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Bibliothèque de Arweenkay : Ma PAL(pile à lire)

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Madame Bovary Madame Bovary
Gustave Flaubert   
Sans trop en dire, l'auteur dénonce ici le romantisme féminin en y décrivant la vie d'Emma avec le réalisme de sa plume.
Il s'agît de l'histoire d'une femme dont la vie manque de péripéties rythmées par la passion. La vie lui laisse entrevoir un monde luxueux mouvementé dont elle rêve éperdument. Elle se nourrit de chimères, imagine une vie meilleure.
Il s'agît de l'histoire d'un retour brutal à la réalité, d'un désabusement féminin et d'une vie ennuyeuse, et malgré l'apparition de passions amoureuses et de réconfort religieux, les derniers chapitres nous conduisent inévitablement vers une fin tragique.
J'ai apprécié le style d'écriture, cependant les descriptions des lieux sont longues. Le must étant la description des différents personnages... Je n'ai pas d'étude approfondie, mais je suis certain qu'il y aurait beaucoup à analyser dans cet ouvrage. On pourrait parler de Grand Art de Littérature.
Micromégas Micromégas
Voltaire   
Un roman très court de voltaire qui pose la question de la relativité des choses notamment illustrée ici : la taille. Quelque chose peut paraître grand pour l'un et petit pour l'autre, tout n'est que question de point de vue. L'homme qui a tendance à se croire grand et supérieur est montré dans ce livre comme infiniment petit, ne représentant rien à l'échelle de micromegas et cela que ce soit au sens propre ou au sens plus figuré.

par MiniMissV
Le Mariage de Figaro Le Mariage de Figaro
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais   
Je n'aime pas vraiment le théatre mais j'ai pourtant appréciée cette piéce, j'ai moi aussi du le lire pour les cours, mais je l'ai trouvé intéréssant sur bien des points de vue !
L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde
Robert Louis Stevenson   
Un classique de Stevenson, pour (re)découvrir le mythe de la double-personnalité, et une réflexion sur la condition humaine d'un homme qui se doit d'être ce qu'on veut qu'il soit, que la société attend de lui, et l'autre part de lui même, libre, folle, qui vit et se sent vivre.
Zadig ou la Destinée Zadig ou la Destinée
Voltaire   
Un bon recueil de contes philosophiques de Voltaire, certains sont moins bien mais dans l'ensemble j'ai bien aimé et ça pousse à réfléchir sur différents sujets.
Manon Lescaut Manon Lescaut
Antoine-François Prévost   
Comme beaucoup de personnes, je suis souvent réticente à lire les livres proposés par nos chers professeurs de français … Mais contre toute attente, j'ai adoré celui là ! Je me souviens même l'avoir relu deux ou trois fois !

Le chevalier Des Grieux est un simple jeune homme de 17 ans, vertueux et innocent. Sa rencontre avec Manon ne peut être résumée que par cette phrase :

« Elle me parut si charmante que moi, qui n’avais jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un peu d’attention, moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue, je me trouvai enflammé tout d’un coup jusqu’au transport. »

La suite de l'histoire est alors celle d'un amour fou, vue au travers des yeux de Des Grieux. Ce dernier brûle littéralement, et cette passion ne faiblit pas à un seul moment du récit. C'est ce qui me touche à chaque fois que je relis ce roman : l'amour enflammé qui unit Des Grieux à Manon ; cet amour extrême ; fait oublier tous les principes de morale et de vertu au héros. Une seule chose compte : vivre avec Manon, heureux et amoureux, quels que soient les obstacles. Le personnage se donne entièrement, sans concessions, sans limites, oublieux de lui même, et c'est cet absolu qui me fascine. Qui n'a jamais désiré vivre une passion d'une telle intensité ? Ce roman m'a vendu du rêve. Tout simplement.

Cependant, l'amour qu'éprouve le héros ne le rend pas aveugle aux défauts de Manon. Sa bien-aimée est d'une insouciance touchante, adorable, mais qui va causer leur perte, et les emmener coup sur coup au devant d'ennuis. Au fil des épreuves que ces deux personnages traversent, le lecteur les voit évoluer : on constate d'abord les changements qui s'opèrent au sein du chevalier Des Grieux, l'amour le faisant transgresser petit à petit toutes les lois de l'honneur et de la vertu. Parallèlement, Manon mène une trajectoire ascendante en apprenant la fidélité.

D'un côté, les actes des amoureux semblent totalement débridés, et d'un autre côté … le « Ciel » est constamment interpellé, et mis au centre de beaucoup des questions. Plusieurs personnages secondaires (le père de Des Grieux et son ami Tiberge notamment) sont des ambassadeurs incontestés de la vertu, et font à plusieurs reprise des discours enflammés sur les bienfaits de la religions et de la morale.

L'opposition entre l'amour et l'honneur est un pivot central du roman. Il est d'ailleurs parfois étouffant, et certains passages sont un peu lourds à lire. Je pense que c'est ce qui peut principalement rebuter. Un autre point négatif du roman, est la répétition du scénario : les personnages principaux basculent de nombreuses fois de la richesse et du bonheur à la pauvreté et au désespoir. Au bout d'un moment, le livre commence à devenir un peu long à cause de ce manque d'originalité, les péripéties se ressemblent souvent.

Quant à l'écriture, je l'ai trouvée fluide et agréable, malgré son côté soutenu. La chose qui m'a principalement marquée est le fait que l'histoire se déroule très rapidement : les évènements s'enchaînent assez vite, et l'auteur ne nous raconte que les moments qui ont un rapport direct avec l'histoire. A aucun moment le lecteur n'assiste à un dialogue banal entre Des Grieux et Manon. Chaque passage narré a forcément son rôle à jouer pour la suite de l'histoire. Malgré cela, le roman est riche de détails et de précisions, notamment concernant les émotions ressenties par le héros.

Ce livre est excellent, et me marque toujours par son intensité. J'aimerais vous le conseiller, mais j'ai conscience que l'histoire est un peu particulière, et que si elle m'a beaucoup touchée elle ne peut pas avoir cet effet sur tout le monde !

par Grenette
King's Game, Tome 5 King's Game, Tome 5
Nobuaki Kanazawa    Hitori Renda   
Pourquoi? Pourquoi une fin si décevante, alors que ça avait si bien commencé?
Le concept était intéressant et original (même s'il paraît que ce genre d'idée avait déjà été imaginé, mais bon), les morts et les complications imaginatives, et en partant de cette base on aurait pu faire une très bonne série.
Mais pour une raison que j'ignore, à partir du quatrième tome tout se casse un peu la figure: les morts se multiplient trop rapidement, le scénario devient plus fade, on a l'impression que le travail est bâclé. Mais malgré cette légère baisse du niveau, le scénario et le fil directeur restaient tout de même à mes yeux assez bons, avec des éléments inattendus et originaux.
En revanche, c'est la conclusion finale (je sais, c'est un pléonasme mais au moins c'est explicite) qui m'a vraiment beaucoup déçue: c'est bâclé, trop facile, et surtout incroyablement guimauve. Ce final m'a vraiment laissée sur le... derrière (pour rester polie) et je me suis dit: "Quoi? C'est CA, la fin??"
Mais même si ce manga m'a donné l'impression d'un soufflé qui retombe sur la fin, j'en garde une impression positive: un bon concept, des idées originales et une intrigue prenante.
Je lirai la suite, en espérant que le prochain final sera moins décevant.

par Plume01
King's Game, Tome 3: Origin King's Game, Tome 3: Origin
Nobuaki Kanazawa   
Ayant eu un énorme coup de cœur pour les deux premiers tomes de la saga, j'ai pris beaucoup de plaisir à me replonger dans l'univers si glauque et angoissant de King's Game mais je dois tout de même avouer que ce troisième volume m'a quelque peu déçue. J'avais classé les tomes précédents en liste de diamant car ils représentaient selon moi la perfection-même dans le domaine de l'horreur, mais dans Origin, certains détails qui m'ont déplu m'empêchent de l'affecter au même niveau que le reste de la saga.
Dans l'ensemble, c'est tout de même un très bon livre qui nous en apprend beaucoup sur les origines de cette atroce malédiction et qui nous raconte comment le premier Jeu du Roi a été mis en place dans le petit village de Yonaki. Même si l'on sait déjà comment va se terminer l'intrigue, et même s'il n'est pas difficile de deviner l'identité du "pantin du roi", le scénario n'en reste pas moins très mystérieux, captivant et l'ambiance est toujours aussi stressante que dans les autres tomes. Toutefois, alors que je m'attendais à dévorer ce volume aussi rapidement que les précédents - soit en 3 ou 4 jours -, j'ai cette fois-ci mis 6 jours à la terminer et même si ça peut sembler peu, je me suis bien rendue compte que je ne ressentais pas autant d'engouement et d'impatience à terminer Origin que lorsque j'avais lu les autres bouquins. D'habitude, quand je me plonge dans un King's Game, il m'est presque impossible de le lâcher et de m'arrêter dans ma lecture mais cette fois, je n'ai eu aucun mal à faire quelques pauses et je n'ai pas fait défiler les pages sans m'en rendre compte ; en bref, j'ai trouvé ce roman bien moins addictif que les deux derniers que j'avais lu et c'est déjà le premier point négatif d'Origin. En fait, il n'y a qu'à la fin que je l'ai dévoré pour connaître le dénouement, mais j'aurais aimé qu'il en soit de même pour l'intégralité du roman.

Le deuxième élément qui m'a un peu déçu, ce sont les personnages. D'habitude, le héros a plusieurs amis auxquels je m'attache énormément et à chaque fois, j'espère naïvement qu'ils ne mourront pas à la fin ou qu'ils vivront tout du moins le plus longtemps possible. Mais ici, puisqu'il s'agit d'un village et non pas d'une classe, nous avons affaire à des personnages de tout âge ; des vieillards, des adultes, des adolescents et même des enfants. Alors c'est évidemment logique qu'il n'y ait pas que des jeunes à Yonaki, et c'est d'ailleurs l'une des particularités qui rend ce tome plus original que le précédent, mais personnellement je préférais largement lorsque le Jeu du Roi s'abattait sur une classe. Ici, je ne suis pas parvenue à m'attacher à beaucoup de villageois ; les seuls pour qui je ressentais vraiment de l'affection étaient Kazunari (forcément puisqu'il s'agit du héros), Yûji et Ryûji. Et malheureusement, c'est vraiment peu sur un total de 32 personnes. Le truc, c'est que, comme à l'accoutumée, pas mal de personnages meurent trop tôt sans qu'on ait pu les voir suffisamment pour cerner leur caractère et s'attacher à eux. Quant à ceux que l'on a suivi plus longtemps, soit ils n'intervenaient que rarement, soit ils se comportaient de manière étrange et suspecte ou s'avéraient carrément égoïstes et cruels. Dans ce commentaire, je m'attarderais donc seulement sur les trois personnages cités plus haut, ainsi que sur Natsuko et Mitchiko.

Kazunari, tout d'abord, est un protagoniste comme je les aime ; très humble, loyal, attachant, humain, attendrissant et altruiste. Il fait passer tout le village avant lui, désire sauver tout le monde, oeuvre toujours pour le bien même s'il prend parfois de mauvaises décisions sans le vouloir, et reste bon jusqu'au bout malgré les événements funestes qui se succèdent. Il essaie toujours de garder espoir même si cela se révèle souvent inutile, tient énormément à Natsuko et ferait tout pour elle, et malgré son profond respect et la politesse dont il fait toujours preuve, il sait tenir tête à l'inspecteur Dôjima, et quand il s'agit de sauver sa bien-aimée, il est prêt à tout pour y parvenir, quitte à enfreindre des règles ou même à se sacrifier. En fait, il ressemble beaucoup à Nobuaki, le héros des deux tomes précédents, dont j'étais quasiment tombée amoureuse. Mais le problème, c'est qu'il ne s'agit tout de même pas de la même personne, et l'auteur nous le rappelle parfois en lui faisant faire des choix que Nobuaki n'aurait jamais toléré. [spoiler]Je parle notamment du chapitre de la chasse à l'homme, lorsque Shûhei et Mitchiko traquaient Yûji, Ryûji et Fumiko. Dans un moment pareil, Nobuaki ne serait jamais resté les bras ballants en espérant naïvement que ses amis s'en sortent sans lever le petit doigt pour les aider. Nobuaki aimait certes tous ses camarades, mais il savait faire des choix, reconnaître les personnes habitées par la folie et la cruauté, et les différencier des élèves apeurés et ayant besoin d'aide. Dans Extrême, par exemple, alors qu'il essayait de sauver tout le monde, il savait tout de même qui secourir en priorité, et il s'était vite rendu compte de l'horrible personnalité de Natsuko qui ne cherchait qu'à se débarrasser du plus grand nombre de survivants. Et à aucun moment il ne s'est dit "puisque je ne veux pas qu'elle meurt non plus, je vais laisser les gens qu'elle prend pour cible se débrouiller par eux-même face à elle en espérant vainement qu'il n'y ait aucune victime". Nobuaki était bien plus courageux et altruiste que Kazunari, et il n'a pas hésité à s'opposer à Natsuko, à lui dire clairement ce qu'il pensait de sa façon d'agir, et surtout, il a fait tout son possible pour déjouer ses plans diaboliques. Et dans le premier volume, Nobuaki tenait d'abord à Chiemi et Naoya et c'était eux qu'il secourait en priorité.
Mais dans Origin, Kazunari est un peu trop naïf à mon goût.
Mitchiko n'arrêtait pas de le lui répétait et je ne peux pas la contredire sur ce point. Car si quand il s'agit de Natsuko, Kazunari est prêt à tout pour la défendre, quand ce sont ses amis comme Yûji et Ryûji qui se trouvent en danger de mort, il se contente de rester les bras ballants à observer la scène sans rien dire et sans agir. Je ne sais pas ce qu'en ont pensé les autres lecteurs, mais personnellement ça m'a énervé au plus haut point. J'avais terriblement envie de secouer Kazunari, de lui hurler de sauver ses amis, de choisir son camp et d'arrêter de croire qu'en ne faisant rien, tous ses voisins s'en sortiront indemnes. Yûji était censé être son meilleur ami mais il n'a pas essayé de l'aider à s'enfuir, il l'a laissé se faire transpercer d'une balle par Shûhei et a même fini par se dire que s'il avait empêché le chasseur de le tuer, ce dernier serait mort à la fin de la journée à cause de l'ordre du roi, ce qui n'aurait finalement pas été mieux. Mais bon sang, il s'agissait tout de même de son MEILLEUR AMI, et il ne ressent pas plus de regrets que ça ? Enfin, ce n'est pas encore le pire.
Ce qui m'a vraiment mis hors de moi, c'est quand Ryûji se faisait menacer par Mitchiko. Kazunari s'était bien rendu compte qu'elle était assoiffée de sang, que la folie avait pris possession d'elle, et qu'elle n'avait aucun remords à tuer ses voisins pour assurer sa propre survie, mais il n'a pas fait un seul geste pour l'arrêter et pour porter secours à son ami ! Il n'a pas cherché à fuir avec lui, ne l'a pas aidé une seule fois, et a laissé Shûhei lui blesser gravement la jambe d'une balle. En fait durant tout le roman, il s'est contenté de s'inquiéter à propos de Natsuko sans vraiment penser à ses amis, et en ne parvenant jamais à prendre position pour tel ou tel habitant. Quelque part, ça prouve que ce garçon est vraiment d'une gentillesse sans borne mais je préfère quand même largement les gens qui, comme la plupart des êtres humains, cherchent toujours à défendre leurs proches avant tout le reste.[/spoiler]

Yûji est mon deuxième personnage préféré de Yonaki. Au début, il est très enjoué, espiègle et expressif, et j'adore ce genre de garçons dans n'importe quel livre donc il m'a tout de suite beaucoup plu. Lorsque le Jeu du Roi commence à décimer une partie de la population, il n'a bien sûr plus le cœur à rire, mais il est resté attachant tout au long du roman et c'était vraiment le personnage que je ne voulais pas voir mourir. D'ailleurs, je regrette qu'il ne soit pas intervenu si souvent que ça. [spoiler]Quand il a été piégé par Yuri peu avant Kazunari, j'ai vraiment cru qu'il allait mourir dans la grotte et j'ai vraiment été soulagée qu'il survive. Cette fois-là, Kazunari l'a véritablement aidé, et d'ailleurs je ne dis pas que ce dernier n'a jamais levé le petit doigt pour secourir les villageois mais ce que je voulais dire dans le spoiler plus haut, c'est qu'il n'est pas capable de porter secours à ses amis quand ils sont menacés par une autre personne.[/spoiler]

Ryûji, quant à lui, est mon troisième et dernier favori. On ne le voit pas tant que ça mais comme il est l'un des derniers survivants, il fait tout de même pas parti des villageois les plus importants. En fait, ce qui m'a beaucoup plu chez lui, c'est qu'il se montre si courageux et dévoué lors du deuxième ordre. Il s'est immédiatement porté volontaire pour faire tomber le nid de frelons géants alors qu'il savait parfaitement que c'était très risqué et j'ai d'ailleurs vraiment cru sur le moment qu'il avait succombé à toutes les piqûres qu'il avait reçu par ces horribles insectes. [spoiler]Le fait qu'il soit piégé pendant la chasse à l'homme par Mitchiko et Shûhei m'a vraiment fait beaucoup de peine et comme je l'ai dit plus haut, j'en ai beaucoup voulu à Kazunari de ne pas avoir tenté de l'aider, au moins en échange de ce qu'il avait subi lors de l'épisode des frelons. Ce qui est sûr, c'est que je comprends parfaitement pourquoi il a préféré se suicider plutôt que de se laisser abattre par sa camarade de classe ou par le chasseur ; c'est ce que j'aurais sûrement fait aussi si je m'étais retrouvée à sa place, après tout ces monstres ne méritaient pas qu'il s'offre à eux pour leur permettre de vivre plus longtemps.[/spoiler]

Même si je ne me suis pas spécialement attachée à Natsuko, je ne peux pas passer à côté de ce personnage, puisqu'elle est, après Kazunari, la plus importante du récit. En vérité, dans le roman, on la voit peu, mais Kazunari pense si souvent à elle qu'on ne peut pas l'oublier. Personnellement, je n'ai pas réussi à l'apprécier car elle n'est pas intervenue suffisamment de fois pour que je me forge une véritable opinion d'elle et pour que je parvienne à la cerner. [spoiler]De plus, je l'ai très vite soupçonnée d'être responsable de la malédiction, et je ne me suis pas trompée. Apprendre qu'elle était le pantin du roi ne m'a donc pas du tout étonnée puisque c'est ce que je croyais depuis que Miyazawa avait évoqué ce terme. Au début, je croyais qu'elle avait volontairement déclenché le Jeu du Roi dans un accès de colère, en créant elle-même la malédiction dans le remise remplie de potions en tout genre appartenant à ses ancêtres chamans, et c'est la raison pour laquelle je me suis toujours méfiée d'elle.
Quand j'ai appris qu'elle avait cassé la fiole contenant la malédiction, mais sans savoir ce que ce geste entraînerait,
j'ai compris que je m'étais fait de fausses idées à son sujet.
Elle est certes responsable de ce massacre, mais ce n'est pas elle qui l'a souhaité, et ça fait une nette différence. Toutefois, je comprends son désir de mourir après ce qu'elle a découvert ; après tout, avec ou sans mauvaise intention, elle a tout de même entraîné la mort de tous ses voisins, et la pauvre ne sait même pas que son geste a également tué beaucoup d'autres adolescents, quelques années plus tard... Et dire que si elle n'avait pas touché à cette fichue fiole, rien de tout cela ne serait arrivé... C'est vraiment horrible de penser que cette boucherie et celles qui suivront auraient pu être évitées si la jeune fille ne s'était pas disputée avec sa mère avant de s'enfermer dans cette remise qui aurait dû être condamnée depuis bien longtemps... Mais bon, si rien de tout cela ne s'était produit, écrire un livre sur la vie des habitants de Yonaki n'aurait eu aucun intérêt. En tout cas, pour en revenir à Natsuko, le fait qu'elle se suicide en sauvant Kazunari montre qu'elle avait bon fond et qu'elle regrette vraiment ce que son accès de colère a provoqué. Elle s'oblige même à connaître une mort atroce, et j'avoue avoir beaucoup pleuré à ce moment-là, pas forcément parce que j'étais triste pour elle, mais surtout à cause de la souffrance de Kazunari qui pensait pouvoir enfin vivre avec elle. Le pauvre a vraiment tout perdu, d'abord son père et sa grand-mère, puis ses amis, et enfin celle qu'il chérissait par-dessus tout et qui le hantera même encore quand il sera père de famille...[/spoiler]

Mitchiko est sûrement l'un des personnages que j'ai le plus détesté dans ce livre, mais je ne peux pas non plus ignorer un tel personnage. Dès le début, elle ne m'a pas plu, à draguer un peu tous les mecs du groupe, à se croire plus téméraire et forte que tout le monde, et à se moquer ouvertement de Kazunari parce qu'il avait peur de toucher le cadavre afin d'obéir au premier ordre du roi. Le fait qu'elle l'ait carrément poussé dans la tombe pour qu'il se retrouve nez-à-nez avec le défunt m'avait tout de suite donné une mauvaise image de cette fille, et je me suis rapidement rendue compte qu'elle était encore pire que ce que je pensais. Très vite, on s'aperçoit en effet que Mitchiko considère que sa vie est plus importante que toutes celles de ses voisins et de ses amis, et même si quelque part on peut comprendre qu'elle veuille à tout prix survivre, son manque de respect envers les victimes et leurs familles m'a vraiment dégoûté. On aurait dit qu'elle se moquait bien de ce qui arrivait au village, et parfois elle semblait même s'amuser de la situation. Ses nombreuses remarques désobligeantes, irrespectueuses, égoïstes et cruelles étaient toutes plus insupportables les unes que les autres, et je me demande si elle a un jour ressenti de véritables sentiments d'amitié envers Kazunari, Yûji, Ryûji et Natsuko. [spoiler]Mais ce qui m'a encore plus choqué, c'est quand elle a immédiatement accepté l'ordre l'obligeant, elle, Shûhei et Kazunari à tuer deux villageois de leurs propres mains. En fait elle n'a pas du tout eu l'air horrifiée par cette injonction et tout ce qui l'embêtait, c'était d'aller en prison une fois que le Jeu du Roi se terminerait. Elle s'est d'ailleurs empressée de mettre en place cette chasse à l'homme, a abattu son propre père de sang-froid, et a d'abord tenté de tuer Ryûji avant de s'en prendre à Kazunari. Enfin, tout ça pour dire que le comportement de Mitchiko m'a révulsé du début à la fin, tout en me rappelant celui de Natsuko dans le tome 2, que j'avais tout autant détesté. Et même si elle avoue à Kazunari peu avant de mourir qu'elle a toujours été amoureuse de lui, je ne suis pas parvenue à la prendre en pitié une seule fois.[/spoiler]

Maintenant que j'ai fait le tour des personnages importants, j'aimerais aborder les éléments originaux qui renouvellent un peu cette histoire et qui la différencient des volumes précédents. Déjà, le fait que les ordres soient transmis par lettre et non pas par SMS représente un énorme changement. Personnellement, je préfère les SMS qui rendent le Jeu du Roi encore plus angoissant, encore plus proche de nous. En plus, par SMS, tout le monde est averti de tout ; pas seulement des ordres mais également des peines attribuées aux perdants ou aux élèves refusant de se soumettre à la volonté du roi, et c'est ce qui rend les deux premiers King's Game plus addictifs et stressants, à mon avis. Par lettre, c'est certes original, mais ça n'a tout de même pas la même portée. Il faut déjà la trouver, et en plus n'importe qui peut s'amuser à en écrire une fausse. De plus, il faut cette fois-ci qu'un "pantin du roi" se charge de retranscrire ses ordres et de dissimuler la lettre quelque part, alors que par SMS, tout se fait automatiquement, ce qui rend le roi encore plus impersonnel et intouchable - même si, par conséquent, l'histoire des lettres est plus crédible que les SMS s'envoyant tout seul.
Ensuite, il s'agit d'un infime détail, mais les villageois subissent de nouvelles peines de mort qui n'existaient pas dans les deux autres tomes, et qui sont bien évidemment encore plus gores qu'avant.
Les ordres sont eux aussi complètement différents et c'est quelque chose qui m'a beaucoup plu, même s'ils deviennent de plus en plus cruels au fil du temps. Malgré tout, même si l'on sait que chaque ordre va condamner au moins un villageois, on ne peut pas s'empêcher d'avoir hâte de découvrir ce que les habitants de Yonaki vont devoir exécuter à chaque grand chapitre. Ce que j'ai également apprécié, c'est le fait que l'on retrouve l'action inutile au Jeu du Roi rendue interdite pendant un jour. À chaque tome, la fameuse action diffère et il est intéressant d'essayer de deviner ce qu'elle peut bien être.
Enfin, pour terminer sur ce point, contrairement aux tomes précédents dans lesquels seuls les élèves d'une classe étaient confrontés à la malédiction sans pouvoir en parler à qui que ce soit et sans pouvoir bénéficier de l'aide de la police, dans Origin, la police a une place très importante, et notamment l'inspecteur Dôjima. Même si l'on se doute rapidement que l'armée et les scientifiques ne pourront rien faire contre ce virus, j'ai bien aimé les voir se rapprocher doucement de la vérité avant de finalement comprendre que ce roi ne pouvait être un simple humain. Quant à l'inspecteur Dôjima, même s'il est loin de faire partie de mes personnages préférés, j'ai tout de même fini par l'apprécier car on se rend compte qu'il s'est attaché aux villageois et qu'il souhaitait vraiment que le plus grand nombre survive.

Pour ce qui est de l'écriture, je l'ai trouvé assez semblable aux autres tomes même si j'ai eu l'impression qu'elle était légèrement moins fluide. Peut-être que les descriptions un peu plus nombreuses en sont la raison, je ne sais pas trop, mais dans l'ensemble la plume de Kanazawa était tout de même très agréable et facile à lire.

Enfin, pour clore ce long commentaire, j'aimerais terminer sur le dénouement du livre même si j'ai déjà évoqué plusieurs éléments de cette fin à travers certains spoilers. [spoiler]Premièrement, j'ai été contente de savoir d'où vient cette horrible malédiction. Désormais, on sait qu'il ne s'agit pas d'un virus apparu de nulle part, mais bien d'une volonté de décimer 31 personnes en faisant en sorte qu'elles s’entre-tuent, que des chamans - les ancêtres de Natsuko sont parvenus à transformer en une sorte de poudre bien plus dangereuse qu'on ne pourrait le croire. Je trouve que ça rend ce Jeu du Roi plus crédible que l'explication de Miyazawa un peu tirée par les cheveux, et puis c'est toujours plaisant d'en apprendre davantage sur les origines de ce fléau.
En ce qui concerne Kazunari et son choix de subir un châtiment au lieu de poursuivre le Jeu du Roi, je peux parfaitement le comprendre car il s'attendait sûrement à mourir, ce qui lui aurait permis de rejoindre tout son village et surtout Natsuko, mais s'il savait que ça obligerait ses futurs enfants à subir le même supplice, je pense qu'il aurait préféré se donner la mort lui-même... D'ailleurs, c'est ce qu'il aurait dû faire pour que ce macabre jeu ne se reproduise jamais. Mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir essayé, après tout il a tenté de se suicider après avoir enterré Natsuko, mais cette dernière l'en a visiblement empêché, souhaitant qu'il ne gaspille pas la vie qu'elle lui avait offerte à travers son sacrifice. À cet instant, j'ai d'ailleurs beaucoup pleuré ; j'avais versé pas mal de larmes pendant la mort de Natsuko mais voir Kazunari seul et abandonné durant presque 5 mois après le décès de sa cousine m'a également attristé.
Le fait qu'il construise un torii au-dessus de sa tombe et qu'il continue à redoubler d'attention pour elle même après sa mort a créé un trou béant au fond de ma poitrine, tellement je souffrais pour lui.
Nous apprenons ensuite qu'il finit par pouvoir sortir de Yonaki et qu'il parvient à fonder une famille, mais comme si le bonheur ne lui était pas permis, il faut qu'il fasse l'erreur de nommer l'une de ses jumelles Natsuko... Je connaissais déjà l'histoire que l'on apprend dans le tome 2, mais la relire m'a fait beaucoup de peine.
Le destin de Natsuko et Chiemi était déjà scellé par le choix de leur père bien des années auparavant, mais c'est tout de même triste de voir que Natsuko aurait pu avoir une meilleure vie si elle n'avait pas reçu ce prénom lourd en souvenirs douloureux...
D'ailleurs, j'ai été surprise de savoir que Kazunari maltraitait même Natsuko quand elle était encore toute petite ; lui qui était si doux, attentionné, pacifiste et gentil a donc su se montrer violent envers sa fille simplement parce qu'elle portait ce prénom maudit ? Je n'arrive pas vraiment à le croire, mais dans un sens, il n'est pas dur de comprendre que cet homme n'a jamais pu vivre une vie complètement épanouie et sereine après les épreuves qu'il a traversé et toutes les morts auxquelles il a assisté durant son adolescence...
Enfin, le livre s'arrête une fois de plus sur une phrase qui nous laisse sans voix, qui nous transperce le cœur et nous saisit de stupeur et d'effroi durant quelques secondes puisque le Jeu du Roi ne se termine visiblement jamais. C'est en effet au tour de Chiemi d'y participer et même si je me doutais que ça se terminerait sur cette funeste annonce, je n'ai pas pu m'empêcher d'être horrifiée. Si je ne me trompe pas, Kazunari va finir par retourner à Yonaki après la mort de sa fille pour s'y suicider, mais s'il savait que ses deux filles ont subi ce terrible Jeu et que Natsuko l'a même traversé deux fois... J'ai vraiment beaucoup de peine pour lui car ce personnage n'aura finalement pas eu le droit à beaucoup de bonheur, comme si le malheur finissait toujours par le rattraper après lui avoir laissé quelques faux espoirs...
D'ailleurs, en repensant à son suicide, je me souviens que Nobuaki avait trouvé son fameux carnet, mais avec d'autres inscriptions dessus, dont une phrase qui avait été entièrement barrée... Je pensais que l'on découvrirait de quoi il s'agissait dans ce tome et puisque ça n'a pas été le cas, j'espère que l'on en apprendra plus à ce sujet dans le volume suivant ![/spoiler]

En conclusion, malgré quelques déceptions et des personnages moins attachants que dans les tomes précédents, j'ai tout de même passé un très bon moment en lisant ce troisième volume. Rempli de rebondissements, d'action, de suspense, et d'angoisse omniprésente, il reste un excellent roman d'horreur, qui nous hante un moment et qui nous permet d'en apprendre davantage sur les origines du fameux Jeu du Roi.

par Cassy33
Les Filles au chocolat, Tome 5 ¾ : Cœur poivré Les Filles au chocolat, Tome 5 ¾ : Cœur poivré
Cathy Cassidy   

Mon avis :
La première histoire parle de Jamie, le petit ami de Skye. La première fois qu'il l'a vu il est tombé fou amoureux d'elle, mais un an plus tard, de l'eau a coulé sous les ponts et même si au début, la distance n'a nullement affecté le couple, ces derniers temps Jamie se sent de moins en moins amoureux de Skye et de plus en plus proche d'Ellie

J'ai adoré cette petite nouvelle ! Jamie est un personnage très intéressant et attentionné.
Je l'ai trouvé très touchant. C'est un protagoniste fantastique qui sait se montrer modeste et tendre.

Ellie m'a laissé de marbre. Je l'ai trouvée trop sûre d'elle et trop confiante. Elle m'a particulièrement agacée et c'est en grande partie pour ça que cette nouvelle n'est pas un coup de coeur. ..

La famille Tanberry elle, est comme à son habitude acceuillante, chaleureuse et dynamique. C'est toujours très agréable de retomber dans cet univers !

La seconde histoire elle, parle d'un tout autre garçon. Stevie. Vous vous souvenez ? Dans le tome quatre, c'est lui qui avait aidé Coco a sauver les poneys ! Après s'être pris un râteau (appelons un chat un chat) avec Coco. Il décide de retenter sa chance un an plus tard. En effet, notre blonde pétillante malgré son attachement à lui, lui avait tout simplement dit qu'elle n'était pas prête...
Mais lorsque la famille Tanberry invite celle de Stevie au réveillon du Nouvel An, c'est une occasion inespérée pour le jeune homme !

Dans le tome 4, j'avais eu beaucoup de mal avec Stevie, je le trouvai trop sûr de lui et renfermé mais ce tome a effacé tout les choses négatives que je pensais sur lui ! On retrouve un protagoniste incertain, et qui se pose énormément de questions et qui fait preuve de maladresse ce qui est tout simplement adorable. A ce rythme là, je vais vite le préférer à Shay aha !

Coco est égale à elle même, douce rigolote et sympathique. Même si ce n'est pas ma favorite des filles au chocolat, elle me plaît énormément. C'est un personnage très simple qui accorde une grande importance à la nature.

J'ai adoré retrouver le style d'écriture si fluide et agréable de Cathy Cassidy ! L'auteur a ce don de nous rendre heureux avec chacune de ses histoires !

Je doit néanmoins reconnaître que j'ai préféré la seconde nouvelle à la première. L'histoire
de Stevie et Coco m'a particulièrement captivée contrairement à celle de Jamie et Skye que j'ai trouvé bien trop prévisible à mon goût.

Les filles au chocolat est une saga que j'aime énormément car la diversité des personnages nous permet de nous identifier à certains. De plus, c'est une histoire accessible à tous qui ne finit jamais de nous surprendre !

Pour conclure, j'ai encore passé un très bon moment avec un livre de Cathy Cassidy et si elle devait ressortir un nouveau tome des Filles au chocolat, je sauterai dessus sans hésitation !
Geisha Geisha
Arthur Golden   
Le film m'ayant plus j'ai voulu lire le livre dont avait été tiré le film. Les décors, les coutumes, tout un univers de femme à la fois magique et complexe. Magnifique livre ...

par Ella