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Antje Babendererde

243 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par lisamenet 2014-07-23T13:56:27+02:00

Biographie

Antje Babendererde est diplômée en poterie céramique. Elle a longtemps travaillé comme thérapeute dans le milieu psychiatrique.

Depuis 1996, elle est auteur et s'intéresse plus particulièrement à la culture indienne. Elle a visité différents réserves indiennes aux États-Unis pour ses recherches.

Elle vit avec son mari et ses deux enfants dans La Thuringe (Allemagne), lieu où elle a grandi.

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Quelques chiffres

Note moyenne : 8.05/10
Nombre d'évaluations : 72

0 Citations 58 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Antje Babendererde

Sortie France/Français : 2015-10-31

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Biblio-dream 2016-08-10T19:29:04+02:00
Lune indienne

Cette histoire est d'une grande beauté. Il est splendide.

Le lecteur explore deux mondes très différents puisque le personnage principal doit quitter l'un pour rejoindre l'autre. Il va d'abord le rejeter, puis accepter de le découvrir, l'apprécier, et enfin y vivre pour de vrai, et l'aimer.

Les protagonistes qui peuplent ce roman sont terriblement attachants et les liens qui se tissent entre eux sont très forts, parfois inattendus. Et le lien existe également entre le lecteur et les personnages. Une fois le livre refermé, j'ai ressenti un petit pincement au cœur en réalisant que notre chemin ensemble s'arrêtait là. Si tôt. Si vite.

Un moment fort de ce roman est celui du Pow-wow: la musique amérindienne résonne dans nos cœurs, les battements du tambours surgissent hors des pages et emplissent notre esprit. Des milliers de couleurs dansent devant nos yeux, comme si nous étions réellement témoins de cette scène enchanteresse. C'était splendide.

Ce roman est une petite merveille. Réellement. Je recommande sa lecture sans la moindre hésitation.

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Commentaire ajouté par Widdershins 2017-04-10T20:13:28+02:00
Lune indienne

Étant intéressée par la culture indienne, j'ai rapidement voulu lire ce roman, et je n'ai pas été déçue. On rencontre un garçon tout à fait normal qui se retrouve obligé de déménager dans un endroit où tout lui est totalement inconnu. J'ai beaucoup aimé découvrir la culture indienne avec Oliver, mais aussi les mauvais côtés, qui ne sont pas cachés.

On voit Oliver évoluer de façon tout à fait positive au fur et à mesure de ses rencontres et de ses expériences, j'ai trouvé ça assez touchant.

Je recommande vivement ce livre à quiconque est intéressé par la culture indienne.

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Commentaire ajouté par Sireba 2017-04-14T12:10:22+02:00
Le Chant des orques

Un roman riche et émouvant, où l'on découvre à la fois le portrait de Sofie, jeune fille perdue, qui se reconstruit au fur et à mesure de l'histoire, qui va vivre son premier amour et aussi la culture Indienne d'aujourd'hui, comme d'hier.

Un très beau roman, fort, riche, heureux.

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Commentaire ajouté par AmourBOOKS 2017-05-01T18:46:20+02:00
Talitha Running Horse

J'adore littéralement ce livre

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Commentaire ajouté par ombreuse 2017-06-15T18:30:49+02:00
Le Chant des orques

Un roman que j'avais lu en sixième et dont je garde un excellent souvenir. En fait, je crois bien que c'est mon premier vrai livre coup de cœur... Non, je crois pas, j'en suis sûre ! Dans cette histoire, il y a des orques (pour les fans d'animaux comme je l'éta... le suis toujours) et une belle histoire d'amour (il faut bien un peu de romance non ?)

C'est un livre que je recommande à tous, même les un peu plus grands ! Après tout, qui n'aime pas se replonger dans l'enfance ?

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Commentaire ajouté par Fantasyae 2017-06-17T14:05:50+02:00
Talitha Running Horse

Talitha vit à Porcupine dans la réserve indienne de Pine Ridge aux Etats-Uis. Elle vit avec son père, dans une caravane où il n’y a ni eau courante ni électricité. Talitha aime les chevaux, son père et sa meilleure amie. Mais Talitha n’est pas comme les autres indiens de la réserve : elle est métisse… Mais cela ne l’empêche pas d’avoir des rêves… Un jour, elle aurait une vraie maison, son père le lui a promis ! Et un jour, elle aurait un cheval, un vrai ! rien qu’à elle ! avec lequel elle pourrait participer à la grande marche de Big Foot ! Elle l’a vu, dans ses rêves… Jusqu’au jour où elle fait la connaissance d’un petit poulain à la robe extraordinaire : le poulain de ses rêves…

Je connaissais déjà l’auteur grâce à ses précédents romans, Lune indienne et Le chant des orques. Je suis fan ! J’adore son écriture et les décors de ses histoires. Antje Babendererde nous entraine dans les grandes plaines du Dakota. Les descriptions des paysages sont vraiment visuelles et nous donnent l’impression d’y être, de parcourir ces grands espaces en même temps que ses personnages.

On suit les aventures de Talitha, jeune métisse abandonnée par sa mère qui vit avec son père à Porcupine. A travers ses yeux, l’auteur nous dépeint la vie dans la réserve : la pauvreté, la violence, la misère qui y règne. Le tout vu à travers le regard d’une adolescente qui malgré tout, ne quitterait cet endroit pour rien au monde. Et dans cet univers rude, elle y raconte aussi l’entraide, la bonté et la générosité des hommes qui y vivent, partageant leurs maigres biens avec les plus démunis.

On sent vraiment que l’auteur est passionné par l’histoire, les croyances et la culture Lakota. Elle retrace l’histoire de ce peuple avec justesse, sensibilité et émotion. J’avoue avoir eu plusieurs fois les larmes aux yeux !

Talitha Running Horse, c’est une histoire emplie d’humanité, de bienveillance et d’espoir. Une fois de plus, l’auteur parvient à nous faire voyager au-delà des barrières du temps pour nous entraîner dans un pays fabuleux où les esprits des grands chefs tels que Red Cloud, Crazy Horse ou Sitting Bull ont marqué l’Histoire et son honorés comme les héros et qu’ils étaient.

Talitha Running Horse, est sans surprise, un énorme coup de cœur que je vous invite grandement à découvrir, quelque soit votre âge .

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Commentaire ajouté par Saturna 2017-12-07T21:17:58+01:00
Lune indienne

"Lune indienne" est vraiment un magnifique roman. J'ai toujours été intéressée par la culture amérindienne et j'ai apprécié de pouvoir en apprendre davantage sur le peuple Lakota. J'ai beaucoup aimé le fait que l'auteure n'adopte pas un point de vue manichéen. Elle présente la force et la beauté de la culture amérindienne sans toutefois taire les problèmes rencontrés dans les réserves comme l'alcool par exemple. Ce roman est réellement touchant.

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Commentaire ajouté par Aryia 2018-02-12T17:14:32+01:00
Lune indienne

La culture amérindienne m’a toujours passionnée, et ce depuis que je suis toute petite, sans que je ne sache vraiment ce qui a fait grandir en moi cet intérêt dévorant pour ce peuple fier mais discret, qui tache de préserver son mode de vie sans se replier totalement sur lui-même. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers les romans d’Antje Babendererde, qui a fait de ce peuple son thème de prédilection. J’ai ainsi emprunté une bonne vingtaine de fois Lune indienne et Le chant des orques au CDI de mon collège avant que mes parents ne se décident à me les acheter. Mon rêve serait d’avoir une étagère entière consacrée aux romans consacrés aux indiens d’Amérique, alors si vous avez des titres à me proposer, n’hésitez pas à le faire en commentaires !

En dépit de l’absence chronique de son père, toujours par monts et par vaux depuis le divorce, en dépit de la taille ridicule de l’appartement dans lequel il vit avec sa mère, et en dépit de son corps maigrichon, Olivier est heureux : il file le parfait amour avec Nina, avec qui il a construits de beaux projets pour l’avenir. Mais voilà que sa mère vient réduire en miettes ce programme idyllique en lui annonçant l’inimaginable : non seulement elle a décidée de refaire sa vie, mais c’est avec un indien Lakota qu’elle va se marier. Arraché à son pays, Olivier embarque pour les Amériques, persuadé qu’il ne survivra pas à cet exil au cœur d’une réserve indienne : vivre dans un tipi, au milieu d’alcooliques permanents, sans la moindre technologie, très peu pour lui ! D’autant plus qu’il appréhende la séparation avec sa belle Nina … C’est donc pleins de préjugés, de rancœur et d’amertume que l’adolescent débarque chez son beau-père, Rodney. Mais Olivier va se retrouver confronté à des difficultés qu’il ne soupçonnait pas, en particulier la haine viscérale de Ryan, le fils de Rodney, qui ne semble pas apprécier le fait d’avoir un blanc comme demi-frère …

Lune Indienne, c’est avant tout une belle histoire de tolérance et de respect, une histoire puissante qui aborde avec beaucoup de finesse des thèmes aussi variés que le racisme, le dépaysement, les préjugés et la jalousie. D’un côté, nous avons Olivier, aveuglé par sa colère et sa tristesse d’avoir été séparé de son pays et de ses amis, qui se barricade derrière une ribambelle de clichés et de préjugés pour justifier son rejet viscéral de ce nouveau monde qu’on lui impose. Malgré les efforts et la patience de Rodney, qui fait tout pour le mettre à l’aise, malgré la bienveillance et la sagesse de Grand-père Joe, qui tente d’ouvrir son cœur à la beauté de ce pays, Olivier s’obstine à s’apitoyer sur son sort en s’attardant sur les côtés négatifs de ce qu’il vit comme un exil. De l’autre, nous avons les jeunes indiens, et particulièrement Ryan, aveuglés par la haine héréditaire des indiens envers les blancs qui leur ont pris leurs terres, dénigrent leurs croyances et les prennent de haut, qui vont rejeter toute cette animosité sur Olivier. D’un côté comme de l’autre, la méfiance et les aprioris empoissonnent les esprits et aveuglent les cœurs.

Cependant, les choses vont progressivement évoluer, puis changer radicalement. Aidé par Tammy, sa cousine à la joie débordante, Olivier va petit à petit sortir de son cocon d’auto-apitoiement pour ouvrir les yeux sur ce qui l’entoure : les choses ne sont pas si terribles qu’il ne le pensait. A l’exception de Ryan, toute sa nouvelle famille l’accueille les bras et le cœur grands ouverts, bien décidés à l’initier progressivement à la beauté de cette terre et à leur mode de vie, tout en respectant sa nostalgie et ses réticences face à leurs croyances. Il va progressivement prendre conscience de l’injustice à laquelle doit faire face ce peuple qui se bat pour protéger son identité profonde en dépit des attaques répétées du gouvernement sur leur territoire et leurs droits. Et, sans même s’en rendre vraiment compte, il va finalement se libérer de ses idées préconçues pour se laisser envahir par la joie et la sérénité qui font la force de cette tribu si fière et si solidaire. Dans le même temps, Ryan va lui aussi être amené à se débarrasser de ses préjugés, en prenant conscience qu’Olivier n’est pas le blanc prétentieux et hautain qu’il imaginait, mais un adolescent comme lui en dépit de leurs différences culturelles.

C’est bien ce qui est merveilleux avec ce roman : il n’y a pas que le personnage principal qui évolue au fil des rencontres et des événements, les personnages secondaires changent également d’opinion à son contact. L’auteur a voulu mettre en avant cette indispensable réciprocité que nécessite le respect : pour que ce dernier puisse germer, grandir et porter du fruit, il faut que les deux camps soient disposés à le donner et le recevoir. Plus généralement, ce livre met en évidence l’importance de la solidarité mutuelle, d’être à la fois l’épaule sur laquelle l’autre peut s’appuyer et celui qui s’appuie sur l’épaule de l’autre : c’est dans les épreuves partagées et dans le soutien qu’on peut apporter à l’autre qu’on peut soi-même trouver la force de se relever. Seul, Olivier n’aurait sans doute pas réussi à dépasser le stade « c’est nul ici, j’veux rentrer chez moi », et seul, Ryan ne serait surement pas parvenu à aller plus loin que l’étape « c’est un sale blanc qui veut s’approprier l’amour de mon père ». A partir du moment où Olivier a sauvé la vie de Ryan et où Ryan a empêché Olivier de se faire tabasser, tout s’est soudainement améliorer entre eux, même si les incompréhensions restent fortes.

Outre cette thématique magnifiquement bien développée, Lune indienne possède une ribambelle de points très positifs qui font de ce récit destiné à la jeunesse un véritable coup de cœur. Tout d’abord, ses personnages. Ceux qui me connaissent le savent : j’accorde une grande importance à la profondeur et à la complexité des protagonistes. J’aime quand ces derniers sont suffisamment travaillés pour être réalistes, quand ils ne sombrent pas dans les clichés et les caricatures. Et avec ce roman, je suis comblée ! Que ça soit Olivier ou Ryan, Tammy ou Grand-Père Joe, Rodney ou Susan, ils ont tous une personnalité riche et unique, leurs réactions sont cohérentes et les relations qu’ils entretiennent sont très intéressantes à suivre. Je suis tombée sous le charme de tous ces personnages, qui ont tous quelque chose à apporter au lecteur. Je pense tout particulière à Boo, dont l’histoire, inspirée d’un fait réel, m’a vraiment bouleversée. A travers ce personnage si innocent et si attachant, l’auteur cherche à sensibiliser ses jeunes lecteurs à une terrible réalité qui n’est que trop peu mise en avant dans la littérature jeunesse.

On le sait, il ne suffit pas d’avoir une morale pertinente et des personnages attachants pour entrainer un coup de cœur. Et heureusement pour elle, l’auteur ne s’est pas arrêté là. Car ce récit a un petit quelque chose en plus, ce genre de petit quelque chose qui fait toute la différence et qui élève ce roman dans la catégorie des inoubliables : l’émotion qu’il véhicule page après page. Ainsi, l’intrigue en elle-même est porteuse d’une multitude d’émotions, du désarroi de l’arrivée à la plénitude du final en passant par l’enthousiasme, l’angoisse, le ravissement, la douleur et l’espoir. Il me semble tout simplement impossible de ne pas entrer en empathie avec Olivier, ébranlé par tous les bouleversements qui rythment sa nouvelle vie et qui vont le faire grandir si soudainement. Et ces émotions, elles sont aussi diffusées par la narration, en apparence si simple et si fluide mais finalement si particulière. Je ne saurai vous dire ce qui la rend si unique, mais cette plume est vraiment exceptionnelle et retranscris avec beaucoup de finesse les émotions, les sensations et les sentiments qui rythment les pensées et le cœur d’Olivier. Et c’est beau, tout simplement. Alors vous imaginez bien qu’entre l’histoire émouvante et l’écriture troublante, je n’ai pas pu empêcher quelques larmes de couler de temps à autres !

Lune indienne, c’est donc un beau récit initiatique qui, en plus de nous apporter un témoignage troublant de réalisme sur les croyances, les coutumes et les épreuves qui jalonnent la vie des Lakotas, nous offre également une très belle leçon d’humanité. Porté par des personnages d’une profondeur inouïe et par une narration particulièrement saisissante, ce roman est tout simplement inoubliable. Je le conseille aux jeunes lecteurs comme aux moins jeunes, à ceux qui sont passionnés par la culture amérindienne comme à ceux qui apprécient les histoires au message puissant, ainsi qu’à ceux qui désirent tout simplement passer un bon moment de lecture. Lune indienne a beau être un roman assez court, il n’en est pas moins unique et exceptionnel ! A dévorer sans hésitation et sans modération.

https://lesmotsetaientlivres.blogspot.fr/2016/10/lune-indienne-antje-babendererde.html

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Commentaire ajouté par Aryia 2018-02-14T10:52:24+01:00
Talitha Running Horse

Il me semble l’avoir déjà dit, mais Antje Babendererde fait indéniablement partie de mes auteurs préférés, bien qu’elle n’ait écrit que très - trop - peu de livres. Après avoir relu des dizaines de fois Lune indienne et Le chant des orques, c’est avec un énorme plaisir que j’ai appris la traduction en français de Talitha Running Horse, et je me le suis procuré dès que j’ai pu. Je dois bien avouer qu’il a patienté bien des mois dans ma pile à lire, puisque j’attendais d’être en vacances pour le lire, afin de le savourer pleinement, mais c’est maintenant chose faite et … que je regrette de l’avoir lu, je n’ai désormais plus aucun roman d’Antje à découvrir et c’est un véritable supplice ! J’espère du fond du cœur que Bayard va continuer la traduction de ses ouvrages, qui sont de véritables perles littéraires !

Talitha a treize ans et vit avec son père au sein de la réserve de Pine Ridge, dans une petite caravane bien délabrée, attendant avec impatience le jour où ils pourront enfin construire une petite maison sur les terres qui leur appartiennent. Malgré la précarité dans laquelle elle évolue et la haine de ses camarades face à son statut de métisse, Talitha ne se considère pas comme malheureuse : elle a un père formidable, une meilleure amie fantastique, un don pour le dessin et une passion pour les chevaux. Aussi, rien ne la rend plus heureuse que d’apprendre que les nouveaux voisins de son horrible tante possèdent des chevaux, qu’ils l’autorisent à venir les voir autant qu’elle le souhaite, et qu’ils acceptent même de lui apprendre à monter. Elle tombe sous le charme d’une pouliche promis à une destinée exceptionnelle selon les croyances lakotas, mais aussi sous celui du Neil, le fils ainé de la famille. Son bonheur est total, jusqu’à ce que leur caravane soit frappée par la foudre et que tous ses rêves se brisent dans l’incendie qui s’ensuit …

Comme la plupart des ouvrages d’Antje Babendererde, ce roman plonge le lecteur au cœur d’une réserve indienne et l’invite à découvrir le quotidien des Lakotas d’aujourd’hui. Une vie en perpétuel équilibre entre les obligations de la vie « moderne » et le respect des coutumes et croyances traditionnelles, une existence rythmée autant par les considérations matérielles que par les exigences spirituelles et morales héritées du passé. Mais ce roman nous montre également que cet héritage ancestral ne se limite pas aux festivités et cérémonies dansantes et joyeuses qui nous viennent à l’esprit lorsque l’on évoque la culture amérindienne : les Lakotas célèbrent aussi les périodes les plus sombres de leur histoire, par de longues processions à cheval sur les pas de leurs ancêtres abattus par les soldats Blancs. Et cette haine des Blancs, cette rancune à l’encontre des chefs pacifiques qui ont préféré la signature d’un accord à la poursuite de la guerre, se transmet, elle aussi, et attise aujourd’hui encore des tensions qui séparent progressivement la tribu. Talitha, bien malgré elle, devint ainsi le souffre-douleur de son école parce que sa mère était une Blanche, elle qui respecte pourtant bien plus les traditions que nombre de ses camarades. Ce roman nous conte la douleur d’un peuple meurtri qui peine à pardonner aux descendants de leurs bourreaux.

Mais ce roman, c’est aussi l’histoire du passage de l’enfance à l’adolescence, cette transition délicate où tous nos repères s’effondrent, où notre corps se transforme, où nos rêves se heurtent à la terrible réalité et où notre sensibilité est mise à rude épreuve. Avec énormément de finesse, de justesse et de délicatesse, Antje Babendererde nous invite à suivre Talitha dans cette étape difficile. Car Talitha a beau être une jeune fille courageuse et débrouillarde, elle n’en reste pas moins une adolescente sensible et innocente, qui se rend compte avec douleur que la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais un torrent déchainé, que nos choix ne sont pas sans conséquences et que nos souhaits doivent affronter de nombreux obstacles pour se réaliser. L’adolescence, c’est l’époque des premiers amours, des premiers désirs qu’on ne sait comment exprimer, des premiers élans du cœur qu’on ne sait comment combler. C’est l’époque de toutes les maladresses et de toutes les peines. Comme toujours avec Antje Babendererde, ce roman est une véritable source à émotions : on se réjouit avec Talitha, on est triste face à son chagrin, on espère et on frissonne avec elle. On se sent très proche de Talitha, et c’est un vrai bonheur que d’avoir fait ce bout de chemin en sa compagnie.

En bref, Antje Babendererde nous prouve une fois de plus que la classification « jeunesse » ne rime absolument pas avec « faiblesse », mais plutôt avec « richesse » : bien loin d’être un roman « simpliste » ou « futile », Talitha Running Horse est au contraire une histoire profonde et intense, qui appelle à des réflexions sur le pardon et l’acceptation de la différence, sur l’adolescence et ses désillusions, mais aussi sur l’importance du dialogue dans une famille, sur la responsabilité, sur l’espoir et l’amitié. Un roman que je conseille à tous les amoureux de la culture amérindienne, mais aussi à tous les passionnés de chevaux (je n’en ai pas parlé car ma chronique est déjà assez longue, mais les chevaux ont une place centrale dans ce récit) et à ceux qui aiment les belles histoires d’amour et d’amitié. Un roman que je relirai avec grand plaisir !

https://lesmotsetaientlivres.blogspot.fr/2017/06/talitha-running-horse-antje-babendererde.html

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Commentaire ajouté par Cocoroco 2018-04-07T20:01:00+02:00
Talitha Running Horse

J'ai bien aimé ce livre, le personnage est attachant et l'univers interessant

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