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Commentaires de livres faits par AuroreAylin

Extraits de livres par AuroreAylin

Commentaires de livres appréciés par AuroreAylin

Extraits de livres appréciés par AuroreAylin

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 29-03-2017
Sélène ouvrit les yeux dès la première sonnerie du téléphone. Elle était tellement habituée à être réveillée brutalement qu’il n’était pas difficile pour elle d’être parfaitement lucide alors qu’elle dormait profondément une seconde auparavant. Elle s’empara du portable posé sur sa table de nuit, haussa un sourcil en découvrant l’identité de son correspondant. Pourquoi diable Corentin l’appelait-il au beau milieu de la nuit ?
— Sélène, chuchota la voix de son frère, tu peux venir ?
— Quelle bêtise as-tu encore inventée ? s’enquit la jeune femme en allumant sa lampe de chevet.
— C’est pour la bonne cause, murmura Corentin. Tu peux venir ? répéta-t-il.
Sélène soupira.
— Où es-tu ?
— À la ferme.
Sélène se figea. Nul besoin que l’adolescent précise de quelle ferme il s’agissait : cela faisait plusieurs jours qu’il était obsédé par ce bâtiment à moitié en ruine, qui n’abritait plus depuis belle lurette le moindre élevage. Les quelques animaux qui restaient faisaient l’objet d’un bras de fer entre plusieurs associations de défense animale et les propriétaires. Ces derniers, à défaut d’être clairement maltraitants, étaient au minimum très négligents avec les bêtes. Corentin, avec toute la fougue de ses quinze ans, pestait contre la lenteur des procédures, et Sélène, en son for intérieur, ne pouvait qu’abonder dans le sens de son frère. Cela dit, se lancer en pleine nuit dans une opération clandestine de sauvetage, c’était de la folie pure.
— Corentin..., souffla la jeune femme, fermant les yeux sous le coup de l’inquiétude.
— On y est presque, il nous faut juste ton van pour charger les animaux. Il y a deux ânes qui peuvent à peine marcher.
— On ? releva Sélène, qui enfilait déjà un jean et le premier t-shirt qui lui tomba sous la main.
— Titouan est avec moi.
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date : 16-05-2016
Chers lecteurs,

Ce petit recueil de nouvelles rassemble des textes que j'ai plaisir à écrire pour faire vivre ma famille déjantée entre deux romans. Certains sont déjà connus des habitués de mon blog, sur lequel je propose régulièrement des textes en lecture libre, d'autres sont inédits.
Les textes sont classés selon l'ordre chronologique, et j'ai identifié le tome au moment duquel se déroulent ces petites histoires. Si vous avez lu le tome 1, vous pouvez donc lire les nouvelles qui s'y rapportent, de même si vous avez lu Joanna, vous pouvez tout à fait lire les nouvelles concernant ce deuxième tome. Je vous invite à ne pas lire les nouvelles tout de suite si vous n'avez pas lu les romans, car certaines contiennent des spoïlers, il serait dommage de vous gâcher le plaisir de la découverte des romans.

Je vous souhaite une agréable immersion dans les nouvelles aventures des Kergallen, dont le quotidien est décidément rempli d'événements incroyables !

Aurore Aylin
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date : 13-07-2014
— J'ai besoin de vous, Thaïs. Je ne pourrai jamais retrouver ce que j'ai perdu sans votre aide.

Il la contemplait avec une gravité douloureuse. Reconnaître qu'il avait besoin d'aide devait être difficile pour cet homme fier. Elle ne réagit pas quand il s'avança, réduisant la distance qu'elle avait mise entre eux. Lorsqu'il leva la main pour caresser sa joue, elle tressaillit à peine, prisonnière de son regard sombre, intense. Elle s'attendait à ce qui allait suivre, le désirait même instamment, aussi ne chercha-t-elle pas à se dérober quand il se pencha au-dessus d'elle, s'arrêtant un instant, leurs lèvres si proches qu'elle pouvait sentir son souffle. Sans en avoir conscience, Thaïs passa la langue sur ses lèvres, et il prit cela pour une invite. Elle ferma les yeux à l'instant où la bouche de Kieran se posa sur la sienne.

Ce fut un baiser langoureux, dénué de l'urgence de la veille, au parc. Il prenait son temps, léchant, titillant, savourant sa bouche comme on savoure un mets raffiné. Sa main vint se poser sur sa nuque, froissant un peu plus ses mèches folles pour mieux incliner sa tête et approfondir leur baiser. Vaincue, Thaïs se laissa aller contre lui, se plaquant sans vergogne contre son corps massif. Elle jeta ses bras autour de son cou et se dressa sur la pointe des pieds, jusqu'à ce que leurs corps s'épousent parfaitement et que la zone si sensible entre ses cuisses chevauche le relief dur qui tendait son kilt.

Kieran retint un gémissement, se colla contre le corps souple de la jeune femme. Il la fit reculer d'un pas, puis d'un autre, jusqu'à ce qu'elle heurte le petit bureau, sur laquelle il la fit grimper. Désormais, elle était à la hauteur idéale. Il put se placer entre ses jambes, qui s'étaient spontanément écartées et frotter sa douloureuse érection contre la fine barrière de son sous-vêtement. Ses mains se glissèrent sous la robe, remontant le long des cuisses de la jeune femme, tandis que sa langue explorait sa bouche avec ardeur.

La voix de Jenny vint percer le brouillard sensuel dans lequel ils étaient plongés.

— J'y vais, criait-elle de l'autre côté du magasin.

Thaïs reprit pied avec la réalité. S'arrachant à l'étreinte de Kieran, elle sauta du bureau comme si le diable était à ses trousses et se mit hors de portée, haletante. Kieran lui tournait le dos, tentant lui aussi de reprendre ses esprits. Les sensations avaient-elles été aussi intenses autrefois ou était-ce l'effet de centaines d'années de chasteté forcée? Il devait prendre sur lui pour ne pas se jeter comme un sauvage sur la jeune femme.

Le joyeux tintement de la clochette placée au-dessus de la porte du magasin vint troubler le silence que seuls leurs souffles précipités emplissait. Jenny était partie, les laissant seuls, échevelés, en proie à un désir insatisfait.
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date : 13-07-2014
Se mordant la lèvre inférieure pour ne pas rire, Thaïs se précipita dans la salle de bain et vida le panier de linge sale : ce cher Tony n'avait jamais été un homme d'intérieur, sans doute croyait-il que ses vêtements sales se lavaient seuls, se repassaient par miracle et revenaient dans l'armoire par l'opération du saint esprit. Comme elle s'y attendait, Anthony avait oublié quelques petites choses. Avec jubilation, la jeune femme souleva du bout des doigts une cravate qu'elle identifia comme la préférée de son propriétaire.

— Voyons, que vais-je en faire ? murmura-t-elle, prise d'un fou rire irrépressible.

Lancer de nouveau ses affaires par la fenêtre risquait d'être un peu répétitif, elle avait toujours été fière de son imagination débordante. Thaïs se saisit d'une paire de ciseaux et entreprit de découper la cravate en gloussant.
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