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Alice Zeniter

Auteur de 5 livres
ajouté par Momoko 2012-02-27T21:59:34+01:00

Biographie

Alice Zeniter, bio express

1986: Naissance puis enfance en Basse Normandie. Ecrit déjà des histoires avec ses deux sœurs.

2000: Publie son 1er roman à l’âge de 14 ans, “Deux moins un égal zéro” aux Editions du petit véhicule.

2004: Obtient son bac et monte à Paris pour ses études. Avec comme passion le théâtre et la mise en scène.

2008: Part en Hongrie et enseigne le français à l’université de Budapest et fait un stage chez Arpad Schilling (metteur en scène Hongrois de la compagnie Kreatakor).

2010: Publie “Jusque dans nos bras”. Travaille comme assistante de metteur en scène et sur ses propres projets d’écritures (théâtre, nouvelles, roman) et part en Hongrie pour les vacances.

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Quelques chiffres

Note moyenne : 8.11/10
Nombre d'évaluations : 34

0 Citations 23 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Alice Zeniter

Sortie France/Français : 2018-01-17

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par dadotiste 2017-11-16T10:29:52+01:00

Autant être franche,si au final, je l'ai beaucoup apprécié, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce livre.

En effet, il est séparé en trois parties : Le point de vue du grand-père en pendant la Guerre d'Algérie, Le point de vue du Père lors de l'émigration en France, et Naîma de nos jours.

Je ne connaissais pas grand chose sur la Guerre d'Algérie et lors de la première partie, on apprend beaucoup de choses... Du coup, ma lecture fut très laborieuse. J'avais besoin de temps pour assimiler les différentes données mais elles arrivaient trop vites. Je n'arrivais pas à faire des pauses assez longues dans ma lecture et à le lire comme un essai puisqu'il s'agissait d'un roman.

Ali est un petit propriétaire d'Oliviers et sa vie bascule d'un seul coup et il devient Harki presque malgré lui et se retrouve contraint à fuir pour sauver sa famille.

La seconde partie fut pour moi plus légère à lire bien que tout aussi lourde pour le personnage d'Hamid qui se retrouve déraciné, d'abord dans un camp puis en France, pays dont il ne connait rien mais dont il va se battre pour en faire partie. Rejeter ses origines pour mieux s'intégrer...

À Naïma, Hamid n'a jamais pu rien dire de son enfance. Elle est Algérienne en France et française en Algérie. C'est un problème très actuel aujourd'hui. Sauf que cette dernière n'a jamais mis les pieds dans son pays natal. C'est un peu par hasard et forcée qu'elle va faire des recherches et retracer la vie de sa famille.

La deuxième et la troisième partie n'étaient pas inconnues pour moi. Leur lecture a donc été beaucoup plus aisée. Si j'ai mis plusieurs semaine à intégrer la première je n'ai lu la suite qu'en quelques jours. Je l'ai dévorée plutôt.

J'ai failli lâcher ma lecture en cours de route et je suis bien contente d'avoir persévérer car je serais passé à côté d'une œuvre très passionnante.

En conclusion, c'est un livre puissant, à la fois poétique et réaliste. Le début peut être laborieux à lire mais il est essentiel et il serait vraiment dommage de passer à côté.

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Commentaire ajouté par nerilka 2017-11-21T14:54:30+01:00

Je dois être honnête, ce n'est absolument mon type de lecture à la base. Mais c'est un cadeau, mon ami connaît l'auteure et voulait absolument me faire lire son livre.

Au début c'était vraiment pour lui faire plaisir, mais j'ai adoré la façon dont l'auteure s'est appropriée une histoire qui n'est pas la sienne et nous la transmise. Cette addictivité qui se confirme page après page. L'écriture est superbe, le ton toujours juste. L'auteure ne tombe jamais dans le misérabilisme ou le patho. C'est un très grand livre qui méritait sa nomination et plus encore. Et qui plus est, il est éducatif....

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Commentaire ajouté par KlaRou_XPXD 2017-12-15T21:17:56+01:00

J'ai beaucoup aimé ce roman pour plusieurs raisons.

Tout d'abord ce roman est coupé en trois grandes parti : l'immigration d'un père considérer comme harkis, l'évolution du fils dans un environnement inconnu en tant qu'immigré et la quête de ces origines perdu de Naima. Ce qui nous permet d'observer et comparer différents point de vue à différent époque.

La plume de l'auteur est très agréable à lire, la manière dont s'est écris est clair de manière à ce que l'on ne se perd pas durant la lecture. Au début j'ai trouvé que c'était lent, que les descriptions était trop long mais j'ai vite compris qu'elle était essentielle à la compréhension du déroulement de l'histoire, cela nous permet de rester au même niveau que les personnages.

De plus, cela m'as permis d'en apprendre plus historiquement, sur l'avancer de la guerre et la place des harkis en Algérie ainsi qu'en France.

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman ce sont aussi les personnages, je trouve qu'il sont très bien construit, il est facile de s'identifier à eux, chacun apporte quelque chose d'important à l'histoire, tout les personnages sont essentiels dans ce roman.

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Commentaire ajouté par Babwine 2018-01-03T13:44:20+01:00

Très bon livre qui, en nous parlant de l'événement historique encore tabou qui est la guerre d'Algérie, nous parle également d'événements tout aussi tabous mais intemporels tels que le déracinement, la perte du patrimoine culturel et/ou des traditions pour l'intégration ainsi que le rejet des autres, mais également les choix qui doivent être fait et qui ne sont ni bon ni mauvais mais qui on des conséquences sur plusieurs générations. Ce livre permet de mieux comprendre le ressenti de ceux qui sont obligé de tout quitter et de vivre ces situations. Un livre très bien écrit et très addictif qui devrait être lu par tous. Bonne lecture.

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Commentaire ajouté par Florence-38 2018-01-27T01:30:25+01:00

Je souhaitais lire ce livre et il m'a été offert.

L'écriture est belle et ajustée. Empreinte des émotions des personnages qui résonnent dans les mots, dans la façon de le dire.

Le contexte historique y est documenté.

Trois personnes d'une même famille sur trois générations avec des visions des réactions propres constatées sans jugement qui peuvent éclairer sur la situation des algériens colonisés et plus ou moins bien adoptés par la France, et qui eux même ont faits ou non un choix.

J'y ai vite compris le titre qui m'ai revenu en tête tout au long du livre.

C'est une philosophie, une sagesse.

Un livre vivant.

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Commentaire ajouté par AudacieuseErudite 2018-02-23T14:27:55+01:00

J'ai adoré ce livre ! Vraiment, je ne m'attendais pas à apprécier autant l’œuvre. L'écriture est très fluide, très belle. Ce livre m'a permis d'apprendre beaucoup de choses sur la guerre d'Algérie, sur l'expérience migratoire. Il rappelle que le métissage est la condition même de la vie et du vivre-ensemble. Un livre très enrichissant, que je conseille à tout le monde.

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Commentaire ajouté par iletristan 2018-03-06T18:51:08+01:00

Naïma est française d’origine algérienne. De l’Algérie, elle ne sait rien si ce n’est les silences de son grand-père Ali et ceux de son père Hamid. Elle n’en comprend pas la langue, oubliée déjà très tôt par ses oncles et tantes. Ce sont les attentats qui lui renvoient en pleine figure ses origines, les commentaires de ceux qui voudraient qu’elle choisisse entre être Française ou Arabe alors qu’elle a toujours été française et qu’elle ne sait pas pourquoi elle devrait s’excuser d’être musulmane alors qu’elle n’a pas de religion. Ce sont tous ces paradoxes qui la forceront à accepter d’organiser l’exposition de l’artiste Lalla, mourant, et d’aller chercher dans le pays oublié et inconnu ses œuvres d’art.

Elle essaye de comprendre ce qui fait l’histoire de sa famille, celle de son grand-père Ali, ancien combattant de la deuxième guerre mondiale, devenu riche propriétaire terrien grâce à ses oliviers et le pressoir trouvé dans le torrent. Pour mettre sa famille à l’abri d’une guerre d’indépendance dont il ne cerne pas tous les aspects, il deviendra ce que le FLN nommera un harki, un traître, un collabo. Pour ne pas mourir, il embarquera avec femme et enfants sur le paquebot qui les mènera vers la terre d’asile. Parqués dans des camps de fortune, puis dans des HLM construits à la hâte, Ali tentera d’oublier l’Algérie et d’être Français au même titre que les autres. Mais on lui renverra toujours en pleine face sa différence.

Son fils aîné Hamid, 8 ans quand il arrive sur le sol français, est submergé par les cauchemars d’une guerre toujours présente, entouré de gens qui racontent l’horreur. Grâce à sa volonté, il rattrapera son retard scolaire, sortira du quotidien sordide du HLM avec ses deux copains Gilles et François, rencontrera son épouse à Paris, y fera grandir ses filles sans jamais leur parler de l’Algérie, ce pays qu’il a fallu effacer des souvenirs.

Quand Naïma fera le voyage inversé, elle ressentira la dualité de sa position : d’origine algérienne en France, Française en Algérie. Elle pensait y retrouver ses racines. Or tout lui est inconnu, même l’idée qu’elle s’en était faite est fausse.

“— Personne ne t'a transmis l'Algérie. Qu'est-ce que tu croyais ? Qu'un pays, ça passe dans le sang ? Que tu avais la langue kabyle enfouie quelque part dans tes chromosomes et qu'elle se réveillerait quand tu toucherais le sol ? Naïma éclate de rire : c'est exactement ce qu'elle avait espéré, sans oser jamais le formuler. — Ce qu'on ne transmet pas, ça se perd, c'est tout. Tu viens d'ici mais ce n'est pas chez toi.”

On se rend compte, en lisant ces pages, combien il est difficile d’appartenir à un pays même trois générations plus tard, quand on ne sait pas exactement d’où on vient. Mais c’est aussi un plaidoyer pour avoir le droit d’être soi, sans contraintes familiales ou sociales.

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Commentaire ajouté par Calimero33 2018-03-07T09:32:32+01:00

J'aime me représenter la vie des Màndy comme un vieil étang vert et satgnant. Imre et sa famille sont posés à Budapest depuis des décennies et n'en sont jamais sortis. Zsolt, Kerstin, Greta, le Diamond et même Étienne ne sont que des voyageurs en barque passant par l'etang. Ils le traversent, passent un plus ou moins bon moment avec le lac mais continuent leur chemin après. Or l'etang ne peut pas continuer son chemin avec eux. Un étang ne bouge pas, c'est comme ça, c'est prouvé scientifiquement. Même lors d'un orage, d'untremblement de terre, peut être y-a-t'il un peu d'eau qui s'échappe, mais c'est tout. C'est exactement ce qui arrive à Imre. Il est (sans le vouloir) enraciné dans sa maison au bord des rails. Même s'il essaye de s'en échapper, il ne peut pas. Et tout le complexe est là... Doit-on croire en soi-même, jeune ignorant ou croire en des générations installées depuis des décennies même si leur décisions paraissent absurdes? Imre se pose la question peut-être pas physiquement mais mentalement, il se sent différent, il ressent des émotions fortes, brûlantes, cherche l'amour et cherche à en donner. Cependant, ses racines et l'enracinement de ses racines (hum...) prennent le dessus finalement. Ce livre est magnifique, Imre est si humain, si faible (incapable de se lancer dans quoi que ce soit en particulier) mais fort à la fois (émotionnellement, il traverse des choses si dures). Cependant Imre est aussi un homme épuisé, il ne peut (ne veut?) plus tenter (à la fin). Il est las, retournant aux sources silencieusement fatiguées de son enfance.

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Commentaire ajouté par 142536978a1 2018-03-16T15:12:25+01:00

J'ai vraiment apprécié ce roman. Il m'a permis de découvrir tout un pan de l'histoire française dont je savais peu de choses. J'ai appris pleins de choses sur l'indépendance de l'Algérie et sur le sort des harkis rapatriés en France. J'ai par ailleurs été agréablement surprise par l'absence de parti pris de l'auteure. Elle ne condamne ni le FLN, ni la France, ni les harkis, elle donne la version de chacun tout en mettant en lumière l'incompatibilité fondamentale de toutes ces versions ainsi que l'inexistence d'une vérité unique que l'on apprend dans les écoles françaises ou algérienne.

On suit le parcours d'une famille de harkis qui ne se reconnait pas dans cette dénomination et on perçoit l'espèce de fatalité qui les a menés là où ils sont sans qu'ils ne fassent réellement de choix. Cet enchaînement des événements malgré eux insiste alors d'autant plus sur le sentiment d'injustice qu'ils ressentent face à la façon dont on les traite.

L'auteure insiste aussi sur les écarts qui se creusent entre les générations, écarts renforcés par l'occultation du passé, par le refus de l'histoire familiale.

Finalement, c'est vraiment un roman magnifique qui donne à voir l'immigration sous un autre jour, un jour plus humain, qui oblige le lecteur à comprendre que fuir son pays est rarement un choix en temps de guerre, message qui aujourd'hui plus que jamais reste d'actualité.

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Commentaire ajouté par DanielPagés 2018-04-07T20:48:33+02:00

Sensible et poétique. Le sort terrible des exilés sur une terre d'accueil qui ne les comprend pas et qu'ils ne comprennent pas. L'abominable tri que font les guerres parmi des pauvres gens embarqués malgré eux. Une belle écriture qui m'a laissée souvent au bord des larmes. Le plus beau livre que j'ai lu cet hiver. Le plus émouvant aussi.

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On parle de Alice Zeniter ici :

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