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Commentaires de livres faits par AuroreAylin

Extraits de livres par AuroreAylin

Commentaires de livres appréciés par AuroreAylin

Extraits de livres appréciés par AuroreAylin

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Le Kindle est disponible sur Amazon, le livre papier le sera la semaine prochaine : bienvenue dans cette nouvelle aventure des Kergallen.
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La sortie de ce tome 5 est prévue pour septembre sur Amazon, format Kindle et papier.
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date : 03-08
Une histoire pleine de douceur. Au début, j'ai eu parfois envie de secouer Rose, que je trouvais trop passive, mais il ne faut pas oublier son âge, son éducation, les conventions de son époque, bref tout le contexte qui explique que cette jeune femme soit si peu hardie. J'ai particulièrement aimé que la libération ne vienne pas du preux chevalier, mais bel et bien de Rose elle-même : certes, sa rencontre avec Alexander va être le déclencheur, et il va la soutenir sans qu'elle le sache, mais la démarche vient de Rose elle-même, qui s'affirme et se construit sans renier ce qu'elle est, à savoir douce et bienveillante. J'ai aimé que l'aide qu'elle reçoit vienne de gens humbles : un étudiant en droit, une concierge parisienne, une domestique. On pourrait craindre une lutte inégale face à un aristocrate plein de morgue, mais l'astuce et le courage l'emportent.
Alors oui, j'ai vu venir les rebondissements à des kilomètres, mais c'est bien fait, très agréable à lire, reposant. Le Paris de cette fin de XIXè siècle et de sa mode est bien retranscrit. Je n'ai pas été surprise de découvrir que Camille Adler apprécie Zola, car j'ai forcément pensée Au Bonheur des Dames.
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date : 25-07
Le livre se basant sur les journaux et les lettres de Victoria, on peut supposer que cette "biographie romancée" est assez proche de la réalité. On suit ici Victoria sur un peu plus de 3 ans. C'est une jeune fille idéaliste, un peu capricieuse, spontanée, ce qui lui vaut pas mal de déboires sur les débuts de son règne. Elle pensait que devenir reine allait la libérer (de l'emprise de sa mère et de l'intendant de celle-ci, Conroy) pour découvrir qu'elle se retrouve emprisonnée par le devoir, les attentes des autres. Rien n'est adapté pour une toute jeune fille d'1m50, ni la couronne, ni le trône, pas même les couverts. Parce qu'elle née femme, qu'elle est jeune et célibataire, on ne lui pardonne rien, et elle le sait.
J'ai eu pitié de cette jeune fille qui tente de se libérer du système Kensington (crise d'ado, en quelque sorte), j'ai parfois été agacée par sa naïveté et son entêtement, j'ai admiré son courage aussi, parce qu'il en faut pour supporter tout ça, si jeune.
Le roman prend le parti de nous montrer surtout la relation ambiguë qu'elle entretient avec son premier ministre, Melbourne. Albert n'apparaît que dans le dernier quart du roman, même si son nom est très souvent cité, puisque tout le monde espère marier Victoria à son cousin allemand, dans l'espoir de pouvoir manipuler la jeune reine à travers son mari. Bref, on est assez loin des Jeunes années d'une reine, qui était ma seule "référence" sur Victoria. J'ai apprécié d'entrer dans les détails de ces premières années de règne, que je ne connaissais pas. On croit connaître Victoria, qui a marqué l'Histoire, mais la découvrir de l'intérieur est très intéressant aussi. Le personnage tel que nous le montre l'auteur est avant tout une jeune fille qui se construit, et ça la rend très humaine.
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Après un premier tome qui pose les bases de la série, nous poursuivons notre découverte du monde lycan. J'aime suivre les personnages que l'on a appris à aimer dans l'opus qui précède, les voir évoluer. Le couple Raphaël/Mégane continue à se construire, s'affronte parfois quand le côté protecteur de Raphaël menace de brider Mégane. Et puis, il y a Clément et Lilith. Lilith, le médecin qui cache son secret et va craquer pour le beau Clément ; Clément, le tombeur de ces dames, qui va craquer pour Lilith, bien avant de savoir ce qu'elle est. L'intrigue de fond est également prenante, avec des méchants toujours plus haïssables, des personnages ambigus (Cyrrus), des moments intenses où on redoute le sort qui attend nos héros, l'auteur étant inventive quand il s'agit de les plonger dans des affres peu communes !
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Magda écrit par Roxane Dambre
date : 14-07
Le prix du Kindle m'a fait un peu tiquer, je l'avoue, mais comme on n'est jamais déçu avec un Roxane Dambre, j'ai décidé pour une fois de passer outre et de me faire plaisir. Le point de départ est original : une malédiction
Spoiler(cliquez pour révéler)
touchant les descendants de ceux qui ont condamné le Christ. 2000 ans plus tard,
Magdalena vit avec la Malédiction qui frappe sa lignée, ou plutôt elle survit malgré la Malédiction. Son quotidien n'est pas drôle, elle est très solitaire et elle a plutôt intérêt à avoir une bonne assurance, vu le nombre de malheurs qui lui tombent dessus au quotidien ! La moindre mauvaise pensée, et c'est la catastrophe ! Je dois dire qu'au fil de ma lecture, je me suis demandé comment on pouvait vivre sans ressentir de négatif : c'est dur, nous sommes humains !
La rencontre avec Ruben est amusante, c'est un de ces personnages décalés dont l'auteur nous régale à chacun de ses livres. Si l'humour est présent, il est cependant moins prononcé que dans les autres romans de Roxane Dambre. Les personnages sont attachants, avec ce grain de folie qui fait que l'on sourit face à certaines situations incongrues. J'ai aussi beaucoup apprécié les visites de sites du patrimoine français, notamment Lourdes au cours de l'histoire.
La fin m'a un peu laissée sur ma faim, non pas qu'on n'ait pas tous les éléments, mais comme on suit l'histoire du point de vue de Magda, le lecteur sait la même chose qu'elle, d'où une petite frustration : j'aurais aimé un épilogue du point de vue d'un autre personnages par exemple. Mais c'est bien pour chipoter !
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date : 13-07
Avis aux romantiques, ce livre est fait pour vous ! Il est composé de deux histoires, assez classiques l'une et l'autre, mais qui combinées, forment un roman qui comble les âmes fleurs bleues. On ressent l'amour de Chloé Duval pour les livres, passion qu'elle a transmise à ses héroïnes et à certains personnages secondaires, ce qui favorise l'identification de la lectrice à ces personnages attachants. J'ai apprécié aussi les références littéraires (Jane Eyre, Jane austen, Outlander...) et celles à l'univers des contes et de Disney (La Belle et la Bête, mais pas que). Nous avons ici deux histoires, deux époques, deux destins de femmes amoureuses qui apprennent aussi à se connaître, à connaître leurs aspirations et qui surmontent les épreuves, notamment quand l'homme aimé se montre stupide et entêté ! Nous suivons l'histoire du point de vue d'Alexandra, une jeune Américaine sur les traces de ses ancêtres, à travers le journal de Gabrielle dont l'histoire romantique à souhait m'a ravie. Avec en toile de fond la France et ses châteaux de la Loire, ses traditions et ses charmes.
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On passe un bon moment en compagnie de Meredith, Cédric et les autres. L'histoire est fraîche, pétillante, et les personnages sympathiques et modernes, même si les aspirations de notre héroïne peuvent sembler désuètes. Meredith est une jeune femme attachante, parfois on a envie de la secouer un peu pour la sortir de sa bulle cependant ! Tant de catastrophes et de contretemps, ce n'est pas humain, heureusement, on sait que ça finira bien.
J'ai apprécié aussi que l'histoire, bien que tournant autour des mésaventures de Meredith et Cédric, laisse la place aux autres personnages et à d'autres histoires secondaires, qui démontrent que tout le monde a droit à l'amour, chacun pouvant trouver le sien. Une bonne lecture pour se détendre et rêver.
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date : 09-07
Après un démarrage classique (une jeune femme se découvre des origines et des capacités incroyables et doit apprendre à composer avec tout en cherchant à qui elle peut faire confiance) où j'ai eu envie de secouer l'héroïne devant les mauvais choix qu'elle fait parfois, j'ai été embarquée dans la deuxième partie. Les personnages prennent de l'épaisseur, l'intrigue devient dense, originale, palpitante. Raphael et Clément, notamment, se révèlent, eux qui sont juste les bons copains au début du livre. Tout un monde se dessine, et ça promet encore pas mal de révélations et retournements de situations ! J'ai apprécié aussi que l'histoire se déroule en France. On sent que Sylvie Noël connaît Paris, on a l'impression d'y être avec les personnages. Bref… je vais lire la suite très bientôt !!!!
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date : 30-06
Ayant commandé un exemplaire dédicacé sur le site de l'éditeur, j'ai eu le bonheur de lire ce roman un peu avant sa sortie. J'ai passé un excellent moment en compagnie de Derilia, la princesse Picte, et Aslak, le Viking.

Premier bon point : nous recroisons des personnages de L'honneur d'une Viking, notamment Inga et son yarl. Le clan continue son installation et se doit de trouver le moyen de survivre sur le long terme, d'où la décision de partir en raid. C'est ainsi que deux navires débarquent sur les côtes pictes, le jour des noces de Derilia.

J'ai énormément apprécié les thématiques de ce roman : d'un côté, il y a la question de l'émancipation de la femme, de l'autre celle de la religion et de la façon de la vivre, et enfin l'acceptation de soi. Derilia ne devient pas une guerrière, mais les épreuves, les rejets, les trahisons, la conduisent à s'affirmer, à penser par elle-même, elle qui s'est toujours pliée aux coutumes. Sa vision de la religion et de sa pratique est très différente de celle du Viking avec lequel elle chemine et l'amène à voir ce dernier, son peuple, ses coutumes, sous un autre jour. Pour découvrir qu'elle a bien plus en commun avec son compagnon de voyage qu'elle aurait pu l'imaginer. Le regard que chacun pose sur l'autre les aide à s'accepter.
Comme toujours bien documenté avec Anna Lyra, ce roman nous entraîne dans un périple passionnant, ponctué de jolis moments entre notre couple. Les derniers chapitres sont courts, ce qui fait qu'on les enchaîne sans même s'en apercevoir. Si l'histoire est bien sûr centrée sur nos héros, les personnages secondaires jouent un rôle non négligeable, notamment au début et à la fin du livre. Je pense même pouvoir deviner qui sera le personnage central d'un prochain livre.
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Un excellent deuxième tome qui n'a guère duré plus longtemps que le premier. Dans le tome 1, nous découvrions la situation sclérosée entre Normands et Bretons, avec le sacrifice de Brune, Normande, qui choisissait pour époux, contre la volonté de tous, Conan, un Breton. L'accueil n'avait pas été des plus chaleureux. Le passé est encore bien présent, surtout avec la découverte de l'existence d'Aelig, la demi-soeur de Conan.
J'ai apprécié de voir Pierre, un personnage meurtri, se retrouver confronté à son passé, ses peurs et ses échecs, et qui doit les surmonter pour protéger Aelig et sa sœur aînée, Aziliz. J'ai aussi beaucoup apprécié le personnage d'Aziliz, une jeune femme de caractère totalement dévouée à sa petite sœur, travailleuse, honnête et compatissante. Le voyage de nos personnages permet aussi de découvrir la vie des sauniers dans la baie du Mont St Michel, les inégalités des régions face à la gabelle, mais aussi de voir les ennemis d'hier s'allier pour tenter de construire un avenir plus serein pour ceux qu'ils aiment. Armelle est une empoisonneuse de première classe, le genre de personnage vicieux qu'on adore détester
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Le premier tome, Guilendria, nous donnait à découvrir Bucail et ses habitants, faits prisonniers par une bande d'Écumeurs. À leur tête, l'étrange Ifhoras, dit le Ciseleur. Un tome à huis clos, qui révélait Guilendria à elle-même, puisqu'elle se découvrait une force moral insoupçonnée.
Le deuxième tome nous emmène en voyage à travers Nordie. Les Écumeurs, après avoir incendié le château, emmènent Guilendria comme otage, afin de s'en servir comme monnaie d'échange. Le début d'une aventure pleine de peur mais aussi de découverte pour cette jeune femme qui a toujours mené la vie protégée et sans soucis d'aristocrate. Côtoyer les gens du commun va lui faire réaliser qu'elle ignore bien des choses sur la vie des habitants du royaume, de leurs difficultés. Guilendria, une fois de plus, va évoluer et grandir. Sa compassion naturelle va lui faire prendre fait et cause pour les Effacés.
Il y a plus de mouvement dans ce tome du fait du voyage de Guilendria. Deijan, quant à lui, se remet lentement de ses blessures, il enrage de ne pouvoir se lancer à la poursuite des hors la loi. Un repos forcé qui l'oblige à une certaine introspection, concernant son attitude passée et ses aspirations présentes. Si les aventures de Guilendria m'ont davantage passionnée, je me suis surprise à changer d'avis sur Deijan, que j'avais juste envie de gifler dans le tome 1.
À l'inverse du premier tome, celui-ci est plus fantasy que romance : le couple est séparé durant la majeure partie de l'histoire, en revanche, on découvre davantage l'univers créé par Cécile Ama Courtois, l'organisation sociale. Les prêtresses d'Esca, seulement évoquées dans le premier tome, prennent ici leur place, tout comme une certaine sorcière aux chats.
L'alternance des points de vue, de chapitre en chapitre, permet de balayer les événements via la vision de chacun.
J'ai apprécié le style à la fois soigné et fluide : le vocabulaire est riche sans être trop pédant, et les personnages sont caractérisés par leur niveau de langue et leur façon de parler.
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date : 23-04
Un livre qui donne à réfléchir, et qui est pourtant empli d'espoir et de jolis moments positifs. Le parcours de Camille est bien expliqué, nous permettant de comprendre comment elle en arrive à choisir l'euthanasie, à y trouver une forme de réconfort et de paix difficiles à comprendre pour quelqu'un qui n'est pas confronté à une telle souffrance. Les réactions de son entourage et des autres, les difficultés des démarches sont bien rendues également. Ce n'est pas morbide, pas larmoyant pour autant, mais émouvant.
Habituellement, je n'aime pas les fins ouvertes, mais dans ce cas, je trouve que c'est une bonne chose.
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J'étais heureuse de pouvoir me procurer ce nouveau roman en avant-première à Livre Paris, le moins que l'on puisse dire, c'est que je l'ai dévoré.
Excellent premier tome d'un nouvel univers qui s'annonce riche et prometteur. Bettina Nordet nous met tous les indices sous les yeux, pourtant, ils ne prennent sens qu'à la fin de ce premier tome haletant.
J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire durant les premières pages, le temps de ma familiariser avec ce monde différent et les personnages, mais ensuite, j'ai été totalement prise par l'histoire. J'ai apprécié que Shanell soit un personnage fort mentalement, elle est intelligente et a de la ressource, mais reste néanmoins fragile et emplie d'humanité. Les préjugés et les peurs sont au cœur de l'histoire et de la découverte des deux personnages principaux de l'autre et d'eux-mêmes. L'écriture est toujours fluide et addictive.
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Ce titre est désormais disponible au format papier sur Amazon. La version Kindle paraîtra pour la mi-mars, à l'occasion de Livre Paris.
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Si, comme moi, vous avez adoré Les Chroniques de Samantha Watkins, alors vous attendiez le nouveau roman d'Aurélie Venem avec impatience ! Oubliez Sam et Phoenix pour faire place à Adeline et William. Ici, pas de vampires, et l'histoire se passe en France. Quoi que, non, n'oubliez pas Sam et Phoenix, car on retrouve ici ce qui fait qu'on a tant aimé ces personnages : une héroïne a priori banale qui voit sa vie quelque peu bouleversée et qui va défendre ses idéaux et ceux qui lui sont chers, un héros sexy et attachant qu'on a parfois envie de baffer, mais la plupart du temps, on a juste envie de se glisser à la place d'Adeline ;-) L'humour est très présent, à travers les interventions hilarantes de Marianne, la meilleure amie grande gueule et haute en couleur, ou des gaffes d'Adeline, qui n'en loupe pas une bien malgré elle (ah, la fameuse frite du destin...).
Côté intrigue, on retrouve le classique de l'histoire de super héros avec un Comité machiavélique qui a fait main basse sur une ville et ses habitants et entend étendre encore son emprise, et un courageux Justicier masqué qui se dresse face à l'organisation tentaculaire. Cependant, l'originalité, en dehors de situer l'histoire en Normandie, avec des moeurs bien françaises (la vie d'une prof de lycée, l'amour de la bonne chair...) se situe dans la mythologie développée autour de ce super-héros. Bien documentés, les mythes sur lesquels s'appuient l'auteur s'articulent parfaitement. Les personnages secondaires sont encore une fois intéressants et jouent un vrai rôle.
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Encore un régal ! À présent que l'on connaît les personnages, on découvre un large pan de leur passé : l'enquête ramène à des événements survenus deux siècles plus tôt, nous donne à voir la formation des trois cercles de mages, la rencontre d'Isabel et Louis. Le roman mêle habilement personnages fictifs et réels, morceaux d'Histoire et créatures surnaturelles, Belle Époque et cape et épée... L'écriture très visuelle de Pierre Pevel m'a plus d'une fois donné l'impression de voir un film de cape et d'épée, surtout lorsque le Lys Pourpre apparaît. J'ai adoré retrouver les personnages, la jalousie et la mauvaise foi d'Isabel, la faiblesse de Griffont face à cette belle enjôleuse. J'ai tremblé, aussi, même si j'étais persuadée que l'auteur trouverait un moyen de sauver la situation et ses personnages ! Et toujours, cet humour qui parsème dialogues et descriptions, avec le narrateur qui interpelle ici et là le lecteur, créant une forme de complicité avec ce dernier. Bref, j'ai hâte de lire le tome 3, tout en étant déjà triste de savoir que ce sera le dernier.
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Je ne suis pas une grande fan de fantasy habituellement, mais j'ai dévoré ce premier tome. Le mélange de Belle époque parisienne et de créatures magiques (gargouilles, gnomes, chats ailés, fées, elfes...) m'a vraiment séduite, tout comme les personnages principaux et secondaires, auxquels on s'attache immédiatement, d'Azincourt à Auguste, en passant par Labricole. Et bien sûr, Isabel et Griffont, dont la relation houleuse mais teintée de tendresse est un fil conducteur séduisant. Isabel, cet Arsène Lupin féerique en jupons, apporte une touche d'élégance et d'impertinence. Les personnages ne sont pas parfaits, sont capables de mauvaise foi, se montrent têtus ou bougons, mais cela ne les rend que plus humains, et compte-tenu de leur nature, c'est bien joué.
J'ai beaucoup aimé aussi le petit bonus à la fin de ce premier tome. Quoiqu'il en soit, la plume de Pevel est soignée et fluide, un vrai plaisir à lire, et l'intrigue est bien menée, nous emmenant dans des univers fantastiques, d'Ambremer à Onirie, en passant par un Paris merveilleux.
La nouvelle bonus en fin de tome est également un régal d'humour et de mise en abyme.
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date : 16-11-2017
Ce livre est une très bonne surprise. D'abord, la couverture est magnifique, et les illustrations intérieures également. Ensuite, l'histoire est pleine de rebondissements, de références culturelles (jusque dans le choix du nom de Pénélope, référence à la femme d'Ulysse...), le tout sous une plume fluide. Le niveau de langue est soutenu mais reste abordable. Enfin, l'histoire véhicule de belles valeurs : amitié, courage, amour fraternel, solidarité face à l'adversité... On ne tombe pas non plus dans le manichéisme : la créature la plus monstrueuse de l'histoire n'est pas celle que l'on croit. Alors certes, je n'aime toujours pas les araignées, mais je ne devrais pas faire de cauchemar cette nuit.
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date : 16-11-2017
Ambiance gothique pour ce deuxième titre de la collection chatons hantés, aux éditions du Chat Noir   Derrière le côté classique de l'histoire (une poupée aux traits angéliques s'avère particulièrement maléfique), on peut découvrir un message sur la différence, les souffrances qu'elle peut engendrer quand elle n'est pas acceptée par l'entourage notamment. Parce que c'est une histoire de poupée et que le personnage principal présenté dans le résumé est une fille, on aurait tendance à prendre ce livre pour une adolescente ; mais j'en conseille vivement la lecture aussi pour les garçons, car le thème abordé les concerne aussi (même s'il faut lire jusqu'à la dernière page pour comprendre tous les tenants et aboutissants). Bien écrit, joliment illustré, le livre mêle passé et présent et maintient le mystère, donnant envie de tourner les pages pour savoir...
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date : 11-11-2017
Un livre prenant et bouleversant à plus d’un titre. D’abord, il y a le contexte historique : en pleine guerre mondiale, Albertine décide de suivre les traces de son idole, Marie Curie, et de se rendre au plus près du front pour exercer ses talents de chirurgienne. Elle sait que ce sera dur moralement, elle sait aussi qu’elle se heurtera à l’hostilité et au mépris de ses confrères, mais elle a l’habitude : entre ses études et l’hôpital où elle travaille déjà à reconstruire les visages des soldats, Albertine sait qu’aux yeux des hommes, elle n’est pas à sa place. Et elle s’en moque, elle suit sa voie, sa vocation, revendique son droit à la différence et ne renie pas son talent. Nous la suivons à travers son journal, tenu aussi scrupuleusement que possible, et nous découvrons le quotidien de cet hôpital de fortune dans lequel elle opère chaque jour les soldats blessés. Parce qu’Albertine ne conçoit pas de n’être qu’un « réparateur de corps cassés », elle prête aussi une oreille attentive à ces hommes, et retranscrit leurs récits de la vie du front, de leur sentiment de lassitude, d’écoeurement, de n’être que de la chair à canon dans un combat qu’ils ne comprennent plus. Cette humanité, on la lui reproche aussi, car c’est une preuve supplémentaire de sa faiblesse de femme, aux yeux de beaucoup. À travers ce journal, le lecteur suit ainsi plus d’un an de conflit, avec des moments intenses lorsque les combats se rapprochent. Et puis il y a l’après : le retour à la vie civile, pour cette femme qui se sentait déjà tellement en décalage, mais aussi pour les soldats. Ceux qui sont défigurés, cassés, abîmés, mutilés, et dont la population se détourne, qui ne retrouvent pas leur place dans une société à laquelle ils ont tout donné. Ceux qui extérieurement n’ont pas gardé de séquelles, mais qui ne seront plus jamais les mêmes.  Seuls des gens comme Albertine peuvent les comprendre.
C’est aussi le récit d’une vie de passions : passion pour la médecine, la chirurgie, mais aussi passion amoureuse et passion pour la vie. Albertine est un personnage étonnamment moderne pour son époque, avec des convictions et des prises de décisions qui choquent, surtout qu’elle les assume. Sa ténacité lui vaut bon nombre d’inimitiés, l’incompréhension de sa mère, mais aussi de belles rencontres, de beaux hommages aussi de ceux qui ont l’honnêteté de reconnaître son talent. Un siècle plus tard, alors qu’il est encore difficile pour les femmes de s’imposer dans bien des domaines, on ressent d’autant plus l’anachronisme de ce personnage et la force qu’il lui a fallu pour oser contrer les traditions.
Le tout est porté par une écriture à la fois soignée et riche, parfois un peu grandiloquente mais qui exalte les émotions du moment décrit.
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J'ai été transportée par l'univers magique, dans tous les sens du terme, et la plume fluide et poétique. Le monde décrit est très riche, tant sur le plan géographique, que politique et bien sûr magique, et on n'a aucun mal à visualiser tous ces lieux. On ne peut que trouver le prince Angelo, héros de l'histoire, sympathique : il n'aspire qu'à une vie simple et insouciante, loin des intrigues du palais, et lutte de toutes ses forces pour rester lui-même en dépit de son entourage, qui se rappelle soudain son existence de prince héritier quand sa sœur aînée renonce au trône par amour. La naïveté et la trop grande spontanéité d'Angelo le conduisent à prendre des décisions hâtives et aux conséquences parfois... problématiques, mais son attachement à ses amis, ses proches, ses valeurs est authentique. Au-delà de l'histoire se trouve aussi en arrière-plan la question de l'abus de la magie et de ses conséquences, y compris sur le climat, et ne peut que nous amener à réfléchir à notre propre tendance à la surconsommation énergétique.
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Quand j'ai su que le héros était Gabriel Saint-Vincent, le fils d'Évangeline et Sébastian (La ronde des saisons : Un diable en hiver) je me suis jetée dessus. Le livre n'a pas fait long feu.

La rencontre de Gabriel et Pandora se fait dans des circonstances rocambolesques, aboutissant à une demande en mariage, vu qu'ils ont été surpris dans une situation compromettante. Les pauvres ! Ils ne sont pour le coup vraiment coupables de rien, sinon d'être victimes d'une succession de mauvais tours du destin. Bref, aucun des deux n'est ravi de la situation, mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas Gabriel qui se montre le plus farouchement réticent. Certes, l'honneur lui dicte d'épouser cette inconnue farfelue mais fort jolie, et il s'en passerait bien, mais Pandora, elle, fait une véritable allergie à l'idée.
Pandora est sans conteste LE personnage de ce roman : c'est un esprit libre, mélange de naïveté du fait de son éducation à l'écart du monde, et de sagacité lorsqu'il s'agit de mener ses affaires. Car Pandora a des aspirations bien à elle, très éloignées de ce qu'on attend d'une femme de sa condition : elle veut mener sa barque, gérer sa société, prendre des décisions. Créer. Être libre. La loi anglaise de l'époque lui ôterait tout ça, car elle serait totalement sous la coupe de son mari. Même si Gabriel est prêt à la soutenir, elle serait aux regard de la loi sous sa tutelle. Et ça, c'est hors de question ! Elle veut pouvoir signer des contrats toute seule, embaucher du personnel, discuter elle-même avec ses partenaires commerciaux. C'est un aspect du statut de la femme qui n'est pas si souvent traité dans les romances historiques de ce type, et c'est très intéressant. Tout comme est intéressante le docteur Gibson, femme chirurgienne qui apparaît déjà dans le tome précédent, et dont la vision de la médecine et de la chirurgie s'avère d'une grande modernité et se heurte bien souvent aux préjugés.
Gabriel, quant à lui, est un héros de romance idéal : séduisant, bien sûr, il est l'incarnation de la perfection. Bon fils, bon frère, bon oncle, il s'adapte au tempérament fantasque de Pandora. Il incarne la stabilité et la sagesse dont elle a besoin pour équilibrer sa tendance à faire confiance à tout le monde et à partir dans ses idées sans filtre. Ce couple m'a un peu fait penser à ceux des romances d'Amanda Quick.
J'ai eu plaisir à retrouver Sébastian et Évangeline, 30 ans plus tard, et de voir ce qu'ils ont construit. Nombre de personnages secondaires s'avèrent plein de potentiel pour de futurs tomes, du docteur Gibson à Ethan Ransom, en passant par Phoebe même, dont la mélancolie ne peut que nous toucher et nous faire souhaiter qu'elle retrouve le bonheur.
J'ai aimé l'humour qui parsème le roman, et qui n'est pas le fait de Pandora uniquement. Gabriel n'est pas le dernier à taquiner son impulsive compagne, ce qui donne parfois des dialogues fort amusants.
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Une suite haute en couleur qui nous donne à voir le quotidien bien particulier de la fiancée d'un tueur scorpi. Pas facile de rester normale quand on vit dans un manoir rempli de créatures surnaturelles à l'aspect et à la mentalité des plus extraordinaires ! Certes, à part belle-maman, tout le monde semble aimer Charlotte, mais la jeune femme n'en demeure pas moins circonspecte et note précieusement dans un carnet toutes les informations qu'elle glane, pour essayer de mieux comprendre ces créatures si spéciales. De ses nymphes de compagnie au majordome, en passant par la cuisinière, les jardiniers ou encore la vieille gouvernante, il y a un monde fou au manoir Scorpi !

Charlotte exerce ses talents de comptable pour Adam. Pas évident pour elle d'accepter l'idée que son fiancé est riche, très riche, très très riche... grâce aux contrats qu'il effectue. Mais il a accepté qu'elle mette son veto après examen des contrats qui lui sont proposés, c'est déjà ça. Pour sortir un peu de cette vie tourbillonnante et complètement en dehors de sa réalité, la jeune femme fait du bénévolat pour une association. Rien de risqué, a priori. C'est pourtant en sortant de ses heures de bénévolat que Charlotte se retrouve une fois encore précipitée dans une série d'événements surnaturels. Sa rencontre avec le Geistjäger, le Chasseur, lui fait prendre conscience que les créatures de l'ombre ont des ennemis puissants, et que même Adam se montre prudent face à cette menace, lui le tueur invisible et craint de tous.

Une fois encore, la gentillesse et la « banalité » de Charlotte vont être ses meilleurs atouts face à des ennemis acharnés. Son utilisation de facebook, notamment, est à mourir de rire, tout en étant redoutablement efficace. Plus elle se montre « normale », plus les créatures de l'ombre la vénèrent, à son grand désarroi. C'est aussi pour ces qualités trop souvent dépréciées que l'inspecteur Balard la prend sous son aile, elle, la fiancée du tueur qu'il traque depuis longtemps. J'adore ce personnage, tout comme j'adore Lazare ou Elias, Clématite ou Firmin. Et c'est parce qu'ils sont tous si attachants qu'on ne peut que détester leurs ennemis, qui tuent et traquent sans distinction.

À mesure que l'univers surnaturel se développe, de nouvelles questions se posent, questions auxquelles j'espère que nous aurons des réponses dans le tome suivant : Qu'est-il arrivé à Myosotis et Clématite ? Et Julia : vraie mégère ou personnage plus complexe ?

Et Adam, dans tout ça ? Dans le premier tome, on le voyait comme un tueur féroce, décalé quand il s'agissait des sentiments. Ici, nous le découvrons protecteur vis à vis des siens, pas seulement sa famille ou Charlotte, mais tous ceux qui se sont placés sous sa protection. Nous le voyons aussi impuissant, car le Geistjäger peut le détecter et donc l'affronter. Devoir laisser Charlotte, sa petite fiancée humaine si fragile, faire face seule ou presque, est un crève-coeur pour lui. Partagé entre amour et devoir, il montre un côté plus « humain ». J'aime beaucoup l'éclairage que nous donne le dernier chapitre, avec le point de vue d'un autre personnage, sur la façon dont Adam protège Charlotte, et pas seulement d'un point de vue physique.
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Comme dans Aurora, nous avons une héroïne ordinaire : Charlotte, 23 ans, jeune provinciale venue à Paris trouver du travail dans un service de comptabilité. Elle espère que sa période d'essai aboutira à un CDI, ce qui l'oblige à supporter l'humour déplacé de son supérieur, un humour qui vire au harcèlement. Comme Charlotte est trop gentille, elle ne sait pas comment le remettre à sa place sans le vexer. Le mécanisme du harcèlement est bien décrit. Heureusement, elle peut compter sur sa collègue Sophie, qui veille à toujours intervenir quand Thomas se montre trop insistant.

Voilà ce qui caractérise Charlotte : la gentillesse. Dans notre monde, être gentil est presque péjoratif, c'est devenu synonyme de bêtise ou de naïveté, de faiblesse même. C'est cette gentillesse authentique qui rend Charlotte aussi attachante et qui en fait une héroïne différente. Et c'est cette gentillesse qui l'entraîne dans une série d'aventures toutes plus folles les unes que les autres. D'abord, il a ce jeune garçon de 10 ans, Elias, qu'elle trouve dans la rue un soir d'orage, et à qui elle ouvre sa porte pour le protéger, notamment du tueur en série qui sévit dans Paris depuis quelque temps. L'enfant est un peu étrange, et elle est émue de le voir inventer ce qu'elle prend pour des mensonges pour protéger ses parents, dont elle imagine qu'ils le maltraitent. Elias prétend venir d'une famille de tueurs à gages, être en phase de formation. Et, pour la remercier de ce qu'elle fait pour lui, il lui demande régulièrement si elle veut qu'il tue quelqu'un pour elle !

Autant le dire tout de suite, je craque pour Elias, il est trop chou. On devrait être horrifié par son ascendance, ses capacités meurtrières, la façon nonchalante dont il envisage le crime, mais il est à côté de cela tellement mignon, innocent paradoxalement, en recherche d'amour et de reconnaissance, qu'on ne peut pas ne pas craquer. Alors quand son grand frère, Adam, un Elias version adulte, débarque à son tour dans la vie de Charlotte, comment lui résister ?

Un héros tueur à gages... bon clairement, là aussi, ça ne semble pas gagné. Adam, en plus, est très doué pour son boulot, mais complètement à la ramasse niveau relations humaines. Ce qui donne lieu à des quiproquos amusants face à une Charlotte qui ne sait pas trop sur quel pied danser. Qu'à cela ne tienne, il est plein de bonne volonté et suit les conseils avisés (issus de magazines féminins, hum...) de son petit frère. Il faut se mettre à genoux et offrir une bague pour une demande en mariage ? Il achète 15 bagues et vient se mettre à genoux devant Charlotte. Elle n'a plus qu'à choisir celle qui lui plaît et à dire oui. C'est simple, non ?

Et notre héroïne, dans tout ça ? Et bien elle ne sait pas trop comment se comporter. Des tueurs chez elle, il y a de quoi être effrayée. Elle l'est. Si elle les contrarie, surtout Adam, ne risquent-ils pas de l'éliminer ? Elias a beau lui assurer que non, car personne n'a passé de contrat sur sa tête, que les tueurs Scorpi n'agissent que sur contrat, ça ne suffit pas vraiment à la rassurer. Sans compter ce lieutenant de police qui traque Adam depuis des années, et qui lui a recommandé de se montrer prudente... Pourtant, Charlotte n'a pas aussi peur qu'elle le devrait. Elle est curieuse. Séduite par le charme d'Adam, elle fond devant Elias. Et comme Adam considère l'inspecteur comme un ami avec qui il peut jouer au chat et à la souris, il est assez facile d'oublier par moment qu'il est le tueur le plus dangereux du monde.

Peu à peu, Charlotte découvre un univers totalement étranger, empli de créatures mystérieuses, de dangers, de codes auxquels elle ne comprend pas grand-chose. Et sa relation avec Adam évolue. Elle gagne en influence sur le tueur Scorpi, sans même s'en rendre compte. Et, ce qui est appréciable, c'est que Charlotte, sans jamais renier sa gentillesse et sa « banalité », parvient à tirer son épingle du jeu grâce à son intelligence, à défaut de pouvoirs prodigieux, d'un courage extraordinaire ou d'une forme physique éblouissante. Comme le dit Adam, elle est petite, humaine et pauvre, mais c'est ce qui fait son charme et sa particularité, et ces « défauts » vont devenir sa force.



J'ai dévoré ce premier tome, tant j'étais prise dans l'histoire. Les personnages sont à la fois loufoques et attachants, l'univers mêle la réalité basique au surnaturel, l'humour est bien présent. On devine d'énormes possibilités pour la suite, qui a déjà rejoint ma pal.
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date : 10-09-2017
Tout semble les opposer : elle est un ange, il est humain, elle accomplit son travail de façon mécanique, sans émotion, sans empathie, alors qu'il se bat passionnément pour sauver des vies, au détriment de la sienne. Disons-le clairement, bien qu'ange, Elina n'est pas spécialement sympathique au début du roman, pas méchante, pas cruelle, juste obsédée par ses excellentes statistiques et totalement indifférente. Une indifférence qui se fissure le jour où Eric parvient à lui "voler" une âme. Puis une seconde. Elle commence à l'observer, à le suivre, pour comprendre comment cet humain si semblable aux autres a pu la faire échouer.
L'arrivée d'Elina sur Terre change tout. Elle se retrouve perdue, submergée par les informations, les émotions, elle réalise alors combien la vie humaine est complexe, faite de choix permanents, et que le temps, notion inconnue des anges, est au centre de toutes les préoccupations. Or, elle ignore pourquoi on l'a envoyée, et pour combien de temps. Est-elle punie, a-t-elle une mission à accomplir ? Sa naïveté enfantine est touchante. Eric, fidèle à lui-même, l'épaule, la protège, lui enseigne. Pour elle, il change son rythme de vie, elle devient sa priorité, alors qu'il sacrifiait tout son temps à son travail de médecin urgentiste, malgré les remontrances de sa soeur.
C'est une histoire mignonne, sans grand rebondissement, plaisante à lire, qui montre combien il est important de prendre du temps pour ce qui compte vraiment et de profiter pleinement des moments de bonheur et de ceux que l'on aime.

Le style est très agréable, même si je ne suis pas une grande fan de la narration au présent et à la première personne du singulier. Cependant, on a l'alternance du point de vue d'Eric et d'Elina, avec leurs dilemmes, leurs espoirs, ce qu'ils n'expriment pas forcément à haute voix. Ils vivent pleinement le moment présent, redoutent l'avenir, tellement incertain, donc le présent se justifie. Par contre, je n'aime pas les incises sans inversion sujet/verbe. Je préfère largement un "crié-je" à un "je crie", qui fait trop "parler".
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