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Tous les livres de Dany Laferrière

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Voici le roman le plus singulier de Dany Laferrière : un roman dessiné. Et écrit à la main ; comme tous les précédents, mais dans cet Autoportrait de Paris avec chat son écriture est reproduite en même temps que ses dessins, dans ce volume de grand format et de grande ambition. Et c’est guidés par la main du plus charmeur des académiciens français, ses lettres et ses couleurs, que nous pénétrons dans un Paris à son image, un Paris qui, d’une certaine façon, n’est autre que lui-même.

Plutôt que « À nous deux Paris ! », voici « Nous deux à Paris ! ». Le narrateur, un grand rêveur, arrive dans la ville la plus réaliste du monde. Il en fait la découverte et nous avec lui, remontant ses rues et le temps à la rencontre de ceux qui ont fait sa gloire. Paris, ses monuments de pierre et d’intelligence, l’arc de Triomphe aussi bien que Balzac, ses cafés aussi bien que ses créateurs de mode, le Flore aussi bien que Gabrielle Chanel. Paris se nourrit aussi des étrangers qui cessent d’en être dès qu’ils l’aiment et contribuent à faire ce qu’il est. Et voici donc Hemingway, et voici donc Noureev, et voici donc Apollinaire… Et puis il y a Chanana. Qui est cette mystérieuse chatte en manteau rose qui arrive chez le narrateur à minuit?

Description de Grasset éditions : https://www.grasset.fr/autoportrait-de-paris-avec-chat-9782246815839

4 lecteurs

Un ring : le territoire des États-Unis. Deux boxeurs face à face, l'écrivain Dany Laferrière, d'un côté, la société américaine de l'autre. Boxe ! L'écrivain donne des coups : au racisme, aux clichés, à la pacotille hollywoodienne. Et il encaisse, célébrant le dynamisme du pays, sa foi inépuisable en sa propre puissance, son génie créatif. Un exercice d'admiration entre Américains, dans ce pays où être, c'est vouloir être quelqu'un.

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4 lecteurs

Un jeune homme du sud arrive dans une ville du nord.

On le voit dériver dans les rues d'un monde si neuf.

Par petites touches singulières, il tente de savoir où il se trouve.

Si L'Enigme du retour (Grasset, prix Médicis 2009) était le roman du retour à Port-au-Prince de Dany Laferrière, Chroniques de la dérive douce relate son arrivée à Montréal, à l'âge de 23 ans.

2 lecteurs

Gégé quitte Haïti pour aller vivre le rêve américain. Conquérir l’Amérique, c’est surtout conquérir ce qui l’incarne le plus parfaitement à ses yeux : la femme blonde.

À Montréal, il fera la connaissance de Fanfan, qui y vit depuis vingt ans et qui n’a qu’une idée en tête : retourner vivre dans son île natale. Entre ces destins croisés, c’est toute l’histoire de l’exil qui s’inscrit, le départ et le retour, et la part d’illusions que chacun fait naître inévitablement.

Voici le scénario du film mis en scène par Dany Laferrière et lancé en 2004.

(Source : Boréal)

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38 lecteurs

Première oeuvre d’un jeune auteur d’origine haïtienne, Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer est toujours d’actualité dix-sept ans après sa parution. Entre-temps, le roman est devenu un classique de la littérature québécoise et Dany Laferrière a été reconnu comme un écrivain majeur de la littérature d’expression française. Acclamé par une critique unanime et un public enthousiaste, Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer a connu un succès retentissant dans plusieurs pays, notamment dans le monde anglophone où l’on a comparé son auteur à Bukowski et à Miller.

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3 lecteurs

J'ai découvert le Sexe (ou le Désir) à sept ans sous les traits de Rita Hayworth. Ah! qu'elle était jolie, la Mort! Je n'ai pas arrête depuis et il m'a fallu vingt-cinq ans (et la mort de Rita) pour comprendre que c'était une bombe à retardement. Tu peux te cacher n'importe où sur cette satanée planète, il y aura toujours (comme le feu au cul) la menace de la Bombe. Et pour attendre cette saloperie de Bombe, rien de moins que le SEXE. Heureusement que nous sommes un peu plus que cinq milliards repartis un peu partout sur la planète. Alors, c'est quand tu veux, ma vieille.

3 lecteurs

Aujourd'hui à 47 ans, et après dix romans qui forment une vaste Autobiographie américaine, j'ose jeter un regard, le premier, sur le chemin parcouru. Ce qu'il a fallu d'efforts, de sacrifices, de joies, d'amour et de vin pour que l'enfant pudique de Petit-Goâve se déshabille ainsi, mot à mot, à la face du monde...

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8 lecteurs

Il ne s'agit pas d'un roman ni d'un recueil de nouvelles; ce sont plutôt des chroniques, de brefs récits, abordant les thèmes qui intéressent Dany Laferrière et qui sont d'ailleurs récurrents dans son écriture.

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18 lecteurs

Montréal, de nos jours. C'est l'histoire d'un homme qui ne fait rien, ou presque. Le narrateur prend des bains. Relit le poète japonais Basho. Ecrit à peine. Fait l'amour avec Midori. Reçoit la visite de monsieur Mishima. Cet attaché culturel de l'ambassade du Japon lui apprend qu'il est devenu célèbre à Tokyo. Célèbre à Tokyo ? Un jour dans une interview, il a annoncé qu'il était en train d'écrire un livre intitulé 'Je suis un écrivain japonais', et le phénomène de la célébrité s'est emballé.

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29 lecteurs

« Le pyjama est un étrange habit de travail. » C’est sur son métier que Dany Laferrière a choisi d’écrire dans Journal d’un écrivain en pyjama. Après trente ans de publications, il livre cent quatre-vingt-deux chroniques, comme il les appelle, où se mêlent réflexions, anecdotes, pensées. Avec la désinvolture qui caractérise son style, l’écrivain propose des conseils – « Comment débuter une histoire », « La description d'un paysage », « La mémoire de l’enfance » –, tout en partageant avec le lecteur son expérience et son goût pour la littérature. Une manière aussi de communiquer sa reconnaissance à ceux qui l’ont accompagné dans son parcours d’écriture : Homère, Borges, García Márquez, Capote… et puis tous les anonymes.

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21 lecteurs

La nonchalance est une affaire de connaisseur. « J’étais devenu un spécialiste mondial de la sieste », nous révèle Dany Laferrière dès le début de son livre. Cela n’interdit pas de lire et de réfléchir – la sieste y est, au contraire, propice. Elle permet aux pensées de jaillir, s’attachant aux petites et aux grandes choses, aux rêves et aux lectures. Dany Laferrière nous parle d’Obama et de l’Histoire, de ses premières amours nimbées d’un parfum d’ilang-ilang, de Salinger et de Borges, de la guitare hawaïenne, du nomadisme et de la vie – car cet Art presque perdu de ne rien faire est, ni plus ni moins, un art de vivre.

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64 lecteurs

A la suite de cette annonce tragique, le narrateur décide de revenir dans son pays natal. Il en avait été exilé, comme son père des années avant lui, par le dictateur du moment. Et le voilà qui revient sur les traces de son passé, de ses origines, accompagné d'un neveu qui porte le même nom que lui. Un périple doux et grave, rêveur et plein de charme, qui lui fera voir la misère, la faim, la violence mais aussi les artistes, les jeunes filles, l'espoir, peut-être. Le grand roman du retour d'exil.

Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l’âge de 23 ans sous les aboiements d’une meute de chiens, il entame une vie d’exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir jamais vraiment quitté Montréal.

Après l’Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L’Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l’exil : est-ce une expérience aussi terrible qu’on le dit ? En revenant sur ce qu’on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l’esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : « Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage ».

Si les exils ont leur part d’arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l’Amérique à l’Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d’autres.

(Source: Grasset)

12 notes
47 lecteurs

Au coeur de ce récit, il y a l'enfance. Celle d'un petit garçon passant ses vacances chez Da, sa grand-mère, et accompagné de la chaleureuse vigilance de ses tantes. Un peu de fièvre, et le voici privé de jeux avec ses camarades. Alors il reste sur la terrasse de bois, à côté de Da qui se balance dans le rocking-chair, avec toujours une tasse de café à portée de la main pour les passants et les voisins.

Le long des lattes de bois, l'enfant regarde les fourmis, les gouttes de pluie marquant le sol, regarde et écoute les adultes s'occuper et parler, respire les odeurs de la vie.

Chronique des sensations enfantines, L'Odeur du café est un livre envoûtant, le récit d'un voyage au temps si fragile et si merveilleux de l'enfance.

3 lecteurs

La vraie vie commence à quinze ans. Dans une île des Caraïbes, ce Nouveau Monde propice à toutes les joies, à toutes les misères, à toutes les découvertes. Celle, surtout, des femmes, à qui on doit tout, la vie, certes, mais aussi cet obscur objet du désir. "La chair du maître", Échec et mat. L'homme est ainsi fait, qu'il va sans cesse entre deux points, l'alpha et l'oméga, dans le plus exubérant des désordres amoureux, se croyant libre à l'infini, ce qui peut être fort contestable, mais n'en est pas moins vrai comme est vraie la violence des rapports amoureux, ou celle de la beauté pure aperçue au coin d'une rue, stade suprême d'une vénalité qui n'a rien de déshonorant: l'amour est un métier qui s'apprend. Ce livre ne tue pas le temps, il réinvente la guerre, celle des apôtres d'Éros, qui préfèrent vivre collé-collé dans les sanglots longs des étés interminables, en risquant corps et biens. L'enjeu est réel: cet âge d'or, berceau de toutes les utopies, annonce-t-il la chute du temps, la fin du paradis ? Dany la ferrière nous ouvre son jardin intime. Son huitième ouvrage, sans graisse ni point mort, est pétri avec la bonne pâte faite de rêves, de fantasmes et d'histoires vraies... venues d'ailleurs. Cela a ses avantages. Mais l'écrivain Laferrière fait plus que nous divertir. Il démontre que la littérature n'est pas morte et qu'on peut encore écrire en toute liberté.

2 lecteurs

Dany Laferrière s’avoue trop ambitieux pour n’appartenir qu’à un seul pays et, comme pour souligner son côté universel, c’est une universitaire autrichienne qui signe ici la première étude approfondie qui lui est consacrée. Ursula Mathis-Moser aborde les romans de l’« Autobiographie américaine » sous le thème général de la dérive spatiale (de la petite ville à la métropole) et temporelle (les divers temps de la narration). Elle démêle les jeux de l’intertextualité et de l’autofiction qui sous-tendent ces récits. Référence désormais incontournable des études laferriennes, ce livre propose aussi une esquisse biographique et une bibliographie exhaustive.

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1 lecteurs

Dans le petit village de Petit-Goâve, plus rien n'est pareil. Des soldats ont envahi les rues. On parle à mots couverts. Les nuits sont agitées. Mais surtout, surtout, Vava est malade, et c'est de cela que Vieux Os est inquiet. Il ne manque ni d'amour, ni de courage. Il ne quittera pas le village avant d'avoir donné et reçu ce baiser si puissant qu'il peut venir à bout de la violence, de la peur, et de la maladie. Ce baiser, il est mauve.

Les illustrations de Frédéric Normandin impressionnent et émeuvent. Les couleurs sont d'une telle authenticité que l'on n'est pas loin de sentir, au détour d'une page, l'odeur de la terre mouillée et des Flamboyants en fleurs !

3 notes
13 lecteurs

Ce manifeste d'amour adressé par l'auteur à sa grand-mère [Da] raconte une jeunesse haïtienne en une succession de brefs tableaux. Un roman initiatique de l'adolescence sur fond de crise politique. Dany Laferrière fait de la joie de vivre une épine plantée dans le pied des dictatures. Il montre qu'il n'est pas seulement un amuseur public mais le fruit d'une « lignée de femmes qui, de nuit en nuit, l'ont conçu et engendré ». Ce livre compose un hommage vibrant à ces figures féminines.

3 notes
17 lecteurs

« Droite, fière, sans un sourire, ma mère me regarde partir. Les hommes de sa maison partent en exil avant la trentaine pour ne pas mourir en prison. Les femmes restent. Ma mère a été poignardée deux fois en vingt ans. Papa Doc a chassé mon père du pays. Baby Doc me chasse à son tour. Père et fils, présidents. Père et fils, exilés. Et ma mère qui ne bouge pas. Toujours ce sourire infiniment triste au coin des lèvres. Je me retourne une dernière fois, mais elle n’est plus là. »

Vieux Os a vingt-trois ans. Son ami Gasner, journaliste comme lui, vient d’être assassiné par les tontons macoutes. Dès lors s’enclenche la mécanique de l’exil, pressante, radicale : Vieux Os doit passer sa dernière nuit hors de chez lui.

De taps-taps bondés en déambulations hasardeuses, Vieux Os parcourt son monde en accéléré : les belles de nuit du Brise-de-Mer, bordel miniature où l’on parle d’amour et de grammaire, les amis de toujours, Lisa et Sandra – « l’une pour le corps, l’autre pour le cœur » –, les souvenirs d’enfance à Petit-Goâve dans le giron de Da, les tueurs qui rôdent, les anges gardiens aux allures de dieux vaudou, et toutes les bribes de vie saisies au vol dans les rues de Port-au-Prince…

3 notes
11 lecteurs

« De l’autre côté du trottoir, c’est la maison de Miki. Toujours pleine de rires, de cris, de filles. Miki habite seule, mais elle a beaucoup d’amis. Il y a toujours deux ou trois voitures garées devant sa porte, prêtes à partir pour la plage, pour un restaurant à la montagne ou pour le bal. Tous les jours. Et moi, je dois étudier mon algèbre. S’il n’y avait que Miki. Mais voici Pasqualine qui s’étire comme une chatte persane. Marie-Michèle est un peu snob et Choupette, aussi vulgaire qu’une marchande de poissons. La bouche méprisante de Marie-Erna et les fesses dures de Marie-Flore. Les hommes ne sont pas toujours les mêmes. Quant à moi, je ne bouge pas de la fenêtre de ma petite chambre. À l’étage. Je rêve du jour où j’irai au paradis, c’est-à-dire en face. »

Le Goût des jeunes filles est un roman étourdissant. Une initiation à la liberté et à la fureur de vivre.

(Source : Zulma)

1 lecteurs

« L’aube est arrivée, comme toujours, à mon insu. Gracile. Des rayons de soleil à fleurets mouchetés. Comme des pattes de saint-bernard. Le roman me regarde, là, sur la table, à côté de la vieille Remington, dans un classeur rouge. Il est dodu comme un dogue, mon roman. Ma seule chance. Va. »

Ce sont les dernières lignes de mon premier roman, écrites il y a tout juste trente ans. J’avais l’impression que tout se jouait là. Je ne voulais écrire, à l’époque, qu’un seul livre. Un livre qui raconterait l’Amérique et ses dévorantes mythologies : la vitesse qui permet de traverser un paysage sans fin, le désir tenu en laisse comme un chien enragé par une Lolita d’un bled perdu, le succès toujours inattendu et hors de proportion, et toute cette bondieuserie qui dégouline de la bouche des pasteurs noirs et des politiciens blancs. La caméra lentement se déplace des paysages vers les visages et l’on voit dansant la java new-yorkaise, ce cocktail de violence et de sexe colorés : Martin Luther King et Norman Mailer, Spike Lee et Calvin Klein, James Baldwin et Madonna, Truman Capote et Naomi Campbell. Le bruit de la Remington 22, unique chant de cette aube.

2 notes
3 lecteurs

Paris grave, Paris insouciante, Paris occupée, Paris libre, Paris village, Paris grand’ville, Paris meurtrie, Paris reconquise, Paris monumentale, Paris secrète… Vingt-cinq grandes plumes de la littérature mondiale, classique et contemporaine, de Montaigne à Dany Laferrière, portent aux nues, en ses mille visages, la Ville Lumière.

Un hommage littéraire à Paris.

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19 lecteurs

"Pays sans chapeau" est l'histoire d'un retour. Après vingt années passées à Montréal et Miami, l'hauteur rentre chez lui, à Port-au-Prince, Haïti. Le pays, en apparence, est le même. L'odeur du café est la même, la pauvreté aussi, crue et violente, jusqu'aux amis qui sont restés fidèles à leur jeunesse.

Mais au fil des jours, des silences de ses proches, des mots chuchotés par la rue, c'est à une enquête sur les morts que se livre l'auteur, zombis haïtiens et fantômes installés dans le quotidien de chaleur et de bruit de la ville.

Un recensement en Haïti, tu parles... Les gens disent n'importe quoi. "Combien d'enfants avez-vous, madame? - Seize - Où sont-ils ? - Tous les neuf sont à l'école. - Et les autres ? - Quels autres ? - Les autres sept enfants. - Mais, monsieur, ils sont morts. - Madame, on ne compte pas les morts. - Et pourquoi ? Ce sont mes enfants. Pour moi, ils sont vivants à jamais."

Un livre infiniment touchant qui oscille entre l'émotion du retour au pays et la magie des anciens dieux.

8 notes
17 lecteurs

Tout bouge autour de moi, est un témoignage de Dany Laferrière autour du séisme du 12 janvier 2010 qui a détruit Haïti. L'auteur retrace dans cet ouvrage les principaux moments du désastre : textes brefs, portraits, impressions. L'auteur plante le décor de son île avec la force et la générosité qu'on lui connaît. Il livre également en des touches discrètes ses émotions, ses sentiments et ses pensées dans cette chronique touchante.

Tout bouge autour de moi, c'est Dany Laferrière qui jette un regard poignant sur Haïti, sur la fragilité des choses et des êtres. Cet ouvrage est également une leçon d'élégance, de dignité et de courage du peuple haïtien qui a trouvé l'énergie pour recommencer la vie après le séisme.

« Partout où je vais, les gens m'adressent la parole en baissant la voix. Conversation entrecoupée de silences. Les yeux baissés, on m'effleure la main. Bien sûr qu'à travers moi, on s'adresse à cette île blessée mais de moins en moins isolée. On me demande de ses nouvelles. Ils comprennent vite qu'ils sont plus au courant de ce qui se passe que moi. Je me suis éloigné de cette rumeur intoxicante afin de préserver ces images qui brûlent encore en moi. Cette petite fille qui, la nuit du séisme, s'inquiétait à savoir s'il y avait classe demain. Ou cette marchande de mangues que j'ai vue, le 13 janvier au matin, assise par terre, le dos contre un mur, avec un lot de mangues à vendre. Quand les gens me parlent, je vois dans leurs yeux qu'ils s'adressent aux morts, alors que je m'accroche à la moindre mouche vivante. »

5 lecteurs

Un après-midi d'été, l'écrivain croise sur la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal.

Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination.

Mongo demande: comment faire pour s'insérer dans cette nouvelle société?

Ils entrent dans un café et la conversation débute comme dans un roman de Diderot.

C'est ce ton léger et grave que le lecteur reconnaît dès le début d'un livre de Laferrière:

«Tout nouveau-né est un immigré qui doit apprendre pour survivre les codes sociaux.

Une société ne livre ses mystères qu'à ceux qui cherchent à la comprendre, et personne n'échappe à cette règle implacable, qu'on soit du pays ou non.»

Laferrière raconte ici quarante années de vie au Québec.

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1 lecteurs

J'ai toujours cru que la différence première était entre les nomades et les sédentaires. Je dis nomade sans voir uniquement le corps. L'esprit, le cœur, peut l'être. J'englobe aussi les idées, les formes, les couleurs, les sensations, les sentiments comme les émotions. Quel tourbillon ! La toupie de mon enfance. Quelle joie d'aller vers d'autres rives, même douloureuses.

J'ai toujours rêvé d'une biographie qui exclurait les dates et les lieux pour ne tenir compte que des émotions ou des sensations, mêmes fugaces. La première fois que j'ai vu une libellule. La fois que je suis entré dans la mer en ignorant qu'il fallait savoir nager. La fois que j'ai assisté à l'exécution d'un prisonnier politique près du cimetière de Port-au-Prince. Le dernier regard de ma mère me voyant partir en exil. Ma première promenade dans la cour de l'Académie. Et toutes les fois que j'ai regardé dans un ciel étoilé en espérant trouver la Niña Estrellita.

2 notes
4 lecteurs

Le Sud. Lumineux. Sensuel. Séduisant. Tous les personnages de ce roman en subissent l'attrait. Ils en rêvent, ils s'y rendent. Pourquoi pas Haïti ? Et les voici, Occidentaux prisonniers de valeurs utilitaires, charmés par la chaleur, la lumière, les couleurs, les corps. Propriétaires de bar ou femmes d'affaires new-yorkaises, ils quittent les illusions de la réussite pour dériver doucement vers une nouvelle vie. Ils y feront de troublantes découvertes. Corps blancs, corps noirs...

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