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- Ash, s’il te plaît, dis au fantôme d’arrêter de parler !

- Ça ne le fera pas disparaître ! répondit Ash en riant.

- Alors débarrasse-toi de lui ! Est-ce que tu es fou ? Tu ne peux pas garder un fantôme avec toi ! Jette-le dans la mer. Ou dans le puits à l’entrée du village, tiens !

- Si tu parviens à le convaincre de faire une telle chose, je te maudis sur dix générations ! jura [...] avant de se raviser. Non, attends. Vu ton état, il est douteux que tu aies des descendants un jour. Pas humains en tout cas !

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Il était moins inquiet pour lui-même que pour ce qu'on penserait de sa famille. Il éprouvait le sentiment confus d'être à la fois un imposteur, un chanceux indigne de ce que lui apportait le vent et un misérable vaniteux de ne pas en vouloir. Il y avait eu des morts dans le Clan pour une veuve, et il y en aurait encore sûrement, pensa-t-il soudain. Qu'est-ce que son père aurait fait dans une situation comme celle-ci ? Son crâne lui faisait mal. Les interrogations s'entrechoquaient violemment et criaient dans son esprit. Qu'est-ce que son père aurait fait ?

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Sans le guide de ses ancêtres, plus rien de bon ne pouvait dès lors advenir. Il n’était pas parvenu à ramener le Guerrier Rouge, même s’il pensait l’avoir trouvé… Il n’avait pas non plus réussi à aider Vanille à retrouver les hommes de son clan et à honorer sa parole. Mais ce qui le rongeait à présent était bien plus grave : c’était comme une maladie insidieuse, une fièvre qui lui retirait toute sa force et le vidait de toute sa volonté. Il commençait à douter de son père qui avait été si longtemps le plus grand des hommes. Les paroles des Vaaï lui revenaient, celles des gens du Clan de la Mer aussi… N’était-ce qu’un barbare comme ils le prétendaient tous ? Qu’était-ce que ce père qu’il vénérait depuis toujours et qui décimait tout un peuple ? A présent qu’il découvrait ce massacre, les choses semblaient bien troubles dans son esprit. Les idées sombres s’amoncelaient tels des nuages sous ses cheveux. Il sentit une profonde lassitude l’envahir.

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Pendant deux jours, la petite troupe ne rencontra aucune difficulté. Ash guérissait très vite, Vanille s’était radoucie, Tarsham se montrait plus affable que jamais et la Méduse rayonnait. Pour cette dernière raison sûrement, le soleil fut bienveillant et l’on progressa très vite à travers la plaine parcourue de rivières larges et peu profondes qu’on pouvait traverser à gué. Seul Boulba se plaignait : ses parasites ne lui laissaient aucun repos.

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Ash marcha longtemps dans le sable, en se retournant de temps à autre pour voir s’il n’était pas suivi. Il regarda les deux îles qui semblaient à présent toutes petites. Il ne les avait jamais vues comme ça. Tout au bout de la baie se trouvait un grand rocher qui plongeait dans la mer. Quand il l’atteignit, son cœur se mit à battre à tout rompre. C’était là le bout du Monde. Il toucha la pierre humide. Elle était friable et se détachait par plaques horizontales. A la faveur de la lune, il découvrit qu’une de ces plaques formait un décrochement de quelques centimètres dans la roche. Il pouvait aller plus loin. Il posa prudemment le bout du pied sur la corniche et se mit à contourner le monolithe. Ce qu’il trouva derrière le subjugua. S’étirant sur des kilomètres jusqu’à l’horizon, il y avait une autre baie ! Celle-ci, comme la première, côtoyait d’immenses montagnes bleues. Ash sentit la craie céder mollement sous ses pieds. Il fit un plongeon de plusieurs mètres.

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Cela dépend de la façon dont on regarde les choses. En général, les gens ne savent regarder qu’avec les yeux de leur tête.

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Le soleil prit son appui sur l’eau et fit un bond dans le ciel. Quelques cocotiers firent cliqueter leurs feuilles. La surface se rida sous les alizées.

— Tu as raison : vu d’ici les kéös sont jolis, finit par admettre Ash. Mais je te jure que quand tu es enterré jusqu’au cou au milieu d’eux en pleine nuit, c’est différent.

— Cela dépend de la façon dont on regarde les choses. En général, les gens ne savent regarder qu’avec les yeux de leur tête.

Le jeune homme se retourna vers le vieil os.

— Avec quoi d’autre regarder ?

— Il y a des yeux cachés un peu partout dans les hommes, répondit Tarsham.

— Je n’ai jamais rien vu de tel !

— C’est justement parce que tu te sers des yeux de ta tête.

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