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Bibliothèque de AuroreAylin : Liste d'Or

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Terre de Castes, Tome 1 : Rébellion Terre de Castes, Tome 1 : Rébellion
Ayleen Night   
Si vous lisez ce roman, vous le faites en connaissance de cause : l'avertissement de l'auteur est clair, et c'est une bonne chose. Je savais déjà qu'il y aurait des scènes difficiles, Ayleen m'avait prévenue et pensait même que je n'aimerais pas ce roman. Mais j'ai confiance en sa plume et j'ai décidé de tenter la lecture malgré tout.

Alors oui, il y a des scènes dures, que j'ai lues en diagonale, mais j'ai décidé d'en faire abstraction pour me concentrer sur le reste, car ces scènes, certes importantes pour l'histoire et la relation qui s'établit entre les 3 principaux personnages, ne représentent heureusement pas l'essentiel. Elles sont nécessaires et l'auteur n'a pas non plus exagéré, suggérant beaucoup mais ne s'étendant pas non plus avec complaisance.

Cette nouvelle série se déroule dans un univers futuriste. Les castes qui régissent la société sont clairement expliquées, et le côté "extraterrestre" ne dérange aucunement. En effet, les Intouchables, ces êtres qui ont énormément de gènes extraterrestres, s'avèrent très "humains" et attachants. Par ailleurs, le côté science fiction est contrebalancé par l'organisation très féodale des différentes strates de la société.

Au milieu de tout ça émergent plusieurs personnages : le trio central de l'histoire, mais aussi quelques personnages secondaires.
Il y a d'abord les amants maudits, Celdric et Falko. ils subissent, chacun, de nombreuses épreuves dont ils ressortent plus forts là où n'importe qui d'autre aurait été brisé, leur amour les soutenant. Ces sept années de séparation n'ont en effet pas entaché leurs sentiments. ils vont pourtant devoir surmonter de nouvelles épreuves, ensemble cette fois, orchestrées, encore et toujours par Reyjean. Je craignais un peu que Celdric soit effacé par rapport au mauvais garçon qu'est Falko, mais il n'en est rien. Il a beau être un Seigneur, il n'a rien d'un fantoche.
Reyjean, c'est Le méchant du roman, mais histoire de ne pas non plus faire trop simple, Ayleen Night arrive encore à nous le faire prendre en pitié par moments. Par moments, seulement, car il y a tout de même beaucoup de scènes où il est parfaitement haïssable.
J'ai apprécié de voir Celdric et Reyjean s'affronter par vieilles lois poussiéreuses interposées. C'est la loi qui a séparé les deux amants, qui les a fait souffrir, mais Celdric a su en faire une arme puissante dans la guerre qui l'oppose à son père d'abord, puis à Reyjean, et enfin à toute sa caste.

Du côté des personnages secondaires, on retrouve ce qui fait la force des écrits d'Ayleen Night : des personnages qui ont une profondeur, qui tiennent leur place et ne font pas de la figuration, et qui apportent en même temps une touche d'humour. Farrel, figure paternelle, mentor, manipulateur génial dont on devine qu'il va continuer à jouer un rôle important dans la suite, ainsi que Shahira la féline (non, l'auteur n'aime pas du tout les chats, vous l'aurez deviné), qui n'a rien d'une faible femme, chose appréciable dans cet univers très masculin.

Et puis bien sûr, il y a les scènes hot, puisque nous sommes tout de même dans le domaine de l'érotisme. Comme toujours, c'est bien écrit, c'est chaud et on ressent l'amour qui lie Falko et Celdric.

La fin laisse pressentir une suite où tous les coups seront permis entre les trois ennemis, avec une grande remise en question des castes.
La Geste des exilés, Tome 1 : Pacte obscur La Geste des exilés, Tome 1 : Pacte obscur
Bettina Nordet   
Cette chronique n'est pas être facile à écrire, car le roman est foisonnant et je ne veux surtout pas en dire trop, au risque de trop en dévoiler et de gâcher la surprise. Sachez juste que si vous vous attendez à une histoire classique avec créatures surnaturelles lambdas, vous allez être surpris. Si les 3 tomes sont tous de cet acabit, alors nul doute que cette série deviendra indéboulonnable de ma bibliothèque.

On entre donc dans le quotidien de Jana, 28 ans, flic à Marseille. Elle vient d'une famille aimante et est proche de son frère Lionel, même si ce dernier est toujours par monts et par vaux pour son travail. Côté vie sentimentale, c'est plutôt vide. Jana est jolie mais bizarrement, elle n'a jamais réussi à véritablement séduire les hommes, en dépit de ses efforts. Sa vie est relativement monotone, la seule chose étrange étant la réaction des pédophiles lorsqu'ils la voient entrer dans la salle d'interrogatoire : effrayés, ils se mettent aussitôt à table. On devine que cela a quelque chose à voir avec la toute première scène du roman...

L'arrivée de son nouveau supérieur marque un tournant pour Jana : beau comme un dieu, Kell de Monio la déteste, sans qu'elle sache pourquoi. Ce qui ne l'empêche pas de lui sauver la vie de façon assez brutale lorsque des hommes étranges se mettent brusquement à traquer Jana à travers la ville.

À partir de là, on se retrouve entraîné dans une course-poursuite qui va mener Jana en Australie, puis plus loin encore !

Le rythme de ce début de roman est effréné, pas le temps de souffler : poursuite dans des lieux déserts, fusillades à moto, commandos surnaturels...on se croirait dans un film ! Jana tombe de Charybde en Scylla (enfin, elle fait référence à Alice au Pays des Merveilles et se demande quand elle va se retrouver avec la robe bleue et le ruban dans les cheveux) et n'a d'autre choix que de faire confiance à Kell, même si cela semble une mauvaise idée. L'auteur parvient à maintenir une véritable tension tout au long des 400 pages du roman, nous réservant constamment des surprises et nous entraînant dans un univers étonnant, à la fois complexe et maîtrisé. Elle parvient, à partir de créatures déjà vues dans de nombreux romans bit-lit, à nous livrer un monde novateur. Il y avait belle lurette que je n'avais pas dévoré ainsi un livre, malgré un petit passage où je me suis sentie aussi perdue que Jana, lorsque Mébahel l'archiviste raconte l'histoire et les légendes de son peuple. Tous ces noms, toutes ces strates de la société à mémoriser...

Il n'y a pas de romance à proprement parler. Certes, il y a de la sensualité, et de nombreux mâles ma foi à se pâmer, on devine que Kell pourrait avoir une place à prendre, cependant les rebondissements malmènent la notion d'amour romantique. La haine l'emporte sur un éventuel sentiment tendre. Je dis bien éventuel parce qu'il n'est pas évident de démêler tout ça, Kell n'étant pas homme à se livrer et n'agissant clairement pas selon son cœur (en a-t-il un?).

Jana est une héroïne à laquelle on s'attache. C'est une jeune femme moderne, avec ses complexes, à la fois forte et fragile, on peut s'identifier à elle au début du roman. Moins à la fin, car l'évolution est impressionnante ! Face à tout ce qui lui tombe dessus, elle fait preuve d'un sens de l'humour noir qui m'a souvent fait sourire : la reine du sarcasme, c'est elle. Pas de langue de bois pour notre héroïne. Elle jure, elle distribue des coups de genoux bien placés, elle tempête, elle pleure, elle plie, se redresse, contre-attaque. La langage ne m'a pas dérangée, car Jana est spontanée et elle s'adapte à ses interlocuteurs. C'est une femme de son temps qui ne mâche pas ses mots.

Pourtant, elle n'est pas une super-héroïne, et si elle n'attend pas passivement qu'on vienne la défendre, elle prend vite conscience de sa faiblesse face à un ennemi qui s'avère surnaturel. Jana est pleine de ressources, même s'il lui arrive à plusieurs reprises d'agir sur des impulsions qui la plongent dans des situations dramatiques et nous feraient lever les yeux au ciel. Mais elle apprend de ses erreurs. Dans la dernière moitié du livre, elle adopte les ruses de ses ennemis, anticipant, plaçant ses pions, quitte à faire des choses qui la répugnent. Moins de confrontations physiques mais davantage de réflexion. Comme elle le dit elle-même, elle fait partie de la race des survivants et de fait, Bettina Nordet n'épargne pas son héroïne.


L'une des raisons qui fait que le lecteur est toujours sur le qui vive, ce sont les personnages, ambigus. Très vite, on s'aperçoit que tous en savent long et cachent des choses à Jana. Certains « amis » paraissent presque trop gentils pour être honnêtes, tandis que l'on se prend à apprécier ceux qui a priori sont des ennemis.

Il y a Kell, principalement. Son hostilité, pour ne pas dire sa méchanceté, fait que l'on se demande bien pourquoi il risque sa vie pour Jana ! Il la protège, mais trouve toujours le moyen de lui en faire baver en même temps. Clairement, le personnage n'est pas sympathique, mais il est séduisant. Ce côté homme insensible dévoué à sa mission m'a rappelé le personnage masculin de la série Belladone, de Michelle Rowen. Peu à peu, Jana parvient à grappiller quelques éléments sur cet homme, même si l'essentiel reste hors de sa portée. Il est intéressant de voir à quel point la facette de sa personnalité qu'il montre à Jana est différente de celle connue de ses « amis ». Pourtant, les pièces se mettant en place, on arrive à concilier ce côté dur et insensible avec les plaisanteries sur CK de Phen (vous comprendre en lisant le livre) . Kell n'est clairement pas humain, pourtant il a des faiblesses. Difficile de déterminer ce qu'il est avant de découvrir la raison qui le pousse à protéger Jana, et là, on peut dire qu'on comprend pourquoi il la hait !


Phen, Lauriah, Véhuiel, Reyiel, Mayron... côté personnages ambigus, on est servi ! Chacun cache quelque chose, reste à déterminer leurs motivations et à savoir qui est du côté de Jana et qui cherche à se servir d'elle. Je ne m'attarderai pas sur eux afin de ne pas spoïler. Sachez juste que Jana est au cœur d'une prophétie qui fait d'elle une personne très convoitée, que beaucoup cherchent à manipuler dans leur intérêt. Derrière les sourires, l'amabilité, les courbettes, Jana va devoir apprendre à distinguer l'hypocrisie, la cruauté et faire le tri entre ses vrais alliés et ceux qui cherchent à la manipuler. Ces rapports de méfiance font qu'aucun personnage ne sort vraiment du lot, même si chacun à tour de rôle prend une place importante dans l'histoire, nous faisant ressentir avec plus d'acuité encore la solitude de l'héroïne, qui se méfie de tout et de tous. Habituellement, je ne suis pas fan des intrigues politiques dans les livres, mais là, c'est tout simplement passionnant.

La fin est incroyable, je suis tombée des nues, pourtant, la question est logique au vu de la mythologie exploitée par l'auteur. Mais quelle surprise ! J'avoue que j'ai craint pour Jana (ou Yanaël, comme on s'obstine à l'appeler) et je me suis demandé comment j'allais pouvoir appréhender un tel retournement de situation si les choses allaient jusqu'au bout. Je dois dire que j'attends de me procurer la suite avec impatience, car je sens que Bettina Nordet n'a pas fini de malmener son héroïne, et qu'il reste encore bien des révélations à faire sur les personnages.

Je me suis bien sûr posé des questions sur le titre de la série : si le sous-titre Pacte obscur est assez vite compréhensible, il m'a fallu malgré tout retourner voir la définition de La geste...pas de poème ici, mais une sacrée épopée effectivement qui prend sa source dans une mythologie à la fois familière et pourtant tellement loin des clichés. Je suppose que là aussi, ce titre continuera à prendre sens au fil des deux prochains tomes, car ce premier tome met les choses en place.

En résumé, jetez vous sur ce roman, moi je vais de ce pas me procurer le tome 2!

La Geste des exilés, Tome 2 : Péché de sang La Geste des exilés, Tome 2 : Péché de sang
Bettina Nordet   
Bettina Nordet arrive à emmener son héroïne et le lecteur toujours plus loin. On se dit que ça ne peut pas être pire, et pourtant elle parvient à chaque fois à créer un rebondissement incroyable et parfaitement crédible dans le contexte. Son univers est minutieusement mis en place, chaque chose prend sens le moment venu et tout passe avec une facilité incroyable. J'apprécie les personnages qui gravitent autour de Jana, on apprend à les découvrir à tour de rôle et on s'attache à chacun d'eux. En bref, j'attends avec impatience la suite, en me demandant ce que l'auteur va bien pouvoir inventer... mais je ne doute pas qu'elle va encore réussir à nous surprendre!
Alsaciens vs zombies Alsaciens vs zombies
Amparo Seith   
Disons-le tout de suite : les zombies, que ce soit à la télé ou dans les livres, c'est pas mon truc ! Pourtant, j'ai adoré ce roman, que j'ai dévoré (oui, le jeu de mot est facile).
Pourquoi avoir acheté un livre qui ne correspond pas, mais alors pas du tout à mes lectures habituelles ?

1- Je connais Amparo Seith, via facebook, et j'aime son humour.
2- J'ai apprécié son autre roman, très différent certes, Une page plus loin.
3- Le titre Alsaciens vs zombies ne peut que retenir l'attention : c'est curieux, ça fait très série B, et puis l'Alsace, quoi : un truc de zombies qui se passe en France, en Alsace, qui plus est, belle région mais que l'on croise rarement dans les livres... (bon, l'auteur est alsacienne, vous l'aurez sans doute deviné)
4- La 4è de couverture m'a juste fait mourir (oui, encore un jeu de mots facile) de rire.

Disons-le clairement, une mère maquerelle n'est pas forcément l'archétype de l'héroïne non plus ! Pourtant, dès le début, Kristina apparaît comme une survivante, une femme qui a su encaisser les coups d'une vie difficile, qui fait avec, attendant le moment de recommencer autre chose. Elle est d'ailleurs sur le point de réaliser son rêve secret : devenir apprentie infirmière, grâce à l'argent économisé. Pragmatique, un brin cynique, mais avec un sens de l'humour chevillé au corps, elle n'est pourtant pas aussi détachée qu'elle veut le faire croire. Lorsque des soldats arrivent, portant un camarade blessé, Kristina prend les choses en main, sans savoir qu'elle vit les derniers instants de normalité d'une vie pourrie...

Les pages se tournent, on est pris dans le rythme effréné de la fuite, de la lutte pour la survie d'un petit groupe auquel on s'attache : il y a Kristina, Emmele, une jeune recrue du bordel de 15 ans, Eric, le tenancier, Michel le soldat... très vite, Kristina s'impose comme une meneuse, démontrant à ces messieurs que les femmes sont tout aussi fortes et capables que les hommes quand il s'agit de dégommer les créatures. Buffy n'est pas loin ! Contrairement à ce qu'elle affirme, elle se soucie des autres et parvient à insuffler dans leur petit groupe de survivants une règle pas si évidente que ça : l'entraide, le soutien. On vient en aide aux plus faibles, on soutient les blessés, on n'abandonne pas les siens, quitte à se mettre soi-même en danger. Cette philosophie va tout à la fois leur sauver la vie et les plonger dans des situations dramatiques. Au fil du roman, des personnages rejoignent le groupe, certains meurent de façon terrible, on en vient donc à craindre à chaque page tournée pour la survie des personnages. Vous connaissez le fameux slogan : « loto, à qui le tour ? » c'est un peu pareil ici, sauf que c'est nettement moins joyeux ! Car oui, les gentils meurent aussi.

À première vue, on pourrait se dire que le périple menant le groupe jusqu'à Strasbourg, dans l'espoir de se mettre sous la protection de la garnison en place dans la capitale alsacienne, suit un schéma monotone : ils trouvent un refuge, les choses arrivent, ils se battent, tuent quelques zombies, prennent la fuite, trouvent un nouveau refuge et rebelotte... oui mais non. L'ingéniosité d'Amparo Seith est de nous faire découvrir les différentes personnalités du groupe, mais aussi les découvertes qu'ils font sur les créatures qui ont envahi toute la région.

Le personnage de Kristina m'a décidément séduite, car si elle est forte mentalement, il lui arrive de flancher, son humanité nous sautant au visage (je pense bien sûr à sa confrontation avec Lisette).. et lui sautant aussi à la figure, parfois, littéralement. Elle doit aussi apprendre à faire confiance, chose pas forcément évidente pour une femme qui a appris à rester toujours sur ses gardes, surtout avec les hommes. Les femmes font d'ailleurs preuve d'une force d'âme peu commune dans cette histoire, qu'il s'agisse de Kristina, d'Emmele ou de Claudine. Les personnages se dessinent à mesure que l'histoire avance, on en vient à changer d'avis sur certains d'entre eux, a priori antipathiques ou qui sont clairement des fardeaux !

Si les scènes gores ne manquent pas, elles sont si bien écrites, si prenantes, qu'on en redemande. Par ailleurs, petit tour de passe-passe bien trouvé, le lecteur se rend compte que les monstres ne sont pas seulement ceux que l'on pense...

La fin est surprenante et laisse entrevoir une suite possible, d'autant que la curieuse que je suis se pose encore des tas de questions : d'où viennent ces zombies ? Comment les survivants vont-ils mettre fin à cette invasion irrésistible ? Jusqu'où s'étend-elle ? Bref, je serai la première à harceler l'auteur pour que cette suite soit écrite.

L'écriture justement, parlons-en. Le récit est au présent, mais pour la deuxième fois en peu de temps, je suis tombée sur un livre où cela ne m'a pas dérangée tant l'action est omniprésente. L'auteur a fait le choix d'un style moderne, qui tranche avec l'époque (début 19è siècle) où se passe l'histoire, mais après tout, on est dans une histoire de zombies. Le langage franc, imagé, est un régal, et met en relief les petites expressions en alsacien, qui paraissent du coup délicieusement exotiques. C'est bien écrit, fluide, avec un humour sous-jacent qui m'a donné le sourire plus d'une fois, tout en ménageant des moments d'émotions.

Bref, vous l'aurez compris, j'ai été emballée par ces Alsaciens ! Et j'en suis la première surprise...
La Saga des Bedwyn, Tome 6 : Le Mystérieux Duc de Bewcastle La Saga des Bedwyn, Tome 6 : Le Mystérieux Duc de Bewcastle
Mary Balogh   
J'avais tellement hâte de découvrir un roman sur Wulfric que je n'ai pas résisté à la tentation de le lire en VO. Et bien je dois dire que je suis ravie. Il jette son dévolue sur une veuve qui bien entendu le repousse. Bien entendu, le Duc ne renoncera pas facilement et Christine n'est pas aux bout de sa peine. Comme l'ensembles des tomes de cette saga, beaucoup de relief et de profondeur, des personnages vraiment attachants et une belle histoire d'amour.

par Domay
Psi-Changeling, Tome 12 : Cœur d'obsidienne Psi-Changeling, Tome 12 : Cœur d'obsidienne
Nalini Singh   
Une merveille, ce tome est juste une pure MERVEILLE!! Ca a été une lecture émotionnellement forte, riche et puissante : Nalini Singh a réellement réalisé un travail fantastique!! Ce tome est consacré à un personnage intriguant, mystérieux et fascinant qui a suscité mon intérêt depuis pas mal de temps au travers des tomes précédents : Le Conseiller Kaleb Krychek d'une puissance phénoménale [spoiler]dual cardinal pour télékinésie et télépathie, pouvoir vaste allant de la provocation de tremblements de terre à l'instauration de cauchemars...il est aussi capable de "contrôler" le gardien du net et son jumeau the darkmind! [/spoiler] a finalement trouvé ce qu’il cherchait (en effet dans les tomes précédents, on apprend qu'il est à la recherche de quelque chose depuis longtemps : une personne)! [spoiler]Cette personne est Sahara Kyriakus, cousine de Faith, nièce d'Anthony Kyriakus! Une F-Psy de la subdésignation B pour backsight : un pouvoir similaire aux J-Psy dans le sens où elle peut voir le passé, elle est aussi d'une grande intelligence, capable de parler plusieurs langues et possède le pouvoir de briser n'importe qu'elle barrières psychiques naturelles ou non sans qu'une personne le sache, peut implanter des nouveaux souvenirs....elle est capable de lire les esprits de plusieurs personnes à la fois, et de les contrôler en ayant eu un seul contact psychique, autant dire que son pouvoir est inestimable et qu'elle est un danger pour ceux qui recherchent le pouvoir ou un atout à utiliser....et Kaleb l'a sauvé de l'endroit où elle était retenue prisonnière pendant 7 ans par Tatianna Rika Smythe qui a essayé de la briser de toutes les manières possibles pour contrôler son pouvoir! Sahara s'est protégée en créant un labyrinthe dans son esprit (bloquant souvenirs et sa personnalité) jusqu'à ce que Kaleb la sauve et ses interactions avec lui dévoilent ses souvenirs petit à petit! [/spoiler] On découvre au fur et à mesure que Kaleb et Sahara sont liés par quelque chose de puissant, indestructible, dark et magnifique à la fois : un passé commun torturé, sombre et horrible [spoiler]Kaleb a été élevé par ce monstre psychopathe qu'est Enrique Santago exécuté dans le tome 1 par les changelings léopards et loups après l'abduction de Brenna Kincaid, mate de Judd! Il s'avère que cette dangereuse et horrible personne est le père biologique de Kaleb! Santago a caché ce fait pour pouvoir infliger des blessures physiques à Kaleb, chose qu'il ne pourrait pas faire s'il était responsable de lui en tant que père! Kaleb a subi tortures sur tortures et Santago lui a enchaîné l'esprit, une sorte de laisse psychique comme s'il était un chien : le pauvre Kaleb n'avait plus contrôle de rien (de son esprit et de son corps) et il était le témoin silencieux des massacres de Santago, incapable d'agir et d'en parlerà qui que ce soit à cause de la restriction de Santago (et cela même à l'âge adulte quand Kaleb a pu se soutirer de son influence, il en était incapable jusqu'à ce que Santago meurt!) ! Il se sentait tellement seul, personne ne remarquait à quel point il était mal en point et à quel point Santago était un monstre....jusqu'à sa rencontre avec Sahara dans le domaine des Kyriakus! La seule personne qui se soucie de lui, qui s'inquiète pour lui et qui a repéré de suite que Enrique était une mauvaise personne!! Sahara a été sa lueur dans les ténèbres et des liens se sont formés au fur et à mesure de leurs rencontres, au fur et à mesure que Kaleb arrivait à fuir momentanément physiquement et psychiquement le monstre Enrique! Cependant, il semble qu'Enrique était au courant depuis longtemps de l'existence de Sahara et a laissé cette relation se faire car elle stabilisait les pouvoirs dangereux de Kaleb mais au bout d'un moment, il a décidé de rappeler à Kaleb qu'il était son objet : il a torturé Sahara à l'âge de 16 ans, lui a infligé de sévères blessures devant les yeux de Kaleb impuissant, qui essayait de toutes ses forces de se libérer de l'emprise de Santago jusqu'à faire des dommages irréversibles! Kaleb a résisté et n'a pas infligé de blessures à Sahara, comme il le croyait jusqu'à présent! Sahara a ensuite été livrée à Tatianna où elle a été torturée....laissant Kaleb dans le noir pendant 7 ans en se demandant si elle était toujours vivante et où![/spoiler] mais aussi une enfance et une adolescence avec des souvenirs merveilleux [spoiler]on a droit à des réminiscences de leur passé commun au fur et à mesure que Sahara s'en souvient ainsi que ces mêmes scènes du point de vue de Kaleb et on comprend à quel point ils comptaient l'un pour l'autre, Kaleb découvrant le sens du mot loyauté et amitié, des choses belles en la compagnie de Sahara, cette dernière tombant amoureuse de lui petit à petit....j'ai particulièrement aimé la scène de leur première rencontre, la scène avec le livre de math,...[/spoiler]!! Leur relation en tant qu'adulte en est d'autant plus magnifique avec Sahara essayant de souvenir de Kaleb mais qui est inexorablement attirée par lui, par cet homme dangereux et mortel, ce dernier étant extrêmement possessif et protecteur, qui ne se soucie que d'elle et de son bien être, qui est sa seule faiblesse [spoiler]relation magnifique et sensuelle, le contact physique s'établissant petit à petit avec autant de scènes magnifiques : leur premier baiser, leur première fois, les cadeaux d'anniversaire de Kaleb à Sahara sous forme de charme pour son bracelet et la maison qu'il a construit à Moscou pour elle, le fait qu'il l'a laissé aller voir son père, Leon Kyriakus, sa cousine et son mate Vaughn (qui est très protecteur envers elle), scène où ils naviguent ensemble sur le plan psychique, la scène de la plage, la scène de la montagne et leurs moments de passion sous les étoiles de Moscou et sous la douche...qui provoquent des destructions ou des tremblements de terre mineures à cause du pouvoir de Kaleb qui se relâche lors de son plaisir ;) J'aime particulièrement le commentaire qu'il en fait ou encore la scène où ils discutent de comment il a appris toutes ces choses sur le sexe, la scène de la séduction de Sahara, la scène de leur passion si intense avec une connexion physique et psychique (Kaleb étant une étoile de minuit dans le coeur de Sahara et cette dernière étant une flamme brûlant des sentiments qu'elle a pour Kaleb) après la découverte de ce qui s'est réellement passé quand Sahara a été capturée et torturée par Santago...la scène finale où Sahara danse et entraîne Kaleb avec elle![/spoiler] En ce qui concerne l'intrigue principal, le monde de psi-changeling rentre dans une phase de pré-chaos avec les actions de Pure Psy [spoiler]qui continuent à attaquer des ancres du Net créant des dead zones mais aussi des points de rassemblement de changelings, humains et Psy tels que des universités,....créant un maximum de dommages et incitant une guerre des autres races contre les Psy... et même la mort de leur supposé leader Vasquez, le bras droit de Henry ne les stoppera pas....Pure Psy s'étant divisé en plusieurs groupes avec plusieurs leaders![/spoiler] Kaleb jouant un rôle important dans les nombreux sauvetages à travers le monde et lancant un message sur le PsyNet pour chasser Pure Psy! On apprend aussi qu'il jouait aussi un rôle d'autant plus important dans la rébellion Psy [spoiler]il est en fait le Fantôme qui considère Judd et Xavier comme ses amis, envers qui il est loyal![/spoiler] L'ère de Silence semble être révolue : Aden, Vasic et Kaleb ont en discuté et les Arrows devront s'adapter...de même que la population Psy. Le conseil n'est plus : Ming se terre attendant son heure [spoiler]il a cherché à tuer Kaleb en l'empoisonnant et cherche aussi à tuer Sienna[/spoiler], Tatianna n'est plus en état de nuire [spoiler]capturée par Kaleb (vengeance pour ce qu'elle a fait à Sahara), mise dans la salle de torture de Santago, déconnectée du Psy Net...il ne restera bientôt plus rien d'elle![/spoiler] Anthony et Nikita ont soutenu à leur manière les missions de sauvetage à travers le monde mais ne seront probablement pas une menace pour la prise de pouvoir par Kaleb! "A love story so dark, it may shatter the world itself" : cette phrase résume bien ce bouquin...une histoire d'amour sombre et magnifique à la fois, de l'action avec un Kaleb surpuissant capable de faire ce qu'il veut du monde, le détruire ou le sauver tout cela dépendant de la seule personne qui compte à ses yeux, Sahara! Nalini Singh a encore une fois frappé fort avec ce tome et on voit qu'elle maîtrise à fond son propre univers : son récit est cohérent du début à la fin, au fil des tomes, des éléments que l'on croyait sans importance, prennent tous leurs sens plus tard (comme les mentions dans les tomes précédents que Kaleb recherchait quelque chose...) Ses nombreux personnages sont bien développés et elle a réussi à créer un réseau entre eux (qu'ils soient changeling, humains ou Psy) qui les lient tous : famille, amitié, mating bond, meute,...et on voit ce réseau s'agrandir au fil des tomes, se renforcer : c'est juste fascinant! Hâte d'en découvrir plus, d'en apprendre plus! Attendre le prochain tome va être une torture! Ce tome sera consacré à Vasic et on peut s'attendre à ce qu'il soit sombre, ne serait que parce que l'on aperçoit du personnage dans ce tome [spoiler]Cependant, il semble que Aden voit de l'espoir en Vasic...Comme Kaleb a pu se lier émotionnellement à quelqu'un, il pense que Vasic peut en être tout à fait capable étant donné que les deux personnages semblent être similaires....[/spoiler] et par le contexte de guerre instauré par Pure Psy! Lire les free short stories sur le site de l'auteur et le receuil de petites nouvelles Wild invitation va permettre de patienter, quoique difficilement, jusqu'à juin 2014 pour la sortie en VO du tome 13 : Shield of Winter!




par Elfe
Just for You, Tome 1 : Séisme Just for You, Tome 1 : Séisme
Lily B. North   
Ce premier tome porte bien son titre : deux héros prêts à tout l'un pour l'autre, et un véritable bouleversement dans leurs vies respectives a lieu dans ce premier opus.

J'ai aimé de suite l'ambiance qui règne dans le roman : dès les premières pages, le ton est donné. Humour masculin, avec les plaisanteries qui vont avec, complicité et professionnalisme. Angelo et Roshan travaillent pour une unité spéciale d'Interpol, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont efficaces. Leur tandem fonctionne à merveille, leurs qualités se complètent et leurs caractères diamétralement opposés, au lieu de de s'affronter, se tempèrent l'un l'autre. Car Rosh et Angel, c'est le jour et la nuit.

Nous avons d'un côté Angelo, athlète de haut niveau, au caractère fougueux, pas toujours facile à canaliser. Cet homme à femmes enchaîne les conquêtes, sa libido étant pour le moins très très exigente ! De l'autre côté, il y a Roshan, mon chouchou (quel dommage qu'il soit perdu pour la gent féminine) plus discret, plus secret, tout aussi pro que son équipier cependant, mais sans doute plus solitaire. Lui revendique aimer les hommes, et tant pis si ça dérange certains collègues, il assume. Leur amitié est solide, sans la moindre ambiguïté et ils ont totalement confiance en l'autre. L'irruption d'un ennemi acharné, retors, vicieux, va pourtant tout bouleverser. En effet, l'ennemi, loin de se contenter de vouloir les tuer, va au contraire chercher à saper leur belle entente. C'est toute l'originalité de l'intrigue : le chasseur traque non pour tuer (ou du moins pas tout de suite), mais pour détruire.

La première partie du roman, qui nous permet de découvrir les talents de chacun des deux agents, est assez exotique. Coincés sur île déserte, ils doivent survivre, seuls. L'occasion d'un rapprochement inattendu. S'ils sont habitués à compter l'un sur l'autre, ici Angelo se retrouve dépendant de son partenaire, plus expert que lui dans le domaine de la survie. Les prémices de quelque chose qui va au-delà de la simple amitié, de l'ordre du désir, s'installent. Ils sont pourtant persuadés que cela ne portera pas à conséquence, les circonstances exceptionnelles leur imposant certaines choses. Cette parenthèse va pourtant prendre fin de façon brutale et laisser les deux hommes dans une situation intenable qui met à mal leur relation dans ses fondements mêmes.

La deuxième partie nous donne à voir un Angelo en proie au doute. Pour cet hétéro pur et dur, difficile d'analyser ses sentiments. Partagé entre honte, rejet, désir, colère, amertume, rancoeur, il ne sait plus où il en est et accumule les décisions hâtives et les réactions violentes. Rosh lui ne montre rien, mais il est tout aussi troublé que son équipier, sans savoir comment combler le fossé qui se creuse entre eux. J'ai apprécié de voir le doute s'installer, durer. Si le thème de l'hétéro troublé par un homme semble assez récurrent dans les MM, ça va en général assez vite et nous voyons le tombeur de ces dames changer rapidement et sans trop de difficultés d'orientation. Ici, ce n'est pas le cas, et ça me semble plus crédible. Et si Angelo évolue vers une certaine forme d'acceptation de ce qui lui arrive, il n'en demeure pas moins réticent, ce qui augure d'un tome 2 intéressant.

La dernière partie du roman... je ne vais rien en dire, sinon que je me suis crue dans un film à la James Bond. C'est assez jouissif, il faut le dire ! L'écriture très visuelle de Lily B North m'avait déjà parfaitement immergée dans l'île de la première partie, là je me suis retrouvée dans un film d'aventure à haute voltige. Je n'ai eu aucun mal à imaginer les lieux, l'enchaînement des actions. Alors oui, c'est complètement irréaliste, mais comme dans les aventures de 007, on ne boude pas son plaisir. C'est bien écrit, rythmé, fluide, ce qui fait que tout s'enchaîne avec facilité.

En résumé, ce livre devrait séduire les amateurs de MM de qualité, tant en terme d'écriture qu'au niveau de l'intrigue bien ficelée. Le mélange d'action, de romance, d'humour et d'espionnage forme un cocktail très réussi. Je serais très curieuse d'en découvrir davantage sur le passé, la vie personnelle des deux héros, leur entourage.
Hors de... , Tome 3 : Hors de contrôle Hors de... , Tome 3 : Hors de contrôle
Georgia Caldera   
Sortie prevue vers octobre novembre 2016 ;)
La Défaite, Tome 2 : Le Challenge La Défaite, Tome 2 : Le Challenge
Ysaline Fearfaol    Ayleen Night   
Nous retrouvons ici les basketteurs de la défaite. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : ils s'aiment, ont trouvé une nouvelle forme d'épanouissement sexuel, leurs coéquipiers acceptent sans problème leur histoire (et ne se privent pas de les taquiner) et cette année, l'équipe est au top de sa forme. A priori rien ne peut venir ternir le bonheur d'Alexandre et Terrence. Rien? Pourtant, l'arrivée de Sullivan va bouleverser l'équilibre. Par jeu, par défi, il est déterminé à séduire Terrence, et tant pis si ça signifie briser un couple. Aux yeux de Sullivan, cela signifie juste qu'ils ne sont pas aussi soudés qu'ils le prétendent. Patiemment, il tisse donc sa toile autour de Terrence, lequel ne voit rien venir, persuadé de s'être fait un ami partageant sa passion pour la voile.
Heureusement, on peut toujours compter sur les Démones, bien décidées à préserver le bonheur de nos tourtereaux, secondées par Roxane, la cousine de Sullivan, qui en a plus qu'assez du comportement de son cousin.
La leçon va être dure à encaisser, pourtant, Sullivan surmonte les épreuves avec beaucoup de cran et une bonne dose d'autodérision. Le personnage en devient non seulement intéressant (ce n'est pas juste un beau gosse dragueur) mais même sympathique. Quant à Terrence et Alexandre, cette nouvelle épreuve va leur permettre de réaliser qu'il y a encore du chemin à parcourir et qu'ils ont encore beaucoup à apprendre l'un de l'autre.
Comme toujours chez Ayleen Night, les scènes hot sont très hot, mais jamais dénuées d'amour ou de sentiment. Prévoyez quelques glaçons à portée de main, vous risquez d'en avoir besoin !
Les Chroniques de Hallow, Tome 1 : Le Ballet des Ombres  Les Chroniques de Hallow, Tome 1 : Le Ballet des Ombres
Marika Gallman   
L'histoire est concentrée sur une semaine, une semaine qui voit basculer la vie d'Abby. En une semaine, elle va faire la connaissance de Wally (comme elle le surnomme pour l'énerver), un flic tenace qui la fascine tant son énergie est spéciale, de John Smith (oui, John Smith... il a beau dire qu'il n'a aucun humour, il en faut pour oser s'affubler d'un pareil pseudo), dangereux et mystérieux, et d'autres personnages dont on ne sait rien si ce n'est qu'ils sont dangereux. Amis, ennemis ? Telle est la question que l'on se pose sur chacun, et la réponse n'est pas toujours tranchée à la fin de ce premier opus. Peu de personnages sont tout blanc ou tout noir, chacun agit selon ses intérêts, et la pauvre Abby se retrouve au milieu de tout ça.


J'ai beaucoup aimé les personnages, qui sont vraiment le grand atout du roman.

Il y a Abby, d'abord, une héroïne comme on les aime : elle remplit tous les critères pour incarner une super-héroïne, avec son pouvoir et son talent pour le cambriolage de haute volée, pourtant elle n'aspire qu'à une vie normale auprès de ceux qu'elle aime. Elle doute, beaucoup, elle culpabilise dès que quelque chose tourne mal, elle a de vraies valeurs qui l'amènent à prendre des décisions qui l'entraînent toujours plus loin dans les ennuis. Chaque fois qu'elle le peut, Abby cherche à réparer les torts qu'elle a pu faire. Sa conscience aiguë du bien et du mal est malmenée par les événements, mais elle essaie d'agir en respectant ses convictions profondes.

J'ai énormément apprécié ses rencontres avec les deux personnages masculins forts de ce tome : l'inspecteur Wallace et John Smith. Ils sont les exacts opposés, le bien et le mal, la lumière et l'obscurité. Leur point commun : ils sont tous deux immunisés contre le don d'Abby.

Wallace est un flic pur et dur, droit, honnête, têtu. Il poursuit Abby avec une belle ténacité. Trop droit, trop parfait, il fait ressortir le côté taquin et malicieux de notre héroïne, qui adore le provoquer et qui est intriguée par son immunité à son don. Leurs échanges sont de vrais moments de bonne humeur pour le lecteur. Si le personnage apparaît au début comme plutôt lisse et prévisible, il n'en est rien, et je pense que Wally nous réserve pas mal de surprises.

John Smith a toutes les caractéristiques du « méchant » de l'histoire : ténébreux, manipulateur, dangereux, puissant, mystérieux... pourtant, si ambigu que soit le personnage (allié ou ennemi ? Ça reste à déterminer) il n'en est pas moins tout à fait fascinant. Comme Abby, on s'interroge sur la nature de ce personnage et ses intentions.


Les personnages secondaires apportent une belle touche d'humour bienvenue tant la vie d'Abby devient compliquée : Harrison le geek et sa bande de copains fêtards, Jana et son adorable petite Fran, et bien sûr Lupita. Certaines scènes m'ont fait sourire, et c'est là aussi un point qui fait que l'on enchaîne les pages sans voir le temps passer : outre une écriture fluide et un scénario qui tient la route, outre les rebondissements et retournements de situations, il y a beaucoup d'humour, au niveau des dialogues et des situations. C'est rythmé, on alterne moments de pauses et d'introspection avec des moments d'action.


La fin de ce tome nous laisse sur plein d'incertitudes, de questions quant au pouvoir d'Abby, ses origines, mais aussi son avenir, avec la proposition surprenante du maire d'Hallow. J'attends donc avec une certaine impatience la suite.