Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Armenia : Liste d'Or

retour à l'index de la bibliothèque
La Déferlante, Tome 3 : Heart of the storm La Déferlante, Tome 3 : Heart of the storm
Michael Buckley   
Très courte et bourrée d'action, cette fin est satisfaisante et j'ai adoré retrouver Lyric Walker toujours aussi forte ; mais j'avoue que j'aurais aimé quelque chose de plus long, détaillé et approfondi. Pour comparaison, ça m'a paru aussi rushé que la saison 8 de Game of Thrones, tout en gardant quand même la qualité des tomes précédents.

par Armenia
La Déferlante, Tome 2 : La Colère des abysses La Déferlante, Tome 2 : La Colère des abysses
Michael Buckley   
Etiquetée comme terroriste par les humains trop effrayés de l'inconnu qui s'abat sur eux et seulement épaulée par sa meilleure amie Bex et sa peut-être pire ennemie mais meilleure alliée, Arcade, Lyric Walker doit faire face aux conséquences de l'invasion des monstres sur les côtes américaines et à la menace qui pèse sur ses proches, retenus prisonniers par l'Etat.

J'avais extrêmement hâte de me lancer dans la lecture de ce second tome, étant donné que le premier avait été un gros coup de coeur. Je crois aussi que c'est l'une des premières fois qu'un livre me fait ça : j'ai énormément apprécié la première moitié du récit, mais c'est la seconde qui m'a laissée un peu sceptique et mitigée.
Commençons par le commencement : come cela fait un an que j'ai lu La Déferlante, je l'avoue, je ne me souvenais pas de bien grand chose. Heureusement, la remise en mémoire des évènements du premier tome était assez satisfaisante pour que je puisse me remettre dans le fil de l'histoire. Le fait que l'on démarre sur les chapeaux de roue avec nos personnages en pleine fuite rend également le récit intéressant dès le début, avec pas mal d'action, ce qui permet au lecteur de se replonger facilement dans l'aventure aux côtés de Lyric et compagnie.
Justement, les personnages restent fidèles à eux-mêmes dans ce second volet. Lyric est toujours une héroïne agréable à suivre, assez cool et badass tout en restant réaliste (si on omet la partie où elle est à moitié poisson, bien entendu). Si on continue sur le critère de fidélité, je n'aimais pas vraiment Bex dans le premier tome, je continue à ne pas l'apprécier dans le deuxième.
L'écriture aussi reste familière : elle est toujours simple, fluide et addictive et ne peut nous faire que plus apprécier notre lecture.
Mais si l'on passe du côté des bémols, il y en a quand même quelques uns : comme je vous le disais, le seconde partie du récit m'a moins convaincue que la première. Déjà, il y a moins d'action, et puis de nombreux personnages apparaissent et leur introduction freinent un peu l'histoire en bon chemin. Ensuite, j'avoue ne pas trop apprécier la direction que semble y prendre la romance, qui pourtant était relativement simple et à mon goût dans le premier tome : là, j'ai peur que l'on s'aventure sur les chemins tortueux du triangle amoureux, qui parviennent rarement à ne pas me dégoûter. Et puis comme dirait Bex, les triangles amoureux, c'est passé de mode depuis 2005, il serait temps d'arrêter d'essayer de nous le refiler à toutes les sauces.
Enfin, la fin m'a un peu refroidie : histoire de ne pas m'étendre pour ne pas spoiler, je dirais juste qu'elle paraissait un peu bâclée, trop rapide et trop "facile", frôlant presque le ridicule.
En conclusion, ce second tome est assez éloigné de l'excellence du premier, notamment à cause d'une fin pas à la hauteur, mais reste tout de même une très bonne lecture avec des personnages toujours attachants et une très bonne plume. Il ne me laisse pas réellement le sentiment d'un tome de transition, malgré le petit manque d'action dans la seconde moitié.

par Armenia
La Déferlante, Tome 1 La Déferlante, Tome 1
Michael Buckley   
Trente mille créatures inquiétantes surgies de la mer : les Alphas.

Veulent-elles nous envahir ou fuient-elles un danger terrifiant ?

Lyric, une humaine avec un lourd secret, et Fathom, le prince des Alphas, doivent absolument s'entendre pour sauver l'humanité.

Les deux premières phrases de ce résumé ont suffit à me donner une folle envie de me procurer ce bouquin, ce qui a été rapidement fait, et puis après, il a dû attendre son tour dans ma PAL. En fait, j'ai quand même fini par lui faire griller la queue, parce qu'il me donnait extrêmement envie, et je ne suis absolument pas déçue. Mon seul regret actuellement, c'est que je vais devoir attendre longtemps pour connaître la suite, car la date de publication française n'a même pas encore été dévoilée.
Le premier et principal point fort de cette histoire, c'est la plume de l'auteur, qui la rend vraiment addictive. C'est très difficile de poser ce bouquin, avec la tension omniprésente, les personnages très attachants et charismatiques et une situation sens dessus dessous, dont on a hâte de voir le dénouement. Ledit dénouement qui d'ailleurs, ne maque pas d'action, tout comme le reste du livre. J'ai tout de suite accroché aux personnages comme à la mythologie abordée, avec les Sirènes, les Nixes, les Selkies et autres créatures des mers fascinantes. Lyric, en plus d'avoir un prénom trop cool, est une adolescente intelligente et tout à fait réaliste, ainsi que sa meilleure amie Bex, qui peut facilement nous rappeler bon nombre de nos propres amis. Quant à Fathom, dès le début, je n'ai pas pu m'empêcher de le trouver adorable, car il vient tout droit de l'océan, où il a vécu depuis sa naissance, alors bien sûr, il ne comprend pas vraiment ce qui l'entoure.
Ici encore, la romance tient un rôle plus ou moins important, comme vous pouvez vous en douter, mais je n'ai eu aucun mal avec cela : encore une fois, c'était réaliste et bien écrit, et je vais probablement "shipper" Lyric et Fathom jusqu'à la fin de mes jours, pendant que je me lamenterais sur le fait que le tome 2 n'est toujours pas sorti.
Pour finir, ce livre aborde aussi implicitement le racisme, car nombreux sont les ennemis sans raison des Alphas, qui mettent des bâtons dans les roues de nos héros sans écouter autre chose que leur haine et leur peur de l'inconnu, ici incarné par les créatures marines.
Donc, si vous hésitez encore malgré ce résumé mystérieux et alléchant, je n'ai qu'une chose à vous dire : foncez!

par Armenia
Les Amours de Lara Jean, Tome 1 : À tous les garçons que j'ai aimés... Les Amours de Lara Jean, Tome 1 : À tous les garçons que j'ai aimés...
Jenny Han   
Lara Jean est invisible, et ça lui va plutôt bien comme ça. Sa famille est ce qui compte le plus pour elle : ses soeurs Kitty et Margot, son père, son futur beau-frère Josh et sa meilleure amie Chris. Sauf que voilà : Lara Jean écrit des lettres d'amour à tous les garçons qu'elle aime pour se débarrasser de ces amourettes sans lendemain. Et le jour où elles disparaissent mystérieusement de la boîte où elles étaient soigneusement entreposées, les choses se compliquent, surtout alors que l'une d'entre elles est destinée à Josh, le petit ami de longue date de Margot. Pour empêcher ses lettres de semer le chaos dans la famille, Lara Jean va devoir faire un gros sacrifice : faire semblant de sortir avec Peter K, le garçon le plus populaire du lycée, et également l'un des destinataires d'une lettre.


[Livre lu en VO]

To All The Boys I've Loved Before est un livre qui me donnait envie depuis très longtemps, bien que je ne sois pas une grande fan de romance un peu clichée, et la sortie du film Netflix, qui a eu un succès retentissant, m'a convaincue que ça devenait urgent. Je me suis donc enfin lancée, et je regrette un peu de ne pas l'avoir fait plus tôt.

Lara Jean est une héroïne réaliste à laquelle je me suis facilement identifiée sur plusieurs plans. Je me suis donc très vite attachée à elle, et j'ai trouvé ses actions et pensées plutôt normales et rationnelles pour une adolescente comme elle. Elle est plus adorable que niaise.

Même chose pour la romance : To All The Boys I've Loved Before n'est certes pas une histoire d'amour très originale, mais elle est mignonne et bien ficelée, avec deux garçons sympas. Peter peut paraître un peu superficiel et imbus de lui-même au début, mais j'ai vite changé d'avis. J'ai aussi trouvé que même si leur relation tourne autour du mensonge, ce roman transmet de plutôt bonnes valeurs. Et puis tout simplement, parfois, ça fait du bien à tout le monde de lire une romance facile et un peu niaise.

Ecrit très simplement, sans fioriture ou passage excessivement long sur la réflexion existentialiste comme on peut parfois en trouver dans les romances contemporaines, le récit se lit vite et facilement. Les péripéties s'enchaînent bien et j'ai eu l'impression de finir le livre en un clin d’œil, tout en gardant une très bonne et durable impression.

Exactement ce dont j'avais besoin et plus ou moins ce que j'attendais, To All The Boys I've Loved Before a totalement rempli mes attentes, et j'ai tout autant hâte de lire la suite que de regarder le film sur Netflix! Si vous cherchez une adorable romance facile à lire et pas trop prise de tête, voilà votre champion.

par Armenia
Moi, Simon, 16 ans, Homo sapiens Moi, Simon, 16 ans, Homo sapiens
Becky Albertalli   
Simon Spier est gay. Et franchement, il le vit très bien et ne ressent pas vraiment un besoin pressant de l'annoncer à ses proches. D'autant plus qu'il a déjà un confident : Blue, cet internaute mystérieux avec qui il échange des mails régulièrement. Ce qu'il sait de Blue, c'est qu'il s'agit d'un élève de son lycée, et qu'il est vraiment craquant. Mais les choses se compliquent lorsque Martin, un de ses camarades de classe, tombe sur ses mails destinés à Blue par hasard et utilise alors sa liaison épistolaire comme moyen de pression sur Simon.


Vous le savez peut-être déjà, Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens va bientôt être adapté au grand écran sous le titre "Love, Simon". J'en avais déjà entendu pas mal de bien, et cette nouvelle m'a encore plus donné envie de le lire ; sans parler du Challenge Diversité Livresque sur Twitter...

Ce que je retiendrais probablement le mieux de ce livre, ce sont les personnages. J'ai eu, je l'avoue, un petit coup de coeur pour celui de Leah, à qui je me suis identifiée, et même sans la compter, tous les autres personnages sont aussi très attachants à leur manière, avec chacun des caractéristiques qui leur permettent de se distinguer, même s'ils ne sont pas forcément (et malheureusement) très approfondis. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un livre exceptionnellement émouvant, je me suis tellement attachée, et j'étais tellement prise par l'histoire, que Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens, a bien failli me soutirer quelques larmes.

L'histoire en elle-même reste assez réaliste (peut-être un chouilla romancée et idéalisée, mais j'imagine que c'est pour les besoins du roman) ; et le scénario est bien construit, laissant aussi l'occasion au lecteur de mener sa propre petite enquête pour essayer de trouver l'identité du mystérieux Blue. J'avoue être assez fière de l'avoir plus ou moins devinée à l'avance!

Le récit se lit vite, car l'écriture est assez simple et sans fioriture ; parfaite pour ce genre de lecture doudou, à lire pour se reposer et se faire plaisir, au chaud dans son lit ou sur son canapé. Je pense qu'il faut aussi saluer l'auteure pour l'initiative d'écrire un livre sur la communauté LGBT dont elle ne fait (je crois) pas partie, et aussi pour, en tant que psychologue, ne pas être partie dans trop d'analyses, et même d'avoir choisi l'autodérision avec le personnage de la mère. Honnêtement, si je n'avais pas fait quelques recherches après ma lecture, je n'aurais jamais pu deviner seule son métier.

La romance fait assez rêver (traduction : rappelle bien aux célibataires ce qu'on manque) malgré le réalisme, et elle est très belle. Le succès de ce livre montre aussi qu'on a besoin de plus de diversité dans le Young Adult.

En conclusion, Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens est une lecture assez doudou, avec un beau message, une belle romance et des personnages très attachants : en fait, ce livre est un jackpot pour moi ; même si ce n'est pas un coup de coeur (mais pas loin). Maintenant, j'ai très hâte de voir l'adaptation en film (même si je suis assez déçue que le rôle principal ait été donné à Nick Robinson qu'on voit un peu trop dans les adaptations YA) ; mais également de lire les prochains livres de Becky Albertalli, c'est-à-dire Mes hauts, mes bas et mes coups de coeur en série mais surtout Leah on the Offbeat (titre VO), le livre compagnon de Simon qui sera centré sur mon personnage préféré du livre, Leah.

par Armenia
Je t'ai rêvé Je t'ai rêvé
Francesca Zappia   
"Parfois, je pense que les gens tiennent la réalité pour acquise. A moins qu'on soit dans la Matrice, le monde est réel et tout ce qu'on y fait aussi. Pas besoin d'y réfléchir pendant des heures. Les gens tiennent ça pour acquis. Je ne pouvais pas me payer le luxe de prendre la réalité pour acquise. Je ne peux pas dire que je détestais tous ceux qui le faisaient, puisque c'était le cas du monde entier. Je ne détestais personne. C'est juste que je vivais dans mon monde. Mais ça ne m'a jamais empêchée de souhaiter vivre dans celui des autres"


Cela fait des années que j'entends parler de ce livre, et des mois qu'il est dans ma pile à lire. Je n'ai entendu presque que du bien des deux livres de Francesca Zappia, de la part d'autres blogueurs mais aussi de John Green, un auteur que j'apprécie beaucoup pour Qui es-tu Alaska et Nos étoiles contraires. Alors évidemment, je bouillonnais d'envie de le lire, et j'avais des attentes somme toutes assez élevées. Je n'ai pourtant pas été déçue du tout! Ca frôle le coup de coeur, et je vais vous dire pourquoi.

D'abord, le rythme de la romance est très bon : pas trop précipité, mais pas assez lent pour créer des longueurs insurmontables comme ça arrive parfois dans ce genre de livres. Il y a une très bonne alchimie entre Alex et Miles, si bien que la romance paraît très réaliste ; et elle n'est d'ailleurs pas la seule! Si j'ai douté de beaucoup de choses au fil du récit, une fois le livre refermé, j'ai eu du mal à me convaincre que les personnages n'étaient pas réels, surtout Alex, qui est très attachante.

L'histoire n'est pas tant centrée sur la schizophrénie qu'on pourrait le croire avec le résumé, mais il m'a semblé que la maladie était tout de même bien expliquée et bien abordée, ce qui renforce le réalisme et aide le lecteur à rentrer encore plus dans l'univers d'Alex. En revanche, quelques révélations étaient relativement prévisibles, mais par chance cela n'enlève pas grand chose à la qualité du récit.

La plume de l'auteur (et/ou traduction), que l'on m'a beaucoup flattée, était également à la hauteur : très moderne, très adaptée au Young Adult ; les dialogues sont réalistes, ne relèvent pas d'un niveau trop élevé ou trop bas qui rendrait les adolescents ridicules comme certains le font. La lecture en est rendue très fluide et agréable.

Au final, Je t'ai rêvé est un quasi coup de coeur qui raconte l'histoire touchante et réaliste d'une ado atteinte de schizophrénie, qui se bat pour avoir une vie normal et qui, au tournant, va également se retrouver avec une relation amoureuse sur les bras. Je recommande chaudement ce livre et j'ai hâte de me procurer Eliza et ses monstres, de la même auteure!

par Armenia
Les Hauts de Hurle-Vent Les Hauts de Hurle-Vent
Emily Brontë   
Sur les terres des Hauts de Hurle-Vent, balayées par les vents du nord et égayées par le bonheur d'une famille, fut ramené, par un jour de mauvais temps, un jeune bohémien, orphelin abandonné. On le nomma Heathcliff et il détruisit le bonheur de cette famille. Détesté du fils et aimé plus que de raison par la fille, Heathcliff grandit en nourrissant une vengeance contre tous ceux qui, au fil du temps, tentèrent de le séparer de sa bien-aimée. Et quand le temps fut venu, sa fureur et sa sauvagerie furent libérés sur les deux familles à l'origine de son malheur.

Très honnêtement, ce roman était d'abord bien parti pour finir dans le même sac que beaucoup d'autres classiques que j'ai pu lire (contrainte et forcée par les professeurs de français, la plupart du temps). Durant les quarante premières pages, l'action était absente et la plume pas très simple à lire. Alors j'ai abandonné ma lecture, et c'est seulement quelques mois plus tard, juste avant la rentrée scolaire, que je m'y suis remise, presque à contrecoeur, mais convaincue que je me devais de finir ce livre. Et que ne fut pas ma surprise lorsque je me suis retrouvée happée par le récit dès les premières pages! Bien sûr, c'est quelques lignes après mon abandon que l'action se mettait en place, et où on rencontre enfin ces personnages clés qui deviendront rapidement addictifs.
On suit ainsi les Earnshaw et Heathcliff depuis l'arrivée de celui-ci dans les Hauts, jusqu'au dernier souffle de chacun, au travers du récit de leur servante. Il est sans conteste qu'aucun de ces personnages, ni ceux que l'ont rencontrera plus tard, sont tous plus ou moins mauvais, malsains, égoïstes, très loin d'être parfait. Je pense que c'est là tout le charme du roman : il montre la vraie nature de chacun, qui se révèle petit à petit, et montre aussi qu'il pourrait s'agir de n'importe lequel d'entre nous, dans de telles circonstances. On nous explique en détails chaque action qui a pu mener à ce que l'Enfer se déchaîne sur les Hauts.
Quant à la plume compliquée dont j'ai parlé plus tôt, elle se révèle en réalité beaucoup plus simple une fois embarqué dans le roman.
L'auteure plante un décor atypique, isolé du reste du monde, sans réels repères sociaux ou temporels, hormis les dates et les titres qu'on nous donne, mais qui n'ont en fait aucune réelle incidence sur le récit. Une fois que l'action commence, on s'évade facilement à la Grange ou dans les Hauts, des années plus tôt ou au moment où l'histoire est racontée, à la guise de l'auteure.
Vous l'aurez bien compris, il s'est avéré que ce classique, à défaut d'être un véritable coup de coeur, m'a fasciné et surprise dans le bon sens du terme. Avant ma lecture, on m'a parlé d'une romance mythique, et bien que ça le soit, on ne peut pas vraiment dire que cette histoire soit très romantique. Elle ne vous fait pas fondre, elle vous arrache le coeur, le piétine et tente de le remettre à sa place ni vu ni connu.
Donc, malgré le titre de romance, je ne le conseille pas du tout à ceux qui cherche une lecture douce et pleine d'amour à en vomir, mais peut-être plus aux adeptes du naturalisme ou du réalisme par exemple, car Emily Brontë nous dépeint là une réalité à la fois poignante et horrifiante.

par Armenia
The Book of Ivy, Tome 1 : The Book of Ivy The Book of Ivy, Tome 1 : The Book of Ivy
Amy Engel   
Ivy Westfall vit dans une petite société construite sur les cendres des Etats-Unis après la guerre nucléaire qui s'est passée il y a 50 ans. Cette société, construite par le grand-père d'Ivy, est maintenant dirigée par un président avec des airs de dictateur, qui oblige tous les enfants de 16 ans à se marier à des inconnus, et qui sanctionne tous les criminels d'une expulsion de la société, sans distinction par rapport à leurs crimes. C'est contre cela que la famille d'Ivy lutte depuis que les Lattimer ont pris le pouvoir. Une révolution se prépare dans l'ombre, et Ivy en est le centre névralgique : quand elle sera mariée à Bishop, le fils Lattimer, elle devra le tuer, afin de provoquer la panique dans les rangs de la ville. Mais des sentiments peuvent vite se créer lorsque l'on est contraint de vivre avec une personne. La jeune fille sera-t-elle à la hauteur?

Ce roman n'est définitivement pas ce à quoi je m'attendais. Quand je pensais que j'allais me confronter à une dystopie remplie d'action et de rébellion, à l'image d'Hunger Games ou Divergente, je me retrouve en réalité avec une grande partie de l'histoire centrée sur le romance qui s'installe, l'évolution de la relation entre Ivy et Bishop. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, cela ne m'a pas du tout déçue. Cette partie a permis l'auteur d'approfondir ses personnages, et de "forcer" le lecteur à s'y attacher. Et puis au dernier moment, les choses s'enclenchent et tout part en cacahuète. J'ai A-DO-RÉ. Il s'agit là d'un roman de dystopie, certes, mais aussi d'amour, bien sûr, de manipulation, et, je pense, quelque part, un critique de notre société, par rapport aux traitements infligés aux condamnés. Mais l'auteure ne se contente pas de faire sortir à tout-va des "c'est pas bien"; elle nous propose une réelle argumentation, très intelligente, tout comme les personnages, et ça m'a permis de n'apprécier qu'encore plus le roman. J'ai pris mon temps pour lire l'histoire, je ne comptais pas les pages, et à chaque ligne, je tombais un peu plus amoureuse de Bishop. Oui oui, moi, tomber amoureuse. Je n'arrive décidément pas à trouver de défauts à ce livre, et tout ce que je peux dire, c'est que j'ai envie de me ruer dans la librairie la plus proches pour acheter la suite de ce diptyque.


par Armenia
The Book of Ivy, Tome 2 : The Revolution of Ivy The Book of Ivy, Tome 2 : The Revolution of Ivy
Amy Engel   
Ivy a été expulsée. Après avoir été une fille, une femme puis une traîtresse, maintenant, elle doit devenir une survivante, alors qu'elle a vécu toute sa vie dans la sécurité de Westfall. Il n'y a plus rien pour elle; sa famille, Bishop, tout le monde l'a abandonnée. Alors qu'elle apprend à se débrouiller seule, il va falloir qu'elle affronte les dangers qui la guettent de ce côté de la barrière, que ce soit les animaux sauvages, la famine, la déshydratation, ou de vieux ennemis. Sans compter l'atmosphère tendue qui s'établi bientôt à Westfall.

Décidément, je ne vois pas les pages défiler avec Amy Engel. Ce second tome de The Book Ivy m'a tout autant emporté dans le monde de la jeune fille que le premier. J'ai parfois eu l'impression que la tournure des mots devenait trop soutenue pour coller à l'univers, mais rien de bien dérangeant.
J'ai apprécié retrouver Ivy ici, découvrir la nouvelle facette de battante de celle-ci, même si elle semblait un peu changée. de même pour Bishop, qui reste quand même vraiment le petit copain parfait. Mais bon, il m'est arrivé au fil de ma lecture de vouloir en prendre un pour taper sur l'autre, avec tous ces moments frustrants où ils refusent de se parler ou de se dire la vérité (enfin surtout Ivy) sans aucune raison.
Quant aux nouveaux personnages de Ash et Caleb, je les vraiment adorés! Ils ont apporté un peu de diversité de personnages au bouquin, un souffle de fraîcheur, bien qu'il ne soit pas usé. Leurs caractères tout comme la relation qu'ils entretiennent entre eux et celle qu'ils ont avec les autres m'ont énormément plu. Ce sont des gens simples et réalistes qui font de leur mieux pour survivre dans un milieu quelque peu hostile.
Pour en venir à l'histoire en elle-même, j'ai bien aimé la première moitié, mais je n'ai pas trop compris où l'auteure voulait en venir avec cette idée de sauvetage pour quelqu'un qui, on le savait déjà, ne méritait pas d'être sauvé. N'empêche, toute l'histoire est bien rythmée, et la fin était parfaite; je ne pouvais pas me l'imaginer autrement. Pour moi, Ivy et Bishop la méritait.
Malheureusement, certains points restent un peu inexploités, comme l'existence de tant d'autres civilisations aux quatre coins du globe, mais en même temps, c'est bien car on peut s'imaginer ce que l'on veut à leur propos.
J'ai donc énormément aimé ce diptyque et je le conseille fortement pour les adolescents, et jeunes adultes.

par Armenia
Of Fire and Stars, Tome 1 Of Fire and Stars, Tome 1
Audrey Coulthurst   
Promise depuis ses six ans au prince de Mynaria, Dennaleia quitte son royaume avec l'espoir de vivre un conte de fées. Mais lorsqu'elle arrive à la Cour de Lyrra, l'assassinat d'un membre de la famille royale et sa rencontre avec la soeur de celui qu'elle est censée épouser, Amaranthine, vont bousculer ses projets et mettre en danger l'alliance entre les deux royaumes. Sans compter les pouvoirs de Dennaleia, qu'elle a de plus en plus de mal à contrôler, alors qu'elle se trouve en plein territoire ennemi de la magie.


Lorsque j'ai reposé ce bouquin après avoir lu les premiers chapitres, j'avoue que j'étais assez mitigée : j'en avais entendu beaucoup de bien et je m'attendais à mieux. Cependant, au fil des pages, la lecture s'est améliorée et j'en ressors très satisfaite. J'ai même légèrement hésité à lui donner le titre de coup de coeur.

La principale raison pour laquelle je ne peux pas donner ce titre à Of Fire and Stars est sa lenteur à démarrer : je me suis ennuyée pendant une bonne partie du roman, mais s'il est resté tout au long très facile et rapide à lire. Le roman commence comme un assez mauvais conte de fées, avec une protagoniste qui paraît naïve et faible.

Mais cela s'améliore : à la moitié du récit, les choses commencent à s'accélérer et Denna et Mare sont passées du stade de personnages supportables à personnages très attachants. On apprend à mieux les comprendre et même à s'y identifier ; et on découvre également qu'elles ne sont pas si bêtes et sans défense que ça.

Malheureusement, j'ai aussi trouvé que le potentiel de l'histoire n'est pas exploité à son maximum : l'intrigue et les personnages secondaires comme Nils, ainsi que l'univers et l'approche de la magie auraient pu être un peu mieux travaillés pour rendre la première partie plus intéressante. J'espère donc que l'auteure garde ça pour le second tome.

En revanche, le plus gros point fort de ce roman repose clairement sur la romance : même si elle m'a laissée légèrement sceptique au début, j'ai vite compris que ce serait l'une des meilleures romances que j'ai lue jusqu'à maintenant. Dans l'univers imaginé par Audrey Coulthurst, les femmes peuvent être des soldats, des monarques, des capitaines de bateaux sans soucis ; et les relations homosexuelles sont normalisées. Ainsi, le véritable obstacle de la relation entre Mare et Denna est leur capacité de communication et surtout, le mariage de Denna. Leur romance fait rêver, et malgré le cadre fantastique, elle reste très réaliste. J'avoue que ça m'a fait mal au coeur de refermer ce livre et de quitter nos deux protagonistes, surtout Mare que j'adore, mais c'est aussi un signe qu'il s'agit là d'un très bon livre, et j'attendrais la suite avec impatience.

A défaut d'avoir eu un coup de coeur pour le livre en lui-même, trop lent à démarre et avec un potentiel qui aurait pu être un peu mieux exploité à mes yeux ; j'ai eu un gros coup de coeur pour la romance entre les deux protagonistes, personnages réalistes et attachants.

par Armenia