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Commentaires de livres faits par apriltheseven

Extraits de livres par apriltheseven

Commentaires de livres appréciés par apriltheseven

Extraits de livres appréciés par apriltheseven

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 12-10
J’ai été attirée par ce titre en lisant son résumé. L’intrigue ne ressemblait en rien aux romans adolescents qui sentaient le réchauffé, et promettait quelques heures de détente dans un décor floral aux senteurs délicieuses. Et je n’ai pas été déçue avec Parfums d’amour. Je me suis même régalée avec cette petite lecture dévorée le temps d’une journée.

Mimosa a un don extraordinaire. Elle est aromancienne. Son nez a la capacité de humer des fragrances que personne d’autre ne peut percevoir. Les gens comme elle sont extrêmement rares ; d’ailleurs, elle est la seule à en bénéficier avec sa mère. Elles mettent ce cadeau divin à profit en concevant des élixirs d’amour à des clients triés sur le volet. Mais ce don a un prix : Mimosa doit impérativement protéger son cœur. Si elle avait le malheur de tomber amoureuse, il n’y aurait plus de don, plus de philtres d’amour. Sa tante a fait ce choix, mais la mère de Mimosa est bien décidée à l’empêcher de commettre la même erreur. Alors, le jour où Mimosa intègre un lycée et fait la rencontre de Court, toutes ses certitudes vacillent.

Tout au long de ma lecture, j’ai eu le sentiment que Parfums d’amour dégageait quelque chose de magique. Le temps de quelques pages, Hacey Lee nous emporte loin, loin, loin, dans un univers aux mille senteurs, où la poésie règne en maître et l’intrigue nous alpague avec une douceur insoupçonnée. Je me suis laissée bercée par la plume de l’auteur et j’ai savouré chaque page avec un plaisir sans cesse renouvelé.

J’ai beaucoup aimé ce mélange entre contemporain et paranormal. Le don de Mimosa se greffe à merveille avec notre univers ; la mythologie s’emboîte avec un tel naturel que le lecteur n’a plus qu’à se laisser guider par la plume enchanteresse d’Hacey Lee. Le côté « fantastique » est bien amené et est sacrément bien imaginé. J’ai été touchée par toutes ses subtilités et les règles autour des pratiques aromanciennes.

Si j’ai autant accroché, c’est avant tout parce que Mimosa a su faire vibrer quelque chose en moi. C’est une adolescente très douce et sensible, qui peut se révéler déterminée lorsque la situation l’exige. La romance qui s’installe entre elles et Court est adorable et elle aussi emprunte d’une grande tendresse.

Le roman aborde nombre de sujets qui toucheront les lecteurs de tous âges. La relation mère-fille a la part belle, ainsi que le premier amour et les émois qui vont avec, la vie au lycée, les traditions et le patrimoine familial… Et tout ça avec une finesse qui n’a pas son pareil.

En résumé, je me suis laissée envoûter par Parfums d’amour. Le roman idéal en période estivale, qui fleure bon la nature et la fraîcheur de la jeunesse. À travers une héroïne charmante et une idée initiale originale que je n’avais jamais vue ailleurs, Hacey Lee propose une romance de qualité aux allures de conte de fées moderne.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/paranormale/parfums-damour-hacey-lee
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Je suis toujours un peu triste quand je termine une saga. Dire au revoir à des personnages que j’ai suivis durant des années, tourner une dernière fois la page d’un univers que j’apprécie… Eh bien c’est un peu ce que j’ai ressenti ici. Le secret de l’inventeur est une série que j’affectionne beaucoup, car elle est la première à m’avoir introduit au steampunk.

Dans ce troisième opus, nous retrouvons Charlotte dans de nouvelles et dangereuses aventures. La jeune fille traverse des temps houleux, puisque les pratiques des rebelles ne lui conviennent pas. Alors qu’elle lutte toujours activement contre l’emprise de l’Empire, elle est contrainte de fuir afin de protéger ses amis. Pourtant, quelque chose se trame en interne, et Charlotte est persuadée qu’un traitre se cache parmi ses alliés.

Sans surprise, il m’a fallu un petit moment avant de retrouver mes marques dans l’histoire. Lorsqu’un laps de temps d’un an s’est écoulé entre deux tomes, j’ai un mal fou à me resituer dans les premières pages. Une fois la période de réadaptation passée, j’ai de nouveau été charmée par la plume savoureuse d’Andrea Cremer.

Le gros point fort de ce troisième opus réside dans la manière dont sont traités les personnages. Ils ont tous fait beaucoup de chemin depuis le début et forment une véritable famille à laquelle on a l’impression de faire un peu partie, nous aussi. Charlotte en est l’exemple flagrant. Elle m’a impressionnée dans Le pari du traitre, car elle fait preuve d’un courage et d’un sang-froid exemplaires. C’est clairement une héroïne avec de belles aspirations et prête aux plus grands sacrifices pour les atteindre. J’ai vibré et tremblé à ses côtés.

Car oui, les émotions sont bien au rendez-vous. Le rythme de l’histoire ne nous permet pas de souffler à un seul moment. Tout s’enchaîne avec naturel et les rebondissements font loi. Trahisons, manigances et mensonges sont les maîtres mots de ce troisième opus. Pourtant, je suis restée un peu sur ma faim en ce qui concerne l’identité du traitre. Je m’attendais à un bouleversement supplémentaire qui n’est pas venu. Je pense que cela tient du fait que l’auteur a choisi de faire beaucoup de révélations au début, laissant ainsi peu de place aux recherches personnelles du lecteur. Ce manque de suspens a constitué un problème en ce qui me concerne, car j’en désirais davantage de ce côté-là.

En revanche, j’ai beaucoup aimé le soin apporté par Andrea Cremer en ce qui concerne les résolutions des intrigues. Rien n’est laissé au hasard et tous les mystères finissent par trouver leurs dénouements. Toutefois, j’ignore si c’est parce que je n’étais pas prête à quitter Charlotte, Jack, Grave et les autres, mais la fin m’a semblé trop rapide et trop précipitée, malgré un très bel épilogue. Encore une fois, je n’aurais pas dit non à quelques chapitres supplémentaires, car Andrea Cremer a réellement su construire un univers saisissant et haut en couleur.

En résumé, ce troisième tome est pour moi un peu en dessous des deux premiers, malgré de belles qualités et une intrigue qui m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Andrea Cremer m’a complètement fait voyager au cœur d’une uchronie unique en son genre, où les personnages sont bougrement attachants. Je suis un peu déçue du manque de suspens général et par la fin trop rapidement expédiée, mais j’ai tout de même passé un bon moment. Je relirai cette série à l’occasion et je suis certaine d’en tirer le même plaisir !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/le-secret-de-linventeur-tome-1-la-rebellion-andrea-cremer
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The Generations a cette particularité de ne ressembler à aucune autre saga du genre. Le tome 1 m’avait laissé avec une étrange impression. Le huis clos angoissant m’avait pris en tenaille tout le long, à tel point que j’avais été incapable de m’en détacher. J’en avais pris plein les yeux avec le 2e opus, appréciant tout particulièrement la manière dont s’érigeait la microsociété créée par Em. L’auteur savait jouer sur tous les fronts, nous guidant de surprise en surprise en misant sur notre crédulité. Un travail de génie, en somme ! Je ne cache pas que la barre était très haute et j’attendais énormément de cet ultime opus. Verdict ? Je n’ai pas été déçue. Je désirais quelque chose de bien particulier avec cette lecture, je suis ressortie avec plus… beaucoup plus que ce que j’étais venue chercher !

Em doit faire face à de nouvelles menaces, de nouveaux dangers. Alors qu’elle fait tout son possible pour tenir les Sauterels rebelles à l’écart et maintenir une paix durable avec les autochtones d’Omeyocan, de nombreux rebondissements mettent le fragile équilibre de son peuple à rude épreuve. Une guerre sans merci est à leur porte et les mystères de toutes les civilisations sont sur le point d’éclater.

De bien des façons, The Generations me fait penser à Red Rising, une de mes sagas préférées. L’intrigue n’a rien en commun, mais le mode de construction est sensiblement le même. Scott Sigler et Pierce Brown ont ce don étonnant de créer un univers poussé à l’extrême et de nous y entraîner sans le moindre mal. The Generations, c’est de la littérature Young-Adult comme j’en attends. C’est une histoire puissante, qui peut se faire tour à tour traitre et cruelle. Tout au long de ma lecture, mon cœur a fait des loopings et des cabrioles, je suis passée par un imbroglio de sentiments intenses. C’est une certitude : Scott Sigler maîtrise ce que l’on appelle l’ascenseur émotionnel !

Pourtant, j’ai eu un peu peur en début de lecture. L’histoire commence assez lentement, le temps que l’on se remémore les événements précédents, et il m’a bien fallu une centaine de pages avant de reprendre mes marques et en tirer un réel plaisir. Une fois cette étape passée, j’ai tout oublié autour de moi. J’en ai oublié de manger. De dormir. Tout ce qui m’importait, c’était de percer les mystères qui entouraient cette fabuleuse saga.

Et des mystères, il faut dire que l’auteur en gardait beaucoup sous le coude. J’en ai eu des palpitations tant les émotions devenaient fortes. J’avais l’impression de me retrouver au cœur du bouquet final d’un feu d’artifice. Les vérités explosent de tout côté, à tel point qu’on ne sait plus où donner de la tête. Scott Sigler est parvenu à me prendre dans ses filets, c’était infernal.

Ce qui fait de Alone une si grande réussite, c’est également le panel de personnages qui nous est offert. Ils sont tout simplement vrais. Concrets. Tangibles. Presque vivants. L’auteur leur impose le pire, il les oblige à prendre des décisions lourdes de conséquences qui ont bien souvent un effet domino tout bonnement diabolique. Leurs personnalités sont extrêmement fouillées et approfondies, et c’est tout ce que j’aime.

En résumé, ce troisième tome de The Generations n’aurait pas pu mieux conclure cette saga magistrale. Scott Sigler m’a retourné le cerveau avec ces aventures qui sortent de l’ordinaire. Si ce n’est pas un coup de cœur, c’est néanmoins un roman coup de poing qui m’a fait voir trente-six chandelles et m’a propulsée dans un méli-mélo d’émotions, où l’art de la guerre côtoie assidûment les mystères de l’univers.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/the-generations-tome-1-alive-scott-sigler
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date : 04-10
Je n’avais encore jamais lu d’histoire sur les zombies, mais j’en ai toujours eu envie ! Lorsque l’occasion de découvrir Les survivants d’Aglot s’est présentée, je n’ai pas hésité bien longtemps. Les récits apocalyptiques avec une touche un peu sanguinolente, c’est mon dada. Pour ne rien gâcher, la couverture et le résumé annonçaient la couleur et j’étais curieuse de me faire un avis sur cette novella d’un peu plus de 100 pages.

Emilie est détenue à la prison d’Aglot pour un crime qu’elle prétend ne pas avoir commis. Sa vie est loin d’être une promenade de santé puisqu’elle subit les brimades d’une autre prisonnière. Un jour, alors qu’elle se retrouve au mitard, la jeune fille est alertée par des bruits étranges. Elle fait alors la connaissance d’Anthony, un des gardiens, qui l’informe de la situation : la prison est sens dessus dessous et a été envahie par des zombies. Nos deux protagonistes n’ont pas vraiment le choix. S’ils veulent survivre à cette catastrophe, ils vont devoir se serrer les coudes. Commence alors une lutte pour leur survie qui ne sera pas de tout repos.

Je ne le cache pas, j’ai un peu de mal avec le format « novella ». Je reste toujours sur ma faim avec des textes aussi courts et je finis plus frustrée qu’autre chose. C’était ma plus grande crainte avec Les survivants d’Aglot. Pourtant, ça partait bien. J’ai tout particulièrement apprécié le cadre dans lequel l’histoire prend place. La prison dégage un petit quelque chose de bien morbide et grisâtre, qui ne fait qu’accentuer l’impression de malaise et d’enfermement. L’idée de commencer par là était plutôt intéressante.

Là où le bât blesse, c’est au niveau des personnages, et c’est là que le format de la novella montre ses premières limites. Pour une histoire telle que celle-ci, j’aurais aimé m’identifier aux protagonistes, j’aurais aimé m’inquiéter pour eux et me sentir pleinement concernée par ce qu’ils vivaient. Malheureusement, le format court et le fait que l’on reste systématiquement en surface m’ont empêchée de m’impliquer personnellement dans leurs aventures ou de ressentir de l’émotion à leur encontre. On alterne entre le point de vue d’Emilie et d’Anthony (un concept que j’apprécie, en soi), mais il m’arrivait parfois de commencer un chapitre sans lire qui était le narrateur. Et dans ces moments-là, j’étais incapable de savoir qui parlait. Ils manquaient respectivement de relief et de complexité.

La plume en elle-même a du potentiel. On sent les efforts de Delphine Biaussat, ainsi qu’une réelle implication de sa part. On décèle encore quelques maladresses et quelques faiblesses par-ci par-là, mais c’est un bon début. J’aurais juste préféré lire un roman plutôt qu’une novella, afin de ne pas quitter aussi vite son univers. Car clairement, j’attendais une histoire plus profonde, plus aboutie, et susceptible de véhiculer de violentes émotions.

Je termine sur un point plus positif : la fin. Delphine Biaussat nous offre une réelle conclusion en saupoudrant son récit catastrophe d’une touche de fantastique. Certains apprécieront la référence, d’autres non, toujours est-il que cela lève le voile sur le plus gros mystère de l’histoire. J’ai apprécié que les aventures d’Emilie et Anthony trouvent une conclusion.

En résumé, Les survivants d’Aglot est une novella apocalyptique qui mêle zombie et magie. Malgré une plume prometteuse et un cadre morbide, j’en ressors assez mitigée. Le format très court m’a empêchée de m’immerger dans l’histoire et je ne suis pas parvenue à m’attacher aux personnages qui manquaient de relief et de personnalité. J’en attendais beaucoup, beaucoup plus, malheureusement, mais j’espère – pourquoi pas ? – retrouver cette histoire sous forme de roman un jour.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/les-survivants-daglot-delphine-biaussat
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date : 04-10
Ça vous arrive de regarder un film où les acteurs sont en train de manger et d'avoir envie de manger à votre tour ? Eh bien c'est ce qu'il s'est passé pour moi tout le long de ma lecture de Gloutons et dragons.

Ce manga raconte la quête d’une équipe de choc. Une fille de leur groupe a été avalée tout rond par un dragon au cœur même d’un donjon. Son frère – accompagné de ses alliés – est bien décidé à la sauver avant qu’elle ne se fasse digérer par le monstre. L’ennui, c’est qu’ils n’ont rien à se mettre sous la dent. Heureusement, ils vont croiser la route d’un nain cuistot qui va les accompagner dans leurs aventures. Et pour compléter le tout, il va leur apprendre que le donjon regorge d’une nourriture rare et délicieuse : les monstres qui le peuplent.

J’ai passé un excellent moment, et je ne m’attendais pas à être aussi divertie. L'histoire est bien construite, les dessins sont très bien réalisés. On y trouve de nombreuses fiches sur les différentes créatures qui peuplent le donjon, ce qui donne une impression de réalisme fort appréciable. Et puis il faut bien admettre que c’est original : en fantasy, on apprend surtout à dégommer des monstres. Ici, on apprend à connaître leurs points forts et leurs points faibles en les mangeant. C’est quelque chose que je n’avais jamais vu nulle part.

C'est léger, mais en même temps l'univers est fourni, avec beaucoup de détails appréciables. Moi qui aime découvrir des univers de fantasy recherchés, sans pour autant me noyer sous les informations, j'ai adoré !

En résumé, Gloutons et dragon est un manga qui donne un petit creux. Plein d’humour, d’autodérision et d’aventures, je le recommande à tous ceux qui cherchent quelque chose qui n’a encore jamais été vu ailleurs. Fraiche et dépaysante, cette histoire atypique ravira les fins gourmets et les amateurs de bestiaires improbables.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/bandes-dessineacutees/gloutons-dragons-ryoko-kui
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Le gâteau sur la cerise est une toute jeune maison d’édition prometteuse qui m’a fait de l’œil dès que j’en ai entendu parler. J’étais curieuse de découvrir leurs premiers titres, en sachant qu’ils ont le souci de mettre en avant des héroïnes fortes et caractérielles dans chacun de leurs ouvrages. Je n’ai aucun préjugé particulier sur les vampires (ayant adoré beaucoup de romans de ce genre), et j’ai commencé ma lecture avec beaucoup d’entrain et de motivation.

Carmine n’est pas une adolescente lambda. Même si elle va à l’école comme tout un chacun, elle cache un énorme secret. Car Carmine est une V1, c’est-à-dire qu’elle fait partie de la première génération d’enfants nés vampires. Les progrès de la technologie ont permis ce petit miracle très controversé au sein de la communauté vampirique. Un jour, la famille de Carmine décide de quitter New York au profit d’Inverness, une petite ville écossaise. L’adolescente est prête à faire les quatre cents coups au nez et à la barbe de ses parents, mais en s’intéressant de trop près à une série de meurtres macabres, elle risque bien d’y perdre une canine.

Il est vrai que les histoires de vampires sont un peu passées de mode dans les librairies. Et pourtant, je ne dis jamais non à un mythe retravaillé à la sauce d’un auteur. Avec ADN Vampire, je n’ai pas été déçue, puisqu’Élodie Loch-Beatrix mêle avec adresse le décor écossais avec celui des vampires.

L’atmosphère à quelque chose d’assez attirant. L’Écosse est déjà un territoire d’une grande beauté en soi, mais l’auteur a une manière bien à elle de nous narrer son histoire, en prenant à partie le cadre magnifique et l’ambiance bien particulière qui caractérisent ces contrées.

J’ai également bien aimé ces retours dans le temps qui entrent en totale opposition avec l’univers moderne dans lequel vit Carmine. Ça apporte une nouvelle dimension à l’histoire. On ne parvient pas tout de suite à établir les liens, mais ils finissent par trouver un sens au fur et à mesure que l’on avance. Le mix entre les mythes et les faits historiques était une excellente idée qui n’a fait que renforcer l’intrigue.

Il m’a été difficile d’apprécier Carmine, malheureusement. Je l’ai trouvée bien trop insouciante et irritante sur les bords. Je ne peux pas vraiment l’en blâmer, elle n’a que 15 ans et est en pleine crise d’adolescence. Elle teste ses limites, ne réfléchis pas toujours avant d’agir et va au-devant des problèmes par simple bravade. Je ne devais pas être plus facile qu’elle à son âge… Toutefois, elle tend à s’améliorer et à grandir au fil des pages, malgré certains moments où je serais volontiers entrée dans le livre pour la secouer un peu.

En résumé, ADN Vampire est une aventure des plus rafraichissantes. C’est un premier tome qui se lit vite, grâce à une plume habile et dynamique, avec un mythe vampirique bien amené et un cadre des plus enchanteurs. Ce n’est pas l’histoire de l’année, mais elle a le mérite de faire passer un bon moment. L’intrigue prend rapidement des allures d’enquête aux côtés d’une jeune héroïne tête brûlée, qui n’hésite pas une seconde à se mettre dans le pétrin pour arriver à ses fins. Bons moments garantis !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantastique/adn-vampire-elodie-loch-beatrix
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Dès que je suis tombée sur le résumé de ce nouveau roman, j’ai eu envie d’en savoir davantage. J’ai rarement eu l’occasion de lire une histoire qui se déroule dans le milieu du tournage et du cinéma. Un milieu qui m’a toujours beaucoup attirée. C’est donc sans crainte aucune que je me suis lancée dans ma lecture. Malheureusement, j’en ressors un poil mitigée.

Paige a dix-sept ans lorsqu’elle est retenue pour devenir l’héroïne d’une saga à succès adaptée au cinéma, Locked. Le grand public attend avec impatience ce film à gros budget tourné sur les plages de Maui. Pour Paige l’enjeu est énorme : c’est son premier grand rôle et elle n’a pas l’expérience ni l’aisance de son partenaire à l’écran. Car Rainer Devon est beau comme un dieu et maîtrise son job à la perfection. Doucement, mais sûrement, Paige va complètement tomber sous son charme… jusqu’à l’arrivée de Jordan Wilder, le rival de Rainer. À leur contact, Paige va se retrouver de plus en plus perdue.

Famous in love possède des qualités qui en font une lecture fraîche et légère, idéale en période estivale. Rebecca Serle capte l’attention de son lecteur grâce à un cadre idyllique et un milieu fascinant, celui de la production de films. J’étais très curieuse d’en apprendre plus à ce sujet, et je dois dire que je n’ai pas été déçue, ma curiosité a été rassasiée. L’auteur ne lésine pas sur les détails et je dois dire que ça fait rêver. On s’imagine aisément sous les projecteurs, dans la peau de Paige qui vit là une expérience incroyable.

Hélas, très vite, les choses se sont gâtées. J’attendais l’arrivée de Rainer avec impatience. En grande amatrice de romance, j’étais prête à vibrer en voyant l’idylle se construire. Malheureusement, je n’ai ressenti aucun frisson, aucune attente particulière. L’auteur nous met face à une ellipse, si bien qu’on n’a pas véritablement le temps de découvrir Rainer comme Paige. En partant de là, j’étais incapable de m’y attacher et de rentrer dans leur histoire. De plus, j’ai trouvé le personnage de Rainer très (trop) lisse, sans grande consistance. La relation qui se tisse entre eux m’a laissée assez froide.

J’avais bon espoir que l’intrigue serait relancée avec l’arrivée de Jordan Wilder, celui amené à jouer le petit ami de Paige dans le film, mais mes attentes ont été freinées, une fois encore. Rebecca Serle nous offre une deuxième partie à la sauce triangle amoureux, dans laquelle l’héroïne fait la girouette. Non. Définitivement non, pour moi.

C’est vraiment dommage, parce que ce roman réunissait de nombreux éléments susceptibles de m’emporter et me faire rêver. Cependant, la manière dont les événements s’articulent et la distance que j’ai sentie entre moi et les personnages n’ont fait que me laisser une impression étrange, un peu lointaine.

En résumé, Famous in love est un roman frais, à la plume simple et facile à lire. On découvre les coulisses d’un tournage de film et ça a quelque chose d’assez excitant. On aimerait être à la place de l’héroïne qui vit cette expérience comme dans un rêve éveillé. Passée la découverte, mon ressenti s’est avéré plus mitigé. Je n’ai tout simplement pas aimé la direction qu’a prise l’histoire, et j’ai été incapable d’adhérer aux romances qui fleurissent et dans lesquelles Paige tient le rôle principal.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/famous-in-love-rebecca-serle
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date : 12-09
Cela faisait longtemps que ce roman me faisait de l’œil. Le sujet en lui-même titillait ma curiosité et j’avais vu beaucoup d’avis très élogieux sur cette histoire. J’appréhendais tout de même un peu, car ma dernière expérience de ce genre ne s’était pas bien passée : Did I Mention I love you d’Estelle Maskame (qui traite d’un thème similaire) avait été une cuisante déception. Malheureusement, je me suis très vite aperçue que Stepbrother n’était pas fait pour moi.

Greta est une adolescente sans histoire. Sa mère s’est remariée avec un homme du nom de Randy, et ils vivent tous les trois sans que la cohabitation ne pose problème. Leur petit quotidien bien rodé vole en éclats le jour où Elec, le fils de Randall, fait son arrivée dans la maison. Rebelle et passablement grognon, le garçon n’a pas l’intention de se lier d’amitié avec Greta. Bien au contraire. Il est même fermement décidé à faire le bronx pour que son père sorte de ses gonds. Pourtant, derrière cette attitude de bad boy en puissance, Greta sent qu’Elec cache une très grande fragilité. Il se pourrait qu’elle soit la seule qui puisse traverser les murs qu’il a bâtis entre lui et les autres.

Je pensais sincèrement que j’allais tomber en admiration devant ce roman. J’avais vu fleurir un tas de critiques positives et j’étais prête à adorer. Hélas, j’ai rapidement déchanté. Malgré une histoire initiale intéressante, il se trouve que Stepbrother réunit tout ce que je n’aime pas dans les romances : des clichés, une héroïne dépourvue de volonté, une intrigue déjà convenue.

La première partie pose les bases d’une relation naissante, celle de Greta et Elec. Tout ne semble pas joué d’avance entre eux. Elec se montre désagréable et offensif au possible ; il cherche à embêter sa demi-sœur et à la mettre mal à l’aise. Greta, elle, tombe très rapidement sous le charme de ce beau mâle inaccessible et se contente de fantasmer sur lui.

C’est ici que le bât blesse. Greta est une héroïne décevante, tout simplement. Elle pose des questions stupides et semble dépourvue de la moindre fierté. La candeur qu’elle est censée dégager entre en opposition totale avec sa façon de nommer certaines choses (comme « bite » ou encore « baiser », qui sont de très vilains mots dans la bouche d’une adolescente aussi délicate et choyée). C’est un choix que je ne trouve pas indiqué et qui est sans doute là pour coller à la tendance actuelle véhiculée par des romans tels que Cinquante nuances de Grey. Ça me chagrine de ne pas avoir accroché avec elle, mais je l’ai trouvée trop inconsistante et sans personnalité, si bien qu’il m’était impossible de m’attacher.

Elec est le cliché par excellence : celui du mauvais garçon belliqueux qui cache sa douleur derrière une méchanceté gratuite. Quand je l’ai vu débarquer, j’ai eu l’impression d’être à nouveau propulsée dans Did I mention I love you, mais fort heureusement, cette impression de déjà-vu a fini par s’estomper, car la relation d’Elec avec son père est plutôt atypique et nourrit notre envie de savoir. Le père ne fait pas office de chêne fort et sage, on sent qu’il y a une vieille cicatrice profondément enfouie derrière toute cette colère.

Les autres personnages ne semblent être qu’un écran de fumée. Ils ne sont là que pour faire office de figurants dans l’histoire qui se joue, du coup ils sont un peu transparents, on ne peut en aucune manière se retrouver en eux. 

La deuxième partie promettait un véritable renouveau. L’idée de nous propulser 7 ans plus tard était excellente et apportait un second souffle à l’histoire qui, à mes yeux, commençait à battre de l’aile. Malheureusement, l’excitation a fini par retomber et j’étais un peu… consternée. On se retrouve dans un triangle amoureux qui m’a dérangée au plus haut point. En fait, cette deuxième partie est aux antipodes de ce que j’attends dans une romance habituellement. Elle entre en conflit avec mes valeurs, c’est bien le problème. J’ai eu les plus grandes peines à adhérer au comportement de Greta. De plus, après 7 ans, nos héros sont censés avoir grandi et être des adultes responsables, mais les dialogues et les réflexions sont presque identiques à ceux qu’ils avaient lorsqu’ils n’étaient que des adolescents.

En arrivant vers la fin, les choses sont allées de mal en pis. J’avais déjà du mal à trouver le récit crédible, mais la scène dans laquelle Greta s’abime dans la lecture du livre d’Elec a fini de me convaincre que ce roman n’était définitivement pas fait pour moi. Les événements deviennent redondants, on se surprend à vouloir passer ces nombreuses pages rapidement puisqu’il s’agit presque de copier-coller de ce que l’on a lu au début du roman. L’idée était très bonne, mais pas amenée sous le bon angle.

J’ai conscience d’être particulièrement vindicative dans ma façon de dépeindre ma lecture, mais je dois admettre qu’il y a tout de même quelques points positifs qui méritent que je les cite. D’abord, l’histoire se lit vite – en une journée, c’est plié – et s’avère plutôt prenante dans l’ensemble. Elle n’est pas dénuée d’une petite touche addictive qui donne envie de connaître le dénouement. Ensuite, quelque chose que j’ai grandement apprécié, c’est le dosage des scènes érotiques. Il n’y en a pas à outrance et lorsqu’elles sont décrites, elles restent très tendres. Enfin, j’ai apprécié l’épilogue qui est particulièrement émouvant et qui conclut bien les tourments d’Elec.

En résumé, en commençant ce roman, je cherchais une histoire d’amour susceptible de lever les tabous et renverser les clichés. Hélas, et ça m’ennuie de le dire, mais j’ai été très déçue par le roman de Penelope Ward. Stepbrother aurait pu être une lecture agréable si l’histoire n’avait pas été sous exploitée. Je n’ai pas réussi à comprendre l’héroïne – trop passive à mon goût – et je n’ai pas non plus adhéré au triangle amoureux qui s’installe dans la deuxième partie et qui m’a mise très mal à l’aise.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/stepbrother-penelope-ward
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Et voilà, une saga qui se termine en apothéose ! J’avais un peu peur au départ. Après ma superbe découverte du tome 1, le soufflé était malheureusement retombé puisque je ne retrouvais plus le côté « unique » que dégageait la plume de l’auteur. Mais avec ce final, Fleur Hana remonte considérablement le niveau et nous offre une conclusion passionnante !

Jusqu’à présent, nous avons fait la connaissance de Lise et Ange, Anthony et Margaux. Il est temps maintenant de se pencher sur Sofiane et Audrey. Ces deux-là sont comme chiens et chats. Amis depuis qu’Audrey a rejoint leur cabinet – et par la même, leur coloc’ – ils se tirent dans les pattes dès que l’occasion se présente. Il faut bien admettre qu’ils sont comme le jour et la nuit. Audrey si parfaite en tous points, si raisonnable et douce. Sofiane, le boute-en-train de la bande, le grand enfant fana de jeux de vidéos… Et pourtant, en creusant un peu, on s’aperçoit que ce dernier est fou amoureux de sa colocataire depuis le premier jour. En creusant encore plus loin, on découvre qu’Audrey souffre d’une peur panique qu’elle s’applique à dissimuler sous une couche de vernis bien lisse. Et quand le marrant Sofiane percute la modérée Audrey, ça fait des étincelles !

Pour qu’un roman nous marque, il faut qu’il fasse la différence. Et cette différence s’appelle Sofiane ! Prenez un bonhomme tatoué au crâne rasé, geek sur les bords et toujours le mot pour rire. Ajoutez à cela un penchant pour taquiner les gens, une sensibilité cachée derrière une généreuse couche d’humour. Secouez le tout très fort et vous obtenez ce personnage formidable. Parce que oui, Sofiane est tout simplement formidable ! Son sens de l’humour se fait tour à tour caustique, sarcastique et innocent. Il peut donner l’impression d’avoir 10 ans par moment. Il met l’ambiance, mais en même temps il a un caractère bien à lui qui ne le rend pas naïf pour autant. Sofiane, ça se sent, est un personnage que Fleur Hana aime de tout son cœur. Et elle nous le fait aimer à notre tour.

Avec Audrey, les choses sont plus mesurées. Le contraste est même déconcertant. Parfaite de jour comme de nuit, Audrey a une propension à la rigidité. Sofiane la déstabilise complètement avec son côté désordonné et fou-fou. Pourtant, ils sont amis. Meilleurs amis, même. Et dès que l’occasion se présente, ils se chamaillent comme des gosses.

Fleur Hana a réussi l’exploit d’associer deux personnages que tout oppose aux premiers abords. Dans les tomes précédents, on observait leurs échanges de loin, et c’est intéressant de découvrir ce qui se passe réellement dans les coulisses. Plus profond et plus élaboré, ce duo nous réserve bon nombre de surprises.

Dans la deuxième partie, la romance est un peu mise de côté, au profit d’un sujet auquel je ne m’attendais pas du tout. Et chapeau à l’auteur de l’avoir abordé avec autant de tact et de sensibilité. Je pense que ça apporte un côté plus dramatique, mais pas moins passionnant. La thématique ne fait qu’ajouter davantage de nuances au personnage d’Audrey, pas toujours facile à cerner en temps normal.

En résumé, Dernière chance est un troisième et dernier opus largement à la hauteur. Je suis un peu tombée amoureuse de Sofiane le temps de 377 pages. J’ai adoré sa joie de vivre et son énergie. J’ai parfois hurlé de rire en lisant ses punchlines tout doit sorties du cerveau déjanté de Fleur Hana. Audrey est également un personnage qui mérite d’être apprivoisé. L’histoire d’amour est un vrai régal, et les thématiques plus sérieuses sont suffisamment originales pour nous maintenir en haleine jusqu’au grand final. Mon tome préféré en revanche reste le 1er qui, à mes yeux, est tout simplement indétrônable. En commençant Follow me, ce n’est pas seulement une nouvelle histoire que j’ai découverte, mais aussi une nouvelle plume. Une plume authentique et sensible, qui part souvent dans tous les sens, mais qui nous charme avec son peps et ses pitreries.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/follow-me-fleur-hana
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date : 09-09
Honte à moi, je n’avais encore jamais entendu parler de la célèbre saga de V.E Schwab, Shades of Magic. Ce n’est qu’une fois sa version française publiée aux éditions Lumen que je me suis aperçue qu’elle était l’objet de grands éloges sur la blogosphère, que ce soit chez les chroniqueurs anglophones et francophones. Je trépignais donc d’impatience à l’idée de découvrir ce roman.

Kell est un être à part. Il est l’un des seuls à pouvoir voyager entre différents mondes parallèles. Dans chacun d’entre eux, il n’y a qu’une seule constante : une version différente de Londres. Kell peut donc pérégriner entre le Londres rouge ou le Londres gris, en passant par le Londres blanc. En revanche, il ne se rend jamais dans le Londres noir. La seule chose qui relie ces différentes versions de Londres est la magie. Parfois absente ou au contraire abondante, Kell sait s’en servir comme personne. Le jeune homme est le fils adoptif du couple royal du Londres rouge, et s’il ne sait pas grand-chose de ses origines, il est néanmoins un fervent collectionneur. C’est pourquoi il apprécie tout particulièrement de troquer différents objets provenant des mondes, bien que ce soit illégal. Un jour, son petit hobby l’entraîne loin. Trop loin. Malgré lui, Kell ramène quelque chose qu’il n’aurait jamais dû prendre et qui est susceptible de mettre les mondes en péril.

Dès les premières pages, quelque chose m’a immédiatement sauté aux yeux : V.E Schwab joue dans une cour bien particulière. En fait, elle est facilement hors concours. Un roman comme celui-là, je n’en avais pas lu beaucoup et c’est sans doute ce qui fait de Shades of Magic une histoire aussi appréciée par ses lecteurs.

L’univers est un des multiples et innombrables points forts de l’intrigue. Tout est riche, très élaboré, très imagé. Les atmosphères sont décrites d’une telle manière que l’on se retrouve complètement propulsé sans même y prêter attention. V.E Schwab a un don pour instaurer une ambiance. Je n’ose imaginer le travail que la construction d’un tel roman a dû demander. Chaque Londres a ses particularités, ses coutumes, sa langue, son cachet. Rien n’est jamais fait au hasard et on se plait à déambuler dans les dédales de ces mondes au côté de Kell, malgré le danger qui rôde.

À mon grand plaisir, les personnages ne m’ont pas déçue. L’auteur ne joue pas la facilité, puisqu’elle nous dépeint un Kell très énigmatique, presque effacé, dans ces vastes mondes. J’ai adoré son petit côté torturé et mélancolique. Sans être déprimant, ça le rend bougrement attachant. Il dégage également un magnétisme assez impressionnant, et même si durant une partie du roman on investit ses pensées, ce n’est pas pour autant qu’il nous dévoile tous ses secrets. Un voile de mystère plane au-dessus de lui et de son passé.

Lila est la tornade du roman. Une pile électrique qui ne reste jamais en place, une anti-héroïne par excellence. Accro à l’aventure et à l’adrénaline, Lila nargue le destin et va au-devant des dangers avec une détermination remarquable. Pourtant, quand on creuse bien profondément, on s’aperçoit qu’elle est plus qu’une casse-cou, plus qu’une tête brûlée. Et le duo improbable qu’elle forme avec Kell m’a conquise de bout en bout.

Du reste, la plume de V.E Schwab a fini de me convaincre. J’ai particulièrement aimé le fait qu’elle n’infantilise pas le lecteur (quelque chose que l’on voit trop en fantasy actuellement). Son univers est noir et dur, mais il comporte sa part d’éclaircis. Le tout est justement dosé. L’écriture est une vraie merveille, riche et captivante, elle n’est en rien pompeuse, mais très soignée, collant parfaitement avec les univers qui sont représentés.

En résumé, j’ai plongé dans un univers dense et complexe, abouti et réfléchi, sombre et lumineux. Shades of Magic a frôlé le coup de cœur avec son intrigue immersive et ses personnages passionnants. V.E Schwab mise sur un récit imaginatif, original, dans lequel la magie a une place de choix.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/shades-of-magic-ve-schwab
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date : 06-09
Je ne connaissais pas ce roman avant de découvrir sa réédition aux éditions Milan. Le résumé m’a tout de suite intriguée, car je n’avais jamais lu d’histoire avec pareilles thématiques. Ça a dû réveiller mon petit côté morbide, de celle qui aime bien se faire peur toute seule.

Jennifer Jones a tout l’air d’une enfant normale, si ce n’est que sa vie est très instable. Fille d’une mère mannequin aux revenus inconstants, elle lui voue un amour sans borne, mais n’a jamais eu la chance d’avoir des amis à proprement parler. La mère et la fille finissent par déménager et Jennifer – alors âgée de dix ans – se lie d’amitié avec Michelle et Lucy. Un jour, les trois amies se promènent dans les bois et c’est le drame : seules deux d’entre elles en reviennent. Par la suite, Jennifer est accusée de son meurtre, ce qui affole totalement la presse. Sept ans plus tard, on fait la connaissance d’Alice Tully, une jeune fille discrète qui n’aspire qu’à une chose : refaire sa vie loin des plus indiscrets.

Dans ce thriller sur fond de mystères, les histoires de Jennifer Jones et d’Alice Tully s’entrecroisent d’une étrange manière. J’ai très vite adhéré à ce schéma, cherchant dans les petits détails les indices qui pouvaient me permettre de reconstituer les événements. Pour ça, Anne Cassidy est particulièrement douée puisqu’elle nous explique le cheminement qui a amené Jennifer à commettre ce meurtre. À chaque nouvelle page tournée, je me répétais comme un mantra : « Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour qu’une gamine en arrive là ? ». Et la réponse n’est pas facile à digérer.

La construction de l’intrigue est le gros point fort de L’affaire Jennifer Jones. Si j’ai été très rapidement prise dans la toile de mystères tissée par l’auteur, j’ai néanmoins été un peu ralentie par quelques longueurs qui auraient pu être facilement évitées.

L’ambiance est toute particulière. Elle met mal à l’aise et colle à la peau du fait des sujets ultra-sensibles abordés. Et le fait qu’on les découvre à travers les yeux d’une enfant ne fait que renforcer ces sentiments. La plume d’Anne Cassidy a quelque chose de candide, d’indéniablement enfantin, ce qui accentue le malaise. Je me voyais presque à la place de la petite Jennifer, j’avais l’impression d’avoir son âge et sa douce naïveté.

Le roman en lui-même repose sur une espèce de dualité. Peut-on pardonner cet acte abominable à une fillette ? Après avoir lu ce roman, ma réponse est formelle : oui ! Oui, moi je peux pardonner ça, surtout en sachant ce par quoi Jennifer est passée. Son geste – s’il m’a grandement choqué – m’a paru d’une terrible logique. C’est horrible de dire ça, mais je ne suis pas surprise qu’elle en soit arrivée là. Anne Cassidy nous montre que l’on peut avoir de l’empathie pour un tueur, qu’on peut le comprendre, compatir et le prendre en pitié. Et c’est, je pense, le message premier qu’elle a cherché à transmettre à ses lecteurs.

En dehors de Jennifer, je ne me suis malheureusement attachée à personne d’autre. Malgré toutes ses qualités, l’histoire n’a de cesse de nous tenir à distance. J’étais complètement indifférente quant à l’avenir, aux sentiments et aux pensées de ceux qui entouraient Jennifer et Lucie.

En résumé, L’affaire Jennifer Jones nous entraîne dans une histoire bien glauque. J’ai apprécié l’expérience, malgré la noirceur de l’intrigue et la distance que j’ai sentie entre moi et les personnages secondaires. En revanche, je suis impressionnée par la construction de l’intrigue ainsi que le cheminement qui amène cette petite fille à commettre un acte irréparable. Ce roman dégage quelque chose d’assez triste et nous pousse à reconsidérer nos principes et nos valeurs.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/thriller---polar/laffaire-jennifer-jones-anne-cassidy
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date : 19-08
Cette BD figurait dans la bibliothèque d’une amie. Je n’avais encore jamais entendu parler de Cy et de ses dessins, j’ai donc été assez… comment dire… déroutée ? On ne peut pas faire plus explicite : le titre et la couverture de l’ouvrage parlent d’eux-mêmes et ne laissent pas vraiment place au doute. En décidant de lire ce titre, je sortais totalement de ma zone de confort. Eh bien, il s’avère que parfois, ça ne fait pas de mal !

Le vrai sexe de la vraie vie est ce qu’il est. Cy propose à ses lecteurs de petits sketchs qui nous dévoilent le sexe et l’amour sous toutes ses formes. Par ce biais, elle traite de sujets actuels et n’hésite pas à lever les tabous. Le sexe est représenté de manière plus qu’évidente, mais au lieu de provoquer le malaise, on se surprend à sourire et même à rire face à l’absurdité et la drôlerie de certaines petites histoires.

Au début, je l’admets, je ne savais pas trop comment prendre cette bande dessinée. Ce n’est pas tous les jours que l’on a sous les yeux des visions plongeantes sur ce que l’on associe habituellement à l’intimité. Et pourtant, ici, tout passe.

C’est tellement léger et bien amené que l’on finit vite par voir au-delà des images suggestives pour se concentrer plutôt sur les messages que cherche à transmettre la dessinatrice. Car au travers des sujets traités, elle nous parle de handicap, d’homosexualité, du libre consentement et du respect de l’autre.

On alterne donc naturellement entre l’humour et le ton plus sérieux de la BD. Et lorsque l’on tourne la dernière page, on sent que quelque chose a cédé en nous, que quelques barrières et réticences sont tombées. Cy a ce don naturel de présenter le sexe sans aucune prétention, en nous le dépeignant comme un moment de partage beau et fort, qu’il soit durable ou éphémère.

C’est une lecture que je recommande à un public averti. Enfants, adolescents, passez votre chemin, c’est une BD uniquement destinée aux adultes.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/bandes-dessineacutees/le-vrai-sexe-de-la-vraie-vie-cy
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date : 18-08
C’est le concept initial de Replica qui m’a donné envie de le lire en premier lieu. Deux sens pour un seul ouvrage, deux voix différentes qui peuvent se lire indépendamment ou alternativement. La possibilité de découvrir cette histoire au travers de schémas différents m’a bien plu, et l’idée était suffisamment originale pour que je me lance.

Replica nous conte l’histoire de Gemma et Lyra. Gemma, jeune fille solitaire à la santé fragile, n’est pas une adolescente très épanouie. Elle trouve néanmoins un peu de réconfort auprès d’April, sa meilleure amie. Un jour, elle découvre que son père est associé à un institut de recherche qui s’adonne à de mystérieuses expériences sur l’île d’Haven, là où résident tous les secrets scientifiques. Lyra, quant à elle, n’est pas une adolescente comme les autres. Toute sa vie, elle n’a connu que confinement et examens divers. À ses yeux, c’est la vie à laquelle elle est destinée, et elle n’en imagine pas d’autres. Pourtant, son petit univers bien huilé vole en éclats le jour où un incident survient. Lyra va alors croiser la route de Gemma, ce qui risque de changer le cours de leur vie à jamais…

La particularité de ce livre, c’est que chacune de ses faces nous permet de découvrir l’histoire d’un point de vue différent. Gemma a la parole au recto, Lyra au verso. Le roman peut donc se lire suivant les goûts personnels du lecteur, lui offrant ainsi quelques perspectives intéressantes. Une amie m’a conseillé d’alterner les chapitres en commençant par Gemma. Il faut savoir que l’histoire est sensiblement la même, mais que la différence de point de vue apporte une saveur toute particulière à l’intrigue, puisque chaque héroïne possède sa façon de voir les choses et de vivre la situation. Du coup, il n’y a aucune impression de redondance, et même si les événements se ressemblent (puisqu’ils sont identiques), ils ne sont pas abordés sous le même angle.

Lauren Oliver nous brosse deux tableaux bien différents au travers de Gemma et Lyra. Gemma est une adolescente mal dans sa peau, qui souffre de surpoids et d’une santé fragile. Elle n’a rien d’une héroïne sans peur et irréprochable, mais elle est touchante à sa façon. Lyra est celle que j’ai préférée. Toute sa vie n’a été qu’une succession d’expériences. Elle n’a jamais vraiment vécu et ne connaît rien du monde extérieur. Sa candeur et sa naïveté font d’elle un de ces personnages que l’on a envie de protéger envers et contre tout.

Certaines choses m’ont tout de même chiffonnée. Pour commencer, j’ai trouvé la romance inutile et prévisible. Elle n’apporte rien de particulier à l’intrigue. À croire que dans tous les romans jeunesse/young-adult, il est primordial d’intégrer une histoire d’amour, même lorsque celle-ci est superflue. À mes yeux, c’est tomber dans la facilité et le cliché. J’ai également été déroutée par le rythme de l’histoire. Ça se lit relativement vite, mais Lauren Oliver mise sur l’aspect psychologique plutôt que l’action pure et dure. De fait, certaines longueurs sont à déplorer.

En résumé, Replica est une histoire plutôt chouette, qui se distingue des autres par la construction du livre en lui-même. Lauren Oliver nous confronte à deux voix, deux histoires, deux vécus, qui peuvent se lire indépendamment ou étroitement entremêlés, au choix. C’est ce format qui m’a beaucoup séduite. L’histoire n’est pas vraiment inédite, mais elle se lit bien et permet de passer un agréable moment.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/replica-lauren-oliver
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date : 17-08
Phobos est une saga que je n’ose pas lire trop vite, de peur de finir frustrée en attendant la suite. Pourtant, l’occasion s’est présentée de lire Phobos Origines, un hors-série qui me faisait de l’œil depuis sa sortie, puisqu’il abordait le sujet brûlant des garçons du programme Genesis. J’avais un gros faible pour certains garçons, mais la fin du tome 2 avait fait voler mes certitudes en éclats. J’espérais donc en apprendre davantage avec cette lecture. J’en suis ressortie bluffée, sans surprise, et surtout très impatiente de poursuivre cette merveilleuse saga.

Dans ce prequel, Victor Dixen donne la parole aux 6 garçons avant qu’ils n’intègrent le programme Genesis qui consiste à les envoyer sur Mars. On découvre alors Mozart au Brésil, Tao en Chine, Samson en Afrique, Alexei en Russie, Kenji au Japon et Marcus aux États-Unis. Tous ont un rêve : celui d’échapper à la vie qu’ils mènent sur Terre. Tous ne rêvent que d’une chose : connaître le bonheur et l’accomplissement de soi. Certains cherchent à échapper à ce qu’ils vivent, d’autres aspirent simplement à autre chose. En 300 pages, Victor Dixen nous relate 6 histoires vibrantes de sincérité.

Comme je m’y attendais, dès les premières pages, je me suis laissée porter sans heurt dans l’histoire. Avec une facilité déconcertante, je me suis imprégnée de ce que vivaient Marcus, Tao, Alexei, Samson, Kenji et Mozart au quotidien. Ce qui m’a vraiment plu, ça a été d’assister au cheminement de chaque tranche de vie. Victor Dixen nous confronte à leur situation initiale, puis vient le casting du programme Genesis et la machine commence à s’emballer. Tout ça en abordant des sujets aussi divers que variés : on y parle du sens de la famille, de l’amitié, de l’amour, des superstitions et des gangs.

L’auteur ne ménage pas ses personnages et le lecteur ne peut qu’assister à cette déconfiture, impuissant et démuni. Et c’est ce qui fait sans doute le charme de Phobos. On s’attache aux personnages avec la force du désespoir. On passe son temps à croiser les doigts pour que rien de trop grave ne survienne.

À chaque fois que je terminais l’histoire d’un des garçons, je me disais que c’était la plus poignante. En réalité, leurs parcours sont tous différents et ils parviennent à toucher le lecteur chacun à leur manière. Ils sont plus humains et vulnérables que jamais, et Genesis apparaît alors comme l’oasis au milieu du désert, la porte de leur salut. S’il y en a un qui m’a profondément émue, c’est Samson. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est celui qui a le plus souffert, mais son histoire a vraiment trouvé écho en moi. C’est un personnage qui m’a semblé accessible et vibrant d’authenticité. Il m’a fait mal au cœur un nombre incalculable de fois et je n’aurais pas dit non à rester plus longtemps à ses côtés.

En résumé, Phobos Origines est un hors-série indispensable si on souhaite approfondir l’intrigue et mieux comprendre les garçons du programme Genesis. Victor Dixen nous offre 6 histoires terribles, 6 histoires poignantes, 6 destins entremêlés les uns aux autres. Marcus, Samson, Tao, Alexei, Mozart et Kenji ont tous leurs raisons pour ne pas vouloir rester sur Terre. Tous ont quelque chose à laisser derrière eux et tous rêvent d’une vie meilleure. On se régale devant ses tranches de vie inédites.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/science-fiction/phobos-tome-1-les-ephemeres-victor-dixen
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La saga Waterfire est une série que j’aime bien. L’univers des sirènes est déjà peu exploité en temps normal, mais celui-ci pulvérise tous les records puisqu’il parvient à se distinguer de tous grâce à un univers foisonnant de petits détails fascinants. Jennifer Donnelly a tout donné dans cette saga, à tel point que le lecteur reste béat d’admiration devant tant de richesse.

Dans Dark tide, on passe un cran au-dessus. Nos jeunes sirènes n’ont jamais été aussi proches de la bataille finale. Serafina a rejoint la cause de la Résistance et compte bien réunir le plus de combattants possible pour protéger son monde. Cependant, elle n’a pas pour autant perdu de vue la quête des talismans, tout comme ses amies. Les obstacles qui les séparent du dénouement sont multiples et non sans danger. Et lorsque des secrets éclatent au milieu de tous ces problèmes, on est tenté de se dire que les sirènes n’ont pas fini d’en baver.

Le tome 1 avait été un grand coup de cœur, mais le tome 2 m’avait paru un peu plus laborieux à cause de toutes les complexités qui se mettaient en place. J’attendais du tome 3 qu’il me dépayse totalement et je n’ai pas été déçue du voyage.

L’auteur mise ici sur une action qui ne s’essouffle jamais. Si retrouver l’univers et ses nombreux détails a été un peu déstabilisant – comme à chaque fois –, passée la cinquantaine de pages, j’étais de nouveau opérationnelle et alpaguée par les aventures de nos sirènes préférées. Le plus grand point fort de ce troisième opus réside dans les nombreux points de vue que nous offre le récit. Ça confère à l’intrigue une cadence très soutenue et le roman n’en est que plus palpitant.

Les aventures se multiplient, les révélations nous parviennent en rafale. À peine le temps de dire « ouf ! » que de nouveaux éléments sont amenés sur le tapis. Jennifer Donnelly apporte la lumière sur de nombreuses choses, tout en laissant leur part d’ombre à bien d’autres mystères. On n’a pas d’autre choix que de tourner frénétiquement les pages, dans l’espoir d’avoir le fin mot de l’histoire le plus rapidement possible.

Nos héroïnes évoluent grandement dans ce tome 3. D’ailleurs, je dirais même qu’on arrive à un tournant de l’histoire où on constate à quel point leurs pérégrinations les ont changées et endurcies. Certaines se dévoilent pour de bon, faisant tomber les masques et les secrets, d’autres nous régalent de leur caractère volcanique et indomptable. Loin des jeunes filles délicates du premier tome, Jennifer Donnelly nous met face à de véritables héroïnes, capables de tout – et du pire – pour arriver à leurs fins.

En résumé, malgré ma difficulté à m’immerger dans le roman au début, Dark tide est une suite à la hauteur des autres tomes. Rebondissements et divulgations de secrets sont au programme, tout ça dans cette ambiance sous-marine que j’ai appris à affectionner au fil des aventures de Serafina, Astrid, Ling, Becca, Ava et Neela. Une histoire complexe et complète qui nous propulse dans les confins d’un monde méconnu.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantastique/la-saga-waterfire-tome-1-deep-blue-jennifer-donnely
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Tout le monde connaît ce grand classique littéraire, et tous les enfants ont déjà entendu parler au moins une fois d’Alice au pays des merveilles, au travers de Disney ou des adaptations de Tim Burton. Lorsque j’étais petite, je n’ai pas du tout été sensible au dessin animé qui m’a laissée de marbre. Mais il fallait bien que le livre passe à la casserole un jour ou l’autre.

Alice est une petite fille qui mène une vie normale. Un jour, alors qu’elle s’ennuie ferme, elle découvre un lapin vêtu d’une redingote qui attire son attention. En voulant le suivre, elle tombe malencontreusement dans son terrier. Après ce qui lui semble être une chute interminable, elle atterrit au Pays des merveilles et découvre en ces lieux les choses les plus bizarres qui soient.

Hum, comment dire ? Alice au pays des merveilles est le livre du grand n’importe quoi par excellence. Au cours de ma lecture, j’ai failli abandonné un nombre incalculable de fois. Ce n’est définitivement pas ce que je recherche dans mes lectures habituelles, mais je n’ai pas pour autant eu l’impression de perdre mon temps, puisqu’il s’agit là d’un incontournable qu’il faut au moins lire une fois dans sa vie de lecteur.

Je ne sais même pas par quoi commencer sans être trop cinglante. Lewis Caroll nous propose une histoire décousue qui n’a ni queue ni tête. Il est évident que ce n’est pas le genre d’ouvrage qui se lit comme n’importe quel autre. J’ai vite compris qu’il ne servait à rien de chercher le sens de tout ça, car tout repose sur la notion de bizarrerie.

On est tenté de se demander si ce cher Monsieur Carroll n’avait pas sniffé de la colle au moment d’écrire ce roman, car les illogismes et les absurdités parsèment chaque scène. D’un chapitre à l’autre, on découvre de nouveaux décors qui nous apportent leurs lots de non-sens et d’aberrations. Ne serait-ce qu’au travers d’Alice qui mange et boit absolument tout ce qui se présente sous son nez, sans même se méfier. Drôle d’exemple à donner à un enfant qui pourrait s’essayer à la lecture d’un roman pareil.

Les personnages ne remontent pas le niveau. À part le Chat de Cheshire qui est saisissant, les autres personnages me sont sortis par les yeux. Je ne comprenais pas ce qui les animait ou justifiait leurs réactions. Vraiment, j’ai eu la sensation de passer à côté de tout. Alice est sans nul doute celle que j’aurais aimé dépecer moi-même. D’une bêtise crasse, elle est imbuvable, capricieuse et présomptueuse. Son petit côté bourgeois m’a horripilée.

Le livre est court – à peine 150 pages dans mon édition –, mais j’ai eu le sentiment de passer un temps infini dessus. Je n’ai pas compris le quart des jeux de mots, sûrement dû à la traduction qui dénature le sens des phrases. À moins que je n’aie pas été dans mon bon jour pour en saisir les subtilités.

Si le récit et les personnages m’ont semblé plats et fades, j’ai cependant trouvé la plume et ses accents anciens assez intéressants et très bien maîtrisés. Ça reste, à mes yeux, le seul point positif de cet imbroglio d’aventures biscornues.


En résumé, Alice au pays des merveilles est un classique décalé qui n’entre pas dans les cases, une histoire sans queue ni tête avec des personnages frappadingues. Le mot ABSURDE semble avoir été créé juste pour cette œuvre. Je n’ai pas aimé, je ne vais pas le nier, je me suis même prodigieusement ennuyée, mais ça reste un classique que je vous conseille de lire au moins une fois dans votre vie, ça ne mange pas de pain !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/historique---classique/alice-au-pays-des-merveilles-lewis-carroll
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Ma lecture de The air he breathes s’est un peu décidée précipitamment. Je cherchais un livre pour entrer dans un challenge, et c’est mon amie Aliybooks qui me l’a conseillé. Assez impatiente, je l’avoue – car les titres de Hugo Roman ont tendance à tous me faire de l’œil – j’ai démarré cette lecture sans me douter une seconde à quel point elle allait me mettre le cœur en vrac !

The air he breathes nous conte l’histoire d’Elizabeth. La jeune femme a vécu des années merveilleuses aux côtés de l’homme de sa vie, Steven. Sa vie se délite complètement le jour où celui-ci décède dans un accident de voiture. Effondrée, elle essaie tant bien que mal de s’en remettre pour leur petite fille, Emma. Après un an de deuil, elle décide de retourner vivre dans leur maison afin de remettre de l’ordre dans leurs affaires. Elle rencontre alors Tristan, un voisin qui fait parler de lui dans la petite ville de Meadows Creek. Pour la première fois depuis des mois, son cœur est au diapason de celui d’un autre, car Tristan a lui aussi perdu des êtres chers et erre dans la vie comme une âme déchirée. Lui seul est capable de comprendre ce qu’elle vit et la douleur qui la dévore jour après jour sans jamais s’amenuiser. Ensemble, ils vont tenter de sortir la tête de l’eau. Mais à force de vouloir ressusciter le souvenir des êtres disparus, ne risquent-ils pas de se perdre eux-mêmes ?

Il faut savoir avant toute chose que j’ai de plus en plus de mal avec les histoires d’amour qui donnent dans le mélodrame et l’apitoiement sur soi. Il est rare qu’une romance dramatique réussisse à vraiment m’embarquer. J’ai eu de bonnes surprises cela dit. Avec Notes Noires, Nos faces cachées ou encore Tes mots sur mes lèvres, le côté déchirant était rudement bien amené et s’associait à merveille avec la romance, à tel point que j’en ressortais bouleversée. Hélas, des histoires d’amour qui jouent aussi bien sur les nuances, je n’en ai pas lu beaucoup. Heureusement, The air he breathes entre parfaitement dans la catégorie des romans poignants.

Parce que oui, cette romance a eu le don de m’écarteler de tous les côtés. Les émotions se bousculaient à toute allure dans mon esprit. L’auteur est habilement parvenu à jouer avec mes sentiments sans le moindre scrupule. J’ai senti dès les premiers instants que ce ne serait pas facile et que je ne risquais pas d’en sortir indemne.

Force est d’admettre qu’Elizabeth et Tristan forment un duo plus qu’atypique. D’un point de vue totalement rationnel, il est évident que ce qu’ils font est loin d’être une bonne idée. C’est même assez dérangeant et malsain. Pourtant, on ressent viscéralement leur besoin de redonner vie à leurs conjoints disparus. L’urgence avec laquelle ils ont besoin d’amour, leur désir de s’en sortir tout en se complaisant dans le passé… C’est à la fois puissant, intense et terriblement dangereux.

La seule chose que je reproche au livre est son dénouement vraiment tiré par les cheveux. Si les révélations sont assez surprenantes pour nous épater, le cheminement est néanmoins trop long et trop alambiqué pour que ça ne fasse pas too much.

En résumé, The air he breathes est une histoire incroyablement bouleversante qui nous brise le cœur en petits morceaux. Des personnages brisés, cabossés, éperdus et en détresse, une intrigue poignante qui nous raconte la vie, tout simplement, avec ses épreuves et ses complexités. Un tome que je recommande, assurément. Je ne vais pas tarder à foncer sur les autres, d’ailleurs !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/the-elements-brittainy-cherry
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Le premier tome de Follow me m’avait totalement conquise. Fleur Hana, accompagnée de sa plume pleine de peps, proposait un roman pilote qui donnait le ton, avec un humour frais et simple. J’étais très heureuse de retrouver des personnages que j’affectionnais beaucoup.

Dans Seconde chance, le tout premier roman de la saga, nous faisions la connaissance de Lise, d’Ange, ainsi que des amis de ce dernier. Infirmiers de profession, ils vivent tous en colocation. Avec Nouvelle chance, c’est un personnage secondaire qui est mis en lumière : Anthony. Sa vie n’a pas été facile et il a beaucoup souffert. Cela dit, s’il y a une chose de sûre, c’est que c’est un affamé d’amour et de tendresse. Alors le jour où il croise le chemin de Margaux, il se dit que c’est sa bonne étoile qui lui envoie un signe. Margaux est tout ce qu’il a toujours cherché chez une fille. Hélas, elle sort d’une rupture douloureuse dont elle peine à se remettre, et n’a pas dans l’idée de se remettre en couple dans l’immédiat. Très vite, Anthony s’avère être une oreille attentive ainsi qu’une épaule sur laquelle elle peut s’épancher. Entre eux, il y a une étincelle, tout le monde le voit. Mais les embuches qui les attendent sont nombreuses et difficiles à franchir.

Ce serait mentir que de prétendre que je ne partais pas avec quelques appréhensions. Après m’être follement divertie aux côtés de Lise et Emma, je ne savais pas très bien comment les autres personnages allaient réussir à me toucher. La vérité, c’est que ce deuxième opus est très différent du premier. Là où Fleur Hana mettait l’accent sur l’humour et les tranches de rire, il ne reste plus grand-chose. Elle joue ici sur d’autres registres : celui d’un drame qui ne se départit pas de sa douceur.

Car c’est le maître mot de cette suite : la douceur. Il y en a partout. D’abord à travers le personnage d’Anthony qui ne peut que nous émouvoir. Sa détresse, ses désirs et ses espoirs m’ont vraiment touchée en plein cœur. Il a une façon incroyable de s’investir et de donner de lui-même dans tout ce qu’il entreprend. Anthony, c’est le personnage gentil par excellence. De bien des façons, il m’a rappelé Ange et sa sensibilité à fleur de peau.

En revanche, j’ai eu plus de difficulté à apprivoiser Margaux. Anthony a une très belle façon de la voir. À travers ses yeux, c’est une jeune fille formidable, très émotive et délicate que l’on découvre. Hélas, une fois que l’on se retrouvait de son point de vue, je ne sais pas très bien comment, mais elle finissait par m’insupporter. J’ai trouvé qu’elle passait son temps à se lamenter sur son sort. J’ai nettement préféré la voir à travers le regard énamouré et conquis d’Anthony.

Leur histoire est une évidence semée d’obstacles. On souffre avec ces personnages qui tentent tant bien que mal de s’extirper des fantômes de leur passé. La frustration est là, on a bien envie d’intervenir de temps en temps pour dissiper les malentendus ou tout simplement les secouer un peu.

Et c’est avec plaisir que l’on retrouve des personnages déjà croisés auparavant. J’ai savouré les interventions de Lise ainsi que celles – trop peu nombreuses à mon goût – de l’adorable Emma. Les liens qui les unissent sont plus solides que jamais. Ils sont comme une grande famille de cœur, et on a presque l’impression d’en faire un peu partie, nous aussi.

En résumé, si Nouvelle chance n’est pas aussi bon que le premier opus, il a au moins le mérite d’être bourré d’émotion et d’authenticité. On se prend d’affection pour Anthony, ce héros sensible et un peu vulnérable, ainsi que pour le duo tendre et complice qu’il forme avec Margaux. J’ai malheureusement eu plus de mal avec cette dernière, trop autocentrée et pleurnicheuse à mon goût. J’ai bien hâte de poursuivre la trilogie qui, je l’espère, se terminera par trois happy ends !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/contemporaine/follow-me-fleur-hana
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Aaaah Forget Tomorrow… le premier tome m’avait scotchée sur place, j’en étais ressortie totalement comblée. Pintip Dunn avait ravi mon cœur grâce à son intrigue finement mise en place et son final en apothéose.

Le tome 2 se situe une décennie après les événements du tome 1. Nous avions laissé nos personnages aux prises avec une situation sans précédent : Callie avait décidé de jouer le tout pour le tout en prenant une décision lourde de conséquences. Remember Yesterday nous propulse 10 ans plus tard, cette fois-ci aux côtés de Jessa, sa sœur jumelle. Cette dernière a conscience du sacrifice de Callie et est animée par un désir tangible de mettre fin aux injustices dont ils sont tous les victimes. Les souvenirs envoyés du futur constituent toujours un grand mystère que personne n’a encore réussi à démêler. Si Jessa s’avère être la clé de voûte de cette énigme, elle est en revanche peu disposée à coopérer avec le gouvernement qu’elle estime être responsable de la mort de sa sœur. Un jour, sa route croise celle de Tanner Callahan, un garçon qu’elle a en horreur, mais avec qui elle va être contrainte de travailler. Déterminée à lever tous les mystères du Destin, Jessa va se lancer dans une aventure haletante.

Il faut savoir que la fin du premier tome était grandiose. Elle tombait tel un couperet, implacable, et m’avait laissée complètement démunie. Pourtant, une petite partie de moi se raccrochait à l’espoir infime que les aventures de Callie n’étaient pas terminées, qu’elle allait resurgir, d’une manière ou d’une autre. Comprenez donc mon désarroi lorsque j’ai compris que 10 ans étaient passés. 10 ans sans Callie. 10 ans durant lesquels les survivants ont continué de grandir et d’évoluer. C’est sacrément gonflé de la part de Pintip Dunn !

Du fait de ce changement radical dans la narration, j’ai eu l’impression de perdre pied. Cette métamorphose, couplée au fait que je ne gardais pas beaucoup de souvenirs du tome précédent, a fait que j’ai été un peu perdue au début du roman.

Bien heureusement, la magie de Forget Tomorrow n’a pas tardé à faire son œuvre. Une fois que j’ai pu prendre mes marques, je me suis surprise à frénétiquement tourner les pages et sans discontinuer. Ce qui rend cette histoire si absorbante, c’est l’enchaînement des actions et le rythme qui n’a de cesse de nous entraîner dans des aventures toutes plus prenantes les unes que les autres. Ce rythme – très soutenu – nous tient en haleine avec une constance incroyable, à tel point que je n’ai décelé aucun temps mort. Et c’est sans doute ce qui rend Remember Yesterday aussi délectable.

L’histoire en elle-même n’a rien à envier au premier opus. L’intrigue est élaborée au poil, les thématiques sont tout bonnement bluffantes et le final… le final se passe de mots ! Pintip Dunn nous avait prouvé avec la fin de Forget Tomorrow qu’elle pouvait nous surprendre, mais ici, on est passé à un tout autre niveau d’excellence.

Je craignais de ne pas apprécier les personnages. Après avoir perdu Callie d’une façon aussi abrupte, je me demandais bien comment j’allais réussir à affectionner Jessa. D’autant plus qu’elle est très différente, à bien des égards. Là où Callie était sage et réfléchie, Jessa fonce tête en avant avec une fébrilité qui trahit son jeune âge. Très vite, cependant, j’ai pris plaisir à la suivre, elle comme son compagnon d’aventure, Tanner.

En résumé, Remember Yesterday est une histoire proprement haletante où l’action ne tarit jamais. Pintip Dunn ne nous déçoit pas avec cette suite dynamique qui renferme un potentiel incroyable, utilisé très ingénieusement. L’addictivité de l’intrigue arrive à son point culminant à la fin du roman, qui, comme son prédécesseur, est parvenu à me laisser sur les fesses et à bout de souffle.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/anticipation/forget-tomorrow-tome-1-pintip-dunn
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DanMachi est ma série chouchou, je n’ai de cesse de le répéter. J’affectionne l’univers de Fujino Omori depuis le premier tome, et chaque nouvel opus est une plongée dans un univers que j’affectionne de page en page. En commençant ce tome 4, je n’avais pas le moindre doute : j’allais me régaler.

Dans le tome 3, nous avions laissé Bel épuisé mais heureux. Il avait enfin réussi à terrasser le terrible Minotaure. Cet exploit lui a donc valu une montée de niveau, à la stupéfaction générale. En l’espace de quelques semaines, Bell est devenu un aventurier de niveau 2 et les rumeurs à son sujet vont bon train ! Désormais, il peut explorer le Donjon plus en profondeur et ne s’en prive pas, toujours accompagné de Lili, sa fidèle porteuse. Seulement, leur duo atteint très vite ses limites, car les monstres se font de plus en plus nombreux et de plus en plus forts. Ils sont contraints d’intégrer une équipe ou d’en former une. En attendant, Bell aura la chance de croiser la route d’un nouveau personnage. Un personnage tout feu tout flamme, qui lui propose un contrat plus qu’intéressant. À côté de ça, la déesse Hestia se rend au Denatus afin qu’un surnom soit attribué à Bell par les autres divinités. Que de péripéties à venir !

Après une bataille longue et éprouvante, il est temps pour Bell de se reposer un peu. Et pour nous aussi ! Le tome 3 m’avait totalement bluffée, et je me doutais que la suite serait un peu plus calme. S’il n’y a pas de grandes batailles épiques à proprement parler, cette suite mise davantage sur les révélations en pagaille et l’introduction de nouveaux éléments, qui donnent un second souffle à l’intrigue. Plus on avance dans cet univers et plus les rouages qui le composent se précisent.

Dans la première partie du roman, l’intrigue est ciblée sur la découverte des stats de Bell ainsi que sur la cérémonie du Denatus. Il est temps pour le garçon de se voir attribuer un titre. J’ai ressenti son excitation comme si c’était la mienne, je piétinais d’impatience à l’idée d’en savoir plus. Son changement de niveau entraîne un tas d’événements divers, ce qui m’a émerveillée. La cérémonie du Denatus, elle, a été l’occasion de beaucoup rire. Ce passage est totalement absurde, et dans un même temps, l’auteur joue avec nos nerfs puisqu’il titille notre curiosité jusqu’au bout. J’ai adoré ce jeu du chat et de la souris.

Dans la deuxième partie, Bell fait la connaissance de Welf Crozzo, un personnage dont il avait indirectement croisé la route précédemment. Crozzo apporte un vent de fraîcheur et d’humour. Son vécu ouvre de nouvelles perspectives et nous permet d’en apprendre plus sur l’Histoire d’Orario. La mythologie est vraiment au cœur de l’intrigue et je m’en suis délectée.

Les personnages n’ont de cesse de nous surprendre. À commencer par Bell qui, s’il est toujours délicieusement naïf, reste égal à lui-même, avec les principes et les valeurs d’un héros. Je le trouve toujours aussi attachant. Puis retrouver Hestia, Lili, Aiz et tous les autres, c’est comme de retrouver de vieux amis qu’on a un peu perdus de vue, mais que l’on n’a jamais oubliés.

En résumé, ce quatrième tome de DanMachi est une fois de plus une réussite ! L’histoire s’étoffe, les héros grandissent et les révélations en rafale nous régalent. Même si ce tome est moins centré sur les aventures à proprement parler, il apporte énormément d’informations. Le rythme est toujours aussi débridé et j’espère que ça se poursuivra ainsi dans les tomes suivants. Vite, vite la suite !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/dan-machi-la-legende-des-familias-fujino-omori
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C’est la couverture qui m’a tapé dans l’œil en premier lieu. Même si le titre ne m’inspirait pas plus que ça (je ne suis pas fan des titres anglais chez les auteurs francophones), j’ai eu envie de franchir le pas, car Fleur Hana avait déjà fait parler d’elle sur la blogosphère. Ne sachant pas de quoi il retournait, j’avais très envie de me faire un avis sur cette auteur française.

Lise et Ange, Ange et Lise… Il y a une décennie de ça, ils étaient inséparables et fous amoureux. Leur histoire était puissante, de celle qu’on ne vit qu’une fois. Et puis un jour, Lise décide de partir afin de poursuivre les études dont elle a toujours rêvé. Elle laisse derrière elle un Ange dévasté par son départ, à deux doigts de tomber dans le gouffre. Des années plus tard, Lise revient et si elle appréhende le moment où elle recroisera Ange, elle est à des lieues de s’imaginer à quel point leur rupture l’a métamorphosé. Aujourd’hui père célibataire d’une adorable petite fille, Ange a souffert et reste encore profondément marqué. Lise est prête à tout pour reconquérir cet homme qu’elle n’a jamais réussi à oublier, mais Ange, lui, est-il prêt à lui ouvrir son cœur une deuxième fois ?

Dans Seconde chance, il est évident que Fleur Hana commence avec un sans fautes. Moi qui pensais être tombée sur une romance bien dramatique, j’ai eu droit à un bel échantillon de folie et d’euphorie. Il y a un petit quelque chose avec cette auteur qui fait qu’on l’identifie rapidement. Un petit grain de je ne sais quoi qui rend son histoire savoureuse et délectable. Lorsque l’on découvre le résumé, on s’attend à une intrigue relativement classique, et même si dans le fond, c’est le cas, sa particularité réside dans la richesse des personnages.

Comment pourrais-je vous décrire Lise ? Dans le genre décalé, elle se pose là. Lise, c’est typiquement le genre d’héroïne qui écartèle le lecteur. D’un côté, elle a fait souffrir Ange. Son départ a été une erreur teintée d’égoïsme, et personnellement, j’ai eu du mal à ne pas lui en vouloir. Quand on voit l’état dans lequel elle a laissé ce pauvre garçon, il est difficile de ne pas la détester un tout petit, petit peu. Et pourtant, je l’ai adorée. Je l’ai adorée parce qu’elle est atypique, sarcastique et frondeuse. Elle n’a jamais la langue dans sa poche et ses réflexions m’ont tellement fait rire que j’en ai été la première surprise. Lise, c’est le vent de fraîcheur qui se fait trop rare dans les romances. C’est le tourbillon qui nous en fait voir de toutes les couleurs.

Ange est d’une autre trempe. Plus effacé, moins grande gueule, on lui trouve immédiatement un côté attachant. À chaque fois que je pense à lui, je l’imagine avec de grands yeux malheureux de cocker abandonné. Les passages qui lui sont consacrés sont souvent très brefs, mais donnent envie d’en savoir davantage. Contrairement aux chapitres où Lise a la parole, ceux d’Ange sont très poétiques et tirent sur le drame et la mélancolie. J’ai aimé ce subtil contraste entre les deux personnages.

Je suis bien forcée d’évoquer Emma, la fille d’Ange. Elle est comme la grosse cerise sur le gâteau, celle qui donne tout son cachet à l’histoire. J’ai adoré cette gamine et surtout les dialogues qui la mettent en scène avec Lise. Ça vaut largement le coup d’œil ! Les autres personnages sont aussi très chouettes dans leur genre et on sent une certaine profondeur chez eux très appréciable.

En résumé, lire un livre de Fleur Hana pour la première fois, c’est un peu comme de découvrir un nouveau parfum de glace. Sa plume a une saveur toute particulière, un petit quelque chose qui permet de tout de suite de l’identifier. Et c’est ce qui m’a le plus séduite avec Follow me. Je m’attendais à une belle romance, de celles qui s’apprécient à leur juste valeur, mais je n’avais pas imaginé que ça puisse être plus que ça. Avec ce premier opus, Fleur Hana nous offre un savant mélange d’instants drôles (voire hilarants) et de moments plus préoccupants. J’ai eu la sensation d’intégrer une grande famille siphonnée du bocal, mais où l’amour et la joie de vivre transparaissent à chaque instant.

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Avec Calendar Girl Juillet, la saga prenait un tournant inattendu, suite à une grande décision de Mia. Je sentais bien que l’histoire repartirait sur les chapeaux de roue, ce qui avait décuplé mon envie de connaître la suite. Avec Août, Audrey Carlan revisite complètement son univers, pour offrir la chance à Mia de s’épanouir comme jamais.

C’est maintenant au Texas que notre héroïne s’envole, pour une mission bien différente des autres. Cette fois-ci, plus de plan-drague ni de flirt intempestif, son nouveau client a besoin de ses services pour des démarches plus sérieuses. Maxwell Cunningham, c’est son nom. Au décès de son père, il découvre qu’une partie de son héritage revient à une sœur qu’il n’a jamais connue. Le hasard veut que cette sœur porte le même nom et prénom que Mia, si bien qu’elle est toute désignée pour prétendre à ce rôle et permettre à Maxwell de garder son emprise sur la fortune qui lui revient de droit. Ce que la jeune femme ignore, c’est que ce mois va être riche en découvertes et en retournements de situation.

Je vais le dire sans ambages : ce tome est, à mes yeux, le meilleur de toute la saga pour le moment. Audrey Carlan nous prouve qu’elle a plusieurs cordes à son arc puisqu’elle plante un décor bien différent de la séduction et de l’érotisme à foison. Mia n’est plus requise pour ses atouts physiques, mais pour une affaire qui nécessitera de l’aplomb et une grande capacité à rebondir.

J’ai bien aimé ce tome, car il bouscule complètement les schémas habituels de la série, tout en nous proposant une autre manière de voir Mia. Chaque parenthèse mensuelle lui permet de grandir, de s’épanouir et d’avancer dans sa vie. Chaque homme qui a croisé sa route a, d’une manière ou d’une autre, contribué à ce qu’elle soit elle, tout simplement. Maxwell en est l’exemple le plus flagrant, car c’est toute la perception que l’on se fait de l’héroïne qui s’en trouve chamboulée.

Comme chaque fois, les personnages qui jalonnent son chemin ont tous ce petit quelque chose qui les rend attachants. Plus Mia croise la route de personnes comme cela, plus elle s’entoure d’amis, de piliers, qui la rendent forte et déterminée à avancer. Si on occulte le fait qu’elle se soit envoyée en l’air avec une bonne partie, il y a ce côté humain qui transparaît plus que jamais dans Août. Une humanité telle qu’elle met en lumière un pan de l’histoire de Mia.

Ma seule déception est l’évidence même de l’intrigue. Mia est définitivement longue à la détente, puisque l’on devine bien avant elle ce qui va arriver et ce qui l’attend au bout du chemin. Cela dit, c’est compensé par le récit de manière générale, qui se lit toujours aussi vite et s’apprécie à sa juste valeur.

En résumé, Calendar Girl Août est le meilleur des tomes de la série, à ce jour. Audrey Carlan marque les esprits puisqu’elle puise dans de nouvelles idées, faisant en sorte que la saga ne perde pas de sa fraîcheur. Ce tome est beaucoup plus sérieux que les précédents. Il permet à Mia de se construire une identité et une histoire. Ce que je retiendrai avant tout, c’est qu’il y a un réel désir de renouvellement, un désir de faire mieux et de nous surprendre à chaque instant. J’espère que la suite de la saga sera dans la même veine.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/romance/calendar-girl-audrey-carlan
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date : 21-07
J’ai eu la chance de lire cette nouvelle histoire en avant-première, lors d’une lecture-test. Voilà plusieurs années que j’ai un faible pour la plume de cet auteur, dont j’ai découvert l’univers au détour d’un Salon. Dès que j’ai reçu la novella, je n’ai pas pu attendre très longtemps, je me suis jetée dessus le plus vite possible. Une chose est certaine : Fabuleux Nectar n’a fait que me rappeler ce que j’aime tant dans la fantasy !

Misha, alchimiste de renom, vient d’obtenir les faveurs du roi et travaille personnellement pour lui. Il invente des outils ingénieux empreints de magie afin de contribuer à l’effort de guerre. Alors qu’il goûte tout juste aux petits plaisirs d’une existence privilégiée, la princesse Séléna, qui lutte pour que les siens obtiennent leur indépendance, est capturée en mer. Misha est intimement persuadé qu’elle dissimule de sombres desseins susceptibles de mettre l’équilibre du royaume en péril. Et si la jeune femme semble cacher son lot de secrets, les cales de son navire, elles, pourraient bien cacher son lot de trésors…

Fabuleux Nectar… avec cette histoire, Vincent Portugal n’a fait que confirmer ce que je savais déjà : ma lecture a été un véritable coup de foudre ! La richesse de cet univers est stupéfiante. La plume est pleine de douceur et de poésie, pour une intrigue originale et des personnages tout en nuances.

Car oui, ce qui fait de Fabuleux Nectar une fabuleuse lecture, c’est avant tout son intrigue, construite de manière à ce que l’on y croie de toutes nos forces. La magie foisonne et imprègne le moindre petit détail. Je me suis laissée porter avec une facilité déconcertante. Quelqu’un d’autre aurait sûrement construit ce récit en misant sur sa densité, mais avec la plume de Vincent Portugal, les mots coulent tout seuls et la légèreté est de mise.

Le récit est rythmé par les stratégies, les ruses et les manigances. La politique tient une place de choix, mais toujours de manière à nous attirer un peu plus dans les filets de l’intrigue. À mesure que l’on avance, Vincent Portugal abat de nouvelles cartes, à tel point que l’on se tient coi, soufflé par l’ingéniosité avec laquelle chaque élément trouve sa place.

Les concepts manichéens sont laissés de côté, chaque personnage possède sa part d’ombre et de lumière. Misha en est le parfait exemple. Dans les premiers chapitres, je ne supportais pas qui il était ni ce qu’il représentait. À la dernière page, j’étais définitivement tombée sous son charme. C’est un personnage nature avec ses complexités et ses dualités. On ne peut que s’identifier à lui. Dans un autre registre, le roi Alexander est lui aussi un savant mélange de bien et de mal, tout comme la princesse Séléna qui nous en fait voir de toutes les couleurs avec ses mystérieuses tractations...

En résumé, Fabuleux Nectar n’est pas juste une bonne lecture. Ce n’est pas non plus un coup de cœur. Non, non, non. C’est un énorme coup de foudre ! Une de mes plus belles lectures de l’année, assurément. Malgré son format court, l’histoire se suffit amplement à elle-même et nous entraîne dans une spirale infernale faite de complots et de machinations. Oh, il est vrai qu’on rêverait de rester un peu plus longtemps aux côtés de Misha, mais le récit est teinté d’une telle simplicité, mêlée à une élégance toute particulière, qu’on finit reput et aux anges. Vincent Portugal tire les ficelles avec un talent qui n’appartient qu’à lui et se place définitivement dans la liste des jeunes auteurs à suivre de très près.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/le-souffle-des-dieux-tome-1-la-magie-perdue-vincent-portugal
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Le mois de Juin avec Calendar Girl s’était passé sans heurt, pour moi. J’avais un peu renoué avec l’histoire, retrouvant ce qui m’avait tant plu dans le premier tome. C’est pourquoi j’étais plus positive en commençant Juillet. Ceci dit, je ne m’attendais certainement pas à ce que la saga se renouvelle de cette façon. 6 opus durant lesquels Audrey Carlan nous a fait languir… Avec le tome 7 de la saga, elle nous place à la croisée des chemins.

Mia doit maintenant s’envoler pour Miami où elle a été engagée par le célèbre chanteur de hip-hop Anton Santiago pour incarner la vedette de son prochain clip. Si cette nouvelle mission se révèle être une expérience riche et excitante, la jeune femme peine néanmoins à remonter la pente et à se reconstruire après le traumatisme que lui a causé son travail précédent. Désormais, elle se met à réfléchir à ce qu’il conviendrait de faire pour s’accorder un peu de bonheur. Et si elle prenait l’une des décisions les plus importantes de sa vie ?

ENFIN ! Oui, enfin, on y est ! Audrey Carlan nous donne ce que l’on attend depuis des mois ! Je sentais bien que les choses allaient être un peu différentes ; Juin amorçait déjà le virage et Juillet n’a fait que le confirmer.

Ce tome-ci constitue un véritable pivot dans la saga, une sorte de point de non-retour qui va déterminer tout le reste de l’histoire. Alors que je sentais parfois l’intrigue s’essouffler où se répéter, l’auteur est parvenu à se remettre à flot en changeant la donne. Ça ouvre un nouveau champ de possibilités et je n’en demandais pas plus !

Ce sont surtout ces chamboulements dans la vie de Mia qui m’ont intéressé. Ils ont tendance à éclipser le personnage d’Anton, ainsi que celui d’Heather. Des personnages plutôt sympas, qui rappellent beaucoup les duos que Mia a déjà croisés ces derniers mois. J’ai aimé leur dynamique et surtout le fait qu’il n’y ait pas l’ombre d’une romance entre eux. Leurs rapports sont tout ce qu’il y a de plus platonique, ça change de ce à quoi l’auteur nous a habitués jusqu’ici. Ces deux-là apportent à Mia le soutien moral dont elle a cruellement besoin, ce qui les rend d’autant plus attachants.

Je reste tout de même peu réceptive à la façon dont Mia parle de ses « conquêtes » durant l’année qui s’écoule. Sa vision des choses est sectaire et me dérange toujours autant. Même lorsque je prends du plaisir à découvrir un nouveau livre, je suis bloquée par cet aspect du personnage, aux antipodes de ce que j’attends habituellement.

En résumé, ce nouveau tome des pérégrinations de Mia permet de renouer en douceur avec la saga. Audrey Carlan offre à ses lectrices ce qu’elles voulaient. Le résultat dépasse toutes les espérances et permet à l’histoire de se poursuivre d’une façon différente. À partir de maintenant, c’est sûr, les choses ne seront plus pareilles. Les chamboulements dans la vie de Mia vont nous permettre d’appréhender ses aventures d’une tout autre manière.

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On est reparti pour le mois de Juin ! J’étais prête à me lancer dans une autre aventure et faire la connaissance d’un nouvel homme, d’une nouvelle personnalité. Chaque tome est comme une petite friandise que l’on se plaît à découvrir en l’espace de deux petites heures, et malgré son format court, l’histoire a le mérite de ne pas s’essouffler et de donner envie d’en savoir plus une fois la dernière page tournée.

Mia se rend à Washington, au coeur du monde des affaires, un univers qu’elle est loin d’appréhender. La voilà engagée par Warren Shipley, un homme d’âge mûr qui souhaite financer son projet caritatif. Afin d’alpaguer de potentiels investisseurs, il doit jouer leur jeu en s’affichant aux côtés d’une jolie fille, assez jeune pour être sa fille. Mia est donc le sujet parfait. Pour elle, c’est l’occasion de découvrir comment les affaires se traitent dans un milieu où la femme n’est qu’une chose à posséder.

Ce qui m’a vraiment plu dans ce tome, c’est la cadre. Il est très différent de ce qu’Audrey Carlan avait coutume de nous montrer auparavant et nous dévoile une nouvelle dimension du métier d’escort. Mia, qui jusqu’ici se targuait d’être indépendante et caractérielle, a du mal avec ces pratiques misogynes. Et pour cause ! Les businessmen sont, pour la plupart, des hommes sûrs d’eux qui ne font pas grand cas des femmes. Ça a quelque chose de dérangeant, évidemment, et l’auteur a bien su dépeindre ce milieu atypique. J’ai bondi et me suis agacée plus d’une fois en lisant certains propos à l’égard des femmes, sans parler de ceux tenus par les femmes elles-mêmes.

Mia, elle, est en pleine tempête intérieure. Malgré sa parenthèse plus qu’agréable avec Taï, Wes lui manque terriblement et elle ne parvient pas à tourner la page. Elle est partagée entre son désir d’être à ses côtés et celui de mener son année jusqu’au bout afin de sauver son père. J’ai eu parfois l’impression qu’elle changeait d’avis comme de chemise, et pour être tout à fait honnête, ce qui la retient me dépasse complètement. Si j’étais à sa place, la question ne se poserait même pas.

Cela dit, Mia se rattrape dans sa façon de prendre les choses en main avec son client du mois. J’ai aimé sa manière de contribuer aux affaires afin que son client puisse financer ses nobles projets. Il s’avère qu’elle peut être maligne et débrouillarde quand une opportunité se présente.

La fin m’a beaucoup étonnée. Jusqu’à maintenant, ce qui arrivait à Mia ne dépassait pas certaines limites, mais Audrey Carlan vient de franchir la ligne rouge en apportant de nouveaux éléments à son intrigue initiale. Elle répand de petits signes avant-coureurs tout au long du récit, mais je n’ai rien vu venir. Je suis certaine que ce qu’il s’est passé aura des répercussions sur le tome suivant. Pour la première fois, Mia me fait beaucoup de peine. Elle nous montre un nouveau visage : celui d’une femme fragilisée, mais aussi très digne lorsque la situation l’exige. De fait, elle est un peu remontée dans mon estime.

En résumé, le tome 6 de Calendar Girl m’a agréablement surprise. Audrey Carlan est parvenue à se renouveler en mettant des personnalités rafraîchissantes sur la route de Mia, dans un décor pour le moins atypique. La fin promet de nouvelles épreuves à venir et laisse place à une seule certitude : Mia va passer l’année la plus difficile nerveusement de toute sa vie.

Si vous avez commencé cette série, je vous conseille de poursuivre, car cette suite offre de nouvelles perspectives. L’érotisme est toujours au rendez-vous, bien qu’un peu moins présent.

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date : 19-06
Ce thriller s’est en quelque sorte imposé à moi. J’ai vu la couverture – entre la noirceur du fond et la délicatesse du lys – j’ai lu le résumé… et là, c’était une évidence, il me le fallait ! Et j’ai eu du flair, car La cave a été une excellente lecture qui m’a plongée au cœur d’une situation sans issue.

Summer a seize ans. Entourée d’une famille aimante, d’un petit ami amoureux comme au premier jour et d’amis fidèles, elle a tout pour être heureuse. Sa vie bascule le jour où un homme la kidnappe. Jetée au milieu d’autres filles, Summer se voit rebaptisée Lilas par son ravisseur, qui lui, se fait appeler Trèfle. Commence alors un combat de tous les instants pour l’adolescence. Sa captivité va la conduire dans un cauchemar qu’elle n’aurait jamais pu imaginer. Mais Summer ne compte pas perdre son identité et accepter son sort sans se battre avant.

Je m’attendais à quelque chose de dur, en commençant ce roman. Je m’attendais à une déferlante de noirceur et de douleur… Natasha Preston ne m’a pas déçue, de ce côté-là. La cave réunit tous les ingrédients pour faire un bon thriller : un suspens intense, un sentiment de découragement constant et des héros actuels.

D’un côté, nous suivons Summer et sa lente descente aux enfers. Je me suis sentie en phase avec ce personnage très réaliste, qui oscille entre espoir et désespoir et cherche à se raccrocher comme elle peut à sa vie d’avant pour ne pas se perdre en chemin. Summer, malgré sa terreur, est une jeune fille forte qui fait preuve de beaucoup de courage. Ce n’est pas une héroïne parfaite, on la sent démolie, jour après jour, à mesure qu’elle perd son innocence et son optimisme. Y assister, c’est presque au-dessus des forces du lecteur. On aimerait plonger dans le livre pour lui venir en aide, ou au moins lui glisser quelques paroles d’encouragement.

Dans cette cave, aménagée comme un appartement, Summer va faire la rencontre de trois autres filles : Rose, Violette et Iris. J’ai trouvé ça très intéressant de voir comment la claustration peut agir suivant les tempéraments. Le syndrome de Stockholm est travaillé d’une remarquable manière, sans parler de la palette de caractères que nous offre l’auteur.

D’un autre côté, on suit Lewis, le petit ami de Summer. Lui est persuadé que la fille qu’il aime n’est pas morte et se met en quête de la retrouver coûte que coûte. Son courage et son opiniâtreté forcent le respect. Lewis est un héros qui n’a pas froid aux yeux et qui n’aime pas à moitié.

Enfin, Natasha Preston donne la parole à Trèfle, le fameux kidnappeur. Personnellement, c’était les passages que j’attendais avec le plus d’impatience, car ils nous permettaient de creuser son âme tourmentée, en retournant à la source et au moment où ses obsessions ont commencé. N’avez-vous jamais eu envie de vous retrouver dans la tête d’un psychopathe en puissance sans conscience morbide ? D’un homme persuadé d’œuvrer pour le bien dans chacun de ses actes ? Pourquoi ce qui est condamnable pour nous ne l’est pas pour lui, et vice versa ?

Vers la fin du roman, je me suis sentie de plus en plus intenable. Lewis commence à toucher du bout des doigts la vérité, et c’est à ce moment précis que ça devient insupportable. On a envie de connaître la fin, de cesser cette torture. Natasha Preston prend plaisir à nous donner un peu d’espoir avant de nous le retirer. Ses personnages sont rudoyés, et assister à ça en simple spectateur, c’est affreux !

Néanmoins, je suis un peu déçue concernant cette fin. J’ai apprécié le soin apporté à certains aspects de l’intrigue, mais il y a un moment clé de l’histoire qui finalement ne nous ait relaté que très superficiellement. J’aurais aimé m’attarder dessus (mieux, y assister !), et suivre Trèfle et ses obnubilations jusqu’au bout.

En résumé, La cave est un roman effrayant dans son réalisme, saisissant dans son intensité, qui m’a tenue en haleine de bout en bout. Ce roman est un excellent thriller psychologique qui donne à réfléchir sur nos propres capacités de résilience. Natasha Preston, de sa plume simple et efficace, retrace le parcours d’une jeune fille combative, et ça a le mérite de nous glacer jusqu’à l’os.

Même si l’histoire met en scène une adolescente, je conseille ce roman à un public averti. Certaines scènes sont d’une violence rare et pourraient choquer les plus sensibles.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/thriller---polar/la-cave-natasha-preston
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