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Extrait ajouté par cam881995 2014-06-03T19:15:34+02:00

La forêt s'emplit d'un murmure. Portées par les pâles lueurs transperçant la voûte végétale, les ombres se font mouvantes, accompagnent le souffle suave du vent dans les branches. Des feuilles épaisses frémissent, des herbes scintillent sur le chemin, une féerie de bourgeons et de pétales se déploie, des nuages de pollen miroitent, bouquets sauvages, rameaux et ombrages.

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Extrait ajouté par Lyanaa 2018-08-01T10:19:38+02:00

Lesté par le poids des regrets, mon esprit est traversé d’étincelles, de feux follets translucides. Sous la lune, le lac miroite et, dans la douceur du clair-obscur, je trouve la force de sourire. Ma tête se renverse, l’étang scintille et la barque solitaire, de sa poupe altière, trace un sillon bleuté – & le monde s’ouvre en deux.

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Extrait ajouté par anonyme 2016-02-11T15:48:40+01:00

Lethe ! Serpent d’eau sombre à la peau bleutée, gorgé de souvenirs et de rêves, où viennent à la nuit tombée s’abreuver les âmes de Ternemonde ... Un soir, elles y restent à jamais. Ce soir-là s’appelle la mort.

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Extrait ajouté par anonyme 2016-02-11T15:48:07+01:00

Partout, l’impossible trouve à paraître : dans ces places submergées, saturées d’abandon et d’oubli, où l’eau vient s’enrouler en tourbillons de mercure, dans ces musées voués au dieu silence où les toiles s’effacent et coulent le long des murs, dans ces églises noyées de ténèbres où des Christ aux paupières tressautantes s’abîment entre les travées noires où flottent les débris de la croix, dans ces esquifs pour refuges et berceaux où des nouveau-nés regardent les rêves défunts de leurs parents plus morts encore s’inscrire au plafond arabesques troubles, dans ces baignoires trop pâles où le sang de la langueur bouillonne et envahit l’entière et pleine demeure, dans ces livres flottant ouverts où les mots, détachés, frissonnent et permutent pour écrire des histoires d’une impassible cruauté [...]

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Extrait ajouté par anonyme 2016-02-11T15:47:51+01:00

Les médias, les entreprises, le sport, les travailleurs, les forces de l’ordre, les services, les hôpitaux, les enseignants, les enseignés, tout ce qui formait l’ossature de la société a disparu. Ce qui nous reste ? Une poignée de survivants incapables de comprendre ce qu’ils font là, incapables de savoir s’ils ont été choisis, sélectionnés, élus par quelque chose ou par quelqu’un, ou si tout n’a été en définitive que le fruit du plus complet hasard.

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Extrait ajouté par anonyme 2016-02-11T15:47:25+01:00

- Écoute ça, a-t-elle repris : "Et mon canot laissait sur l'onde qui se trouble des cercles où tremblait la lune, sentier double fondu vite en un seul sillage étincelant ..." Pourquoi est-ce qu'il s'intéresse à ça ?

- Parce que c'est un romantique. Ou alors ça vient de la traduction. Mais Wordsworth n'est pas le meilleur, c'est sûr. Il faut que vous lisiez William Blake. Ou même Shelley.

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Extrait ajouté par Tify 2016-08-21T22:49:19+02:00

Il n'y a pas de soleil. La voûte brille de mille feux, mais la lumière vient de partout. Nous montons toujours, presque à la verticale, et je suis trop terrifiée, les poings crispés sur les longues plumes grises, pour songer à fermer les yeux. Telle une flèche nous fondons l'air, buvant le vent de notre propre vitesse.

Le ciel est une mer : je le comprends à mesure que se rapproche ce que je pensais être le zénith et que sa surface à peine incurvée reflète notre image grandissante.

- Accroche-toi, me conseille l'oiseau.

A peine ai-je saisi le sens de ses paroles que nous crevons les flots dans une gerbe d'écume.

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Extrait ajouté par Tify 2016-08-21T22:45:45+02:00

Lorsque je me réveille, un bel oiseau au plumage or et cendre patiente à mes côtés. Sa silhouette altière évoque une lignée royale. Il fixe l'horizon des yeux. Je me redresse, me frotte les yeux, je suis encore toute engourdie de mon rêve.

Les fleurs ont disparu. La plaine n'est plus qu'une étendue sableuse semée de rocailles et d'herbes folles, écrasée de lumière. L'oiseau se prépare. Harnaché d'une selle de métal rose décorée de ruban, il piétine désormais la poussière, scrutant le ciel, comme s'il craignait que le temps se gâte. Je suis debout, mais il me dépasse d'une bonne tête. Je passe une main dans son plumage soyeux, frissonne. Il se baisse avec grâce, m'invitant à prendre place.

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