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Tous les livres de Claude Simon

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3 lecteurs

L' Histoire est à la fois l'étude des faits, des événements du passé et, par synecdoque, leur ensemble. L'Histoire est un récit, c'est la construction d'une image du passé par des hommes (les historiens ) qui tentent de décrire, d'expliquer ou de faire revivre des temps révolus. Par delà les époques et les méthodes, et quel que soit le but sous-jacent du travail de l'historien, l'Histoire est toujours une construction humaine, inscrite dans l'époque où elle est écrite. Comme le souligne l'historien Antoine Prost, l'Histoire, c'est ce que font les historiens . L'Histoire est un récit, construit non par intuition intellectuelle, mais à partir de sources. Elle s'attache avec ces sources à reconstruire plusieurs pans du passé. Au cours des siècles, les historiens ont fortement fait évoluer leurs champs d'intervention et réévaluer leurs sources, ainsi que la manière de traiter ces sources

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12 lecteurs

En refermant l'Acacia, le lecteur a la sensation d'avoir personnellement chevauché dans les clairières de l'Est en 1940, les yeux brûlés d'insomnie; d'avoir reçu une balle en 1914 au coin d'un bois, tel un parfait poilu de l'Illustration ; mais aussi d'avoir servi aux Colonies avant 14; d'avoir hanté les villes d'eaux de la Belle Epoque ; d'avoir ouvert un télégramme avec des sanglots de veuve dans la gorge ; d'avoir visionné des bribes d' " Actualités " d'avant l'autre guerre, sépia, tressautantes et muettes ; d'avoir remué ces réminiscences dans un cloaque miteux ; d'avoir senti monter la folie des deux dernières guerres du fond des trains à bestiaux de toute l'Europe ; et de chercher à couler tout cela dans le présent immédiat de l'écriture, devant une branche d'acacia vert cru..

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9 lecteurs

« Le roman tourne autour d'une hésitation : Louise quittera-t-elle ou non son mari pour l'amant à qui elle exprime son trouble ? Cette question se double d'une autre : la vieille tante agonisante, Marie, mourra-t-elle pour de bon ? Liant une jeune et une vieille femme, ce roman situe le dilemme de son personnage central dans le cadre d'une famille déchirée. Dans l'apparente absurdité de la vie de Marie, Louise parvient à lire les signes d'un sacrifice austère. Voyage à travers le temps, l'expérience de la vieille femme s'est identifiée à celui-ci jusqu'à en devenir exemplaire. Pendant les dix jours de l'agonie de Marie, la jeune femme prend conscience de l'impossibilité de son projet : la puissance d'attraction de Marie l'oblige de rester ; tout rentre dans l'ordre. Le thème de l'Histoire intervient de manière nouvelle chez Claude Simon : la présence implicite des grands événements de l'histoire contemporaine, l'exode de 1940, l'effondrement de la France, ont à la limite moins d'importance que le passage inexorable du temps éprouvé par chacun des personnages de la fiction. Tout comme Le Vent, L'Herbe exprime un ordre des choses tout naturel que l'esprit et la volonté humains semblent impuissants à dominer. »

2 lecteurs

* Le lecteur retrouve, dans ce récit, des personnages - l'oncle Charles, le modèle, Corinne, Paulou – apparus dans Histoire publié deux ans auparavant. C'est dire qu’il se situe dans le sillage et le prolongement de ce roman magistral. Mais, par la place faite à la peinture et une première évocation de « l’extraordinaire Orion aveugle marchant vers la lumière du soleil levant », il annonce l’œuvre à venir, Orion aveugle (1970) achevé ensuite dans les Corps conducteurs (1971).

« Un homme observe, depuis la terrasse d’un café, la fenêtre d’un appartement, avant de pénétrer dans l’immeuble et frapper de plus en plus violemment à une porte. Il suppose, poussé par la jalousie, la présence à l’intérieur d’une femme et d’un homme, le peintre et son modèle enlacés. Ces deux personnages apparaissent sur des photographies, décrites par le narrateur, qui associe à l’image de son oncle Charles des souvenirs d’enfance. La traduction d’un passage des Commentaires de César, où l’oncle aide le neveu, est associée à des souvenirs de la Seconde Guerre mondiale. Accompagné d’un ami grec, le narrateur recherche le site de la bataille de Pharsale.

« Lexique » est une suite de parties intitulées, et disposées selon l’ordre alphabétique : « Bataille », « César », « Conversation », « Guerrier », « Machine », « Voyage », « O » [Zéro]. Autant de mots nodaux où se croisent les fils d’un texte touffu.

« Chronologie des événements » entrelace, autour d’un voyage fait en train par O pour la réalisation d’un ouvrage de critique d’art, des scènes qui évoquent ses amours avec le modèle, des moments où apparaît Corinne enfant, des descriptions de tableaux, des descriptions du monde observé depuis le compartiment, des souvenirs de guerre ou d’un voyage en Grèce. Disparate, ce matériau constituera le roman : O s’assied à sa table, devant un dictionnaire et certains objets qui entreront dans le récit qu’il se prépare à écrire. Cette scène finale figure en tête d’Orion aveugle, dessinée à l’encre. »

6 notes
40 lecteurs

L'ensemble du roman, fort complexe, tourne, pour l'essentiel, autour d'une interrogation fondamentale qui hante Georges, le personnage principal : le capitaine de Reixach, tué en mai 40 par un parachutiste allemand, est-il mort par accident ou appelait-il cette mort de ses voeux, s'est-il laissé abattre ? Le lecteur suit Georges, cousin de Reixach, dans cette quête de la verité ; il discute avec son camarade d'infortune Blum, très caustique, et interroge Iglésia, qui était le jockey de l'écurie des Reixach et l'amant de la femme du capitaine. Une peinture saisissante de la guerre, gouffre, bourbier gigantesque qui engloutit tout, émane de ce roman à l'écriture envoutante, aux phrases lancées au galop...

4 lecteurs

Le jardin des plantes, Claude Simon en connaît bien les allées, qu'il parcourt presque chaque jour lorsqu'il est à Paris. C'est aussi un lieu unique qui réunit, entre le Muséum, le jardin alpin et la ménagerie, des milliers de minéraux, de végétaux et d'animaux dans un spectacle différent pour chaque visiteur et à chaque visite.

Le livre, lui, amalgame les fragments apparemment épars d'une vie d'homme au long du siècle et aux quatre coins du monde. Mais qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est pas une autobiographie : si chacun des éléments est à base de vécu, l'ensemble est conçu, inventé et construit comme œuvre littéraire.

2 lecteurs

« Première partie. « Inventaire ». De retour à Barcelone, l'étudiant se rappelle l'hôtel Colon, désormais détruit. Il se trouve dans une pièce, dont il fait un inventaire minutieux avec quatre hommes : l’Italien, l’Américain, deux Espagnols, le maître d’école et l’officier. Des journaux répètent la même question : Quién asesino a Santiago ?

Deuxième partie, « Récit de l’homme-fusil ». Lors de son arrivée à Barcelone, l’étudiant est accompagné de l’homme-fusil (l’Italien), qui tente de lui faire comprendre par un croquis, support d’un récit, comment il a vécu, au moment où il le commettait, le meurtre d’un fasciste. L’étudiant l’entend, mais ne l’écoute pas, attentif à ce qu’il vit.

Troisième partie. « Funérailles de Patrocle ». Les cinq hommes se mettent au balcon, pour voir passer le cortège funéraire de Santiago. L’Américain, avec qui l’étudiant avait discuté le matin dans ce même lieu, au milieu de la foule où il se retrouve plus tard. domine la scène de sa haute figure, réaliste et désespéré.

Quatrième partie. « Dans la nuit ». La nuit venue, après une discussion tendue où s’affrontent I’Américain et l’officier, l’étudiant ne peut trouver le sommeil : il attend dans la nuit essayant de tromper sa peur. Des bruits retentissent. Une femme, nue, apparaît à une fenêtre.

Cinquième partie. Le lendemain matin, en vain, il attend l’Américain. Celui-ci n’est pas dans sa chambre, et la femme n’a pas passé la nuit avec lui. Il enquête auprès de l’officier et du patron de l’hôtel, en vain. L’étudiant, nauséeux, assis sur un banc, souhaite toujours retrouver ses quatre compagnons. »

Didier Alexandre

Source : http://www.leseditionsdeminuit.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=1855

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5 lecteurs

Un tramway relie une ville de province à la plage voisine, distante d'une quinzaine de kilomètres. Aux heures matinales, il fait accessoirement office de ramassage scolaire. Ses allées et venues d'un terminus à l'autre entre les ondulations des vignes ponctuent le cours des vies, avec leurs menus ou cruels événements. Les lieux où se déroulent l'action sont principalement le bord de mer, une maison de campagne, la ville qui peu à peu se modernise, un court de tennis. Dans sa fragilité, la vie s'acharne par ailleurs à poursuivre son cours à travers les dédales des couloirs et des pavillons d'un hôpital, et d'i,fimes coïncidences amènent parfois les deux trajets à se confondre.

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4 lecteurs

"Comme dans ces rêves où l'on passe subitement d'un endroit à l'autre, sans transition", Antoine Montès se retrouve un matin dans la ville que quitta sa mère, trente-cinq ans plus tôt, fuyant un mari indigne. Cet étrange fils prodigue, à l'allure invraisemblable, mélange de clochard fou et d'idiot, venu pour toucher l'héritage de son père, s'installe dans ce lieu de misère ; malgré l'aridité du pays, malgré le vent, ce vent mauvais, comme s'il "faisait aussi partie de cette tacite conjuration ourdie à la fois par les hommes et les éléments". Son oeil de photographe ose voir, à travers l'appareil toujours pendu à son cou, la vie de ces petites gens que son autre regard, vide, absent ne perçoit qu'à distance, comme celui d'un "Meursault" égaré dans le vent furieux du Midi.

1 lecteurs

Un lieu – lieu principe – une maison oú trois groupes humains, en des temps différents, passeront : des soldats y menant un combat d'arrière-garde, deux maçons y effectuant des travaux, des gens la visitant afin peut-être d'y habiter. Aux murs, une reproduction de Monet, une autre de Boudin, un calendrier des postes ; par terre, un journal, des gravats, des bouteilles, une table sur laquelle sont posés un fusil-mitrailleur et un manuel de leçons de choses. Sur ces reproductions, dans les illustrations du livre sont figurés des lieux, des objets, des personnages ; le journal porte un titre ; le calendrier, des noms de saints.

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10 lecteurs

Sous l'Ancien Régime, il est officier au régiment de Toul-Artillerie. En 1792, il est élu membre de la Convention. En 1940, il bat en retraite avec son régiment à travers la Belgique. En 1793, il vote la mort du roi. Représentant en mission, il défend la Corse contre Paoli et les Anglais. Il fait planter dans son parc des peupliers d'Italie, des châtaigniers, des hêtres et des acacias. En 1937, il combat sur le front d'Aragon dans les rangs des milices populaires. Poursuivi par l'ennemi, il repasse la Meuse peu avant que les ponts ne sautent. La mort de sa première femme le laisse inconsolable. En 1799, il est ambassadeur auprès de la cour de Naples. Il se plaint à son intendante que les vendanges ont bien trompé. Il est promu général en l'An II. Membre du Comité de salut public, il enjoint aux chefs d'armées de ne pas reculer en deçà de la Meuse. Il s'évade d'un camp de prisonniers près de Dresde. Il achète une jument à Iéna. Il est blessé au passage de l'Adige. Il recommande qu'on épierre bien ses champs. Près de Lérida, il est atteint d'une balle qui lui traverse le cou. Il vote la loi punissant de mort tout émigré rentré en France et pris les armes à la main. Au plus fort de la Terreur, il sauve une royaliste qu'il épouse peu après. À la suite de l'insurrection anarchiste de Mai, il est traqué dans Barcelone par la police. Il... À des époques différentes et dans des périodes de tumulte et de violence, trois personnages vivent des événements et des expériences qui semblent se répéter, se superposer, de même qu'indifférents à la tragédie, aux déchirements familiaux et politiques, reviennent au long des pages les mêmes travaux des champs, les alternances des saisons, de la pluie, du soleil, des printemps.

En peinture, on appelle “ triptyque ” une œuvre composé de trois volets.

Si les actions ou les personnages mis en scène peuvent avoir entres elles et entre eux des liens plus ou moins étroits (par exemple plusieurs épisodes d’une même légende), d’autres fois les sujets de chacun des volets sont différents. Mais, ainsi ou autrement, l’ensemble de l’œuvre constitue un tout indissociable, et par l’unité de la facture, et par la façon calculée dont se répondent d’un volet à l’autre et s’équilibrent les différentes formes et les différentes couleurs.

La composition de Triptyque s’inspire de ces principes. Trois “ histoires ” (une noce qui tourne mal, la noyade accidentelle d’une enfant, un fait divers dans une station balnéaire) s’y entrelacent, se superposent parfois, se nourrissent l’une de l’autre et, finalement, s’effacent…

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