Livres
482 188
Membres
468 825

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Ellea 2019-10-31T20:33:47+01:00

- Je suis monté dans votre chambre avec Everly. Pour te voir. Tu dormais profondément. C’était trop mignon.

Je ne les avais pas entendus. Mais je n’aimais pas l’idée qu’ils aient pu faire ça. C’était une atteinte à la vie privée.

- Elle n’aurait jamais dû te laisser entrer alors que j’étais au lit, lâchai-je, furieuse.

- Je suis d’accord. Je lui ai dit de ne pas recommencer.

'Recommencer… quoi ?'

- C’est-à-dire ?

Il s’est adossé à sa chaise en croisant les bras.

- Everly n’est qu’une sale égoïste. Je l’ai prévenue que si elle laissait entrer un autre type dans cette chambre pendant que tu dormais, je ferais en sorte qu’elle ne puisse pas recommencer.

Oh ! Je ne sus que répondre à ça.

- Elle sait que je ne menace jamais en l’air. Alors, je te promets que tu es maintenant en sécurité.

- Qu’est-ce que ça peut te faire ?

Je n’ai pu m’empêcher de lui asséner ça.

Il a haussé les épaules.

- Pour tout dire, je n’en sais rien. Mais c’est comme ça.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ellea 2019-10-31T20:35:06+01:00

- On peut sortir ensemble ? proposa-t-il. Sans exclusivité. Juste nous voir plus souvent. Et puis j’ai envie de te toucher. J’en rêve, j’en crève.

[...]

- Oui, répondis-je.

Sans plus réfléchir aux répercussions ni à ce que je ressentirais lorsque je verrais Slate avec d’autres filles. À cet instant-là, je pensais juste à l’effet que ça faisait de me retrouver avec lui et qu’il avait le don de dissiper ma tristesse chaque fois qu’il se trouvait dans les parages.

Il s’est rapproché de moi, a posé ses mains sur ma taille pour m’attirer encore plus près. Sans me laisser le temps de reprendre mon souffle, sa bouche revint sur la mienne alors que je m’accrochais à ses biceps, de peur que mes jambes ne se dérobent.

Ça suffisait. C’était tout ce qu’on pouvait mutuellement se promettre pour le moment. Ou peut-être à jamais. Cela me serrait le cœur et je n’aurais su dire pourquoi. Si je voulais affronter mes sentiments pour Slate, je devais accepter que tout change autour de moi. Si Crawford se réveillait, je reviendrais vers lui. Voilà tout ce que je savais.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ellea 2019-10-31T20:34:46+01:00

- Tu es toujours sortie avec Crawford, rien qu’avec lui. Méfie-toi des mecs que tu vas fréquenter. Il ne faut pas leur faire confiance.

Il paraissait totalement sincère et grave. Comme s’il s’agissait de me sauver la vie.

- Je n’en suis pas à passer une annonce non plus, répliquai-je, un rien agacée.

- Non, sérieux, crois-moi. Si tu veux sortir avec un mec, laisse-moi au moins te donner le feu vert.

Si seulement j’avais pu éclater de rire ! Il me rappelait tant mes grands frères que j’en eus le souffle coupé. Le premier type en dehors de Crawford qui m’inspire des sentiments, et voilà qu’il s’inquiétait pour moi comme pour une petite sœur. Jusqu’à cet instant précis, je n’avais pas voulu admettre que j’éprouvais des sentiments pour Slate.

Je n’y étais pas prête du tout. Il fallait que je m’en aille.

- Je, euh… je comprends. J’ai quatre grands frères. Pas besoin d’un cinquième. Mais j’aimerais rentrer. Reste là, dîne. Je… euh… on se verra plus tard.

Sans plus le regarder, je me glissai hors du box et filai vers la sortie. Il fallait que je m’évade. Comme il n’y avait aucun taxi dans les parages, je me suis mise à marcher. Une fois que je serais assez loin, j’appellerais Mae. Ou je chercherais un taxi sur Internet. Enfin n’importe quoi pour ne pas rester là.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ellea 2019-10-31T20:34:31+01:00

- Pourquoi tu as quitté la soirée ?

Il a étendu les jambes aussi loin que le lui permettait le véhicule.

- Parce que c’est ce que tu voulais.

- Je n’ai jamais dit ça !

- Non, mais, parfois, Vale, tu n’as pas besoin de parler pour me faire comprendre ce que tu veux. Tu avais très bien compris pour la soirée. Je ne t’avais rien dit, alors tu es allée en boîte sans répondre à mes appels. Tu voulais que je vienne avec toi. Et je suis venu.

'Et s’il avait raison ? Si j’avais agi ainsi ?' Pourtant non, je n’en avais pas l’impression.

- Ton frère est dans ma fraternité. Je le respecte. Il n’aurait pas aimé savoir que sa sœur passait la soirée dans un club plein de mecs bourrés.

- J’aurais préféré t’accompagner.

Ça m’était sorti de la bouche malgré moi.

- J’avais un rendez-vous, rétorqua-t-il.

Ah oui ! Ça, je m’en étais rendu compte.

- Où est-elle maintenant ?

- Je l’ai laissée avec un frère.

Là, je m’en suis voulu à mort. En manquant de lui répondre, j’avais carrément gâché sa soirée. Pourtant, il était encore avec moi et m’emmenait manger des pancakes.

- Désolée.

C’était tout ce que je pouvais dire.

- Tu es sûre ? demanda-t-il, amusé.

- Oui…

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ellea 2019-10-31T20:34:13+01:00

Au bout de quelques morceaux, Mae est revenue vers le bar pour reprendre un soda. J’avais soif, mais je craignais que Charlie ne me pose d’autres questions indiscrètes, alors je continuai à danser.

- Je crois que tu as de la compagnie, me glissa-t-il à l’oreille.

Je me suis immobilisée ; du menton, il me désignait le bar où je finis par repérer Slate, armé d’une bouteille de bière, les yeux fixés sur moi.

- Qu’est-ce qu’il fait là ? demandai-je, incapable de me détourner.

- Ça semble évident…

Ce qui semblait évident, c’était l’impression que ça me procurait, ces battements de cœur, ce… frisson. Quand cesserais-je de réagir ainsi à sa vue ? Je ne pouvais pas désirer ce mec. D’autant qu’il ne recherchait pas de vraies relations.

Ni moi non plus, d’ailleurs. J’en avais déjà une.

- Tu veux lui parler ? me demanda Charlie.

'Merde.' J’avais oublié où je me trouvais.

- Euh… oui, à vrai dire.

Je me suis dirigée vers Slate, toujours incapable de détacher mes yeux de lui.

Qu’est-ce qui m’arrivait ? Ce n’était pourtant pas mon genre.

Ou si ? Je ne savais pas trop qui j’étais sans Crawford. Peut-être justement ça. Peut-être que si je n’avais pas eu Crawford dans ma vie, j’aurais été ainsi. Le genre de fille qui se laisse séduire par des playboys incapables de donner davantage qu’un peu de bon temps.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ellea 2019-10-31T20:33:58+01:00

À croire qu’il avait juste envie de me parler. Sans plus. Et, même si on ne communiquait que par texto, on se rapprochait. Plus que ça ne m’était jamais arrivé avec aucun autre mec à part Crawford.

Slate devenait bel et bien mon ami.

Il m’invitait souvent à prendre un café, on se retrouvait après les cours et, pendant la semaine, on a déjeuné ensemble à plusieurs reprises. Il me faisait rire et ne demandait rien d’autre que mon amitié. Au contraire de Charlie qui continuait à faire des allusions. Pas question pour moi. Il y avait Crawford.

Slate me distrayait de ce chagrin. Quand j’étais avec lui, les choses allaient mieux. Je me sentais plus heureuse, comme si je pouvais encore ressentir de la joie. Au fond, je songeais parfois à un avenir sans Crawford. Mais ça me donnait un terrible sentiment de culpabilité.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ellea 2019-10-31T20:33:26+01:00

- Tu sais, Vale, dit-il avec un petit sourire, j’ai l’impression que tu pourrais devenir ma première amie fille. Ça me plaît bien.

J’ai eu beaucoup d’amis garçons, qui étaient aussi ceux de Crawford. Je voyais pourquoi Slate ne nouait pas trop de liens amicaux avec les filles. Elles cherchaient autre chose avec lui.

- Il y a un début à tout. Et puis j’aurai besoin d’un ami en commençant la fac.

- On va bien s’amuser à tâcher de convaincre les gens que tu es juste une amie. Personne ne le croira.

J’ouvris ma voiture en lui souriant.

- Ça fera peut-être du bien à ta réputation.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ellea 2019-10-31T20:33:10+01:00

- Je sais, renifla maman en essuyant ses larmes. Tu vois, j’en pleure de joie. Je suis tellement soulagée ! Vas-y, mange toutes les tartes. Oublie le reste du dîner si tu veux.

Cette fois, j’éclatai de rire.

- Attends, j’en mangerais bien, de ce pâté en croûte !

- Alors sers-toi ! Recommence à vivre, Vale !

Jusque-là, je m’étais plutôt reproché de vivre encore. Depuis l’accident, il me semblait que je commettais une terrible erreur, rien que de vivre. Crawford ne vivait plus vraiment, alors pourquoi moi ? Mais non, j’avais tort de regarder les choses sous cet angle. C’était du pur égoïsme de ma part. Crawford m’aimait. En me punissant, je ne lui ferais pas plaisir. Il détesterait ça.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ellea 2019-10-31T20:32:58+01:00

- Crawford est un mec sympa. Il t’aime. Il t’a toujours aimée. Mais il n’était pas parfait, Vale. Il voulait que tu fasses ce qu’il disait. Ça me rendait furax. Il serait temps que tu prennes tes propres décisions. Que tu vives ta propre vie.

Même si je n’aimais pas entendre ça, je me rendais compte que mon frère avait raison. J’avais toujours laissé Crawford prendre les décisions à ma place. Je voulais lui faire plaisir, je craignais d’être trop égoïste. Et si j’avais tout faux ? Si je m’étais égarée en chemin ?

- C’est comme si je me retrouvais.

Je ne pouvais dire ça qu’à Knox.

- Il serait temps, rétorqua-t-il en me serrant encore le bras.

Difficile de savoir exactement qui je voulais être. Car je ne savais plus trop.

Je restais là, dans cet ascenseur, à côté de mon frère, me laissant envahir par mes souvenirs des années passées. J’avais toujours laissé Crawford me façonner. Non pas qu’il en ait eu l’intention. C’est moi qui l’avais bien voulu.

Mais il était tombé amoureux de moi telle que j’étais, non pas telle que j’étais devenue. Quand il se réveillerait, je serais prête, et je me rendais compte qu’il en serait ravi.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Ellea 2019-10-31T20:32:15+01:00

- Qu’est-ce que tu fais ici ? demandai-je sans réfléchir à la politesse.

J’étais trop fatiguée pour être polie.

Il m’a tendu le gobelet.

- Il me semblait que ça allait de soi. J’apporte un petit café à une amie et vérifie à quelle heure elle arrive tous les jours. Sept heures pile… impressionnant !

Know avait peut-être raison. Je représentais un défi pour lui. L’ennui étant que je n’avais aucune envie de jouer. Crawford passait avant tout.

- Merci pour le café. Tu vas voir ton oncle maintenant ?

- Oh non ! s’esclaffa-t-il. Il me tuerait si je le réveillais si tôt. Il a déjà envoyé promener les infirmières qui voulaient le préparer pour le petit déjeuner à huit heures. Pas très commode, le bonhomme.

Et, grâce à Slate, elles avaient dû se sentir beaucoup mieux.

J’ai posé mon sac et me suis assise en face de lui. Inutile de se coller. Je n’allais pas relever ses défis. Au contraire, il me semblait plus avisé de carrément le lui dire :

- Knox m’a raconté que tu aimais séduire et qu’une fille comme moi pourrait représenter un défi pour toi. Alors, je t’arrête tout de suite : tu perds ton temps. J’aime Crawford et je l’aimerai toujours. C’est comme ça. Mais j’apprécie le café.

[...]

- Sais-tu ce que je faisais à cinq heures du matin, il n’y a encore pas longtemps ? demanda-t-il.

Drôle de question, complètement déplacée, pourtant j’entrai dans le jeu :

- Quoi ?

- Je me levais pour aller nourrir les poules et ramasser leurs œufs, nettoyer les stalles des chevaux – nous en avions trois – puis nourrir les chiens, avant de rentrer prendre le petit déjeuner. Oncle D buvait trop pour pouvoir se charger de ces tâches matinales, alors je devais m’en occuper avant l’école.

Ça semblait à peine croyable ; je me demandai pourquoi il me confessait ça.

Il s’est levé, un sourire sincère aux lèvres.

- Bonne journée, Vale. J’espère que ton copain rouvrira les yeux.

Et il est parti.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode