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Tous les livres de Georg Simmel

Je retrouverais chez lui ce qu'on a appelé la "mentalité des grandes villes". Il y a dans cette pensée mobile et comme perpétuellement inquiète, je ne sais quoi de fiévreux, d'angoissé et de vibrant qui est spécifiquement moderne. Georg Simmel n'est pas un optimiste et ce n'est pas sa Tragédie de la culture qui peut nous promettre le repos et la quiétude : Georg Simmel, comme Pascal, approuverait volontiers ceux qui "cherchent en gémissant". Mais, comme Pascal aussi, il espère dans un Absolu qui rendra peut-être un jour à l'esprit sa confiante sérénité." (Vladimir Jankélévitch)"

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Dans une lettre de 1901, Georg Simmel confie à Heinrich Rickert une passion parallèle à celle qui anime ses travaux de philosophe et de sociologue : « Mon intérêt principal est depuis quelque temps la philosophie de l'art, et je brûle de résumer mes idées à ce propos. » Marginal en apparence, ce champ moins connu de sa réflexion donnera lieu à une monographie sur Rembrandt et à deux longs essais sur Michel-Ange et Rodin. À côté de ces tentatives de synthèse de sa pensée esthétique, Simmel a laissé une série d'essais qui sont autant de promenades inattendues sur des terrains qui, pour avoir été refoulés à la périphérie d'une histoire de l'art « académique » , mettent néanmoins en jeu les questions centrales de la perception et du sens de l'art. C'est en restant au plus près des phénomènes concrets, en refusant toujours de les réduire à la transparence d'un concept, que Simmel parvient, paradoxalement, à rendre sensible le fonctionnement de sa pensée - et de la pensée en général. De proche en proche, à travers la métaphore, l'analogie, l'image, et toujours, pour ainsi dire, à fleur de phénomène, ses essais esthétiques reprennent inlassablement le même questionnement fondamental sur la forme et la matière, le temps et l'espace, la nature de l'idée

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Description de l'éditeur :

" Simmel analyse le principe d'assistance comme une relation sociologique de base dont il examine les différents éléments.

Il en retient essentiellement trois. Premièrement, l'assistance est personnelle et ne couvre que les besoins particuliers... Deuxièmement, elle s'attache davantage à satisfaire le donateur que le receveur... Enfin, troisièmement, l'assistance est par définition conservatrice. " (S. Paugam, F Schultheis). Dans une introduction intitulée Naissance d'une sociologie de la pauvreté, Serge Paugam et Franz Schultheis montrent l'intérêt de ce texte constituant " le cadre analytique pour penser en termes sociologiques la question de la pauvreté dans les sociétés modernes ".

Édité pour la première fois en langue française n 1998, quatre-vingt-dix ans après sa première édition allemande, ce texte a inspiré de nombreux travaux sur la pauvreté, en particulier sur le processus de disqualification sociale, étudié par Serge Paugam. L'œuvre de Georg Simmel (1858-1918), philosophe et sociologue allemand, relève de ce que l'on appelle la sociologie de la forme. Cette notion, d'origine Kantienne, implique selon Simmel, une organisation du réel à l'aide de " modèles " permettant d'interroger et d'interpréter la " réalité " sociale, conception à l'opposé de celle de Durkheim qui cherche à déterminer les lois empiriques et universelles.

Ses livres relèvent autant de la philosophie des sciences sociales que de la macrosociologie, de la microsociologie, de l'épistémologie des sciences historiques et mêmes d'ouvrages consacrés à de grands philosophes.

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Le texte est assez court mais d'une densité, d'une nécessité et d'une urgence qui ont peu d'équivalents. Il associe deux noms, Michel-Ange et Rodin.

Mais au-delà de l'étude comparative, ce texte, écrit par Georg Simmel en 1911, sonde et touche l'essence de la sculpture.

Il en détermine la singularité absolue telle que Michel-Ange l'a portée jusqu'à son point le plus bouleversant, telle que Rodin a su en saisir et tailler le mouvement.

Daniel Dobbels, Libération

12 lecteurs

Dans cet ouvrage, classique de la sociologie, Simmel analyse l'ambivalence de la modernité. 'S'il doit y avoir une philosophie de l'argent, elle sera en deçà et au-delà d'une science économique de celui-ci... La genèse de l'argent n'est point ici en cause, elle appartient à l'histoire, non à la philosophie... Dans ce champ de réflexion, l'argent n'est que le moyen, le matériau... pour présenter les rapports qui existent entre d'une part les phénomènes les plus extérieurs et d'autre part les potentialités les plus idéelles de l'existence, les courants les plus profonds de la vie individuelle et de l'histoire. Le sens et le but de l'ensemble se résument à ceci : tracer, en partant de la surface des événements économiques, une ligne directrice conduisant aux valeurs et aux signifiances dernières de tout ce qui est humain'.

Cet ouvrage s'adresse aux élèves des classes préparatoires aux Grandes Écoles scientifiques dont le programme 2009-2010 porte sur le thème L'Argent.

'L'argent est le moyen et l'expression de la relation et de la dépendance réciproques entre les hommes, de cette relativité en vertu de laquelle la satisfaction des désirs de l'un est toujours liée à l'autre et vice versa. C'est pourquoi aussi il ne trouve pas sa place là où ne s'exerce pas cette relativité, soit qu'on ne désire plus rien des hommes, soit qu'on les surplombe d'une hauteur absolue, en l'absence de toute relation avec eux, si bien qu'on peut obtenir sans contrepartie la satisfaction de tous ses désirs'. Publié en 1900, cet ouvrage monumental illustre la conception que Simmel se faisait de l'explication en sciences sociales. Ce n'est pas une étude historique du développement de la monnaie dans une société mais une analyse des diverses causes de l'introduction de l'argent dans le système des relations économiques, de ses multiples et complexes conséquences sociales.

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Considérée comme le chef-d'oeuvre de Georg Simmel (1858-1918), la Philosophie de l'argent, publiée en 1900, s'ordonne selon un double mouvement : une vaste analyse de l'argent, suivie d'une seconde partie synthétique. Appartenant à ce que Simmel conçoit comme une "sociologie métaphysique", ce texte met en scène l'avènement parallèle du système monétaire et du sujet morderne, affranchi du rapport immédiat aux choses et aux autres individus. Ainsi, l'avare, le cupide, le prodigue, le cynique et le blasé sont autant de "types" qui illustrent les rapports que l'homme moderne, noyé dans l'océan urbain des contacts et des calculs, entretient avec l'argent. Pour Simmel, en effet, l'argent est le "moyen absolu". Il est "le plus significatif des phénomènes de notre temps, dans la mesure où sa dynamique a envahi le sens de toute théorie et de toute pratique."

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"Qu'on ne puisse avancer la moindre raison pratique, esthétique ou une quelconque considération d'utilité pour expliquer l’apparition de l'immense majorité des réalisations de la mode, voilà sans doute ce qui établit mieux que toute autre chose le fait que la mode est un pur produit des besoins sociaux. Alors qu'en général nos vêtements, pour prendre cet exemple, sont adaptés à nos besoins pratiques, pas une once d'utilité ne préside aux décisions par lesquelles la mode les façonne : la jupe peut se porter ample ou droite, la coiffure haute ou large, la cravate noire ou colorée. Au nom de leur modernité, nous sommes conduits à porter des choses parfaitement hideuses, comme si c'était là pour la mode une manière de faire la preuve de son pouvoir."

Stilettos, sweat en néoprène Marc Jacobs, mini-short fluide en mousseline, chignon bas. La mode a ceci d'original qu'elle ne confère nulle utilité pratique aux choses utiles, en l'occurrence se chausser et se protéger du froid. Elle est fondamentalement arbitraire. Et c'est ainsi qu'elle exerce pour Simmel son empire. Elle n'est pas un besoin vital mais un besoin social. Ou, plutôt, elle résulte de deux besoins sociaux contradictoires : l'instinct d'imitation et l'instinct de différenciation. L'homme manifeste dans le choix de ses vêtements son appartenance à un groupe. Il s'adapte à travers eux au rôle que lui assigne la communauté dans laquelle il vit. Mais dans le même temps, il ressent le besoin de se différencier, d'accuser au cœur de la société son individualité. Adopter un style d'une autre communauté, c'est d'emblée se détacher de son groupe d'origine. En raison de la variété de ses contenus, la mode d'aujourd’hui affirme sa singularité par rapport à celles d'hier et de demain. Mais elle le fait d'autant mieux qu'elle marque ainsi la différence de classes. D'après Simmel, la classe moyenne serait la plus sensible à ses caprices. Prompte au changement, elle se reconnaît dans ce qui est le moteur de la mode : créer un présent sans cesse mouvant, comme toute marchandise.

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Qu'il étudie la femme, l'art ou la ville dans la société de son temps, Georg Simmel interroge la modernité et ses valeurs esthétiques. Celle-ci se caractérise par l'individualisme et la dissolution des contenus stables, le changement, la mobilité. Le conflit en est une forme essentielle, présente à tous les niveaux de la réalité, inhérente à la vie même ; cette catégorie permet en particulier de déchiffrer la crise de la culture contemporaine.

Que faire de la religion, que tout concourt à déqualifier, mais qui résiste, obstinément, à la menace de sa disparition ? Et qui résiste, non pas comme un vestige du passé, mais comme une ressource de mobilisation, une source de sens et de légitimité de l'action collective, un outil de construction de soi, en dépit de tout, parfois au risque du pire ? Cette question est au coeur des quatre principaux essais, dont deux sont inédits en français, que Simmel consacre, entre 1903 et 1912, à la religion et à la religiosité : "Du salut de l'âme", "La religion", "La personnalité de Dieu" et "La religion et le positionnement religieux aujourd'hui".

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Pour bien vivre en société, il faut soi-même avoir trouvé la bonne distance avec les autres.

Penseur de la sociabilité, du plaisir d'être ensemble, Georg Simmel (1858-1918) est l'un des premiers sociologues à s'être intéressé sérieusement à la question féminine. Il le fit dès 1890, dans cette Psychologie des femmes qui était restée inédite en français.

Empathie, sentiment amoureux, prostitution, coquetterie, stratégies de séduction, sens même de l'acte sexuel sont autant de thèmes qui lui permettent d'étudier la différence des sexes - radicale, selon lui - et les solutions que les hommes et les femmes inventent au quotidien pour se définir les uns par rapport aux autres

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Longtemps incomprise à cause de sa modernité même, la Sociologie de Simmel est en fait une large gamme de modèles d'explication sociologique : en élaborant la notion de "forme", de schéma explicatif commun à des réalités historiques très différentes par ailleurs, Simmel a réussi à éviter tout projet de description-explication dogmatique et systématique de la société.

Il peut ainsi juxtaposer des approches très différentes d'un même objet social, d'où le caractère novateur de certaines de ces études devenues classiques, sur le conflit et sur la pauvreté, qui accomplissent un tournant décisif : penser ces phénomènes non plus comme de simples insuffisances de la société, mais comme des parties intégrantes de sa réalisation. Il y a ainsi beaucoup à apprendre de Simmel sur des questions aussi importantes que la "fracture" sociale, la progression de la violence.

Certaines causes du racisme, de la xénophobie, le développement des extrémismes politiques, celui de la haine en général, sont ici largement et clairement explicités. Simmel lève la perplexité que l'on peut éprouver lorsque les organisations les plus variées confient à dessein des postes importants à des médiocres : ces choix apparemment contestables correspondent pourtant à de bonnes raisons, Simmel nous dit lesquelles et élucide l'apparente irrationalité du monde moderne.

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