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Tous les livres de Gilles Leroy

26 notes
110 lecteurs

Alabama, 1918. Quand Zelda, " Belle du Sud ", rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout - New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes... Gilles Leroy s'est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister.. . Mêlant éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand " roman américain ".

Une nuit d'août 44. Les troupes alliées sont entrées dans Paris. Depuis les toits, soldats allemands et miliciens français livrent leurs derniers feux. A L'Olympie, un dancing de Pigalle, une mère attend l'exécution de son fils assassin. Il sera le premier guillotiné de la France libre. A l'origine de ce texte, il y a la demande que m'a faite Alfredo Arias en 2005 d'adapter pour la scène le roman de Jean Genet Notre-Dame-des-Fleurs.

Devant ma réticence à toucher à ce chef-d'œuvre, Alfredo m'a suggéré d'écrire un texte original où se croiseraient l'univers de Genet, celui des photographies de Brassaï et le mien, bien sûr, où les adolescents hors la loi tiennent une grande place. Un nom m'avait frappé en relisant Notre-Dame-des-Fleurs, celui, merveilleux. du condamné à mort Ange Soleil. Figure elliptique, oublié au palmarès des grands criminels, Ange Soleil a laissé peu de traces sinon celles d'une absolue noirceur : meurtrier atroce et sans repentir, codétenu violent et délateur, on raconte qu'il s'acoquina avec les pires gardiens de la pénitentiaire, tout particulièrement sous l'occupation allemande.

2 lecteurs

Vague inquiétude ce matin. Même ce plaisir que j'avais au jardin, je le perds. La peau des hommes, comme la terre des jardins, c'est ce qui maintenait le contact. Mains fouillant la terre ou caressant les corps, j'étais en vie, dans la confiance de la vie. Si je renonce au sexe et me détache de la terre, je perds mes deux seuls points de soudure avec le monde du dehors. Un écrivain parisien a fui la ville pour s'installer seul avec sa chienne à la campagne, sur une colline battue par les vents. Qu'est-ce qui lui a pris? La violence des éléments n'a d'égale que l'âpreté des mœurs. Au gré des saisons qui transforment son jardin, il se révèle et se cache tout à la fois, nous invite à partager ses amitiés fidèles et ses rencontres d'un soir. L'arrivée du jeune Zacharie pourrait bien bouleverser son existence.

3 notes
4 lecteurs

« On en voit, dans le métier, des physiques exceptionnels et des visages saisissants. Lui, Lockhart, c’était autre chose. On voulait entrer dans sa lumière, dans sa sphère, on voulait le prendre dans ses bras et sentir comment c’était d’être dans ses bras. Ce je-ne-sais-quoi qui fait la différence entre un grand acteur et un génie, il l’avait. À l’époque, on appelait ça le it – tu l’avais ou pas. It, c’était le pouvoir de séduire les deux sexes en toute innocence, sans rien faire, juste en étant là. Un sortilège. »

1948, Arizona. Quand Paul Young rencontre Bob Lockhart sur un plateau de cinéma, l’évidence saute aux yeux de tous : les deux hommes seront bien plus que de simples partenaires de jeu. Espionnés par les studios, la police des mœurs et la presse à scandale, les amants vivront sept années de passion, jusqu’à ce que Paul regagne le rang.

Le voici cinquante ans plus tard, devenu sénateur et patriarche, qui joint sa voix à celles de deux autres inconditionnels : l’actrice Joanne Ellis, longtemps éprise de Bob, et Lenny Lieberman, l’agent presque frère. Émus, émerveillés encore, ils tissent à eux trois la légende de Lockhart.

Toute histoire d’amour est aussi l’histoire d’un monde, nous dit Gilles Leroy : ici, une Amérique brillante, convulsive, déchirée entre avant-garde et cynisme, soif de liberté et répression.

Gilles Leroy est l’auteur notamment d’Alabama Song (prix Goncourt 2007), Nina Simone, roman et Le monde selon Billy Boy.

(Source : Mercure de France)

1 notes
8 lecteurs

« Tomber amoureux, ce jour-là, foudroyé au contact d’une main, me rendit mes seize ans, exactement mes seize ans à Léningrad. Quiconque aura aimé sait ces choses-là entre mille : étreindre une main, c’est tout donner, d’un coup, sans prudence, sans contrat, sans rien. Tenir la main, tous les enfants le savent, n’est pas seulement s’accrocher au passage : tenir ta main, c’est tenir à toi, tenir de toi. Et plus je serre, plus j’entrecroise nos doigts, les entrelace, plus je te dis mon incommensurable besoin, un besoin tel que ta paume me renseigne sur toi. Sur ta paume, j’ai pu lire que tu étais quelqu’un de bien. »

Au cours d’une tournée qui le conduit du Caire à Buenos Aires et de Casablanca à Odessa, l’écrivain-narrateur rencontre Marian à Bucarest et s’en éprend instantanément. Mais les deux hommes ne sont pas égaux devant la vie et devant l’amour. Marian, issu d’un pays qui a fait les frais de la dictature, croit ferme en l’avenir et au cœur qui bat. L’écrivain français n’a plus le même enthousiasme. Gilles et Marian vont devoir composer avec le réel – la différence d'âge, la distance géographique, des emplois du temps inconciliables. Avec la confusion des sentiments, aussi.

Dans ce roman d’amour et d’errance, Gilles Leroy, après Alabama Song (prix Goncourt 2007) et Zola Jackson (2010), renoue brillamment avec la veine intimiste de Grandir et de L’amant russe.

4 lecteurs

Nous sommes dans les années soixante-dix. Will, le narrateur, va souvent en week-end à la campagne chez les cousins Vitti, avec ses parents Nush et le play-boy. Les cousins sont ouvriers d'une cristallerie, se tuent à la tâche et passent leurs congés à bâtir eux-mêmes leur maison. Un samedi de juin, on fête les noces du fils aîné des Vitti. Will, quatorze ans, y rencontre Roxane, dix-neuf ans, qui fait son initiation sexuelle. Rien que de très normal, en somme. Sept ans plus tard, un samedi de juillet, on marie l'autre fils Vitti mais tout a changé : le play-boy et Nush ont divorcé, la cristallerie licencie à tout va et jamais les cousins, chômeurs, n'auront l'argent pour finir leur maison. Will préfère désormais les bras des garçons à ceux des filles... Fresque sociale au vitriol sur fond de récession économique, Grandir, ou l'apprentissage de la désillusion, se fait peu à peu chant d'amour et hymne à la vie.

3 notes
9 lecteurs

C'est alors que je l'ai vu. Il m'observait franchement, les sourcils arrondis et la tête penchée de côté tel un chat surpris par sa première souris mécanique.[ ...1 J'ai su qu'il n'y aurait plus rien au monde. La grande éclipse faisait son oeuvre J'ai frissonné, la sueur s'est glacée sur tout mon corps. Il a dû le voir et il a souri. [ ...] Quelque chose naissait et je n'avais plus peur. Peut-être aurais-je dû : prendre le temps de la peur. Mais j'étais pressé. J'avais seize ans, j'étais très pressé.

Lorsque le narrateur adolescent rencontre Volodia à Leningrad, c'est le coup de foudre : il sait intimement qu'il vient de croiser son destin et qu'il devra s'y soumettre. Irrémédiablement attirés l'un par l'autre, les deux garçons due tout oppose se plieront à la force et à l'ardeur de leur désir intransigeant... A la fois inéluctable et fatale, la passion les habite, rien ne les empêchera de vivre leur amour : toujours ils trouveront les moyens de déjouer les pièges qui les menacent dans la ville et dans le regard des autres. Pour mieux se trouver, au risque de se perdre...

Échanges de regards furtifs, mots tus au bord du silence par peur de rompre le charme, gestes à peine ébauchés où le désir s'épuise, L'amant russe compose un véritable chant d'amour.

Gilles Leroy propose, en vingt-six mots, un abécédaire égoïste et personnel où il se raconte tout entier. L’Autre, Désir, Géniteur, Jardin, Lire, Onarchie, Plaire, Rupture, Télévision, Wanderlust, Zéro, sont autant de thèmes que l’auteur explore avec fantaisie, intelligence et drôlerie. Chaque entrée donne lieu à des récits successifs, tour à tour souvenirs, anecdotes, pensées, coups de cœur ou coups de griffe, de sorte que se compose sous nos yeux une œuvre furieusement vivante et à la richesse galopante. Conçu en arborescence, Le château Solitude déploie, de toute sa densité, les multiples facettes de son auteur. Un récit en forme d’autoportrait mouvant, d’une sensibilité érudite et porté par une langue à l’irrésistible élégance.

(Source : Grasset)

2 notes
5 lecteurs

Fous le camp, vous lui dites, personne ne veut de toi, ni dans cette maison ni ailleurs, et ça ne l’atteint même pas, Seigneur. Zéro émotion, juste sa tête à claques, ses grands yeux bleus moqueurs et ce sourire bravache. Il a bien tenté de m’attendrir en désignant la fenêtre de sa chambre, le noir au-dehors, la neige : Tu réalises combien ça pèle ? Tu veux ma mort, sérieusement ? J’ai tenu bon. "Tu diras quoi à mon père ?" Il s’était calmé, comme s’il prenait conscience tout à coup que ses insultes et ses cris n’avaient rien empêché. Que c’était fini, son jeu avec moi.

Lorraine, son mari et leurs quatre fils vivent sur une ancienne friche d’une ville du Wisconsin. La jeune mère se tue à la tâche et n’a, pour tenir, que Dieu et les cachets. Elle doit aussi affronter sa bête noire, Adam, le fils aîné réfractaire. L’adolescent sort à peine de détention qu’une rumeur s’en prend à sa sexualité. Lorraine n’a plus qu’une obsession : sauver le reste de sa famille.

4 lecteurs

Qui aurais-je été, moi, si Éliane m’avait eu d’un autre homme? Si elle m’avait conçu avec ce lieutenant Delor, j’aurais été un homme doux, sans doute, et posé comme lui. J’essayais de me représenter physiquement : de taille moyenne, voire petit, de corpulence fine et sèche, j’avais la peau brune, des cheveux noirs frisés, denses et brillants – plus rien à voir, enfin, avec cette plaie de rouquin à la peau trop fragile. Mon imagination s’arrêtait là et le commencement de fiction s’éventait aussitôt, aporétique et sans issue, puisqu’on ne récrit pas l’histoire, celle de son corps encore moins que celle des hommes.

En cette toute fin des années cinquante, Éliane a vingt ans quand elle tombe enceinte. André, le futur père, n’en a que dix-sept et ses parents s’opposent au mariage. Eliane a peur. Sa propre mère la renie, André disparaît… Où trouver le courage de porter puis d’élever seule cet enfant ?

Gilles Leroy renoue ici avec la veine personnelle de son œuvre – dans la lignée de Machines à sous et de Grandir. Car Éliane et André sont ses propres parents. Dans ce roman familial, il dresse les portraits émouvants d’une mère séduisante et combative, d’un père amoureux et flambeur, tous deux adorés et complexes. Avec une infinie tendresse, essayant d’imaginer leur vie avant lui et ce qu’elle aurait pu être sans lui, il cherche aussi à savoir d’où il vient, livrant de lui-même un autoportrait en creux.

Gilles Leroy est l’auteur notamment de Alabama Song (prix Goncourt 2007), Dormir avec ceux qu’on aime et Nina Simone, roman.

C'est l'histoire d'une couturière qui aimait trop la photographie et c'est l'histoire de ses photographies. C'est l'histoire d'un jardinier qui aimait trop les femmes et c'est l'histoire de son jardin. C'est l'histoire du zouave qui chantait et celle de Sarah qui abandonne son tambourin. C'est l'histoire du prêtre défroqué, amoureux de Sarah. C'est l'histoire de Muriel, l'enfant inachevée. Il y a aussi deux miliciens interlopes, une contrebandière scandaleuse et son mari boucher. Il y a aussi un lieutenant allemand, des aviateurs dans les déserts, des architectes dans les jardins. Et il y a Lou. Lou au centre du monde et qui réunifie le monde.

Enfin, il y a cet homme qui se souvient sans avoir rien connu, qui les interroge tous et cherche une réponse. Dans Les jardins publics, l'univers de Gille Leroy atteint l'ampleur d'une fresque contemporaine.

1 lecteurs

Quatrième de couverture

" De ce roman-là du début par le début, je ne me souviens pas et je n'ai peut-être rien vu. J'ai entendu la voix d'enfant haute et claire, le léger trac trahi par une déglutition pénible, puis ces mots à la tournure un peu trop raide pour n'avoir pas été longuement remâchée : "Pardonnez-moi, madame, mais la profession des parents est-elle obligatoire pour la fiche d'identité ?" La principale - un joli professeur vêtu de robes mini blanches et moulantes, dont nous apprendrions plus tard qu'elle s'était destinée dans sa propre adolescence à tout autre chose que l'enseignement des mathématiques modernes - haussa alors ses sourcils épilés, parut réfléchir, puis sourit : "Comme vous y allez ! Ce n'est qu'une fiche de renseignements, mais si vous estimez qu'il en va de votre droit à une vie privée, ma foi... non, c'est facultatif." "

Les machines à sous, c'est la grande réussite d'André, jeune homme des années soixante qui gravit un par un les échelons de la maison Aubusson, négoce de flippers, juke-box et " bandits manchots " en tous genres. A dix-sept ans, André devient le père de Gilles, surnommé Billy-Boy en hommage à un succès de rock. Le narrateur pose son regard d'enfant sur les dissensions familiales, sur la pauvreté du clan maternel et la richesse tapageuse du clan paternel, sur les peurs et les combats d'Elaine, épouse adorée autant que délaissée, sur les frasques d'André, surtout, que l'âge n'apaisera pas et qui continuera à passer ses nuits dehors, entouré d'une cour permanente.

1 lecteurs

Il ne suffit pas d'être ému pour émouvoir. Dieu merci, Gilles Leroy est un véritable écrivain et le récit des derniers instants de sa mère, emportée à toute allure par un cancer du sein, est strictement bouleversant.

Maman est morte se présente comme un journal de bord où l'auteur note, jour après jour, les joies, les espoirs, les rémissions, et finalement le lent et inéluctable grignotage de la maladie : la mort progressive d'une illusion vitale à laquelle le fils s'accroche de toutes ses forces.

1 notes
13 lecteurs

« J’étais célèbre, on me reconnaissait dans la rue, on m’offrait des concerts dans tout le pays, mes disques sortaient en Europe… Les télévisions me demandaient, les stars de cinéma aussi me réclamaient à leur table, Lauren Bacall, Frank Sinatra, la minuscule Natalie Wood… Mes amis étaient écrivains, Langston Hughes, James Baldwin, Lorraine Hansberry. Ma vie pourrait-elle jamais être plus belle ? J’étais la coqueluche du moment et une petite voix en moi susurrait : Profite, Eunice, ça n’aura peut-être qu’un temps. Eunice, c’était mon vrai nom. Maintenant je l’ai oublié. Cinquante années passées dans la peau de Nina Simone m’ont fait oublier mon nom. Et c’est une drôle de chose, à la fin, que de devoir porter un nom qui n’a jamais été le sien. Pour vivre un destin qui n’était pas le sien. »

Comment Eunice Kathleen Waymon, la petite fille noire née dans une famille pauvre à Tryon, Caroline du Nord, en 1933, est-elle devenue l’immense Nina Simone, la diva à la voix unique et au toucher de piano inoubliable ?

Le destin de Nina Simone ressemble à un roman : c’est ce roman que Gilles Leroy recompose, livrant avec tendresse l’histoire totalement vraie et totalement romancée d’une artiste adulée dans le monde entier – mais si seule dans la vie.

Avec cet émouvant portrait d’une femme blessée, Gilles Leroy nous offre, après Alabama Song et Zola Jackson, le troisième volet de sa trilogie américaine.

À peine sortie de prison, Nadia est descendue dans le Var, à Vaucaire, chercher le fils qu'on lui a retiré quinze ans plus tôt. À pied ou en stop, elle court les routes de la côte et les collines de l'arrière-pays. Elle interroge tous ceux qu'elle croise, en vain. Les esprits de Vaucaire sont occupés à bien autre chose: la disparition du poète local. Les soupçons ont vite fait de se porter sur Marco, ce jeune boumian qui vit seul dans les collines. Soleil noir a la beauté sauvage de cette nature provençale au milieu de laquelle les drames se font et se défont...

7 notes
31 lecteurs

Août 2005, delta du Mississippi : l'ouragan Katrina s'abat sur La Nouvelle-Orléans. Les digues cèdent sur le lac Pontchartrain et les quartiers modestes sont engloutis. La catastrophe touche de plein fouet la communauté noire. Tandis que ses voisins attendent des secours qui mettront des jours à arriver, l'institutrice Zola Jackson s'organise chez elle pour sa survie. L'eau continue de monter, inexorablement. Du ciel, les hélicoptères des télévisions filment la mort en direct. Réfugiée dans le grenier avec sa chienne Lady, Zola n'a peut-être pas dit son dernier mot. Sous la plume de Gilles Leroy, Zola Jackson, femme de trempe et mère émouvante, rejoint le cercle des grandes héroïnes romanesques.

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