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Chloé Bertrand

275 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par JoRaven 2017-07-15T16:42:20+02:00
de

Biographie

Née en 1994, Chloé Bertrand a survécu aux Grandes Katastrophes de 2020. Avec l’aide d’un groupe hétéroclite composé d’amis, de ses frères et sœurs et de leurs enfants, elle fait son chemin dans les terres et les eaux dévastées de notre monde en ruine. Elle conte à la veillée les histoires qui la hantent. On l’appelle la Conteuse parmi les communautés de survivants, et les enfants guettent son arrivée comme leurs ancêtres guettaient celle du Père Noël. Au son des craquements du feu de bois, elle transmet à ceux qui veulent bien l’écouter les récits qui bercèrent son enfance : Harry Potter, Cyrano de Bergerac, Ellana, Ewilan… Mais elle raconte aussi les histoires d’amour de jeunes artistes dans les rues de Londres, et le long voyage de ceux qui ont tout perdu sauf la beauté du ciel. Dans une autre vie, celle d’avant les Katastrophes, elle a étudié la littérature et la langue anglaise, ainsi que l’histoire du monde, voyagé et vécu en Russie, en Angleterre et en Amérique du Nord. La route est longue, et d’ici le prochain relais elle a le temps d’inventer de nouvelles histoires…

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Quelques chiffres

Note moyenne : 7.83/10
Nombre d'évaluations : 78

0 Citations 44 Commentaires sur ses livres

Alias et noms de plume

  • Chloé Jo Bertrand

Dernier livre
de Chloé Bertrand

Sortie France/Français : 2020-01-01

Les derniers commentaires sur ses livres

Apocalypse Blues, Tome 1 : La Saison des ravages

C'est rare que je n'accroche pas du tout à un livre, mais c'est malheureusement le cas avec cette saga dont je ne lirai pas la suite. Je n'y ai pas cru, ne me demandez pas pourquoi. Je suis restée hermétique à l'écriture, à l'univers, je n'arrivais pas à visualiser les scènes ou à m'imaginer correctement les personnages, tout a sonné creux pour moi dès les premières pages. Pour tout dire, le livre m'est même tombé des mains aux deux tiers environ. J'ai décroché. Un achat que je regrette et qui va finir dans la boîte à livres du quartier. Pourtant, on m'avait dit le plus grand bien de cette autrice. Comme quoi, on ne peut pas plaire à tout le monde...

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Apocalypse Blues, Tome 1 : La Saison des ravages

Et bien accrochez-vous !!!

C'était à couper le souffle, palpitant, angoissant, effroyable, violent, percutant.

"Putain de bordel de merde ta mère la p*****" comme dirait l'un des personnages du roman (moi aussi ça m'arrive de le dire quand je me cogne le petit doigt de pied au pied du lit). Oui c'est un peu vulgaire, ma seule remarque négative... mais quelle intensité !

Le pire c'est que ça peut nous arriver demain...

Hâte de retrouver cette bande de potes quand même !

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Apocalypse Blues, Tome 1 : La Saison des ravages

Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com/

--- Un style bien à part ---

Il me paraît important de préciser que Chloé Jo Bertrand utilise volontairement un langage parlé afin de retranscrire le plus fidèlement possible les pensées de ses personnages. C’est un peu comme si l’on se retrouvait dans leur tête. Le texte comprend donc des insultes, des phrases mal formulées, voire même incomplètes.

J’ai personnellement trouvé cela très perturbant, au début. Pour tout vous dire, je préfère les plumes travaillées. Je dois néanmoins reconnaître que l’auteure nous permet, de cette façon, de mieux comprendre ses personnages, de nous sentir proches d’eux. Et force est de constater que j’ai fini par oublier mes réticences initiales, puisque j’ai fini La saison des ravages en deux jours.

Un conseil, toutefois : si le style vous effraie, n’hésitez pas à lire quelques passages du livre pour voir s’il vous correspond.

--- Quatre héros, quatre destins entremêlés ---

Outre ses multiples catastrophes climatiques, ce qui fait l’attrait d’Apocalypse Blues, ce sont ses quatre héros. Chacun est essentiel au récit, car c’est à travers leur histoire, souvent tragique, toujours touchante, que l’auteure nous raconte la chute de l’humanité. Ou, tout du moins, de son emprise sur la nature.

Ma préférence va à Kiran, le plus modéré de tous en dépit de ses 14 ans. J’ai moins accroché avec Charly, qui frise le cliché de l’adolescent grognon au grand coeur, même s’il joue un rôle prépondérant. J’ai en revanche apprécié le duo formé par les deux frères, Matthew et Tobias, bien que l’évolution de ce dernier me semble un peu tirée par les cheveux.

--- L’humanité dans toute sa laideur ---

C’est indiqué sur la quatrième de couverture, mais je tiens à le souligner : cette saga est réservée à un public averti. D’ailleurs, elle était auparavant destinée aux adultes. Elle a cependant intégré la nouvelle collection YA de Bragelonne lors de sa réédition en raison, je suppose, de l’âge des protagonistes. Mais cela n’enlève rien à la dureté de certaines scènes, sanglantes et violentes.

Quoi qu’il en soit, les mots de l’auteure transpirent de réalisme, et c’en est effrayant. En effet, le comportement des hommes aux portes de l’apocalypse ne sont pas toujours bienveillants. Certains sont même prêts à tout pour tirer profit du malheur des autres. Bien sûr, il existe toujours des exceptions, et c’est grâce à des personnages pleins de bonté que Chloé Jo Bertrand insuffle un peu d’espoir à sa série… pour mieux nous l’arracher plus tard, peut-être ! Ça, je le découvrirai dans le prochain numéro.

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Apocalypse Blues, Tome 2 : Le Crépuscule du monde

Dès le début, j'ai été à nouveau happé par l'écriture fluide de l'auteure qui bien que d'un point de vue externe omniscient, me permet d'être totalement immergée dans l'histoire. Toujours avec de multiples points de vues, et quelques musiques collant complètement à la situation, des nouveaux personnages sont injectés au cours de ce tome qui sert un peu de transition afin d'élargir les horizons et surtout d'en connaitre un peu plus sur les personnages et la situation mondiale. Ces nouveaux personnages apportent chacun à leur manière un intérêt autant technique, utile, informatif, relationnel ou émotionnel. La nature rappelle par bien des façons qu'à la base, c'est elle qui domine les hommes, quelque soit le bout du globe sur lequel on se trouve et par différents moyens.

Durant une bonne partie du tome, on se retrouve dans une sorte de huit-clos avec Matthew, Charly, Kiran, Tobias, la meute de loups qui ne cessent de s'agrandir et Camille, leur nouvelle petite recrue, dans une maison où ils reprennent des force, bloquée par le Blizzard.

Cette partie est loin d'être ennuyeuse ou inutile, au contraire, c'est ce qui solidifie les liens entre les personnages et surtout, entre nous et eux. Après avoir bravé les nombreux obstacles et échappé à l'effondrement de la caldeira du Yellowstone, leur but est fixé : ils iront à New-York retrouvés les parents de Charly. Tous se raccrochent à cet espoir, cet objectif, parce qu'après tout, quand le monde se meure, que les différentes formes de civilisations modernes commencent à disparaître et qu'on ne sait pas où aller, c'est normal, dans le doute, de vouloir rejoindre les membres de sa famille si on tiens à eux, afin de pouvoir affronter ensemble la potentielle extinction de l'humanité. Dans ce genre de moments désespérés, il est toujours bon d'avoir un leitmotiv pour ne pas juste se laisser engourdir par le froid dans une voiture en panne d'essence en plein milieu d'une tempête de neige violente fermement décidée à tout ensevelir.

Intimement, les doutes, peurs, craintes, et diverses émotions des personnages sont livrés. Ils ne cherchent pas à jouer les héros, ils veulent survivre mais on peur de mourir et cette peur qui les consume et les ronge les pousse à se demander s'il ne ferait pas mieux de se laisser aller, afin que ça cesse. C'est réaliste, chaque épreuve qu'ils traversaient l'était. Chaque douleur qu'ils encaissaient en se relevant, souvent tordus, toujours plus cassés, luttant contre l'angoisse et le désespoir s'échappait des lignes pour s'infiltrer sous ma peau.

Plus complet sur le blog : https://letempodeslivres.wordpress.com/2019/12/19/apocalypse-blues-tome-2-le-crepuscule-du-monde/#more-4943

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Commentaire ajouté par InezaArchy 2020-01-02T11:38:15+01:00
Apocalypse Blues, Intégrale

J’ai adoré

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Apocalypse Blues, Tome 1 : La Saison des ravages

Un énorme coup de coeur pour moi ! Une vraie pépite, je l'ai adoré et j'ai déjà hâte de retrouver les personnages dans le tome 2... Je me suis pris une claque inter-sidérale avec ce livre. L'auteure est juste géniale, elle a su nous engloutir dans un monde post-apocalyptique qui ne fait pas de cadeaux: les personnages principaux ne sont pas épargnés, et c'est ça qui a donné le réalisme que je recherchais au récit. Une pure merveille, j'espère que le tome 2 sera aussi bon que celui-ci, voir même plus ! Je vous le conseille, foncez, il n'attends plus que vous !

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Apocalypse Blues, Tome 3 : L'Ère des révoltes

J’avoue que les 300 premières pages de ce 3e opus, qui est aussi le dernier, n’ont pas réussi malheureusement, à m’emporter très vite.

C’était une lecture dont je comprenais le schéma, un nouveau road trip imposé par Camille dans le but de réunir sa famille bancale et morcelée, mais sa famille tout de même, celle qui a toujours pris soin d’elle.

Je vois l’auteure poser les bases des révoltes secouant un peu partout, surtout dans l’Est où les champs sont si gris et les citoyens si mal nourris. Je comprends la peur de ceux de l’Ouest où l’herbe est plus fraîche et le grain plus doré mais tout juste assez pour ceux qui y sont, et encore, si on extrapole le terme « assez ». Ayant eu un aperçu de ce que la faim intense engendrait, ou plutôt, à quel niveau d’instinct primitif elle ramenait les hommes, la crainte de tout perdre, et le désir de partir pour éviter d’être piétiner en perdant tout, pour aller dans un lieu où on ne sait pas si c’est mieux ou si l’enfer s’y rejoue, est totalement assimilé.

De nouveau on se pose la question qu’aurait-on fait, si une fois de plus, le minuscule « chez nous » qu’on a réussi à créer était encore menacé, quand cela prendrait-il fin ? Partir et aller ailleurs oui, mais après, la faim sera toujours là, qui dit qu’il ne faudra pas partir de nouveau ? Sans cesse et en boucle ?

Plus complet sur le blog : https://letempodeslivres.wordpress.com/2020/03/04/apocalypse-blues-tome-3-lere-des-revoltes/

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Apocalypse Blues, Tome 1 : La Saison des ravages

Bon...J'ai un vrai problème avec ce bouquin. J'aime beaucoup le contenu, j'accroche à l'histoire. Pas de problème de ce côté-là. On a une fin du monde bien amenée, bien exploités. Un vrai bon roman post-apocalypse avec des personnages qui ne sont pas épargnés.

MAIS bon sang, c'est quoi ce style d'écriture ? Chaque phrase m'a arrachée les yeux. L'auteure écrit tout simplement comme elle parle ce qui donne des mots hachés, des jurons à tout bout de champ, des répétitions, des fautes de grammaire qui font saigner les pupilles...Je veux bien qu'on prenne quelques libertés pour donner un côté plus réaliste. Par exemple, les jurons et les phrases écorchées dans les dialogues, ok. Mais pas dans le texte même. Pitié. C'est tellement indigeste. Le nombre de fois où j'ai eu envie d'envoyer valdinguer ce livre à cause du style écœurant...Non, non et encore non. Désolée mais ça m'a tout gâché. Je n'ai pas vraiment pris de plaisir à lire ce livre alors que je le répète, l'histoire me plaisait bien.

Le début avec toutes les catastrophes naturelles est sympa, le parcours de chaque personnage est intéressant et les épreuves qu'ils ont a surmonter assez violentes. J'aime quand un auteur malmène un peu ses protagonistes (oui, je suis une sadique). La façon dont ils se rencontrent est également bien amenée. En vérité, seulement deux choses m'ont choquées dans le scénario. Spoiler(cliquez pour révéler)Le retour à l'état sauvage de Tobias qui frôle un peu le ridicule. À la façon dont c'était rédigé, j'avais l'impression d'entendre parler Gollum ! Et puis je me suis dis que l'écrivaine avait aussi un peu trop maté "Survivre avec les loups". Mais aussi la manière dont ils retrouvent miraculeusement Tobias. Ça fait combien de km² déjà les États-Unis ? Je dis ça, je ne dis rien.

Mais à l'exception de ces deux incohérences, c'était plutôt mal. Ah si, il manquait peut-être aussi une petite présence féminine. Que des héros masculins, c'est un peu dommage. Enfin bon, malgré tout ça, le roman n'était pas mal. Alors pourquoi ce style ?

Franchement, juste à cause de ça, je me tâte à lire le tome 2. D'un côté j'ai envie de connaître la suite mais de l'autre, je ne veux pas me retaper un décollement de la rétine.

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Apocalypse Blues, Tome 2 : Le Crépuscule du monde

Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com

--- Quand une lecture me bouleverse à un point inimaginable ---

Cela fait plusieurs semaines que j’ai refermé ce tome 2 et, pourtant, je ne me suis toujours pas remise de tout ce que les personnages ont enduré. Certes, j’avais beaucoup apprécié le premier volet, mais rien ne m’avait préparée à l’intensité du suivant. Le Crépuscule du monde est un, deux, trois crans au-dessus. Un coup de cœur monumental !

Et pour ne rien gâcher, ma binôme Saiwhisper m’a accompagnée durant toute ma lecture. Vous pouvez d’ailleurs retrouver son avis, très similaire au mien, sur son blog.

--- L’apocalypse n’épargne personne… ---

…pas même les petites filles ! Chloé Jo Bertrand nous le prouve dès le prologue en intégrant un nouveau personnage à son histoire : Camille, une orpheline trouvée sur le bord de la route. Si, dans un premier temps, nos héros refusent de s’en occuper – lorsque le monde s’effondre, c’est chacun pour soi, après tout ! -, ils finissent par s’attacher à elle et la prennent sous leur aile, ne faisant qu’ajouter à leurs préoccupations.

Mais Camille est comme un rayon de soleil. Ses caprices mettent les nerfs de tous à rude épreuve, toutefois son sourire et sa bonne humeur compensent largement. Bon, il est vrai qu’en règle générale, les personnages aussi jeunes n’ont pas ma préférence, mais son arrivée permet de consolider le groupe auquel j’avais l’impression d’appartenir.

Je n’ai relevé qu’un seul bémol, en fin de compte : la vitesse à laquelle elle tisse des liens avec Tobias. C’était peut-être un chouia trop rapide pour être totalement crédible, néanmoins on s’y fait rapidement. Ces deux-là s’entendent si bien malgré leurs blessures respectives, au point de créer leur propre langage. En effet, Tobias tient davantage du loup que de l’homme à présent…

--- Nos démons ne nous quittent jamais vraiment ---

C’est l’amère expérience que feront Matthew, Tobias, Kiran et Charly au cours de leur périple. Tant qu’ils continuent d’avancer, ils sont en vie, mais à quel prix ?

Tobias et Matthew peinent à retrouver la complicité qu’ils partageaient autrefois. Le premier refuse sa part d’humanité, tandis que le second est rongé par la culpabilité, et ce n’est pas loin de le tuer.

Kiran et Charly, quant à eux, sont presque parvenus à trouver un équilibre ; chacun est la béquille de l’autre. C’est donc un duo qui fonctionne à merveille. Charly me paraît toujours un peu caricatural, surtout lorsqu’il se sent obligé de jurer à tout-va. Cependant, Kiran lui porte une affection indéfectible, et comme c’est un personnage qui m’a attendrie par sa fragilité mêlée de force, je ne pouvais que pardonner ses brusqueries à Charly.

Bref, l’auteure est parvenue à traduire les sentiments de ses personnages, tant avec des mots qu’avec des actes, jusqu’à brouiller la frontière avec le lecteur. J’avais vraiment l’impression d’accompagner nos héros dans leur quête.

Dernier point à aborder : la romance. Aussi étonnant que cela puisse paraître, elle m’a beaucoup plu. J’ai simplement trouvé qu’elle tournait un peu trop en rond, mais les adolescents sont réputés pour être indécis, pas vrai ?

--- La survie, mas pas seulement ---

Le Crépuscule du monde repose principalement sur le désir de Charly de retrouver ses parents, restés à New York. Le hic ? C’est à l’autre bout du pays ! De plus, le groupe se déplace majoritairement à pied et la météo n’est pas franchement clémente. Et puis, qui sait s’ils sont encore en vie ?!

C’est donc une course contre la montre qui s’engage, entrecoupée de moments dédiés à la survie. L’action n’est pas constante, mais ce n’est pas un défaut pour autant. L’histoire est riche en rebondissements, qu’ils concernent les relations entre nos héros ou les dangers qu’ils encourent chaque jour, alors qu’ils s’enfoncent dans le territoire américain. Et ce qu’ils vont y trouver n’est pas toujours de très bon augure…

--- Chloé Jo Bertrand, sadique ? ---

Je suis tentée de répondre par l’affirmative ! L’auteure ne ménage pas ses personnages ; ils vivront plus de malheurs qu’il n’est possible d’encaisser. Malgré cela, elle est parvenue à rendre son histoire crédible. Nos héros ne peuvent compter sur la chance pour s’en sortir, ni avoir recours à des subterfuges invraisemblables. Non, au contraire, ils vont souffrir, se battre, désespérer. Se relever et, parfois, vaincre. D’ailleurs, les catastrophes naturelles ne seront pas leur pire ennemi. Ce seront plutôt les hommes, cruels et bestiaux dans leurs instincts les plus primitifs.

Moi qui avais eu un peu de mal avec le style familier dans La Saison des ravages, je l’ai ici retrouvé avec plaisir, car il m’a permis de me rapprocher de Matthew, Kiran et Charly, de connaître leurs pensées, leurs émotions. J’ai été réellement prise aux tripes par ce deuxième tome, tout comme ma binôme de lecture ! Et je ne vous parle même pas du final qui nous a secouées comme jamais…

Incapables d’attendre, nous avons aussitôt enchaîné avec le tome 3. Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour découvrir mon avis !

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Apocalypse Blues, Tome 3 : L'Ère des révoltes

Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com/

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--- Comme une sensation de vide à l'intérieur ---

Après avoir dévoré le deuxième tome d'Apocalypse Blues, Saiwhisper et moi avons décidé d'enchaîner directement avec le troisième. Vous ferez sûrement de même si vous vous lancez dans la saga, tant le Crépuscule du monde prend aux tripes ! Honnêtement, j'avais besoin de savoir ce qui allait arriver à nos héros.

Voilà, maintenant je sais. Est-ce que je me sens mieux pour autant ? Pas vraiment ! Quand j'ai tourné la dernière page, j'étais à bout de souffle. À bout de tout, en fait. C'est une certitude, j'ai adoré cette histoire et je la recommande sans hésiter, mais pas aux âmes sensibles. Car j'ai pris un boulet de canon en pleine face !

D'ailleurs, plusieurs semaines après ma lecture, je ne sais toujours pas si je m'en suis totalement remise…

--- le temps a passé, les choses ont changé… ---

Quelle n'a pas été ma surprise quand j'ai découvert que le groupe s'était séparé. En effet, Charly et Kiran ont pris la tangente, laissant Matthew s'occuper de Camille. Mais pourquoi ?! L'histoire n'aurait pas pu débuter plus mal ! Quoique, j'avais peut-être tort…

Chloé Jo Bertrand prend le temps de revenir sur les événements qui ont conduit à cette séparation. Elle nous les confie par bribes, ajoutant une tension supplémentaire au récit. En outre, en faisant un bond de quelques mois, elle relance son intrigue sans s'encombrer de détails inutiles et franchit un cap dans l'histoire de l'humanité. Après les catastrophes climatiques, signe que la nature a repris ses droits, voici venir l'ère des révoltes…

Certes, la survie est toujours au centre de toutes les préoccupations, mais elle a changé de registre. Ici, il n'est plus vraiment question de lutter face à la dureté de la nature, mais de vaincre les autres. Ceux qui vous veulent du mal ! Ah, l'être humain, cette créature abominable que Chloé Jo Bertrand illustre avec brio.

--- Entre folie et guerre civile ---

Matthew est au bord du gouffre. Il a perdu son frère, ses amis et maintenant Camille. Comment survivre à tant de pertes ? Même Sarabe, son fidèle loup, montre des signes de faiblesse. Lui aussi le laissera-t-il ? Pourtant, en dépit de ses douleurs, Matthew refuse d'abandonner et part à la recherche de sa fille adoptive.

Je me suis vraiment inquiétée pour ce personnage. Kiran et Charly ont toujours ma préférence, mais j'ai découvert Matthew sous un autre jour. Dans ses derniers retranchements, en vérité. Il m'a touchée et fait tellement de peine, au point de préférer le voir mourir plutôt que céder à la folie. Une preuve, s'il en fallait encore une, que l'auteure manie les sentiments avec une adresse inégalable !

Mais tandis que Matthew fait face à ses démons, Kiran et Charly prennent part, bien malgré eux, à une guerre civile qui finit par perdre tout son sens. Les hommes changent de camp aussi facilement que de chemise et se battent pour un bout de territoire qui ne leur apportera que peu de ressources. Bref, ici aussi, la folie guette…

Cela n'a pas vraiment aidé mon petit coeur, déjà fort éprouvé, à aller mieux. Une fois encore, j'ai passé mon temps à me ronger les sangs à l'idée que l'un d'entre eux puisse mourir, alors que leur amour est l'une des plus belles choses qui subsiste dans ce monde dévasté ! C'est dingue comme les émotions sont exacerbées lorsque la vie ne tient qu'à un fil…

--- Pas de coup de coeur ? ---

Cette trilogie, c'est un tumulte d'émotions violentes qu'il est parfois difficile d'encaisser. À plusieurs reprises, j'ai été obligée de reposer ce troisième opus, afin de me rappeler que c'était une fiction. C'est ce qui m'a permis de comprendre que j'avais une légère préférence pour le tome précédent.

J'ai effectivement relevé un bémol : la fuite vers l'avant de Camille finit par tourner en rond. Qu'elle parvienne à s'en sortir, même quelques jours, relève du miracle, alors peut-être n'ai-je pas tout à fait cru en cette partie de l'histoire.

--- Ça n'en finira donc jamais ? ---

Nos héros ont déjà trop vécu, c'est certain. Leurs traumatismes sont comme des blessures à vif qui refusent de se refermer. Et l'auteure en rajoute, encore et encore. C'était peut-être trop, finalement. Un peu trop de bouleversements, de morts et de violence. J'ai vécu ce livre comme épreuve, ce qui est assez étrange. Certes, je l'ai adoré, mais il n'en reste pas moins difficile à vivre.

Alors, j'ai envie de vous dire que je ne relirai jamais cette trilogie. Ce serait dommage, n'est-ce pas ? Mais pour l'instant, les douleurs sont encore trop vivaces dans ma mémoire. Heureusement, Chloé Jo Bertrand nous offre une vraie fin, ce qui nous permet de refermer le livre sans mille et une questions en tête.

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Editeurs

Bragelonne : 6 livres

Milady : 1 livre

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