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Tous les livres de Benoîte Groult

Neuf personnages s’embarquent pour un tour du monde en bateau. Une femme vieillissante qui, par peur de lasser l’homme qu’elle aime, risque de le perdre. Un homme de quarante ans qui découvre, à la suite d’un infarctus, qu’il ne supporte plus son métier, ni sa femme, ni ses cinq enfants. Un garçon de vingt ans qui fuit Paris et le luxe familial pour aller chercher au loin des raisons de vivre. La Part des choses, c’est la vie de tous ces individus qui, sortis de leur cadre familier, révèlent leurs angoisses et leurs espoirs. Mais c’est aussi l’histoire d’un couple arrivé à l’âge où l’on fait la part des choses...

En Australie, à Nouméa, à Bénarès ou Tahiti, délivrés de toute servitude, nos personnages se retrouvent face à eux-mêmes. À Tahiti surtout où la douceur de vivre abolit les contraintes. C’est là que nos héros découvrent leur destin, un destin que la plupart d’entre eux n’avaient pas soupçonné.

Résumé

Au cours des siècles, des hommes éclairés, écrivains ou hommes politiques, ont profité de leur influence pour défendre le statut de la femme dans la société. Présentation de ces féministes, tels Condorcet, Stuart Mill ou Fourier, qui ont secoué les préjugés, se sont élevés contre l'injustice et ont dénoncé la prétendue infériorité des femmes.

Quatrième de couverture

Le féminisme au masculin

« Beaucoup d'hommes qui se disaient éclairés, ardents défenseurs de la Femme, n'ont fait qu'aménager, sous la pression des événements, une situation dont ils s'accommodaient fort bien et dont - fait le plus grave - ils ne voyaient pas l'aspect scandaleux. Quelles qualités rares a-t-il fallu aux quelques-uns qui ont voulu dépasser l'image traditionnelle de l'épouse dévouée, gardienne du foyer, pour penser à elle comme à un être humain à part entière ? Ces qualités rares, ce sont elles que nous voudrions mettre en lumière, en écoutant d'un peu plus près ces précurseurs trop souvent oubliés, moqués ou méconnus, qui s'appelaient Poullain de La Barre, Condorcet, Fourier, Stuart Mill et qui méritent bien d'entrer au Panthéon, si peu encombré, des féministes. »

Benoîte Groult

"Parce qu'elle a été la première en France en 1791 à formuler une 'Déclaration des Droits de la Femme' qui pose dans toutes ses conséquences le principe de l'égalité des deux sexes. Parce qu'elle a osé revendiquer toutes les libertés, y compris sexuelle ; réclamer le droit au divorce et à l'union libre ; défendre les filles-mères et les enfants bâtards, comprenant que la conquête des droits civiques ne serait qu'un leurre si l'on ne s'attaquait pas en même temps au droit patriarcal. Parce qu'elle a payé de sa vie sa fidélité à un idéal."

Olympe de Gouges demeure une figure fondatrice du combat contemporain pour l'égalité des sexes. Après le beau succès du roman graphique de Catel paru l'an dernier, Benoîte Groult rend un nouvel hommage à cette pionnière.

Qui saura, entre homme et femme, inventer une passion qui ne s'use pas? Qui saura, malgré le temps qui passe, préserver les belles amours de leurs disgrâces quotidiennes? Tel est, au fond, le secret de ces deux êtres que tout sépare, mais que d'intenses ferveurs rapprochent. Lui, c'est un marin breton, elle est une intellectuelle parisienne. Ils ne se ressemblent guère, un monde d'usages ou de convenances aurait dû les rendre étrangers l'un à l'autre.

De complicités en étreintes, de brèves rencontres en rendez-vous lointains, le destin va leur offrir une liaison improbable et souveraine. Quelques jours, quelques semaines dispersées tout au long de la vie seront les seules et brûlantes étapes d'une histoire qui commence sur la peau et se prolonge dans le coeur. A travers cette passion, toute de tendresse et de sensualité, Benoîte Groult a voulu faire le portrait d'un amour glorieux et d'une femme libre. Avec les vrais mots de l'impudeur, elle donne à vivre le roman d'un désir toujours, et miraculeusement, intact.

En 1990, aux Éditions Laffont, une biographie de Pauline Rolland, une féministe du XIX° siècle.

"Aberrants, écoeurants, absurdes, odieux, grotesques et surtout invraisemblables ! Oui, ils sont tout cela à la fois les jugements et les anathèmes, les décrets et les sentences, les malédictions et les fulminations qu'ont proférés depuis l'aube des temps nos maîtres à penser, nos chefs religieux, nos gouvernants, nos médecins, nos législateurs et les représentants dans nos foyers, à savoir nos pères, nos frères, nos maris et nos fils. À voir ainsi rassemblées ces citations, toutes tirées d'oeuvres célèbres et d'auteurs éminents, on jurerait l'oeuvre d'une bande de mauvais plaisants, de dangereux énergumènes ou d'obsédés sexuels. Il est à peine croyable en effet que, génération après génération, savant après philosophe, historien après écrivain, homme après homme en somme, la moitié masculine du genre humain se soit acharnée à prouver que l'autre ne valait rien et ne méritait pas d'accéder à la dignité d'être humain." Benoîte Groult.

Toute vie est une évasion. A chaque instant, nous devons scier des barreaux, lancer des cordes faites des draps où nous avons trop longtemps dormi, briser le silence des alcôves... Seule ou avec la complicité active de Josyane Savigneau, c'est l'aventure de sa vie que Benoîte Groult nous conte ici. A-t-on envie de s'évader lorsqu'on a pour mère Nicole Poiret, couturière talentueuse et aimée, pour père un décorateur célèbre, et pour marraine Marie Laurencin ? Lorsque vos parents ont comme amis Picasso, Morand, Jouhandeau et quelques autres ? Pourtant, oui. Si Benoîte Groult a longtemps considéré la jeunesse " comme un long noviciat avant le mariage ", elle a su conquérir ses libertés : elle nous livre ici ses hommes et ses mariages, ses combats, depuis le journalisme d'après-guerre jusqu'à la féminisation des " noms de métiers, de grades et de fonctions ". Elle évoque ses succès, {Ainsi soit-elle}, {Les trois quarts du temps}. Elle revient sur ses choix, ses amitié, sa liberté conquise et aimée.

Présentation de l'éditeur

Ni Dieu ni Diable, Moïra, dans la mythologie grecque, représente la destinée. Elle s’attache à faire advenir l’improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées. Ainsi Marion, qui s’est mariée en espérant former un couple moderne, découvrira qu’on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée avec un Irlandais un peu fou, un peu poète. Sa mère Alice, quatre-vingts ans, journaliste féministe de choc, s’est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé que Moïra l’aidera à relever avec panache.

La Touche étoile est une leçon des Ténèbres, dite sur le ton de l’allégresse. Le roman émouvant et drôle de plusieurs générations de femmes. . --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Toute vie est une évasion. A chaque instant nous devons scier des barreaux, lancer des cordes faites de draps où nous avons trop longtemps dormi, briser le silence des alcôves, des cabinets d'essayage, des confessionnaux... Benoîte Groult raconte ses combats, depuis le journalisme d'après-guerre à la féminisation des 'noms de métiers, de grades et de fonctions'. Elle réécrit ici son 'Histoire d'une évasion'.

'A toutes celles qui vivent dans l'illusion que l'égalité est acquise et que l'Histoire ne revient pas en arrière, je voudrais dire que rien n'est plus précaire que les droits des femmes. A celles qui ne regardent ni derrière elles ni autour, je voudrais rappeler que les Allemandes de l'Est par exemple ont perdu, à la chute du mur de Berlin, des droits qu'elles croyaient acquis pour toujours. Que les Algériennes, les Iraniennes, les Afghanes et tant d'autres, qui avaient goûté aux premiers fruits de la liberté, ont disparu, du jour au lendemain, sous un voile de silence. Aux Françaises je rappelle que l'on déplore encore 220 000 avortements en 1999. A celles enfin qui font confiance aux hommes au pouvoir pour que les choses s'arrangent peu à peu, je voudrais citer une phrase de Virginia Woolf : 'L' histoire de la résistance des hommes à l'émancipation des femmes est encore plus instructive que l'histoire de l'émancipation des femmes.' Si elles ne défendent pas elles-mêmes les droits conquis par leurs mères, personne ne le fera pour elles. La condition des femmes ne va pas en s'améliorant dans le monde, contrairement à ce qu'il est reposant de croire. Les hommes sont des analphabètes du féminisme, on le sait. Mais les femmes le sont à peine moins. C'est pourquoi il n'est jamais trop tard pour lire un livre féministe. Ni trop tôt. Ils n'ont hélas pas pris une ride depuis 25 ans.' B.G.

Au lieu de touches blanches et noires, de l'encre et du papier; en guise de partition, la vie : les soeurs Groult écrivent leur journal comme deux pianistes installées devant le même clavier pour jouer à quatre mains », l'une complétant l'autre en un contre-chant amical ou acidulé. La malice domine car le morceau qu'elles inter-prètent est le temps de leur jeunesse et reflète tout l'allant, le mordant et l'audace de cet âge printanier. Il coïncide avec la guerre - Benoîte a dix-neuf ans, Flora quinze en 1940 - mais, même si la France est battue, envahie, occupée, même si les restrictions obligent à geler et jeûner, même si le seul espoir d'en sortir est celui d'un débarquement encore hypothétique, peut-on s'empêcher d'exister ? Le fait qu'Arès mobilise les armées ne prive pas Eros de son carquois, comme dirait Benoîte, la savante des deux. Premiers flirts, premiers déboires, premiers tickets, premières elles de bois... La saveur du livre est là, dans ce mélange de : comédie et de drame que fut la vie entre 1940 et 1945 pour deux jeunes filles e de bonne famille », qui se racontent avec spontanéité et verte ironie.

C'est par un coup de téléphone que s'ouvre ce double roman : deux femmes ont été des amies de classe », l'école finie, elles ne sont pas devenues des « amies de vie ». Vingt ans plus tard, par hasard, elles se retrouvent grâce à leurs enfants : le fils de l'une aime la fille de l'autre. Ces retrouvailles au seuil de la quarantaine vont être l'occasion pour elles de faire le point, de confronter l'image que chacune a gardée de la jeunesse de l'autre avec les réalités du présent : un mari, des problèmes quotidiens si absorbants qu'ils masquent trop souvent les ques-tions essentielles, l'âge qui vient et surtout les enfants, elles en ont cinq à elles deux. Trois sont majeurs. Les mères sont encore jeunes... Rarement deux générations ont semblé si proches que les adultes et les adolescents d'aujourd'hui et pourtant rarement leurs rapports ont été si chaotiques, si passionnés, si passionnants. Dans cette chronique entremêlée, on retrouvera deux caractères opposés, mais au fond les mêmes problèmes, ceux de toutes les femmes, évoqués ici avec cette spontanéité, cette ironie et ce refus du pathétique dont on a goûté la saveur et parfois la verdeur dans le Journal à quatre mains et le Féminin pluriel.

C'est archaïque, barbare, pire même : démodé, ce sentiment qu'on appelle la jalousie - tous les gens modernes, à la page et dans le vent, le proclament. Confiance, idées larges et sens de l'humour sont les mots d'ordre du temps. Tristes seraient les assises d'une vie conjugale enserrée dans les digues de la Morale et du Devoir. Marianne l'a pensé comme les autres, si même elle ne l'a pas dit.

Voilà pourquoi elle se retrouve « malheureuse, mais sur des assises gaies » quand son mari, Jean Dastier, lui annonce tout à trac qu'il aime Juliette et que cela ne change rien en ce qui les concerne eux, c'est-à-dire Marianne et lui. Est-ce utile de préciser qu'elle n'est pas de cet avis ?. Elle se sent doublement trahie, car Juliette est leur meilleure amie.

Le Féminin pluriel est le journal de ces deux amies devenues ennemies- (Juliette est pour Marianne « Mlle Iscariote ») qui, de septembre au retour de la belle saison, racontent alternativement les péripéties de cet « accident de parcours » que la cause de leurs joies et de leurs tourments verrait volontiers se convertir en course de fond. Et elles y mettent la verve, la drôlerie et l'acuité de trait qui ont fait la renommée de Benoîte et de Flora Groult.

"Parce qu'elle a été la première en France en 1791 à formuler une 'Déclaration des Droits de la Femme' qui pose dans toutes ses conséquences le principe de l'égalité des deux sexes. Parce qu'elle a osé revendiquer toutes les libertés, y compris sexuelle ; réclamer le droit au divorce et à l'union libre ; défendre les filles-mères et les enfants bâtards, comprenant que la conquête des droits civiques ne serait qu'un leurre si l'on ne s'attaquait pas en même temps au droit patriarcal. Parce qu'elle a payé de sa vie sa fidélité à un idéal."

Olympe de Gouges demeure une figure fondatrice du combat contemporain pour l'égalité des sexes. Après le beau succès du roman graphique de Catel paru l'an dernier, Benoîte Groult rend un nouvel hommage à cette pionnière.

Le dernier projet d'écrivaine de Benoîte Groult était de publier son "Journal d'Irlande". Elle avait l'intention d'entrecroiser ses "Carnets de pêche" en Irlande où elle avait passé plus de vingt étés avec son mari Paul Guimard, et les passages de son Journal intime tenu conjointement. Elle avait commencé ce travail d'orfèvrerie littéraire, que la maladie et la mort l'ont empêchée de mener à son terme.

C'est sa fille Blandine qui a choisi de mettre ses pas dans ceux de sa mère pour lui rendre le plus beau des hommages en la faisant revivre à travers ce livre posthume établi selon sa volonté. Le livre se présente comme un Journal tenu durant vingt-six étés, rythmé par une quadruple dramaturgie : l'installation en Irlande, la maison que Benoîte et Paul y achètent, la vie locale avec ses figures pittoresques, la passion de la pêche, de la mer, du bateau, des produits de la pêche à cuisiner, etc.

L'expérience sans fard du trio amoureux dont la matière a donné lieu à la transposition fictionnelle de son best-seller Les vaisseaux du coeur : Benoîte tiraillée entre son mari Paul Guimard et Kurt, l'amant américain rencontré en 1945 et retrouvé dans les années 60. Elle s'éloigne de Paul sans parvenir à le quitter tandis que Kurt espérera en vain qu'elle divorce pour lui. Les visiteurs de l'été dont elle dresse un portrait saisissant de justesse et, parfois, de rosserie : ses filles et leurs maris, les amis de passage (Françoise Mitterand, Régis Debray, les Badinter, Tabarly, les Fasquelle....) Le temps qui passe pour une femme qui se sent vieillir et qui vit un amour platonique avec un mari de son âge et un amour charnel avec un amant plus âgé qu'elle.

Benoîte a 57 ans quand elle commence ce Journal et 83 ans quand il s'achève.

« J’ai toujours su que ce Journal amoureux existait ; même si je ne l’avais jamais lu ni même vu… Ma mère m’en avait parlé. C’est Paul qui en a eu l’idée pour l’aider à prendre confiance en elle, et en son talent, auquel elle ne croyait guère à l’époque. Pourtant, elle vivait depuis toujours, dans et par les mots : elle tenait son journal intime et entretenait une nombreuse correspondance, amicale puis amoureuse, dans une famille où tout passait et se réglait par des lettres… De là à penser publier, il y avait un pas qu’elle ne se décidait pas à franchir. Alors Paul a eu cette idée épatante d’écrire ce journal, chacun prenant la parole à tour de rôle pour raconter leur quotidien. C’était d’autant plus généreux de sa part qu’il n’a jamais tenu un journal de sa vie et que c’était même contraire à sa nature. Maman lui rendait souvent hommage pour cette initiative – et elle n’avait l’hommage facile pour personne ! »

Blandine de Caunes

À travers ce jeune couple amoureux, qui manie la plume avec dextérité, le talent des deux écrivains reconnus qu’ils deviendront est déjà là, qui constitue aussi un formidable témoignage des années 1950 et du féminisme naissant d'une femme engagée qui participera à tous les combats de son époque.

Un roman qui porte sur une période de soixante-dix ans n'est plus un roman mais plusieurs. Il commence par une nuit de noces en 1913, celle d'Hermine, une femme peintre qui connaîtra la célébrité. Il se poursuit par la naissance de sa fille Louise, en 1918, puis par les...trois quarts de la vie de Louise. Ecrasée par la personnalité de sa mère, Louise ne parvient pas à savoir qui elle est et ce qu'elle veut. Elle épouse en 1944 un étudiant en médecine qui mourra de tuberculose. Le remariage de Louise, la naissance de trois filles, son travail de journaliste, la découverte de sa vocation : autant de jalons de cette longue marche à la recherche de soi-même, de son identité. A travers le destin de trois générations, c'est le destin de la femme que l'auteur nous dévoile. Le couple, le rapport mère-fille, le travail, la création, le besoin d'émerger du carcan qu'imposent une époque, une éducation : tout ce qui fait les bonheurs et les difficultés de la vie d'une femme est vécu par les héroïnes du roman.

Les Trois Quarts du temps dégage un optimisme profond, un goût de vivre, une complicité dans les relations humaines où le lecteur puisera, au-delà du plaisir de lire un vrai roman, l'occasion de réfléchir à sa propre existence

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