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Ils fonçaient droit vers le domicile de Zalewski afin de s'équiper avant de partir délivrer Lola. Essayer en tout cas. Krystov n'avait pas hésité une seconde ni émis la moindre réserve. Au cours des derniers jours, les deux hommes avaient noué des liens de confiance suffisants pour agir comme deux collègues.

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La douleur, il la côtoyait depuis longtemps. Il avait même fini par l'apprivoiser. C'était le lot des hommes de son âge. Mais ce que cette femme était capable de faire dépassait largement tout ce qu'il avait pu ressentir jusqu'à présent . Et il ne voulait pas partir ainsi. Partir dans la plus aiguë des souffrances.

Jean Colomben serra les poings. Ne pas y penser. Il fallait qu'il se concentre sur autre chose. Il savait pertinemment qu'il n'avait pas le choix. Qu'elle finirait, de toute façon, par le tuer de la même manière qu'elle avait tué les cinq autres. Au bout du compte, il n'y avait qu'une route à suivre : celle qui menait vers la mort. Et il fallait qu'il prenne cette route sans dévier. Il suffisait qu'il se fasse une promesse : ne plus jamais ouvrir la bouche. Oui. Se tenir à cette seule promesse, quoi qu'il advienne. Ne plus jamais ouvrir la bouche.

Et comme pour sceller son serment, Jean Colomben ouvrit soudain les yeux et prononça ce qui devait être ses dernières paroles.

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La voix féminine du GPS leur signala bientôt qu'ils étaient arrivés à destination. Sur la droite, en retrait des rares maisons qu'il y avait alentour, un mur de pierre encerclait un parc paysager en haut duquel on apercevait le toit bleuté d'un pavillon du XIXème siècle. Au milieu du mur, à quelques pas de la rue, une grande grille noire en fer forgé marquait l'entrée de la résidence.

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Albert Khron s'efforça de garder son calme. Les mains toujours croisées derrière le dos, le vieil homme parlait d'une voie grave et posée.

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Le commissaire divisionnaire Allibert débarqua en milieu d'après-midi au tribunal de grande instance de Chartres, rue Saint-Jacques. Il monta rapidement l'escalier en pierre jusqu'au bureau du procureur Rouhet, impatient de lui apporter enfin cette première bonne nouvelle. Depuis que Mackenzie avait été habilité par le procureur à enquêter sur l'affaire du trépaneur en parallèle, la DIPJ de Versailles allait d'humiliation en humiliation. Alors que l'agent des RG progressait rapidement dans son enquête, eux n'avaient rien de concret. Il était grand temps de reprendre la mainn.

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La neige, ce soir-là, s'abattait sur tout le nord du pays dense et épaisse. Honnecourt était à moins de deux heures de Paris et après avoir parcouru de longues routes sinueuses au travers d'une campagne vallonnée, la MG-B d'Ari entra dans le village, au cœur du Cambrésis, tiendrait le coup. Le garagiste lui avait promis qu'elle était à nouveau prête à faire des milliers de kilomètres.

Les rues, fort larges pour un si petit village, étaient plongées dans la pénombre sous le voile de la neige. Les maisons, de plus en plus rapprochées, alignaient leurs façades austères au-delà des trottoirs, parfois interrompues par les corps épars des bâtiments agricoles. Au centre de Honnecourt, une étonnante église, toute d'angles, s'élevait par-dessus les toits, construite dans le même mélange de brique rouge et de pierre blanche que les demeures alentour. Juste à gauche de l'édifice religieux, dans le prolongement de ce qui devait être la mairie, Ari aperçut un local avec une vitrine où s'empilaient pêle-mêle livres anciens et vieux outils en bois. Sur son fronton, une pancarte annonçait : "Maison Villard de Honnecourt". Plus loin, un monument rendait également hommage à ce personnage du XIIIème siècle, qui faisait la gloire de la commune. L'école elle-même portait son nom.

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Ari lui adressa un salut de la main, puis partit tout droit vers son bureau. Maldré ce que venait de dire duboy, l'immeuble de la DCRG était bien moins remploi qu'en semaine et il appréciait particulièrement le calme qui régnait alors. Les gens parlaient moins fort et ne perdaient pas de temps à parler de la pluie et du beau temps, pressés de terminer ce qu'ils avaient à faire. Cela lui convenait parfaitement.

Après avoir dépouillé son courrier, il s'empressa d'exécuter toutes les tâches qu'ils s'était fixées à l'avance afin de ne pas perdre de temps. Il n'avait pas envie de rester des heures à Levallois et il espérait retourner au plus vite sur le terrain. Non pas que les événements des derniers jours lui eussent redonné le goût de l'action, mais il avait envie d'avancer et il savait que ce genre d'affaire -contrairement à son travail habituel - ne se résolvait pas derrière un bureau.

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La grande question, toutefois, restait de savoir si les analyses de la DIPJ permettaient ou non de déterminer si cette femme était Mona Safran. Il faudrait pour cela attendre une fuite du commissaire Bouvatier.

Ari referma le journal sur ses genoux et songea un instant à ce qu'il venait de lire. Se pouvait-il vraiment qu'une femme fût derrière tout cela ? Une femme était-elle réellement capable de meurtres aussi abjects que ceux de Constantin, Cazo et Le Pech ? Cela faisait longtemps qu'Ari avait perdu ses dernières illusions et , depuis la Croatie, Ari savait que n'importe qui était capable de commettre des crimes atroces. Il avait compris que le monde ne se divisait pas entre les bons d'un côté et les méchants de l'autre, mais qu'il était composé de six milliards d'individus différents, capables de franchir la limite pour peu que le contexte les y contraigne,. Les pires travers de l'être humain le désolaient encore, mais ne l'étonnaient plus.

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Mais il fallait croire qu'elle n'était pas faite pour le bonheur. Cette idée était stupide, elle le savait. La fatalité n'existe que quand on croit en elle, disait ce texte de Simone de Beauvoir que Lola avait affiché dans ses toilettes, au milieu des cartes postales. Pourtant elle avait fini par se persuader qu'elle ne pourrait jamais être heureuse. Quand elle avait quitté Bordeaux pour monter à la capitale, elle s'était dit que sa chance allait enfin tourner. Elle avait cru laisser derrière elle toutes les blessures profondes d'une adolescence catastrophique : divorce violent de ses parents, décès de son petit frère et cette sale, sale histoire dont elle taisait le nom, même en souvenir, car cet homme lui avait fait l'indicible. Elle en gardait une large cicatrice sur le poignet droit mais, en arrivant à Paris, elle avait eu la certitude de pouvoir enfin repartir de zéro et s'ouvrir à une vie simple et sans bagage. Elle était venue chercher ici ce qu'elle croyait être son droit le plus fondamental, le droit au bonheur, et à peine l'avait-elle touché du doigt qu'il lui avait échappé. Alors comment y croire encore ? Elle se voyait déjà vieillir seule, incapable de cicatriser, condamnée à relire ces lettre encore et encore dans la solitude cruelle de son appartement.

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Emmanuel Morand était un agent de la DST qu'Ari avait rencontré en Croatie et avec qui il avait travaillé à plusieurs reprises. L'un et l'autre s'étaient souvent rendu service, bien que leurs maisons respectives fussent pour le moins en concurrence et que la collaboration entre elles ne fût pas toujours évidente. La DST et la DCRG avaient plutôt pour habitude de se tirer dans les pattes, surtout depuis que la rumeur selon laquelle le président de la république souhaitait fusionner les deux services confirmée. Mais Ari et Emmanuel étaient l'un comme l'autre des agents à part, qui n'avaient pas la culture corporatiste et ils avaient l'un pour l'autre une estime qui dépassait largement le cadre du protocole et les querelles de clochers.

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