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Je m'en veux de la trouver si belle dans sa détresse, mais elle me rappelle que je ne suis pas le seul à être brisé, et que si je l'aime, elle et ses blessures, peut-être qu'elle peut m'aimer avec les miennes.

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Chapitre 1

Ash

Je me réveille en sursaut, et malgré mes yeux grands ouverts, l'image de Zach ensanglanté reste imprimée quelques instants sur mes rétines. J'ai le souffle court et mon coeur tambourine à m'en faire mal. Je mets quelques instants à me souvenir où je suis. Dans un appartement, en plein Bronx, loin de Bloomington, loin de...

Les sirènes assourdissantes d'un camion de pompirer m'extirpent de mes idées noires. La ville qui ne dort jamais porte bien son surnom. Depuis mon arrivée ici, mes cauchemars ont repris ; Zach, sa mort, ma faute... Les insomnies me donnent du répit ; être seul avec mes pensées est une chose plus supportable qu'être face à mon subconscient et les démons qu'il garde enfermés.

Voilà quelques semaines que Sybille, Elias et moi avons emménagé ici. Malgré notre dernière tentative de cohabitation qui avait poussé Sybille à me mettre à la porte, elle n'a pas hésité à venir me chercher pour les accompagner à New York. Elle a su se montrer convaincante et plus rien ne me retenait à Bloomington. Rien ni personne...

"On ne tombe pas amoureuse d'un étranger, et c'est tout ce que tu es pour moi, Ash."

Je me redresse sur le canapé où j'ai élu domicile et ramasse mon téléphone sur la table basse de fortune. Trois heure du matin s'affiche sur un fond d'écran noir qui a remplacé la photo de Sky qui s'y trouvait... Pour la première fois depuis longtemps, je tente d'aller mieux, ais plus j'essaie et plus j'ai la sensation de foirer.

A qui je veux faire croire que supprimer une photo allait m'aider à l'oublier. Ce n'est pas comme si son visage n'était pas gravé en permanence dans ma mémoire. Et avec le sien, celui de Zach... Zach et son visage en sang.

Mes doigts flottent au dessus du logo des emails. Voilà longtemps que je ne lui ai pas écrit. Presque 3 mois. Depuis mon départ de Bloomington. Je crois que toutes ces années, lui parler m'aidait à garder le cap, même s'il y a eu quelques ratés. J'ai besoin de lui... même si c'est pour écrire un fichu mail qui restera sans réponse. Mais je n'ai plus le droit. Pourtant, je reste là, un moment, à fixer ce satané logo, à me dire juste une dernière fois.

Non. Je ne peux pas. Après un effort qui me semble insurmontable, je balance le téléphone sur le canapé et me lève. Je passe devant la porte entrouverte de la chambre, Elias dort avec sa mère paisiblement. Ma venue l'a fortement soulagé, un repère dans cette ville immense qui l'effraie, surtout pendant les absences de sa mère qui a commencé son master. Sait-il seulement ce petit que moi je n'en ai aucun, de repères ?

Je me sers un verre d'eau fraîche dans la cuisine et le vide d'un trait. L'été est étouffant ici. Le macadam renvoie une chaleur impossible, d'autant plus quand la clim est en panne... Je m'asperge le visage d'eau pour tenter de noyer mes sombres pensées. Je m'approche de la fenêtre et l'ouvre en grand pour glaner des brides d'air nocturne. Un flot de bruits en tout genre m'assaille et pollue mon esprit, Dieu merci. J'ai beau dormir en boxer, mon corps est couvert d'une pellicule de sueur que j'essuie de la main. Lorsque ma paume passe sur mon dernier tatouage, je ne peux m'empêcher de l'accrocher du regard. "Ashes falling for the Sky".

Sky... L'an dernier encore, qui aurait-pu croire que j'entretiendrais ce genre de relation avec une fille ? Mais pas n'importe quelle fille... Qui aurait-pu dire que je me retrouverai à New York avec la famille de Zach ? Non. La famille qu'il n'a jamais eue.

Mon poing se serre, je sens mes ongles se plantent dans ma paume. Il me faut tout mon self-control pour ne pas cogner le mur et me soulager par la douleur. Je ne veux pas réveiller Elias. Il ne sait pas la chance qu'il a de pouvoir dormir et rêver. Que ne donnerai-je pas pour être moi ausi bercer d'illusions. Chaque jour ici est un enfer qui me renvoie son absence. Leurs absences. Ce que je lui ai pris. Ce que je ne lui ai pas donné. Zach. Sky...

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— Moi aussi, j’ai mes démons, alors jamais je ne me permettrai de te reprocher les tiens. Moi aussi, j’ai des plaies qui ne se refermeront jamais, moi aussi, j’essaie de me maintenir en équilibre dans la vie, toujours sur le point de chuter au moindre coup de vent. Nous sommes juste des êtres humains, Ash…

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– Ash, le séducteur ? demande Vero sèchement.

– Non, le briseur de cœurs. Il ne l’a pas loupée, dehors. Elle était limite à le chauffer, je vous jure, quand Ash lui a finalement demandé si elle voudrait s’en griller une autre plus tard. Elle a dit « oui », tout sourire, alors il lui a donné son paquet de clopes et lui a lâché : « Je te l’offre, j’essaie d’arrêter, ma femme est enceinte. »

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« Toujours viser le ciel. »

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— C’est bien parce que je ne sais pas exprimer mes sentiments que j’ai fait tatouer ceux que j’ai pour toi sur ma peau, Sky.

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La recette du bonheur, petit, personne ne l'a, mais sache que c'est bien plus que d'avoir un cerveau qui pense, un coeur qui bat et qui aime, ou un sexe qui se dresse. C'est quelque chose d'indicible, un objectif dont on ne sait jamais s'il est atteint. Mais j'ai une certitude : c'est qu'il faut se battre pour s'en rapprocher, se battre bec et ongles. Ce n'est pas facile, ça ne l'est jamais.

On tombe beaucoup, mais l'important, c'est d'apprendre à se relever et, surtout, d'en garder l'envie. Parce que nous sommes nos propres barrières. Notre propre ennemi. Cette cage dans laquelle tu te crois parfois enfermé, tu en détiens la clef.

( Miss Parks )

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J'ai dû être fou pour me persuader que je pouvais me cacher du ciel, perdre l'envie de le contempler et d'espérer m'y envoler…

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- Ce n'est pas l'absence de ce petit ingrat qui te perturbe, j'espère, jeune fille ? À bientôt soixante-dix-neuf ans, on apprend à se tourner vers les années qu'il nous reste à vivre, pas vers celles qui ont disparu. Ce n'est pas parce que les souvenirs qui leur sont attachés nous suivent à la trace qu'il faut marcher à reculons pour les regarder en permanence.

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C’est Vero tout craché, aussi fidèle en amitié qu’exubérante dans la vie.

– Le pire, c’est de laisser la chambre à deux nouvelles étudiantes. Il s’est passé des trucs tellement perso entre ces quatre murs que j’ai l’impression de prêter mon string.

– Une métaphore au poil, ajouté-je en rigolant.

On se regarde comme deux amoureuses sur la même longueur d’onde, prises d’un fou rire incontrôlable.

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