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Bibliothèque de Aurelie_Vll : Mes envies

Outre-Temps, Livre I Outre-Temps, Livre I
Elisa M. Poggio   
Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com
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--- Encore un achat de Mon’s Livre 2018 ---

Comme bon nombre des romans Plume Blanche, j’ai acquis ce livre en avant-première à Mon’s Livre, l’an dernier. Et je ne regrette pas ! À mi-chemin entre Le monde de Narnia et Harry Potter, Outre-Temps fut une superbe lecture.

--- Un univers incroyablement dense ---

La plus grande force de ce diptyque est sans conteste son univers. Comment vous le décrire ? Il est à la fois simple et complexe, ce qui est un véritable tour de force. Je l’ai également trouvé très visuel grâce aux descriptions de l’auteure, même si, parfois, elles étaient un peu trop détaillées.

En fait, découvrir l’Outre-Temps, c’est voyager d’un monde à l’autre. C’est rencontrer des créatures tantôt charmantes, tantôt dangereuses. C’est voir le passage des saisons sous un nouveau jour, comme si l’on avait le pouvoir de renverser le temps.

Et ce monde, nous le parcourons petit à petit en compagnie de Prune, une héroïne ordinaire…

--- …au destin extraordinaire ! ---
Certes, son évolution est un chouia rapide ; elle ne connaît rien de l’Outre-temps, pourtant elle prend rapidement ses marques afin d’endosser le rôle que l’on attend d’elle. Toutefois, on adopte la nouvelle Prune en un clin d’oeil, tant elle est attachante. C’est le genre d’héroïne que l’on ne peut s’empêcher d’apprécier pour sa force de caractère, son courage et même son impulsivité.

Ce qui m’impressionne le plus, c’est qu’Elisa M. Poggio n’a pas ressenti le besoin de la rendre toute puissante ou excessivement belle pour lui donner consistance. Il y a une telle justesse dans la création de ce personnage, dans l’approfondissement de sa personnalité !

Bien sûr, les protagonistes secondaires ne sont pas en reste ; ils sont nombreux, mais aucun n’est cliché ou inutile.

--- Que de péripéties ! ---

Entre apprentissages, rencontre de nouveaux personnages et mise au point de plans destinés à sauver l’Outre-Temps, il s’en passe des choses en 523 pages ! Or, les enjeux sont multiples, les motivations de chacun parfois contradictoires, et Prune se demande vraiment comment démêler cet imbroglio sans y laisser la vie ou celle de ses amis…

Ainsi, Elisa M. Poggio joue sur plusieurs tableaux afin d’étoffer son intrigue ; le côté « aventures » est prédominant, mais il s’accompagne aussi de combats, de moments de survie et, pour mon plus grand plaisir, d’un brin de politique !

--- Quelques longueurs, malgré tout ---
Honnêtement, c’est ce qui a fait baissé ma note. Même si j’ai encore du mal à comprendre pourquoi, j’ai légèrement décroché une fois l’élément déclencheur survenu. Avec le recul, je pense néanmoins avoir mis le doigt sur ce qui m’a perturbée ; à ce stade de l’histoire, l’auteure met en pause l’intrigue principale afin de développer un nouvel aspect du récit et ça m’a frustrée, tout simplement.

Autre bémol : la fin, qui traîne en longueur. Alors que j’étais impatiente de franchir le dernier Temps aux côtés de Prune, celle-ci se voit ralentie par quelques obstacles. Et ça m’a paru long, presque ennuyeux ! Cependant, les dernières pages m’ont redonné confiance pour la suite… que je me suis empressée de dévorer.

Et oui, à l’heure où vous lisez ces lignes, j’ai déjà lu et chroniqué le second tome, les éditions Plume Blanche m’ayant proposé une lecture en avant-première. Je vous en reparle dans quelques semaines, c’est promis !
Destins troublés Destins troublés
Geneva Lee   
J’ai connu Geneva LEE avec sa série « Royal Saga ». De manière générale, j’avais passé un bon moment de lecture avec cette saga même si les tomes n’étaient pas tous aussi bons les uns que les autres.
J’étais donc bien curieuse de découvrir cet auteur dans sa nouvelle romance, surtout parce qu’elle s’éloigne complètement de l’univers de « Royal Saga ».

« Destins troublés » est l’histoire de Faith. Elle habite dans une petite ville, elle travaille dans le restaurant de sa meilleure amie et a un fils sourd de quatre ans. Sa vie est d’apparence idyllique, mais c’est loin d’être le cas. Toutes les semaines, elle assiste à une réunion des Narcotiques Anonymes. Elle ne s’exprime pas, elle écoute simplement les autres parler de leurs faiblesses et essaie de pardonner les siennes.
Jusqu’au jour où à l’une de ses réunions, un nouveau membre arrive : Jude. Il est beau, ténébreux et son regard bleu l’hypnotise instantanément. Sauf que Faith sait que si elle s’approche trop près de lui, toute sa vie va en être chamboulée. Et elle sait qu’elle ne peut pas se retrouver à terre, pas avec sa soeur jumelle qui a disparu, sa grand-mère qui a l’Alzheimer et ses propres démons.
A chacune de leur rencontre, un espoir va naître… Jusqu’à ce que leurs secrets n’en soient plus.

Quelle claque !
Pour moi, « Destins troublés » est vraiment la GROSSE surprise de cette rentrée chez Hugo New Romance.
Je ne m’attendais pas du tout à retrouver la plume de Geneva LEE dans ce genre de romance, ni que l’histoire soit traitée avec autant de maturité et d’intensité.

Dès le début nous faisons la connaissance de Faith et de son quotidien réglé comme du papier à musique. Elle ne vit que pour son fils et sa quête de rédemption à travers ses réunions des Narcotiques Anonymes.
Jusqu’au jour où Jude entre dans sa vie.

Leur rencontre est directement explosive. Un lien inexplicable va immédiatement les lier, sans qu’ils ne sachent vraiment pourquoi. Ils vont se tourner autour, mais ils ont tous les deux leurs démons, leurs passés, leurs craintes. Faith n’arrive pas à vivre, en tout cas pas pour elle. Jude va être son élément perturbateur, celui qui va faire ressurgir inconsciemment son envie d’être femme et ses besoins.

Tout va à la fois très vite et très doucement également.
La relation entre Jude et Faith va se développer presque instinctivement. A chaque fois que tout s’accélère, ils reculent par la force des choses. Chacun doit prendre son temps. Chacun a son passé qu’ils veulent encore garder secret. Des non-dits les empêchent de vraiment se mettre ensemble et de penser à un avenir en commun. Faith craint d’être abandonnée une fois qu’elle se sera attachée, elle pense à son fils qui ouvre son coeur presque immédiatement à Jude.

Toute l’histoire de « Destins troublés » est narrée du point de vue de Faith. On plonge au coeur de ses craintes et de son passé brouillé. On s’attache immédiatement à cette femme qui en a bavé et qui pourtant tient encore debout grâce à son petit bout de chou. Elle m’a plus d’une fois fait monter les larmes aux yeux de par ses gestes et ses paroles.
Il y a quelques chapitres qui nous plongent dans son passé et dans sa relation avec sa soeur jumelle, Grace. Ils sont indispensables à la compréhension de l’histoire car c’est en ce lien que réside son grand secret. On touche à l’addiction, à la drogue et à l’alcool, à la déchéance. Certains chapitres sont difficiles à lire, d’autres à comprendre. On ne sait pas où veut nous mener Geneva LEE, mais à force de plonger dans les souvenirs de Faith, on commence à comprendre. La vérité alors explose sous nos yeux impuissants et l’on se retrouve le coeur brisé pour Faith, pour sa soeur, pour leur grand-mère, pour tout ce qu’elles ont perdu à cause de l’addiction.

A bien des égards, j’ai trouvé que cette histoire était proche de l’univers de Colleen HOOVER.
C’est un récit qui commence comme n’importe quelle histoire et qui petit-à-petit se focalise sur la noirceur des personnages et de leurs vies. Sur leurs vices, leurs péchés, leurs erreurs qui font que leurs quotidiens ne sont pas aussi rose que ce qu’on imagine. On se penche sur leur humanité, sur leurs imperfections qui en font un tout parfait.
Il y a aussi un aspect très personnel donné à cette histoire. Il y a du vécu caché derrière ses phrases, une terrible douleur que l’on ressent jusqu’au plus profond de soi.

Il est impossible de lâcher ce livre dès que l’on y plonge dedans.


En conclusion, « Destins troublés » m’a bouleversé. Geneva LEE nous présente ses personnages brisés par leurs passés, des destins que la vie n’a pas épargnés. L’addiction peut impacter des vies de plusieurs façons, tant celles des drogués que des personnes qui les entourent.
Faith et Jude sont des personnages touchés par la noirceur du monde et touchants. Leur rencontre va les bouleverser et les mener sur un chemin qu’ils n’auraient jamais imaginé.
A travers ce récit d’une justesse incroyable, Geneva LEE nous offre un petit bout de son vécu, de ses sentiments et nous touche en plein coeur.
Le livre de la rentrée de la collection New Romance à ne louper sous aucun prétexte.

( http://lectrice-lambda.blogspot.com/2019/09/destins-troubles-geneva-lee.html )
Les Belles Apparences Les Belles Apparences
Vi Keeland   
Livre qui se lit facilement, bien écrit.
Passage de Cain au début sont dans le passé. Mais à un moment dans le livre on comprend tout.
Sinon au départ Rachel m'a bien fait rire genre miss catastrophes.
Franchement elle est cache et sait ce qu'elle veut.
9a change de tout ces persos qui tergiversant 50 ans avant de tout dire.

Cain aura lutter pour ne pas être avec Rachel mais il n'arrive finalement pas à garder ses distances.
Et quand on comprend leur lien j'adore, je m'était dit la même chose puis ensuite que ce n'est pas possible car on n'avait pas le dénouement du passé de Cain.

Bien sûr Cain prend une mauvaise décision mais reviens vite dessus.
J'aime beaucoup l'épilogue.
Black Feelings, Tome 2 Black Feelings, Tome 2
Mo Gadarr   
http://www.lmedml.fr/2020/01/27/black-feelings-saison-2-mo-gadarr/

Mo Gadarr s’impose comme une autrice moderne qui aborde des thématiques percutantes dans ses romances. Et cela fonctionne, l’ensemble est terriblement bien exploité et l’histoire n’en est que plus intéressante.

J’ai débuté le roman avec entrain, ayant eu un gros coup de coeur pour le premier opus, je partais confiante et quelque part je ressors satisfaite d’une partie de ma lecture. J’ai été sensible au sujets abordés, ils sont nombreux et cela ne manque pas de réalisme. C’est un peu la marque de fabrique de l’autrice, elle nous offre du sensationnel en terme de profondeur et ce fut le cas encore ici.

Pourtant, j’ai bloqué avec la première partie de l’histoire, j’ai été déroutée par l’attitude de Nathan, non pas dans les chapitres au passé, mais bien dans les chapitres au présent. Nathan est un homme brisé, ses choix ont forgé l’homme qu’il est devenu et il n’arrive pas à s’affranchir de sa culpabilité. De retour sur les terres de son enfance, il espère trouver une forme de rédemption… Mais c’est mal connaître le destin qui remet Zina, son amour de jeunesse, sur sa route. Zina qui lui rappelle toutes ses fautes et ses choix catastrophiques. Zina qui voudrait des explications sur sa fuite des années plus tôt… Bref, Nathan ne sait pas comment gérer ce trop-plein d’émotions… Et force est de constater que j’ai détesté les choix qu’il a fait dans la première moitié du roman. Je m’interroge toujours sur le fait qu’il faille que le héros se comporte comme un salaud pour expier ses fautes. Non, je vous avoue que je ne comprend plus du tout ce « schéma »… C’est la même chose dans toutes les romances et j’avoue que je sature, je ne supporte plus ce genre d’attitude. Si cela reflète les seuls choix que les hommes sont capables de faire, étant donné que c’est tout ce que l’on trouve en romance en ce moment, alors je crois que je ne suis plus faite pour lire de la new romance. Je pense que d’un point de vue psychologique, le héros aurait pu choisir une autre direction, un autre moyen d’agir pour le bien de tous. Mais attention, c’est un ressenti très personnel. Je n’ai pas aimé les émotions que Nathan a fait naître en moi dans la première moitié du roman. Heureusement… j’ai totalement adhéré aux changements qui se sont opérés par la suite.

En ce qui concerne, Zina… Rien à dire, cette héroïne solaire m’a conquise dès les premières pages. Zina est vraiment très touchante, à l’inverse de Sacha, sa demi-sœur que j’ai détesté au premier regard. Notre héroïne est bienveillante, douce et attentionnée. C’est mon petit crush de ce roman.

En terme de personnages secondaires, je vous avoue que la plupart m’ont mis les nerfs, et c’était plutôt bien joué de la part de l’autrice. En contrepartie, j’en ai adoré d’autres qui méritaient toute ma sympathie.

J’ai aussi de plus en plus de mal avec la narration qui alterne passé et présent un chapitre sur deux. Cela casse le rythme, et parfois les chapitres dans le passé m’ennuie car trop détaillés. Ici, ils sont importants car ils illustrent les thématiques percutantes de l’histoire.

En y réfléchissant, je ne veux retenir de ce roman, que la sensibilisation qu’il véhicule. Mo Gadarr a choisi d’aborder des thèmes coup de poing et c’est réussi. C’est tout ce qui importe. La romance ne m’a pas totalement conquise mais cela arrive.

En bref, un roman choc qui aborde des sujets d’actualité, des thèmes peu présents dans les romances. Mo Gadarr est une autrice à suivre, je peux vous dire qu’elle fait dans le sensationnel. Si je n’ai pas adhéré à tous les aspects de l’histoire, je ne garde en mémoire que le positif pour effacer la petite déception du début.
L'Augure ou la Révolte céleste L'Augure ou la Révolte céleste
Plume de Loutre   
Mon protecteur, déjà loin, me lance un dernier conseil pour ce début de soirée :
« Essaie de ne pas crier quand il t’entubera, tu veux… Je vais me coucher ! »
Damien, outré, ne laisse passer ces inepties salaces que parce que je le lui demande.
« Mais il est…
— Je sais, Damien… Pense plutôt à mon médoc, tu… »
Un doux choc me fait perdre le fil de mes paroles.
« Oh ! oui, excuse-moi. Mais c’est lui et ses manières de chien ! Nilam ? Ça ne va pas ? »
Damien, pour une raison qui m’échappe, est habillé en civil. Son tee-shirt à manches courtes affiche le sourire niais d’un smiley jaune, et tombe sur un jean troué qui se termine sur des baskets Nike. Ses cheveux fins non disciplinés vont à leur guise sur son crâne alors que son maintien relâché clôture sa tenue désinvolte.
« C’est la première fois que je te vois sans ton costume, je lui réponds.
— Uniforme ! C’est un uniforme, me corrige-t-il en un tour sur lui-même.
— Mais oui, tu es très belle ! Mon Doliprane, s’il te plaît. »
Mon ami tressaille de son oubli et m’emmène dans leur infirmerie.
« Tiens… »
Professionnel, il note l’heure à laquelle j’avale la pilule blafarde.
« Il n’a pas l’air de s’améliorer, ton rhume, dis donc !
— À qui le dis-tu ! »

La fièvre s’en est allée il y a quelques jours à peine mais menace toujours ma santé. Ce n’est rien pour Damien qui semble prêt à faire fi de mon humeur exécrable au profit d’un grand projet !
« Bon, et maintenant, suis-moi ! », s’enchante-t-il sans raison apparente.
Il me traîne tout d’abord jusqu’au bureau du directeur. M. Harbel m’accueille par ailleur avec moins de brusquerie que son fils.
« Je suis désolé de t’avoir fait venir dans ton état mais la fête d’Halloween m’inquiète énormément, m’explique-t-il.
— Pourr… our… choi !!?... Fait chier ! »
Ma réserve de patiente est épuisée pour le reste de l’année et ce rhume qui n’en finit plus me met de très mauvaise humeur. Le directeur pardonne mes jurons et poursuit :
« Nous craignons que Néan ne profite de la pagaille causée par les déguisements dans les rues pour tenter de t’atteindre. Je préfère te garder dans le seul endroit où tu ne craindras rien… »
Je finis de me moucher avant de lui répondre :
« Snirff… Merci… »
Un sourire compatissant éclaire le visage du directeur.
« Oh ! Fais pas ta petite nature ! Allez, viens ! »
Malgré les protestations et soupirs de son père, Damien me tire jusqu’à ma chambre, plus exactement à mon dressing. Ce dernier, pour une obscure raison, est camouflé par des vieux draps.
« Sais-tu quel jour nous sommes ?
— Non, pourquoi ? Je dois te demander en mariage ? je lance, ironique.
— Nan, ça, c’est pour la semaine prochaine ! Mais ce soir… »
Tout à coup, les lumières s’éteignent pour laisser exploser la faible lueur d’une lampe de poche. Des ombres burlesques, mais pour le moins effrayantes, dansent sur le visage de Damien. Un sourire sadique laisse entrevoir quelque sordide destinée à laquelle il est sur le point de me confier.
« Ce soir… C’est l’heure où les morts reviennent hanter les vivants », clame-t-il en un murmure théâtral.

Je comprends alors où il veut en venir. Fatigué mais amusé, je le laisse me plonger dans l’ambiance sombre qu’il a si facilement instaurée.
« Ce soir… C’est l’heure où le pire de tes cauchemars devient réalité… »
Derrière lui, les draps sont survolés d’un courant d’air. Mise en scène ou tour de l’esprit ? Je me pose doucement la question alors que Damien continue sa litanie funeste.
« Les démons, tout droit sortis des enfers, viendront t’inviter à leur danse, mais prends garde, mortel, car elle ne se finira qu’à ta mort ! »
Les draps explosent subitement derrière Damien. Je sursaute tandis qu’un monstre sort d’entre les plis du tissu pour courir sur moi.
« Grrrhoooooohuuuuuu… »
Je sursaute de nouveau et, en une fragile tentative de fuite, tombe à terre. Mon cri de peur se perd dans le hurlement bestial de cette créature mi-homme mi-démon. Charmeuse, elle danse autour de mon corps encore sous le choc.
Des bourrelets qui la composent se détache une seule et unique griffe. Elle fend l’air pour se planter à une poignée de centimètres de mon entrejambe. Ahuri, je lève la tête sur cette étrangeté. Sa proximité me permet de deviner qu’elle n’est faite que d’un amoncellement de tissus plus moches les uns que les autres. Un éclat de rire derrière la créature me laisse à la fois désabusé et énervé.
« Oh, Nilam ! Tu devrais voir la tête que tu tires ! », hoquette Damien.
La créature tremble, pouffe et piaffe à son tour.
« Bande d’enfoirés ! »
Je bondis sur le fameux « démon » pour le plaquer au sol. Il se débat mais, empêtré dans son propre corps, il ne peut se défendre aussi bien qu’il l’aurait souhaité. J’arrache ensuite le châle hideux qui recouvre le visage rouge de Timothée.
« Et ça vous fait rire ? »
Damien, n’y tenant plus, se laisse rouler à terre dans un fou rire tel que les larmes l’assaillent.
Il leur faut pour se reprendre une bonne demi-heure. Demi-heure durant laquelle je dois subir leurs moqueries et jacassements quasi incompréhensibles.
« OK, maintenant à toi !
— De quoi ? »
Je n’ai pas le temps de comprendre ce que signifie cette insinuation que je suis traîné de force dans le dressing. Là où se trouvait il n’y a pas si longtemps une garde-robe normale, se profilent les peaux et fourrures des bêtes les plus excentriques.
« À ton avis Tim, qu’est-ce qui lui irait le mieux ? »
Mon geek en chef, toujours emmêlé dans son propre costume, n’a aucunement le loisir de lui venir en aide.
« Non, mais je te jure… »
Damien me lance alors les costumes les plus horribles qui lui passent sous la main.
A.L.F.A., Intégrale A.L.F.A., Intégrale
Milly Taiden   
Une bonne lecture dans l’ensemble Avec de bons personnages et de belles histoires.

par Mogo26
Life is short, Love is rare Life is short, Love is rare
Alana Scott   
L'avis de #Lilie : J’avais eu l’occasion de découvrir la plume d’Alana Scott avec son premier roman édité aux éditions Harlequin qui s’intitulait « Good girls love bad boys » et que j’avais beaucoup aimé. Ainsi, lorsque j’ai appris qu’elle sortait un nouveau livre, je me suis laissée tenter car il s’annonçait prometteur et avait pour cadre le pays basque, une région chère à mon cœur.

Nous faisons ici connaissance avec Robin qui revient chez lui, à Bidart, après 6 ans d’absence. Il retrouve avec joie sa maman et sa soeur Naia, qui lui en veut d’être parti. Dans les allées du camping, il rencontre, par hasard, Pauline, une jeune étudiante venue passer quelques jours avec ses amis. Entre réparties cinglantes et taquineries, ces deux-là ne sont-ils pas fait pour s’entendre ? Pourront-ils se contenter d’une aventure de vacances ?

Robin a quitté Bidart suite à un drame familial. Il revient, rongé par son passé, mais aussi avec l’envie de retrouver ses racines et rattraper le temps perdu. Surfeur professionnel, il a tout pour plaire : gentil, beau, serviable et avec beaucoup de principes. Pourtant, il a beaucoup de mal à faire la paix avec son passé et, du coup, à avancer. Heureusement, il va pouvoir compter sur son meilleur ami, Greg, et sa sœur Naia. Ils seront tous les deux très présents pour soutenir notre héros et aussi, parfois, pour l’aider à forcer le destin. Concernant Pauline, c’est une étudiante parisienne qui, une fois le bac en poche, est venu se ressourcer au Pays Basque avant d’entamer un job d’été dans la boite de son père. Elle est naturelle, pleine de vie et n’aime pas se laisser marcher sur les pieds. Lorsqu’elle rencontre Robin, les premiers échanges sont houleux ! Pourtant, rapidement et naturellement, ils vont passer du temps ensemble et s’apprivoiser. Ils forment un beau couple et leur alchimie fait plaisir à voir. Rien ne leur sera épargné mais cela rend l’histoire d’autant plus intéressante !

Cette romance est une belle réussite. Tout d’abord, la plume de l’autrice est efficace et addictive. En effet, on rentre très vite dans le vif du sujet et les rebondissements sont nombreux. L’intrigue est cohérente et très prenante. On s’attache rapidement à tous les protagonistes et on vibre à leurs côtés tout au long de la lecture. Émotionnellement, j’ai ressenti de l’amour, de la jalousie, de l’envie mais aussi beaucoup de tristesse. En effet, il est impossible de rester de marbre en lisant ce roman qui prend littéralement aux tripes. La narration à double voix permet d’être au plus près des deux protagonistes et de les accompagner tout au long de cette aventure. Enfin, mention spéciale pour le cadre principal de l’histoire. En effet, pour une fois, l’intrigue ne se déroule pas dans une grande métropole mais dans le sud-ouest de la France, dans une petite commune typique, assez peu connue, et j’ai pris plaisir à redécouvrir Bidart et sa région, qui ont été les lieux de mes vacances pendant de très nombreuses années.

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture avec le nouveau roman d’Alana Scott. Les amateurs de romance y trouveront leur compte. En effet, les personnages sont attachants, l’intrigue prenante et les émotions ressenties, au fil des pages, vous feront alternativement sourire et verser quelques larmes. Néanmoins, on termine le roman le cœur léger et avec l’impression d’avoir pris un bol d’air frais.
La Saga Waterfire, Tome 2 : Rogue Wave La Saga Waterfire, Tome 2 : Rogue Wave
Jennifer Donnelly   
Décidément, j'ai beaucoup de mal à accrocher à cette saga. L'intrigue et le monde décrit par J.Donnelly sont tres bien, mais j'ai beaucoup de mal avec la psychologie des personnages. Parfois elles semblent niaises, parfois tres combatives et adultes. C'est ce trop fort contraste qui me dérange.
Je n'adhère pas tellement à la plume de l'auteur qui manque de fluidité.
Pourtant, je le redis, le monde imagine dans cette saga est vraiment riche, intriguant et impressionnant que je trouve vraiment dommage de ne pas adhérer à cette œuvre.

Cet avis étant mon ressenti personnel, je recommande tout de même la lecture de ce livre car ça peut vraiment être une très belle découverte!

par Al3x93
Mon homme à tout faire, Tome 2 Mon homme à tout faire, Tome 2
Yui Watami   
Mizuho continue sa nouvelle vie avec Sôichirô, de plus en plus troublé par leurs proximités elle commence a en vouloir plus, et quand le jeune gigolo tente un rapprochement Mizuho a de plus en plus de mal a résisté à ces caresses, pourtant elle se sens obligé de le confronter. Et la réponse de Sôichirô va encore plus la troubler.
Les moments de câlins s'enchaînent pour notre couple improbable qui met peut, a, peut des mots sur leurs sentiments.

par harumina
Sayonara Miniskirt, Tome 1 Sayonara Miniskirt, Tome 1
Aoi Makino   
http://encore-un-manga.com/2020/03/sayonara-miniskirt-t01-aoi-makino.html

Sayonara miniskirt n'est pas un énième shôjo lambda. Ce manga révolutionne le genre en proposant une réelle réflexion sur le rôle et la place des femmes dans notre société actuelle. Aoi Makino nous offre un premier opus percutant qui traite des thématiques fortes. Harcèlement, sexisme et misogynie sont au cœur de ce récit. Exploités dans une intrigue à suspense, ces thèmes permettent au lecteur d'évoluer dans un univers réel et captivant.

Le ton est donné dès les premières pages, j'ai eu un coup de foudre pour le coup de crayon de la mangaka qui est un régal pour les yeux. Les graphismes sont détaillés, très expressifs. Il y a des différences de tons entre les scènes plutôt calmes et celles qui nous offrent de l'action. J'ai été très réceptives aux émotions de Nina, notre héroïne.

Après une agression, l'ancienne leader du groupe Pure Club, a décidé de retourner à l'anonymat. Nina retrouve le chemin du lycée pour y mener une vie plus simple et loin des projecteurs. Terminé la jolie poupée parée de jupettes à froufrous. Nina arbore une coupe de cheveux à la garçonne et porte des pantalons au lieu des minis-jupe de l'uniforme du lycée. Et elle entend bien passer inaperçue aux yeux des gens. Elle sera la cible du jugement des ses camarades et tâchera de surmonter cela au même titre que ce qu'elle a vécu dans le passé.

Faut-il renier sa féminité par souci de sécurité ?

Cette question est plus que légitime à l'heure actuelle... Dans ce shôjo, la mangaka a mis en lumière de façon intelligente tout ce qui ne va pas dans notre monde actuel. A travers des situations percutantes, elle sensibilise ses lecteurs. Nina va devoir mener un combat quotidien pour retrouver la sérénité et se réapproprier sa féminité.

J'ai tout de suite accroché à l'histoire, il faut dire que l'ensemble est très bien mené, il y a un côté thriller qui apporte beaucoup de suspense et qui je l'avoue fait froid dans le dos. Cette lecture est vraiment originale et d'une importance capitale à notre époque. Elle fait évoluer les mentalités, pointe du doigt certaines inégalités. On a tendance à fermer les yeux sur trop d'abus et ce manga met cela en évidence.

J'ai été scotché par cette lecture, on plonge vraiment dans un univers bien construit à la frontière du réel, j'ai été très émue par l'histoire de Nina, par sa volonté d'avancer dans sa vie. Et puis le côté fictionnel est haletant, on s'interroge et on spécule facilement. Il y a pas mal de dialogues, ce qui rend l'histoire assez riche en interactions. Aucun temps mort, le rythme est soutenu et vous entraîne vers une fin qui donne furieusement envie de lire la suite.

En bref, un shôjo engagé qui met les femmes à l'honneur dans une oeuvre aussi divertissante qu'intelligente. Aoi Makino nous offre une intrigue rondement bien mené, avec une trame historique qui flirte avec la réalité de notre société. Un manga percutant, moderne et addictif. C'est une vraie réussite, ce premier opus ne manquera pas de vous émouvoir et de vous offrir une réflexion pertinente !

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