héroïne qui vit cette expérience comme dans un rêve éveillé. Passée la découverte, mon ressenti s’est avéré plus mitigé. Je n’ai tout simplement pas aimé la direction qu’a prise l’histoire, et j’ai été incapable d’adhérer aux romances qui fleurissent et dans lesquelles Paige tient le rôle principal.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/famous-in-love-rebecca-serle
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date : 12-09
Cela faisait longtemps que ce roman me faisait de l’œil. Le sujet en lui-même titillait ma curiosité et j’avais vu beaucoup d’avis très élogieux sur cette histoire. J’appréhendais tout de même un peu, car ma dernière expérience de ce genre ne s’était pas bien passée : Did I Mention I love you d’Estelle Maskame (qui traite d’un thème similaire) avait été une cuisante déception. Malheureusement, je me suis très vite aperçue que Stepbrother n’était pas fait pour moi.

Greta est une adolescente sans histoire. Sa mère s’est remariée avec un homme du nom de Randy, et ils vivent tous les trois sans que la cohabitation ne pose problème. Leur petit quotidien bien rodé vole en éclats le jour où Elec, le fils de Randall, fait son arrivée dans la maison. Rebelle et passablement grognon, le garçon n’a pas l’intention de se lier d’amitié avec Greta. Bien au contraire. Il est même fermement décidé à faire le bronx pour que son père sorte de ses gonds. Pourtant, derrière cette attitude de bad boy en puissance, Greta sent qu’Elec cache une très grande fragilité. Il se pourrait qu’elle soit la seule qui puisse traverser les murs qu’il a bâtis entre lui et les autres.

Je pensais sincèrement que j’allais tomber en admiration devant ce roman. J’avais vu fleurir un tas de critiques positives et j’étais prête à adorer. Hélas, j’ai rapidement déchanté. Malgré une histoire initiale intéressante, il se trouve que Stepbrother réunit tout ce que je n’aime pas dans les romances : des clichés, une héroïne dépourvue de volonté, une intrigue déjà convenue.

La première partie pose les bases d’une relation naissante, celle de Greta et Elec. Tout ne semble pas joué d’avance entre eux. Elec se montre désagréable et offensif au possible ; il cherche à embêter sa demi-sœur et à la mettre mal à l’aise. Greta, elle, tombe très rapidement sous le charme de ce beau mâle inaccessible et se contente de fantasmer sur lui.

C’est ici que le bât blesse. Greta est une héroïne décevante, tout simplement. Elle pose des questions stupides et semble dépourvue de la moindre fierté. La candeur qu’elle est censée dégager entre en opposition totale avec sa façon de nommer certaines choses (comme « bite » ou encore « baiser », qui sont de très vilains mots dans la bouche d’une adolescente aussi délicate et choyée). C’est un choix que je ne trouve pas indiqué et qui est sans doute là pour coller à la tendance actuelle véhiculée par des romans tels que Cinquante nuances de Grey. Ça me chagrine de ne pas avoir accroché avec elle, mais je l’ai trouvée trop inconsistante et sans personnalité, si bien qu’il m’était impossible de m’attacher.

Elec est le cliché par excellence : celui du mauvais garçon belliqueux qui cache sa douleur derrière une méchanceté gratuite. Quand je l’ai vu débarquer, j’ai eu l’impression d’être à nouveau propulsée dans Did I mention I love you, mais fort heureusement, cette impression de déjà-vu a fini par s’estomper, car la relation d’Elec avec son père est plutôt atypique et nourrit notre envie de savoir. Le père ne fait pas office de chêne fort et sage, on sent qu’il y a une vieille cicatrice profondément enfouie derrière toute cette colère.

Les autres personnages ne semblent être qu’un écran de fumée. Ils ne sont là que pour faire office de figurants dans l’histoire qui se joue, du coup ils sont un peu transparents, on ne peut en aucune manière se retrouver en eux. 

La deuxième partie promettait un véritable renouveau. L’idée de nous propulser 7 ans plus tard était excellente et apportait un second souffle à l’histoire qui, à mes yeux, commençait à battre de l’aile. Malheureusement, l’excitation a fini par retomber et j’étais un peu… consternée. On se retrouve dans un triangle amoureux qui m’a dérangée au plus haut point. En fait, cette deuxième partie est aux antipodes de ce que j’attends dans une romance habituellement. Elle entre en conflit avec mes valeurs, c’est bien le problème. J’ai eu les plus grandes peines à adhérer au comportement de Greta. De plus, après 7 ans, nos héros sont censés avoir grandi et être des adultes responsables, mais les dialogues et les réflexions sont presque identiques à ceux qu’ils avaient lorsqu’ils n’étaient que des adolescents.

En arrivant vers la fin, les choses sont allées de mal en pis. J’avais déjà du mal à trouver le récit crédible, mais la scène dans laquelle Greta s’abime dans la lecture du livre d’Elec a fini de me convaincre que ce roman n’était définitivement pas fait pour moi. Les événements deviennent redondants, on se surprend à vouloir passer ces nombreuses pages rapidement puisqu’il s’agit presque de copier-coller de ce que l’on a lu au début du roman. L’idée était très bonne, mais pas amenée sous le bon angle.

J’ai conscience d’être particulièrement vindicative dans ma façon de dépeindre ma lecture, mais je dois admettre qu’il y a tout de même quelques points positifs qui méritent que je les cite. D’abord, l’histoire se lit vite – en une journée, c’est plié – et s’avère plutôt prenante dans l’ensemble. Elle n’est pas dénuée d’une petite touche addictive qui donne envie de connaître le dénouement. Ensuite, quelque chose que j’ai grandement apprécié, c’est le dosage des scènes érotiques. Il n’y en a pas à outrance et lorsqu’elles sont décrites, elles restent très tendres. Enfin, j’ai apprécié l’épilogue qui est particulièrement émouvant et qui conclut bien les tourments d’Elec.

En résumé, en commençant ce roman, je cherchais une histoire d’amour susceptible de lever les tabous et renverser les clichés. Hélas, et ça m’ennuie de le dire, mais j’ai été très déçue par le roman de Penelope Ward. Stepbrother aurait pu être une lecture agréable si l’histoire n’avait pas été sous exploitée. Je n’ai pas réussi à comprendre l’héroïne – trop passive à mon goût – et je n’ai pas non plus adhéré au triangle amoureux qui s’installe dans la deuxième partie et qui m’a mise très mal à l’aise.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/stepbrother-penelope-ward
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Et voilà, une saga qui se termine en apothéose ! J’avais un peu peur au départ. Après ma superbe découverte du tome 1, le soufflé était malheureusement retombé puisque je ne retrouvais plus le côté « unique » que dégageait la plume de l’auteur. Mais avec ce final, Fleur Hana remonte considérablement le niveau et nous offre une conclusion passionnante !

Jusqu’à présent, nous avons fait la connaissance de Lise et Ange, Anthony et Margaux. Il est temps maintenant de se pencher sur Sofiane et Audrey. Ces deux-là sont comme chiens et chats. Amis depuis qu’Audrey a rejoint leur cabinet – et par la même, leur coloc’ – ils se tirent dans les pattes dès que l’occasion se présente. Il faut bien admettre qu’ils sont comme le jour et la nuit. Audrey si parfaite en tous points, si raisonnable et douce. Sofiane, le boute-en-train de la bande, le grand enfant fana de jeux de vidéos… Et pourtant, en creusant un peu, on s’aperçoit que ce dernier est fou amoureux de sa colocataire depuis le premier jour. En creusant encore plus loin, on découvre qu’Audrey souffre d’une peur panique qu’elle s’applique à dissimuler sous une couche de vernis bien lisse. Et quand le marrant Sofiane percute la modérée Audrey, ça fait des étincelles !

Pour qu’un roman nous marque, il faut qu’il fasse la différence. Et cette différence s’appelle Sofiane ! Prenez un bonhomme tatoué au crâne rasé, geek sur les bords et toujours le mot pour rire. Ajoutez à cela un penchant pour taquiner les gens, une sensibilité cachée derrière une généreuse couche d’humour. Secouez le tout très fort et vous obtenez ce personnage formidable. Parce que oui, Sofiane est tout simplement formidable ! Son sens de l’humour se fait tour à tour caustique, sarcastique et innocent. Il peut donner l’impression d’avoir 10 ans par moment. Il met l’ambiance, mais en même temps il a un caractère bien à lui qui ne le rend pas naïf pour autant. Sofiane, ça se sent, est un personnage que Fleur Hana aime de tout son cœur. Et elle nous le fait aimer à notre tour.

Avec Audrey, les choses sont plus mesurées. Le contraste est même déconcertant. Parfaite de jour comme de nuit, Audrey a une propension à la rigidité. Sofiane la déstabilise complètement avec son côté désordonné et fou-fou. Pourtant, ils sont amis. Meilleurs amis, même. Et dès que l’occasion se présente, ils se chamaillent comme des gosses.

Fleur Hana a réussi l’exploit d’associer deux personnages que tout oppose aux premiers abords. Dans les tomes précédents, on observait leurs échanges de loin, et c’est intéressant de découvrir ce qui se passe réellement dans les coulisses. Plus profond et plus élaboré, ce duo nous réserve bon nombre de surprises.

Dans la deuxième partie, la romance est un peu mise de côté, au profit d’un sujet auquel je ne m’attendais pas du tout. Et chapeau à l’auteur de l’avoir abordé avec autant de tact et de sensibilité. Je pense que ça apporte un côté plus dramatique, mais pas moins passionnant. La thématique ne fait qu’ajouter davantage de nuances au personnage d’Audrey, pas toujours facile à cerner en temps normal.

En résumé, Dernière chance est un troisième et dernier opus largement à la hauteur. Je suis un peu tombée amoureuse de Sofiane le temps de 377 pages. J’ai adoré sa joie de vivre et son énergie. J’ai parfois hurlé de rire en lisant ses punchlines tout doit sorties du cerveau déjanté de Fleur Hana. Audrey est également un personnage qui mérite d’être apprivoisé. L’histoire d’amour est un vrai régal, et les thématiques plus sérieuses sont suffisamment originales pour nous maintenir en haleine jusqu’au grand final. Mon tome préféré en revanche reste le 1er qui, à mes yeux, est tout simplement indétrônable. En commençant Follow me, ce n’est pas seulement une nouvelle histoire que j’ai découverte, mais aussi une nouvelle plume. Une plume authentique et sensible, qui part souvent dans tous les sens, mais qui nous charme avec son peps et ses pitreries.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/follow-me-fleur-hana
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date : 09-09
Honte à moi, je n’avais encore jamais entendu parler de la célèbre saga de V.E Schwab, Shades of Magic. Ce n’est qu’une fois sa version française publiée aux éditions Lumen que je me suis aperçue qu’elle était l’objet de grands éloges sur la blogosphère, que ce soit chez les chroniqueurs anglophones et francophones. Je trépignais donc d’impatience à l’idée de découvrir ce roman.

Kell est un être à part. Il est l’un des seuls à pouvoir voyager entre différents mondes parallèles. Dans chacun d’entre eux, il n’y a qu’une seule constante : une version différente de Londres. Kell peut donc pérégriner entre le Londres rouge ou le Londres gris, en passant par le Londres blanc. En revanche, il ne se rend jamais dans le Londres noir. La seule chose qui relie ces différentes versions de Londres est la magie. Parfois absente ou au contraire abondante, Kell sait s’en servir comme personne. Le jeune homme est le fils adoptif du couple royal du Londres rouge, et s’il ne sait pas grand-chose de ses origines, il est néanmoins un fervent collectionneur. C’est pourquoi il apprécie tout particulièrement de troquer différents objets provenant des mondes, bien que ce soit illégal. Un jour, son petit hobby l’entraîne loin. Trop loin. Malgré lui, Kell ramène quelque chose qu’il n’aurait jamais dû prendre et qui est susceptible de mettre les mondes en péril.

Dès les premières pages, quelque chose m’a immédiatement sauté aux yeux : V.E Schwab joue dans une cour bien particulière. En fait, elle est facilement hors concours. Un roman comme celui-là, je n’en avais pas lu beaucoup et c’est sans doute ce qui fait de Shades of Magic une histoire aussi appréciée par ses lecteurs.

L’univers est un des multiples et innombrables points forts de l’intrigue. Tout est riche, très élaboré, très imagé. Les atmosphères sont décrites d’une telle manière que l’on se retrouve complètement propulsé sans même y prêter attention. V.E Schwab a un don pour instaurer une ambiance. Je n’ose imaginer le travail que la construction d’un tel roman a dû demander. Chaque Londres a ses particularités, ses coutumes, sa langue, son cachet. Rien n’est jamais fait au hasard et on se plait à déambuler dans les dédales de ces mondes au côté de Kell, malgré le danger qui rôde.

À mon grand plaisir, les personnages ne m’ont pas déçue. L’auteur ne joue pas la facilité, puisqu’elle nous dépeint un Kell très énigmatique, presque effacé, dans ces vastes mondes. J’ai adoré son petit côté torturé et mélancolique. Sans être déprimant, ça le rend bougrement attachant. Il dégage également un magnétisme assez impressionnant, et même si durant une partie du roman on investit ses pensées, ce n’est pas pour autant qu’il nous dévoile tous ses secrets. Un voile de mystère plane au-dessus de lui et de son passé.

Lila est la tornade du roman. Une pile électrique qui ne reste jamais en place, une anti-héroïne par excellence. Accro à l’aventure et à l’adrénaline, Lila nargue le destin et va au-devant des dangers avec une détermination remarquable. Pourtant, quand on creuse bien profondément, on s’aperçoit qu’elle est plus qu’une casse-cou, plus qu’une tête brûlée. Et le duo improbable qu’elle forme avec Kell m’a conquise de bout en bout.

Du reste, la plume de V.E Schwab a fini de me convaincre. J’ai particulièrement aimé le fait qu’elle n’infantilise pas le lecteur (quelque chose que l’on voit trop en fantasy actuellement). Son univers est noir et dur, mais il comporte sa part d’éclaircis. Le tout est justement dosé. L’écriture est une vraie merveille, riche et captivante, elle n’est en rien pompeuse, mais très soignée, collant parfaitement avec les univers qui sont représentés.

En résumé, j’ai plongé dans un univers dense et complexe, abouti et réfléchi, sombre et lumineux. Shades of Magic a frôlé le coup de cœur avec son intrigue immersive et ses personnages passionnants. V.E Schwab mise sur un récit imaginatif, original, dans lequel la magie a une place de choix.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/shades-of-magic-ve-schwab
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date : 06-09
Je ne connaissais pas ce roman avant de découvrir sa réédition aux éditions Milan. Le résumé m’a tout de suite intriguée, car je n’avais jamais lu d’histoire avec pareilles thématiques. Ça a dû réveiller mon petit côté morbide, de celle qui aime bien se faire peur toute seule.

Jennifer Jones a tout l’air d’une enfant normale, si ce n’est que sa vie est très instable. Fille d’une mère mannequin aux revenus inconstants, elle lui voue un amour sans borne, mais n’a jamais eu la chance d’avoir des amis à proprement parler. La mère et la fille finissent par déménager et Jennifer – alors âgée de dix ans – se lie d’amitié avec Michelle et Lucy. Un jour, les trois amies se promènent dans les bois et c’est le drame : seules deux d’entre elles en reviennent. Par la suite, Jennifer est accusée de son meurtre, ce qui affole totalement la presse. Sept ans plus tard, on fait la connaissance d’Alice Tully, une jeune fille discrète qui n’aspire qu’à une chose : refaire sa vie loin des plus indiscrets.

Dans ce thriller sur fond de mystères, les histoires de Jennifer Jones et d’Alice Tully s’entrecroisent d’une étrange manière. J’ai très vite adhéré à ce schéma, cherchant dans les petits détails les indices qui pouvaient me permettre de reconstituer les événements. Pour ça, Anne Cassidy est particulièrement douée puisqu’elle nous explique le cheminement qui a amené Jennifer à commettre ce meurtre. À chaque nouvelle page tournée, je me répétais comme un mantra : « Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour qu’une gamine en arrive là ? ». Et la réponse n’est pas facile à digérer.

La construction de l’intrigue est le gros point fort de L’affaire Jennifer Jones. Si j’ai été très rapidement prise dans la toile de mystères tissée par l’auteur, j’ai néanmoins été un peu ralentie par quelques longueurs qui auraient pu être facilement évitées.

L’ambiance est toute particulière. Elle met mal à l’aise et colle à la peau du fait des sujets ultra-sensibles abordés. Et le fait qu’on les découvre à travers les yeux d’une enfant ne fait que renforcer ces sentiments. La plume d’Anne Cassidy a quelque chose de candide, d’indéniablement enfantin, ce qui accentue le malaise. Je me voyais presque à la place de la petite Jennifer, j’avais l’impression d’avoir son âge et sa douce naïveté.

Le roman en lui-même repose sur une espèce de dualité. Peut-on pardonner cet acte abominable à une fillette ? Après avoir lu ce roman, ma réponse est formelle : oui ! Oui, moi je peux pardonner ça, surtout en sachant ce par quoi Jennifer est passée. Son geste – s’il m’a grandement choqué – m’a paru d’une terrible logique. C’est horrible de dire ça, mais je ne suis pas surprise qu’elle en soit arrivée là. Anne Cassidy nous montre que l’on peut avoir de l’empathie pour un tueur, qu’on peut le comprendre, compatir et le prendre en pitié. Et c’est, je pense, le message premier qu’elle a cherché à transmettre à ses lecteurs.

En dehors de Jennifer, je ne me suis malheureusement attachée à personne d’autre. Malgré toutes ses qualités, l’histoire n’a de cesse de nous tenir à distance. J’étais complètement indifférente quant à l’avenir, aux sentiments et aux pensées de ceux qui entouraient Jennifer et Lucie.

En résumé, L’affaire Jennifer Jones nous entraîne dans une histoire bien glauque. J’ai apprécié l’expérience, malgré la noirceur de l’intrigue et la distance que j’ai sentie entre moi et les personnages secondaires. En revanche, je suis impressionnée par la construction de l’intrigue ainsi que le cheminement qui amène cette petite fille à commettre un acte irréparable. Ce roman dégage quelque chose d’assez triste et nous pousse à reconsidérer nos principes et nos valeurs.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/thriller---polar/laffaire-jennifer-jones-anne-cassidy
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