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Erich Maria Remarque

Né(e) le 1898-06-22
1970-09-25 ( 72 ans )
1 352 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par Lilou 2009-08-17T20:19:10+02:00

Biographie

Incorporé en 1916 et envoyé au front, Erich Maria Remarque revient un an plus tard, blessé aux mains ce qui le fait renoncer à une carrière de musicien pour laquelle il aspirait. Après avoir donné des cours en école primaire, il écrit quelques comptes rendus pour un journal. En 1920, il publie son premier livre 'La baraque de rêve' qui passera inaperçu. Mais c'est neuf ans plus tard, avec son roman 'A l'ouest rien de nouveau', que sa carrière débute vraiment. Il sera alors pris pour cible par les nazis qui l'accusent d'affaiblir le moral de la nation allemande dans ses écrits. En 1933, ses livres sont d'ailleurs brûlés à Berlin et interdits dans les bibliothèques. Il quitte alors l'Europe, car la Gestapo veut l'arrêter, pour New York, d'où il critique plus tard la nouvelle république de Weimar, faite selon lui de personnes mêlées de trop près aux crimes nazis. Avec sa nationalité américaine, il rentre en Suisse en 1947 et écrit de nombreux romans comme 'L' obélisque noir' ou 'Un temps pour vivre, un temps pour mourir'. C'est à partir de 1963 que la presse allemande reconnaît l'importance de son oeuvre.

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Quelques chiffres

Note moyenne : 7.73/10
Nombre d'évaluations : 311

5 Citations 196 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Erich Maria Remarque

Sortie France/Français : 2017-01-18

Sortie Poche France/Français : 2018-11-14

Les derniers commentaires sur ses livres

À l'Ouest, rien de nouveau

Ce livre, j'avais dû le lire à l'école... Aux environs de l'année scolaire 93-94, plus dans le courant de l'année 94, lors de la célébration des cinquante ans de la libération de 44. Enfin, à l'école on nous parlait de la Seconde Guerre Mondiale et on avait eu un cours sur la Première Guerre... L'avant-dernière année de la fin de ma scolarité obligatoire !! Bref, on devait lire ce livre pour réaliser une fiche de lecture.

Pourtant, en voyant le tire, je n'étais pas folichonne à la pensée de devoir lire un bouquin qui parlait de la Première Guerre vue par un allemand. Tudieu, mes aïeux allaient se retourner dans leur tombes !

Je suis tombée de haut en lisant le livre... de très haut ! D'entrée de jeu, j'étais plongée dans le récit de Paul (merci aux autres critiques pour m'avoir rappelé le nom du narrateur) et avec ses copains de régiment.

Beaucoup de gens s'étaient engagés, le sourire aux lèvres, il y avait même des scènes de liesse dans les ville, lorsque la guerre fut déclarée (ça, je m'en souviens du roman "La Peur"), mais grande fut leur désillusion... La guerre, ça vous déshumanise un homme.

J'ai été plongée dans un monde horrible, sombre, noir. Plongée dans les tranchées, les combats au corps à corps, à la baïonnette, tombée dans cette incroyable boucherie que fut la guerre 14-18.

Les soldats ont tout subit : le froid, la faim, la peur, la bêtise, les conditions de vie immonde, la vie dans des paysages désertiques et lunaires, tant ils ont été bombardés et re-bombardés, les hommes que l'ont envoie courir dans ce No Man's Land, se faisant faucher dès qu'ils posent un pied sur le haut de leur tranchée, les conditions hygiéniques inexistantes, les maladies, les infections, les rats... Et les officiers qui donnent des ordres aberrants !

Clemenceau disait que le guerre était une chose trop grave que pour être confiée à des militaires, et il avait raison. Que de vies perdues pour gagner quelques centimètres carrés de colline... Pour les perdre le lendemain et devoir tout recommencer. Et de l'autre côté, c'était pareil.

Un passage m'avait marqué, quand Paul, caché dans une tranchée, va tuer cet ennemi qui était tomber à côté de lui. Sans réfléchir, par réflexe, parce que c'est sa vie contre celle d'un autre, sa propre survie, il va lui sauter dessus et le larder de coups de couteau.

Immobilisé avec lui dans la tranchée, entendant râler le blessé pendant des heures... Ce Français qui va expirer à ses côtés et qui mettra un temps de fou avant que ses souffrances s'arrêtent... Quel passage ! Paul va lui parler, devenir lui, plonger dans ses yeux qui expriment toute la souffrance.

Voilà l'univers dans lequel les personnages de ce roman vont devoir vivre et tenter de survivre.

La guerre, c'est une chose aberrante pour lequel l'homme n'est pas fait.

Combien survivront ? Et dans quel état reviendront-ils ? Cassés, finis, meurtris au plus profond de leur chair, de leur être.

Lors de la fin de la guerre, Paul se demandera comment reprendre une vie normale. Les hommes sont vidés et ont vu plus d'atrocités que n'importe qui d'autre. Impossible !

La dernière phrase du livre est la plus poignante. On lit dans un journal la phrase qui signalait que "à l'ouest, il n'y avait rien de nouveau", hors, ce jour là, les morts se ramassaient par centaine, par milliers... Un épisode tragique et sanglant ramené à un simple fait divers...

Ne hurlons pas, cela arrive encore de nos jours...

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Commentaire ajouté par CharlieGordon 2019-02-13T15:56:32+01:00
Après

Lu tout de suite après "A l'ouest rien de nouveau" du même auteur que j'avais adoré, "Après" a réussi le pari risquer de m'émouvoir autant que ce dernier. On suit ici le difficile retour à la vie civile de soldats de la Première Guerre mondiale, notamment ceux qui étaient jeunes lorsqu'ils sont partis au front et qui se retrouvent alors inadaptés à cette société allemande d'après guerre. En effet, quelle profession exercée quand tout ce qu'on a appris c'est de tenir une arme, de différencier les tirs allemands des tirs ennemis et de tuer? comment se comporter en société quand tout ce qu'on a connu pendant quatre ans c'est la vie dans les tranchées? comment oublier et se pardonner toutes les atrocités commises au front? L'auteur traite avec une grande humanité et une grande clairvoyance du désarroi de ces jeunes abandonnés, sacrifiés par l'Etat face à une société dont ils ne maîtrisent pas les codes, qui n'a pas subi la guerre comme eux l'ont subie et qui souhaite l'oublier. En lisant ce roman, il est impossible d'oublier que l'auteur a été mobilisé alors qu'il était encore jeune et que les questionnement de ses personnages quant à leur avenir ont possiblement été les siens tant le texte résonne de justesse. Un roman d'une force incroyable, très bien écrit avec une fin douce-amère à l'image de l'histoire.

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À l'Ouest, rien de nouveau

J'avais peur que ce livre soit devenu trop vieux et que ses écrits ne fassent plus sens pour ma génération. Pourtant, je viens de fermer le livre, le coeur serré d'émotions, tant pas le récit funeste de cette guerre que par la beauté de l'écriture de l'auteur. La première guerre mondiale restera selon moi, la plus terrible, de par son allure bouchère, qui osa envoyer des gamins, de jeunes adolescents, s’entre-tuer à coup de baïonnettes et de gaz moutardes. Terrible aussi, pour tous ceux qui, survivants, ont du se réhabituer à une vie monotone, sans ne plus frémir, ne plus croire que les pétarades des moments de fêtes ne sont que des pétards, et non des tirs ou l'explosion des éclats d'obus. Malgré tout cela, Remarque ne partage que message pacifiste, humain, humble, comprenant que celui d'en fasse n'est qu'un autre comme lui, qui se terre dans la peur et la boue. Je n'ai jamais connu la guerre, et j'espère ne jamais la connaître, mais il y a quelque chose de beau dans ceux qui luttent ensemble et ce, qu'importe le pays ou l'époque. Une bande de frères, des camarades, des amis, qui se connaissent mieux que la famille, mieux que tout autre. Merci pour ce livre, je ne verrais plus jamais une tranchée de la même manière.

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À l'Ouest, rien de nouveau

Ce livre est juste énorme !Enfait on est là, dans une cruauté sans nom avec des descriptions vraiment réaliste et un personnage que l'on semble comprendre qui ne ressent rien. Il est là la tranchée c'est sa vie, la société il ne l'a connait plus. Il a 18 ans et mise à part la guerre il ne sait pas quoi faire de sa vie future. Et soudain c'est comme si on comprenait ce qu'était un soldat, la guerre et ben tel l'objectif du livre : on en veut pas de cette guerre.

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Commentaire ajouté par MeguyC 2019-05-18T10:46:37+02:00
À l'Ouest, rien de nouveau

Un témoignage magnifique, poignant, émouvant et qui vous prend les tripes. A lire !

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À l'Ouest, rien de nouveau

Une oeuvre engagée, dénonçant la monstruosité de la guerre et l'embrigadement des jeunes. C'est avec beaucoup de sensibilité que l'on suit l'histoire de Paul. Erich Maria Remarque nous fait prendre conscience qu'il existe en nous une grande humanité !

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À l'Ouest, rien de nouveau

Un témoignage poignant et émouvant porté par un héros aussi courageux que désespéré et pour lequel l'avenir n'est qu'incertitudes et craintes. C'est l'un de ces rares livres qui me laissent dans un état proche de la méditation lorsque je le referme, songeant à toutes les atrocités qu'ont vécues non pas les personnages, mais les hommes qui ont été envoyés au front en ces temps-là. J'ai d'ailleurs cru pleurer lorsque Paul s'est retrouvé face à son ennemi mourant, en quête de son identité, en proie aux remords, à la panique, entre l'humanité et la monstruosité.

Un beau récit qui devrait être mis en avant dans les écoles car sans doute plus efficace que deux heures de descriptions soporifiques.

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À l'Ouest, rien de nouveau

En ce 11 novembre 2019, jour anniversaire de l’armistice de 1918, j’ai en mémoire ce magnifique livre de Erich Maria Remarque, A l’Ouest rien de nouveau, qui démontre l’absurdité de la guerre et plus encore celle particulièrement horrible de 14/18.

Dans ce roman, Paul Bäumer est un jeune allemand de 18 ans, qui a été soumis à un bourrage de crâne patriotique à l’école. Tous ses camarades de classe et lui-même s'engagent volontairement dans l'armée impériale allemande.

Dès lors, ils découvrent les abominations de la guerre, les tranchées envahies de rats ou complètement détruites par les obus. Obligé de mûrir d'un coup à 18 ans, Paul remet en cause les références morales qu'on lui a inculquées et se demande comment, lui qui n'a jamais connu autre chose que la guerre, va pouvoir mener une vie normale une fois ce désastre fini.

La souffrance physique est poussée à son paroxysme, les corps sont dénudés et découpés, réduits en charpie par l'artillerie, la blessure espérée comme un billet de retour à l’arrière, cette fraternité dans la souffrance entre des hommes martyrisés qui, lors de leurs permissions, n’arrivent même plus à exprimer ce qu’ils vivent sur le front, car les gens de l’arrière sont incapables de comprendre ce qui arrive.

Un grand roman contre la guerre.

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À l'Ouest, rien de nouveau

Ici, nous nous retrouvons en plein cœur de la guerre 14-18. Rares sont les fois où je lis des récits relatant cette guerre (je lis beaucoup plus souvent des faits se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale). Et plus rares encore sont les fois où je me retrouve du côté allemand.

Je crois que si on ne l'a pas vécu personnellement, on ne peut pas véritablement se rendre compte de l'horreur de la guerre quand on est en première ligne. Pourtant ici, tout est bien détaillé. Le narrateur nous raconte son histoire de telle sorte qu'on a parfois l'impression d'être un peu avec lui. On ressent sa peur, ses états d'âme. On se rend compte des conditions de vie déplorables du simple soldat sur le front.

Un témoignage poignant, bien écrit, que je vais garder un moment en mémoire je pense...

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À l'Ouest, rien de nouveau

Un chef d’œuvre longtemps banni en Allemagne et l’un des rares que j’ai lu du côté allemand. Il questionne beaucoup sur la condition des soldats, de l’inutilité de la guerre et de la ressemblance entre soldats français et allemands.

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Dédicaces de Erich Maria Remarque
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Editeurs

LGF - Le Livre de Poche : 6 livres

Gallimard : 4 livres

Kiepenheuer & Witsch : 2 livres

Stock : 2 livres

Le Livre de Poche : 1 livre

Verlag der Schönheit, Dresden : 1 livre

Plon : 1 livre

Editions Rencontre Lausanne : 1 livre

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