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Commentaires sur ses livres

Dumè Antoni

Par Ulfin le (au sens le suivi de la date) 27 Juin 2021 Editer
Ulfin
"Tout commence lorsque Gus, vole dans un tombeau qui semble à l'abandon un crane. Le jeune adolescent va le dissimuler dans la forêt mais ... Son larcin va se retrouver soigneusement rangé dans une boîte dans sa chambre sous son lit. Gus n'y est pour rien , ce n'est pas lui qui l'a déposé là. Il aura beau s'expliquer aux gendarmes qui l'ont arrêté cela n'y changera rien. Il échappera à la prison du fait de son jeune âge, mais sera blessé dans une famille d'accueil et sous un traitement devant soigner ses troubles psychiatriques. ..."
https://luniversdulfin.over-blog.com/2021/06/l-univers-de-cheyanne.html
A propos du livre :
L'Univers de Cheyanne
L'Univers de Cheyanne
Par Khiad le (au sens le suivi de la date) 8 Juin 2021 Editer
Khiad
Je voudrais tout d'abord commencer par remercier les Éditions Ex Æquo pour m'avoir proposé ce livre en SP via le site SimPlement.

Concernant la couverture, je ne suis pas fan. Je trouve qu'elle n'attire pas l'œil, du moins le mien vu que c'est un ressenti tout à fait personnel. Néanmoins, elle représente parfaitement l'un des personnages du livre.

Concernant la plume, je l'ai trouvée fluide et agréable, plutôt bien rythmée avec ses chapitres courts qui nous poussent à tourner les pages. Il n'y a pas vraiment de temps mort que ce soit du point de vue de Chris et Luc, de leur famille ou des policiers en charge de l'enquête. J'aime ces multitudes de points de vue qui, à mon sens, dynamisent et donnent du peps à un récit.

Chris (de son vrai prénom Christelle) est une fillette de huit ans qui se réveille dans un vieux train en marche, dans as plus jolie robe, dans l'incapacité de faire le moindre mouvement et avec plein d'autres enfants dans le même cas qu'elle. Pourquoi n'est-elle plus dans son lit ? Comment est-elle arrivée là ? Et où les emmène-t-on ? Chris va devoir faire face à bien des dangers pour tenter de rester en vie, surtout lorsqu'elle va apprendre qu'elle est dans un jeu vidéo, Thalès, et qu'elle est là pour... mourir.

Parce que oui, ce livre est une histoire d'enlèvements de masse d'enfants (rappelez-vous, Chris n'est pas seule dans ce train !) dans des conditions plus que mystérieuses vu qu'ils étaient tous chez eux, couchés, au moment de leur disparition. Mais il y est aussi question d'un être insaisissable, Passeur, d'un jeu vidéo, Thalès, des réseaux sociaux et d'une enquête policière.

Au niveau de l'enquête policière, je l'ai trouvée bien menée et j'ai aimé la façon dont les enquêteurs se débattent entre ce qu'ils pensent être du concret et, de l'autre côté, de la pure fiction. Certains se braquent, d'autres ont l'esprit plus ouvert, mais tous sont d'accord pour avouer que cette affaire est des plus étranges ! Des enfants ont disparu, en masse et de façon très énigmatique, certes, mais de là à accepter qu'ils aient été envoyés dans un jeu vidéo, pour s'y faire décimer par des inconnus pour une obscure raison... Mais, et si c'était la réalité comme le pense Luc ? Et d'où vient cette étrange lune de métal brusquement apparue dans le ciel au-dessus de la ville ?

J'ai beaucoup aimé le personnage de Chris, courageuse mais avec les peurs liées à son âge, curieuse et intelligente, gentille, elle a néanmoins la force de caractère pour aller de l'avant et a une bonne source de réflexion. Elle part parfois dans des digressions par association d'idées. Et ça, j'aime ! Pourquoi ? Parce que le gros point fort de ce personnage, c'est qu'elle a huit ans... et que j'ai vraiment eu l'impression qu'elle avait huit ans. Je m'explique : dans la plupart des livres de littérature adulte ou young adult, quand l'histoire se passe du point de vue d'un enfant, il résonne le plus souvent comme un ado de quinze ans... et c'est bien dommage. Pour pallier ce défaut, les auteurs tablent sur le fait que l'enfant est précoce et/ou avec un fort QI, mais c'est une facilité qui, pour moi, ne fonctionne pas du tout. Je remercie donc Dumè Antoni d'avoir su respecter la mentalité et le comportement d'un enfant de huit ans, même si Chris est elle aussi précoce. Cela se ressent un peu, mais ça ne prend pas le pas sur son âge, et c'est très plaisant. Elle a aussi un petit côté mystérieux, comme sa grand-mère Mina, que je trouve très plaisant.

En parlant de Mina, c'est un personnage que j'ai énormément apprécié pour sa sensibilité, son empathie et ses rêves mystérieux. Elle sait aussi prendre sur elle et garder ses inquiétudes pour ne pas alarmer davantage sa fille, qui a un esprit plus cartésien. Cette grand-mère a un lien très fort avec Chris et leurs discussions sont enrichissantes pour la petite fille qui en aura besoin pour s'en sortir vivante.

Le personnage de Luc est aussi très intéressant et nous pousse à nous questionner quant au bienfondé de ce que regardent et à quoi jouent nos enfants, mais, j'y reviendrai juste après. C'est un jeune adolescent de treize ans qui passe apparemment pas mal de temps sur les jeux vidéos où il est plutôt bon et n'est pas forcément très proche de sa petite sœur, Chris, qui l'embête quand il joue en lui posant plein de questions. Néanmoins, la disparition de sa sœur l'inquiète énormément, et cela va aller en grandissant lorsqu'il s'apercevra qu'elle est enfermée dans Thalès, ce jeu qu'il aime tant pour se défouler... jusqu'à ce qu'il y soit lui aussi prisonnier. Il fera alors tout son possible pour sauver sa sœur, pour les sauver tous les deux.

Passeur est un personnage dont nous n'avons pas le point de vue, mais qui intrigue tout du long de notre lecture. Qui est-il vraiment ? Comment fait-il ? Pourquoi le fait-il ?

Via ce livre, l'auteur met aussi en avant la dangerosité d'internet, des réseaux sociaux et de ce qui s'y trouve, ou plutôt de des gens que l'on peut y rencontrer. Les enfants sont des êtres fragiles, crédules, influençables et qui ont tendance à vouloir absolument faire ce qu'on leur interdit. Luc a treize ans et joue à un jeu qui a été interdit à la vente et qui, s'il était de nouveau autorisé ne le serait pas aux moins de dix-huit ans ! Attention aussi aux jeux violents et à l'addiction qu'ils exercent sur les plus (ou moins) jeunes. Parents, surveillez ce que regardent et à quoi jouent vos enfants ! Même si vous avez un code parental, ne pensez pas bêtement que c'est une sécurité imparable ! S'ils le veulent vraiment, ils trouveront un moyen de le contourner...

La fin m'a laissée sur la mienne, de faim. On a des miettes de réponses, mais rien de véritablement concret au niveau explications. C'est vraiment dommage... à moins qu'il n'y ait une suite de prévue. Auquel cas, je comprends cette fin que je trouve plus acceptable, et espère trouver dans ce possible second tome les dernières pièces pour reconstituer intégralement le puzzle. ^^

En résumé, j'ai passé un bon moment entre les pages (numériques) de ce livre qui nous embarque à son bord dès le début, nous fait réfléchir et nous poser plein de questions, autant pour la protection de nos enfants que pour tenter de résoudre l'affaire plus vite que les enquêteurs. lol J'ai aimé le respect de l'âge de Chris, son courage, l'amour et l'entraide fraternels... Ici, réalité et monde virtuel se mélangent jusqu'à ne plus très bien distinguer où commence le premier ni où se termine le second. Si vous pensez reconnaître le vrai du faux et la réalité de ce qui ne l'est pas, ce livre vous prouvera que tout n'est pas noir ou blanc et que, parfois, les frontières sont si ténues qu'elles finissent par se fondre jusqu'à disparaître.
Je recommande ce livre, même si vous n'êtes pas fans de l'univers des jeux vidéos, vous n'y serez pas perdus en termes techniques et parties en folies, non, pas du tout.

http://booksfeedmemore.eklablog.com/lune-de-metal-dume-antoni-a207925066
A propos du livre :
Lune de métal
Lune de métal
Par GabrielleViszs le (au sens le suivi de la date) 8 Juin 2021 Editer
GabrielleViszs
Je remercie la maison d'éditions AE pour cette nouvelle lecture.

C'est le troisième livre que je lis pour cette maison d'éditions et je dois dire que pour le moment j'aime beaucoup ce qu'ils proposent. Ici, nous suivons Christelle qui se réveille habillée de sa belle robe du dimanche dans un vieux train comme pour les déportés juif avec d'autres enfants qu'elle ne connaît pas. Elle a 8 ans et espère que ce n'est qu'un cauchemar, juqu'à ce qu'elle sente la peur et qu'elle se fasse pipi dessus. Commence alors pour elle et les autres enfants une épreuve digne des plus grands aventuriers contre des monstres, sans armes, avec juste l'espoir d'être retrouvés. Dans le même temps ses parents et son grand frère la cherche, puis préviennent la police qui ne trouve rien. Digne du mystère de la chambre jaune, Chris n'a pas pu sortir de chez eux, ni même d'escalader les trois étages pour descendre de l'appartement. Et puis Chris n'est pas la seule disparue. Depuis des semaines, des enfants disparaissent sans laisser de traces. Rien ne ressort, pas de preuves d'enlèvement, ni de fugue, si ce n'est 4 pieds de chaise et deux empreintes de pas pointure 45 (ma pointure ! Mais je vous jure que je ne suis au courant de rien !)

Thalès, pas le théorème, mais le jeu vidéo interdit car il permet à des adultes de trafiquer des êtres humains, en quelque sorte, je n'en dirais pas plus à ce sujet. toujours est-il que ce fameux jeu vidéo semble être à l'honneur ! Les enfants seraient dedans ? Foutaise pour les adultes et la police, mais si c'était vrai ? Et si les personnages étaient réellement envoyés dans un jeu, ou dans la réalité, car lequel de ces deux côtés est la réalité ? Tout le monde connait les jeux vidéos tout mignons, avec de jolies licornes et des bisounours, mais pour celui-ci il faut imaginer un moins de 16 ans, violent avec des sabres, des épreuves en tout genre où la mort n'est qu'une solution indispensable. Thalès est vraiment un jeu vidéo ou c'est le monde dans lequel évolue Luc (le frère) et ses parents ainsi que tous les autres qui sont dans un autre monde ? C'est dessus que l'auteur nous envoie par moment et il est intriguant de se poser ce genre de questions. Comment cela va-t-il évoluer ? Surtout lorsqu'il faut se demander si ce que Chris voit et subit est la réalité qui sera celle qui restera en mémoire.

Lune de métal est plus qu'un titre, il est un symbole de ce qui se passe dans l'imagination d'un ou plusieurs êtres, il est ce cercle qui présage un moment mémorable et impressionnant. C'est la limite entre le cauchemar et la réalité qui est lui-même un véritable cauchemar pour ceux qui attendent désespérément des nouvelles de leurs enfants. Lucile et Xavier sont terrifiés à l'idée que leur petite fille ne revienne pas, tandis que des indices tendent à se rapprocher de Luc, le grand frère. Mais au-dessus de tout cela, il y a ce qui retient les enfants dans ces arènes, ce qui est derrière cette façade de jeu où l'amusement ne devrait être qu'un bon moment et pas celui de prendre de vraies vies. Le rationnel se délimite à peu de choses, à ce que nous êtres humains sommes capables de comprendre sans partir dans tous les sens. L'auteur ne va pas trop loin, il laisse la frontière se présenter à nous, et nous laisse la traverser d'un pas en avant, puis deux en arrière, pour deux en avant et un en arrière. Le flou est artistique entre ce que nous connaissons et ce qui pourrait être vrai. Comment faire la différence dans ce cas ?

Jeux vidéos, réseaux sociaux pour des enfants trop jeunes, les adultes peuvent s'en amuser, ils restent des adultes et s'ils se font prendre nous dirons qu'ils n'avaient qu'à faire attention, mais lorsqu'il s'agit d'enfants, comment cela fonctionne ? Si personne ne les surveille, ils sont démunis, pris dans les griffes de personnes plus âgées qui sont capable de tout pour obtenir ce qu'ils veulent. Point de viol ou de trafic de ce type, mais la réalité peut le devenir. Dans ce récit, il s'agit d'argent, de pouvoir, de puissance sur un monde où certains personnages sont perdus dès que l'on parle de code, de labyrinthe ou encore d'avatar. C'est le cas pour certains policiers, tel Tibère et Katya qui vont devoir ôter leurs œillères afin d'imaginer plus que ce que la raison peut nous faire prendre conscience. L'enquête avance à rythme d'escargot parce qu'il n'y a pas d'autres choix que de cette avancement pour tout prendre en compte, pour imaginer que ce n'est pas QUE réel et ça c'est difficile à concevoir. L'auteur ne brûle pas les étapes, ne nous met pas devant le fait accompli, mais nous met dans l'enquête pour mieux apercevoir ce que nous allons découvrir. Et ça, c'est génial, parce que nous nous faisons à l'idée que la réalité virtuelle prend le pas sur la réalité et inversement.

Et puis il faut aussi rester du côté des parents. Le désespoir qui se traduit par tout et n'importe quoi : trahison, recherche d'un coupable quel qu'il soit, alcool, devenir un bourreau de travail ou le contraire, s'éloigner des gens qu'on aime... L'auteur nous montre un panel d'émotions qui ne laisse personne indifférent. Ce n'est pas facile de décrire ses sentiments et le fait que l'auteur reste un peu en retrait de ce côté, j'ai trouvé cela très bien, car les aventures de Chris sont tellement intenses que plus aurait plombé le récit. Chris va-telle s'en sortir ? Pourquoi est-elle là ? Que lui veut ce fameux Passeur qui semble être omniprésent dans un monde comme dans l'autre ? Les personnages ne sont pas si nombreux que cela et si certains restent mystérieux, d'autres au contraire sont limpides comme de l'eau de roche dans le sens où certains ne cachent rien de ce qu'ils veulent. Il reste quelques zones d'ombres malgré tout et j'espère en savoir plus une autre fois. Et puis Katya qui nous entraîne dans une autre réalité et ce final nous indique que peut-être il y aurait une suite, hypothétiquement ?

Ce n'est pas passé loin du coup de cœur, j'ai tout de même deux ou trois points de détails qui me chiffonnent : les rêves de l'une des grand-mère qui restent en suspend, d'où cela lui vient-elle ? Pourquoi et comment ? Les petits détails sur le grand-père et le petit-fils qui sont pourtant bien mis en avant, qu'est-ce qui se cache derrière tout cela et je veux dire réellement ? Passeur reste un personnage énigmatique qui n'a pas tout dévoilé : sourire en coin, regard froid, fume le cigare, il reste un personnage central, méchant de surcroit qui s'amuse tout en restant classe dans son costume des temps anciens. Quant aux enfants, Chris et Luc, ils sont courageux, intelligents, futés et ne vont pas se laisser tuer pour le plaisir du jeu. Après, ce qui va leur arriver, seul le récit peut le dévoiler. Attention, des têtes vont tomber ! Un détail qui est un petit bémol pour moi, certains passages sont longs, car un peu trop répétitif avec des personnages différents, probablement parce que j'ai adoré suivre Chris et qu'elle n'était pas tout le temps présente.

C'est un récit qui nous fait nous poser des questions sur les réseaux sociaux et les influenceurs qui ont des milliers de gens qui les suivent et qui pourraient leur faire faire n'importe quoi. Au nom de quoi ? De qui ? Les jeunes sont influençables, la technologie est à la portée de tous pourtant certains (dont je ne donnerais pas le nom) ne sont pas capable d'ouvrir un ordinateur. Le danger est bien présent et il vaut mieux prendre trop de précautions que pas assez. (Et ce n'est pas mon fils qui me dira le contraire, dès qu'il a un doute, dès que je peux je lui explique qu'il ne faut pas prendre n'importe qui en "ami" et surtout, surtout ne pas s'amuser avec une personne qu'il n'a jamais vu) #teammamanpoule

En conclusion, une histoire qui nous porte au-delà de la frontière de la réalité. Des enlèvements particuliers d'enfants, un personnage mystérieux qui est sur tous les plans, des policiers perdus et d'autres qui ne veulent pas croire, une famille qui va traverser de nombreuses épreuves jusqu'à ce que le jeu arrive à un autre niveau. Je suis toujours dans le doute sur certains points et j'espère qu'une suite est prévue, une suite ou un dérivé. Les dangers des réseaux ne tombent jamais très loin, cela n'arrive pas qu'aux autres. Un très bon sujet de réflexion dans cette histoire. Il y a beaucoup de travail derrière ce récit. Chapeau !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/lune-de-metal-dume-antoni-a207889240
A propos du livre :
Lune de métal
Lune de métal
Par Ulfin le (au sens le suivi de la date) 11 Mai 2021 Editer
Ulfin
Tout commence avec la disparition de la jeune Chris. Au matin l'enfant n'est plus chez elle. Comment a-t-elle pu disparaître l'appartement est fermé de l'intérieur? Fuite, enlèvement, c'est ce que vont tenter de découvrir les deux inspecteurs. Les enlèvements d'enfants inexpliqués se multiplient et semblent tous liés par des indices qui sont tout aussi irréels que les disparitions. Tout va basculer quand Luc le frère ainé de Chris découvre sa sœur dans un jeu vidéo interdit. Comment est-ce possible?
https://luniversdulfin.over-blog.com/2021/05/lune-de-metal.html
A propos du livre :
Lune de métal
Lune de métal
Par regi80 le (au sens le suivi de la date) 27 Avril 2021 Editer
regi80
Les éditions ex-aequo « éditeur militant nous propose maintenant un thriller fantastique qui est l’œuvre de Dumé Antoni, dont on avait signalé l’excellent polar « Une dette pour l’enfer » (à lire absolument)
Il nus emmène aujourd’hui sur les rives de l’angoisse et du fantastique avec et excellent roman au titre mystérieux « Lune de métal ».

Le pitch ? Comme beaucoup d’autres enfants, Chris une fillette de huit ans est enlevé paru mystérieux individu « Passeur » et se retrouve personnage d’un jeu vidéo machiavélique « Thales ». Elle et son frère vont tenter de s’en échapper.
Encore plus que pour le polar cité ci-dessus, l’auteur sait susciter nôtre addiction. Le livre est bourré de cliffhangers et en suivant l’histoire telle que la vivent plusieurs personnages (Chris, les membres de sa famille, les enquêteurs.), Dumè Antoni nous laisse de manière particulièrement sadique (et habile) en attente d’une suite qui ne vient que plus tard. Cette manière de nous raconter la progression de son histoire est particulièrement habile. Lors du dénouement, tout semblera s’éclairer mais la conclusion inattendue laisse présager une suite… (que personnellement j’espéré) ;
L’un des autres points positifs du récit est l’atmosphérique sait créer l’auteur. Du cocon d’un foyer familial qu’on devine aimant mais étouffant mais qui semble se déliter peu à peu à celui violent, étouffant et angoissant du jeu vidéo, on est assez servi …
De très belles pages qui arrivent à nous faire concevoir l’apocalypse insolite qui survient à un moment crucial du roman et donne lieu à d’excellentes scènes de bravoure. Dumé Antoni, y démontre sa maitrise d’écrivain du fantastique. A cet égard, on peut souligner le style et la langue de l’écrivain qui sait nous envouter.
Les personnages sont bien typés. Mention spéciale à la grand-mère qui semble rapidement comprendre les enjeux et au couple d’enquêteurs qui essaie de concilier l’incursion de l’insolite et de la terreur dans leur rationalité quotidienne.
Les enfants sont eux aussi bien rendus et n’ont pas des réflexes d’adulte face à l’inconcevable. L’auteur sait leur garder leur fraîcheur et leur esprit enfantin ou adolescent.
Il y a aussi un message dans ce livre. Il s’agit d’une charge contre un certain type de jeu vidéo extra-violent et ses dérives. Certains pourraient croire la diatribe de Dumè Antoni exagérée mais quand on sait que certains jeunes sont devenus des pros de cet exercice, que des chaines de télévision leur sont dédiées ; on se dit que « Lune de Métal » n’est peut-être pas si éloigné d’une certaine réalité nauséabonde.
En tout cas, je vous invite à vous plonger dans ce livre. Vous y trouverez pour les plus anciens, une nouvelle mouture des Fleuve Noir Angoisse de André Caroff, BR Bruss ou G.J Arnaud.
Nul doute que l’auteur en deviendrait un des piliers. Pour les autres les amateurs de cyber-fantastique ou de polar étrange seront comblés. Et je me permets d’ajouter : Y aurait-il une suite ?
A propos du livre :
Lune de métal
Lune de métal
Par Monpetitcoinlecture le (au sens le suivi de la date) 18 Janvier 2021 Editer
Monpetitcoinlecture
Pour commencer, je remercie mon partenaire Evidence Editions de m’avoir accordé le service presse de ce roman.

Après quelques recherches sur l’Auteur, il s’avère que ce roman est le premier du style « Thriller » que Dumé Antoni livre à son lectorat.

Pour une première, je peux vous confirmer que c’est une réussite !

J’ai été tenu en haleine tout au long de ma lecture, le suspens est à son comble tout au fil des pages.
Nous vivons l’histoire aux côtés de Théo et cela n’est pas une mince affaire croyez moi!

Plongeons dans l’histoire pour en savoir un peu plus sur les aventures du Jeune Homme.
Théo quitte sa corse natale pour monter à Paris à la demande de sa maman qui vient de mourir.
Il doit aller à la rencontre de Leoni, car Théo ne sait rien de cet homme hormis le fait qu’il a une dette envers Lucienne sa mère.
Cette rencontre sonnera le début de la descente en enfer du jeune corse..

Dumè Antoni nous signe ici un véritable TURN-OVER, une fois le livre en main, nous ne pouvons pas le lâcher !
Nous allons voyager dans le temps pour en apprendre un peu plus sur la triste jeunesse de Théo auprès de mère.

Grâce aux nombreux flashbacks, nous allons comprendre un peu mieux la manière de fonctionner du Corse, tous ces moments sont extrêmement tristes et touchants, allant jusqu’à nous donner beaucoup de compassion envers Théo.

Le ton adopté par l’Auteur dans ce roman, est noir, mais vraiment très noir. Une fois toutes les pièces assemblées, nous allons découvrir que toutes les personnes présentes dans l’histoire (personnage principal et personnes secondaires) ont toute un lien qui les réunit.

La suite sur mon blog :)
A propos du livre :
Une dette pour l'enfer
Une dette pour l'enfer
Par Zamy le (au sens le suivi de la date) 4 Décembre 2020 Editer
Zamy
Recueil de 23 nouvelles, cette anthologie athématique regroupe surtout des textes de fantastique et de science-fiction. Ce recueil m’a bien plu dans l’ensemble, mais je ne parlerai que de mes textes préférés (chroniquer les 23 serait trop long).

Si tu vas à Bélèfroi, prends garde à toi ! – Chris B. Honspacq
Intrigue : À Bélèfroi, les choses et les personnes reviennent… ils reviennent alors qu’on s’en est débarrassé, qu’on les a perdus ou qu’ils sont morts. Un enquêteur est dépêché pour résoudre ce mystère.
Super riche en imagination, le surnaturel est à chaque coin de rue et l’enquêteur que nous suivons et qui ne connaît rien à la ville aura plusieurs fois des sueurs froides. La résolution de l’affaire a un côté humoristique et imprévu. Une bonne balade à Bélèfroi !

SOS – Dumè Antoni
Intrigue : Un vaisseau spatial reçoit un appel à l’aide particulier. En effet, son auteur n’est autre qu’un des membres de l’équipage…
Paradoxe temporel très bien mené, le lecteur n’est pas perdu dans les termes techniques, l’intrigue tient en haleine… Une super histoire S-F !

Vacances de rêve – Gilles Massardier
Intrigue : Une entreprise, dans le futur, propose d’intégrer le corps de personnes dans le passé afin de vivre l’histoire au plus près. Un historien choisit un homme vivant dans l’Antiquité romaine.
L’idée de base est géniale ! J’ai adoré la chute (prévisible certes, mais qui fait que le lecteur en sait beaucoup plus que ce pauvre historien coincé dans l’Antiquité). Ajoutons à cela un style riche et vivant, et voici un excellent texte !

Le Silence pesant de Soizic Leroy – Gillian Brousse
Intrigue : Soizic est une petite fille étrange : elle ne parle pas, ne sourit pas, ne joue pas et vous fixe avec intensité…
Un suspense qui monte au fil des pages. On pressent le délitement de cette famille à l’enfant atypique. La chute imprévue fonctionne à merveille ! Une nouvelle aussi retorse que Soizic.

Base 100 – Tim Corey
Intrigue : Les nuits se mettent soudainement à rallonger. Imaginez la nuit durant une centaine d’heures ? C’est vite la pagaille dans le monde !
Génial ! On commence le texte par une partie angoissante, pleines de questions, pour finir sur une note plus légère et humoristique. Une nouvelle plaisante à lire et à la fin inattendue.

Tout pour votre bonheur – Thierry Fauquembergue
Intrigue : Une jeune femme possède une maison avec une domotique (un peu trop) à la pointe.
Courte nouvelle à l’écriture originale, on pressent le drame de la fin qui est bien amené. J’ai bien aimé le côté domotique et objets intelligents à l’extrême… mais dont l’intelligence n’est pas celle des humains.

Dernier arrêt pour Verivik – Tom Newry
Intrigue : Le jour où une femme disparaît inexplicablement dans le métro, le narrateur enquête pour la retrouver.
Légende urbaine, celle d’une station de métro cachée qui n’apparaît qu’à certains, cette nouvelle nous emmène à la découverte de Verivik, une ville accueillant les dépressifs… pour le meilleur ? Pas sûr. Très bien construite et intrigante, cette nouvelle clôt à merveille ce recueil.
Par GabrielleViszs le (au sens le suivi de la date) 26 Octobre 2020 Editer
GabrielleViszs
Je remercie Jennifer pour sa patience, ainsi que la maison d'éditions pour m'avoir envoyé cette lecture. Maintenant que je l'ai terminé, la couverture a vraiment beaucoup de signification. Il est clair que le rouge évoque forcément le sang, mais dorénavant, cette silhouette représente beaucoup de scènes et d'attente.

Théo Vince est un homme qui se cherche encore. Né sans connaître la douleur, sans connaître le bonheur par conséquent. Sa mère est décédée et il a besoin de trouver un boulot. Une dette, un homme en doit une à sa mère et il va aller le trouver pour du boulot : Leoni. Qui est-il ? Pourquoi il devrait s'occuper de Vince ? Que fait-il dans la vie réellement ? Connaissait-il sa mère ? Théo ne l'a jamais vu chez elle et il ne le connait pas. Pour autant, Vince a besoin de travailler, car même s'il n'est pas sujet à la douleur, il a besoin de manger malgré tout et de payer ses factures. Dès qu'il pose le regard sur le jeune homme, Leoni sait (mais pas le lecteur bien entendu) qui il est. Il l'a toujours su. Vince met le pieds dans une machine géante sans même qu'il ne s'en rende compte.

L'idée de départ est vraiment géniale : un homme qui ne ressent pas la douleur ? Le récit est alterné entre le début de sa naissance et ce qu'il vit avec Leoni et ses hommes. L'ancienne et la nouvelle vie nous montrent tous les aspects de Théo et de la façon dont il a subit sa vie. Lorsque sa mère était enceinte, elle a su que son fils serait différent. Et il l'est. Il ne ressent rien, absolument rien, son corps n'a pas d'envie particulière et lorsqu'il se bat, émotionnellement parlant il n'a pas d'émotion propre. L'école ? Mauvais souvenirs, les filles ? Encore plus, sans compter sur le passé de sa mère. Si on ne parle pas de son père, c'est tout simplement qu'il est aux abonnés absents. Parfait dans ce rôle. Théo est insensible, même lorsqu'il se bat et se fait planter par une belle arme blanche dans le bras : c'est naturel de faire des points à la suite seul, pas un seul tiraillement.

J'ai beaucoup aimé le parallèle entre le passé et le présent, ainsi nous avons un large panel de ce que Théo peut comprendre, apprendre et vit. Il est certain que son père est un point crucial dans le dénouement de l'histoire et le côté malsain est bien présent dans diverses situations. Situations qui ressemble à un vieux polar, ce dont je ne suis pas vraiment adepte. Les mots mafieux ne sont pas écrits, pourtant il s'agit bien de cela : de règles, de secteurs, de domaines, tout est bon pour que les quartiers soient distribués entre les plus gros. Le malsain appelle le malsain et les personnages se retrouvent englués dans leur misère, qu'ils le veuillent ou pas. Mettre les doigts dans un tel engrenage ne peut être que mauvais. Et Théo, qui est un peu niais par moment l'apprend à ses dépends. Il est trop droit pour une vie pareille et cela risque de le bouffer, littéralement.

Léoni est le type de gars qui boit un verre de whisky, tue son homme de main, puis reprend une autre gorgée en écrasant la tête du mort... Voilà, c'est exactement ce genre de type : froid, impitoyable, une brute épaisse qui ne fait confiance à personne et capable du pire, comme du pire. Dans tout cela, il a une famille : une femme, une fille, une vie basée sur de nouveaux secrets. Et puis il y a Jean-Charles, un vieux de la vieille qui prend Vince sous son aile. C'est un personnage qui a un sacré passif et qui n'attend plus rien de la vie. Il ne faut pas oublier Léa la voisine et sa petite Charlie qui vivent comme elles peuvent. Quant à Jeff... la boucle est bouclée finalement.

Le récit est sombre et m'a plus fait penser à un polar qu'à un thriller. Des hommes qui rackettent, des prostituées sur les trottoirs qui mènent à des pièges, des cochons qui mangent tout et rien, des zones d'ombres, des flics pourris... J'aime beaucoup ce qui est sombre, mais ici je n'ai pas réussi à accrocher aux personnages, même en sachant le passé de chacun, sauf pour Jean-Charles qui dévoile beaucoup de sentiments. J'ai beaucoup aimé la manière dont présente l'auteur : les descriptions justes sans s'étaler de trop. C'est juste l'histoire qui a eu du mal à prendre. Théo aurait pu être un super-héros ou non, toujours est-il qu'il est ici à l'opposé de ce qu'il décrit lui-même. Il y a cet aspect de son passé qui m'a dérangé : le côté bagarreur alors qu'adulte il semble vouloir éviter même s'il tombe sans cesse dans des coups fourrés. Je n'ai pas ressenti de frissons comme dans un thriller que je lis habituellement.

Les pièges sont nombreux et pas de chance pour Vince, il met les pieds en plein dedans. Sa vie a été complétement régenté par sa maladie et par un personnage qui même s'il ne s'est jamais présenté a été présent. Les liens entre chaque personnage se dévoilent au fur et à mesure que les scènes avancent. Dès le départ nous sentons que de toute manière le final ne sera que rouge sang. L'auteur ne laisse aucune chance à ses personnages et je n'ose imaginer le sourire de joie au point final de cette histoire. La fin par contre apporte de nombreux éléments et quelques surprises qui n'étaient pas visible du départ.

En conclusion, un récit bien écrit sur un homme dont le passé n'est pas simple. Même si je n'ai pas adhéré au récit, il a de bonnes qualités, tel le personnage de Jean-Charles et les descriptions. De nombreux obstacles interviennent, quelques rebondissements et des surprises aussi.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/une-dette-pour-l-enfer-dume-antoni-a203932710
A propos du livre :
Une dette pour l'enfer
Une dette pour l'enfer
Par regi80 le (au sens le suivi de la date) 3 Août 2020 Editer
regi80
Voici un thriller remarquable qui sort du rang pour plusieurs raisons :
Tout d’abord, c’est la première véritable tentative d’un auteur plutôt versé d’habitude dans l’Imaginaire (Notamment le remarquable « Le Sarcophage des dieux ») dans le domaine du thriller.
Et c’est une vraie réussite, un coup de cœur pour moi.
Je n’ai pas pu lâcher ce livre avant la fin. Pour employer un vilain mot de franglais, nous avons affaire à un véritable turn-over.
Les lecteurs d’imaginaire pourront se dire que leurs auteurs favoris sont capables de tout écrire (Serge Brussolo, à qui j’ai beaucoup pensé en lisant ce roman en était déjà la preuve)...
Quand aux lecteurs de polar qui méprisent la Science-fiction, je ne peux que les inviter à lire ce roman. S’ils sont conquis par l’auteur, ils devront bien se pencher sur ces autres livres…
Le pitch ? Théo Vince, jeune corse, se rend à Paris, à la demande de Laetitia – sa mère – qui vient de décéder, pour y rencontrer Leoni. Vince ne sait rien de cet homme, sinon qu’il a une dette envers Laetitia et qu’il ne pourra donc lui refuser un job.
Je n’irais guère plus loin pour ne pas spoiler. On verra Vince, qui souffre d’une maladie rare tomber successivement dans des pièges de plus en plus monstrueux.
Tout cela est émaillé par des retours en arrière sur la triste jeunesse de Vince et la vie de sa mère (émouvants chapitres).
Nous sommes ici dans un roman noir, très noir. Et l’on est proche, justement de l’atmosphère des romans de la Série Noire d’antan.
Il ne verse cependant pas dans le pittoresque gratuit ou l'argot de bazar mais il adopte un un ton encore plus désespéré. Il ne semble y avoir aucune échappatoire pour les personnages qui se débattent pourtant du mieux qu’ils sont ; L’intrigue est menée par l’auteur de main de maître. Rien n’est en trop. Tous les personnages, même secondaires, même (et surtout) ceux qui restent dans l’ombre ont une épaisseur confondante. On a vraiment l’impression que Dumé Antoni les a visualisés et qu’il nous transmet ces images.
Vince, le personnage principal paumé attachant au cœur tendre, perdu dans saviez et sa maladie, cherchant estime et amour est décrit avec une empathie remarquable malgré es aspect terrifiants,
Leoni, le patron d’abord perçu comme un brutal chef de clan est peu à peu dévoilé dans sa monstruosité. La scène finale de la confrontation décrite jusqu’aux plus infimes détails dans des dialogues crus est une réussite totale. L’écrivain ne ménage pas ses lecteurs jusqu’au plus infime détail.
Les autres personnages sont encore plus attachants de l’émouvante jeune fille de Leoni, broyée par cette histoire en passant par Jean-Charles, le vieux gangster sentimental, tous dégagent une empathie certaine. On me permettra d’avoir une pensée émue pour la voisine toxicomane et sa petite fille, figures douces et totalement innocentes de cette histoire.
IL faudrait parler aussi des décors ; avec une économie de mots et sans s’y attarder outre-mesure, l’auteur arrive à nous rendre l’atmosphère et les odeurs d’un club interlope, d’un petit bar parisien, d’un petit appartement parisien ou d’une villa cossue de Versailles…
Le style de l’auteur s’adapte bien à chacune des situations. Il peut passer de l’âpreté pour les scènes de violence à un ton plus mélancolique pour conter la jeunesse de Vince.
Vous l’avez compris, ce livre est hautement recommandable, IL peut seulement susciter la crainte que l’auteur abandonne l’imaginaire pour le thriller.
( Et au fait, ce n'est pas anti-corse, l'auteur est lui même originaire de l'Île de Beauté)
A propos du livre :
Une dette pour l'enfer
Une dette pour l'enfer
Par 444A le (au sens le suivi de la date) 6 Juillet 2019 Editer
444A
Je me suis retrouvé au sein d'un univers teinté de fantastique et de spiritualité ; arraché par les pouvoirs du temps et de ses dimensions imprévisibles. J'ai été subjugué par la musicalité de l'auteur (qui est également un musicien) au travers les noeuds dramatiques rendant l'histoire
saisissante avec un regard étrange sur ses personnages passionnant et leurs engagements amoureux.

Un livre qui fait du bien.
A propos du livre :
L'Univers de Cheyanne
L'Univers de Cheyanne
Par Cathy-Coopman le (au sens le suivi de la date) 5 Juillet 2019 Editer
Cathy-Coopman
Un joli roman qui s’inscrit pile-poil dans l’un de mes domaines de prédilection : les univers et cosmos parallèles. Merci pour ce petit bijou ;)
A propos du livre :
L'Univers de Cheyanne
L'Univers de Cheyanne

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