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Je vous préviens, je n’ai pas un pénis gigantesque.

Choquant, n’est-ce pas ? Je sais. La plupart du temps, lorsque vous entendez des histoires comme celle que vous êtes sur le point de lire, le narrateur est ce spécimen parfait du mâle, qu’il le sache ou non. S’il ne le sait pas, c’est parce qu’il a très probablement été blessé, et a besoin de tirer un bon coup pour sortir de sa coquille et pour l’aider à réaliser que sa beauté extérieure éclipse sa beauté intérieure. Ou il sait qu’il est séduisant et utilise cela comme une arme, jusqu’à ce que l’objet de son cœur plein de désir brise ce mur narcissique à coup de foutre et de mots fleuris. Puis ils s’en vont gambader dans le soleil couchant et partent vivre au Pays Où Tout Est Parfait, où tout le monde a une queue de vingt-cinq centimètres et des couilles énormes qui peuvent produire des litres de sperme toutes les heures, jour après jour.

Mais soyons tout de même honnêtes, je n’en ai pas non plus une petite. J’avais quatorze quand j’ai commencé à remarquer les autres garçons dans les vestiaires à l’école – et quand je dis ‘commencé à remarquer’, je veux dire quand j’ai commencé à m’autoriser à regarder s’ils pouvaient me faire bander, et c’était le cas –, et j’ai constaté que les pénis étaient comme les flocons de neige : il n’y en a pas un seul de pareil. Certains étaient grands, certains petits. Certains avaient des poils autour et d’autres étaient lisses. Jacob Sides en avait une qui s’incurvait bizarrement vers la gauche, et chaque fois que je le voyais dans les couloirs, je ne pouvais pas m’empêcher de penser : voilà le Capitaine Crochet, et je rougissais méchamment, certain qu’il pouvait savoir que je pensais à ses bijoux de famille.

Donc, en gros, je n’ai pas une queue en forme de canette de Coca, mais je n’ai pas non plus un Skittle. Je suis à peu près au milieu. Dans la moyenne, disons. Standard. Normal. Ordinaire.

Mais ça pourrait me décrire en entier, également.

Je suppose que vous devriez savoir dans quoi vous vous engagez avant de continuer. Si vous partez avant que l’histoire ne soit terminée, je ne vous blâmerais pas. Pas trop. OK, OK, je dirais sûrement que vous êtes une connasse derrière votre dos. Mais bon, c’est derrière votre dos, alors vous ne le saurez même pas. Donc, n’hésitez pas à partir. Connasse.

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Existe-t-il quoi que ce soit de plus embarrassant ou de gênant que de se faire chanter ‘Joyeux Anniversaire ‘? Réfléchissez-y. Vous êtes le centre de l’attention pendant quinze à vingt secondes tandis que les gens chantent faux pour vous (et qu’un petit malin rajoute sûrement ses propres paroles pour rallonger encore plus la chanson : ‘Joyeux anniversaire, cha, cha, cha’). Qu’est-ce que vous êtes supposés faire pendant ce temps-là ? Est-ce que vous restez assis en souriant comme un idiot pendant que les gens chantent à propos du jour où vous êtes sortis du vagin de votre mère ? Est-ce que vous regardez vos mains ? Est-ce que vous chantez avec eux, pour vous rendre compte que c’est un peu con de chanter ‘Joyeux anniversaire cher moi ‘? Et ne me lancez même pas sur la façon dont les gens applaudissent quand c’est terminé et se sourient les uns aux autres, comme s’ils pensaient qu’ils sont vraiment des gens merveilleux pour chanter pour vous comme ça, comme si ces quinze ou vingt secondes absolvaient tous leurs péchés.

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— Qu’estce que tu as dit? demandatil.

Je me raclai la gorge.

— J’ai dit merci, répétaije un peu plus fort. Tu sais. De m’avoir sauvé la vie.

Oh, ça n’avait pas du tout l’air dramatique. Genre pas du tout.

— Euh. Ce que je voulais dire c’était que tu sais vraiment te servir de tes mains.

Oh, génial. Maintenant, tu es en train de dire que c’est une pute.

— Euh. Ce que je voulais dire,c’est que tu as des yeux couleur chocolat.

Taistoi! Taistoi!

— Et estce que tu sais ce que la sodomie et les épinards ont en commun?

Pour l’amour de Dieu, ferme ta gueule!

Je fermai ma gueule.

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— Et ça a été étonnamment facile, dit mon père en riant. Bon sang. Je ne sais pas comment tu ne t’es pas fait kidnapper quand tu étais enfant par un étranger t’offrant des bonbons. Tu es tellement crédule.

— Lawrence le gronda ma mère. Quelle chose horrible à dire. Exacte, mais horrible. Bon, Paul, est-ce que tu en as fini d’être en colère dans contre Sandy ?

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Je suis homo, mais parfois je peux être très homo. Je ne suis pas efféminé. Je suis juste… animé. Mais je peux totalement être viril si je le veux. Genre, très viril. Genre ‘je sors et j’enlève ma chemise pour couper du bois pour l’hiver’ viril.

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— Vous êtes homosexuel ? criai-je en essayant de renfiler ma chemise aussi rapidement que possible. Je demande un docteur hétéro pour qu’il ne me juge pas !

— Est-ce que vous pouvez même vous faire pousser la barbe ? demanda-t-il en me jugeant clairement.

— Il me faut quelques semaines, admis-je. Je pensais que la puberté serait la fin de toutes mes misères, mais elle m’a juste donné des boutons sur les fesses.

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- Est-ce que vous pouvez même vous faire pousser la barbe? demanda-t-il en me jugeant clairement.

- Il me faut quelques semaines, admis-je. Je pensais que la puberté serait la fin de toutes mes misères, mais elle m’a juste donné des boutons sur les fesses.

Il me regarda comme s’il aurait pu vivre sans cette information.

L’histoire de ma vie.

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— Paul et moi nous sommes embrassés dans le placard à fournitures, dit Vince au Doc Hal. Je pense que me rentrer dedans avec sa voiture était plus ou moins sa vengeance. Ou peut-être, des préliminaires. Peut-être qu’il aime des choses un peu perverses. Je ne sais pas.

— Comme avoir besoin de rentrer dans les choses avec sa voiture pour bander ? demanda le Doc Hal en me regardant. Cela donne une signification nouvelle au mot « auto-érotique ».

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J’essayai de ne pas penser à l’homme nu dans ma salle de bains en promenant Roulettes pour qu’il fasse ses besoins.

— Qu’est-ce que je suis en train de faire putain ? lui demandai-je doucement.

Roulettes ne répondit pas et décida de chier à la place. Je me demandais si c’était une réponse suffisante.

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— DIEU ME déteste, gémis-je à l’attention de Sandy alors que nous déjeunions ce jour-là.

Nous nous trouvions dans un restaurant censé être à la mode, un endroit branché et végétarien. Donc, bien sûr, je n’arrêtais pas de me dire combien cela serait hilarant si je me rendais au Burger King à côté, commandais le plus gros cheeseburger au bacon possible, et le mangeai dans un restaurant végétarien, devant tous ces végétariens branchés et à la mode.

Parfois, je crains un peu.

— C’est comme s’il s’était ennuyé tout à coup, et s’était dit : ‘Hmmmm. Je n’ai pas envie de m’en prendre à l’Afrique aujourd’hui, et je n’ai pas envie d’envoyer l’ouragan Ebonica pour détruire la Floride, donc je vais juste faire chier Paul aujourd’hui.

— L’ouragan Ebonica ? demanda Sandy, ses lèvres tressautant légèrement.

— Je me suis dit que l’ouragan pourrait être un peu plus ethnique, marmonnai-je. Ils ont toujours l’air tellement blanc. C’est injuste envers les autres races. On entend toujours parler des ouragans Carl ou Diane, mais jamais de l’ouragan Rodrigo Sanchez ou Ji-Ting Kao.

— Il n’y a bien que toi pour te battre pour les droits civils des ouragans, dit Sandy en me souriant gentiment.

— Il faut bien que quelqu’un le fasse, insistai-je en me demandant comment nous étions arrivés à ce point de la conversation, et me rendant compte que c’était probablement ma faute.

— Concentrons-nous sur l’ouragan Paul pendant un instant, dit-il.

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