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Tous les livres de Heinrich Böll

Ces deux œuvres romanesques, Croix sans amour achevé en 1947 et Le Testament rédigé en 1948, comptent parmi les tout premiers écrits de Heinrich Böll et éclairent la genèse de son œuvre.

Le premier roman relate le destin d’une famille catholique de 1933 à 1945. Deux frères s’opposent : le premier, séduit par les idées national-socialistes, le second champion de la résistance individuelle au régime. Leurs retrouvailles sur le front russe seront tragiques. Dans Le Testament, en 1943, sur le Mur de l’Atlantique, deux officiers s’affrontent : le catholique rhénan soucieux de la vie de ses hommes, le Prussien fanatique de l’ordre et de la discipline. Ils révèleront leur vraie nature en Russie. L’auteur évoque son expérience de la guerre, un immense gâchis humain, mais au tréfonds de la déréliction, la possibilité de se révéler à soi-même, d’entrevoir une chance de salut. Ces textes sont marqués d’une empreinte humaniste qui n’appartient qu’à Böll : celle de l’authenticité et d’une foi exaspérée en Dieu.

1 lecteurs

" Böll est magistral pour évoquer la douloureuse fuite du temps, la mélancolie d'une Allemagne qui cache son or non plus au fond d'un fleuve, mais dans des banques d'acier. " Jacques-Pierre Amette, le Point " L'objectif de Böll était de convaincre, de mettre en garde, et en ceci il est la grande conscience morale et historique de l'Allemagne de notre temps. " Georges-Arthur Goldschmidt, la Quinzaine littéraire

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3 lecteurs

Au mois de juin 1965, les deux Gruhl, père et fils, sont arrêtés au bord d'une route alors qu'ils contemplent placidement une jeep de l'armée allemande en train de brûler.

Le jeune Gruhl la conduisait. En relatant avec un réalisme minutieux et une ironie explosive le procès des deux Gruhl, accusés - à juste titre - d'avoir mis le feu à la voiture, Heinrich Böll dresse le réquisitoire implacable d'une République fédérale qui se complaît dans le conformisme, la mesquinerie et la médiocrité, incapable de la moindre autocritique et aveugle à sa propre absurdité.

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2 lecteurs

Cette Irlande existe, mais celui qui, s'y rendant, ne la trouverait pas, n'aurait bien entendu aucun droit de recours contre l'auteur.

H.Böll

Irlandais certes. Qui ne reconnaîtrait dans ces pages les douceurs amères, les prières mêlées de jurons, l'étrange et quotidienne dissonnance de révolte et de résignation qui font l'Irlande ? Et ce que nous appelons la poésie, là-bas plus courante que l'eau, plus abondante que le pain, plus vivante parfois que l'homme. Donc, la souffrance sans doute. Oui l'Irlande.

Mais vue par l'écrivain Böll, cet Allemand qui lui-même cultive courageusement son désaccord intime avec l'Allemagne. Émerveillé, souriant, ému, à mille lieues des miracles économiques, plongé dans la générosité folle d'un monde que la modernité blesse mais n'infecte pas, d'un monde révolu ou peut-être déjà futur. C'est ici pour Böll le journal d'un double exil, l'un voulu, temporaire, simple dépaysement saisonnier, l'autre subi, permanent, celui d'un voyageur qui jamais ne retrouve sa patrie.

9 notes
47 lecteurs

Pour présenter ce roman, il suffit de préciser deux petites choses. D’abord que le titre complet de l’œuvre est L’honneur perdu de Katharina Blum ou : comment peut naître la violence et où elle peut conduire. Ensuite, que le roman est précédé de cet avertissement au lecteur : « L’action et les personnages de ce récit sont imaginaires. Si certaines pratiques journalistiques décrites dans ces pages offrent des ressemblances avec celles du journal BILD, ces ressemblances ne sont ni intentionnelles ni fortuites mais tout bonnement inévitables ».

Heinrich Böll, prix Nobel de littérature, décrit la révolte de Katharina Blum, mêlée à un fait divers politique, contre une presse qui la traine injustement dans la boue. Il « intente aussi le procès d’un type de journalisme ainsi que celui du lecteur qui tolère qu’à coups de demi-vérités ou de demi-mensonges lui soient livrées en pâture la réputation et l’intimité de ses concitoyens » [4ème de couverture].

2 notes
11 lecteurs

Voilà cinq années que le narrateur, Hans Schnier, fils d'industriel rhénan, voyage d'une ville à une autre, passe d'un hôtel à un autre, d'une gare à une autre. Il est clown. Un clown qui a eu sa part de succès, atteint de mélancolie et de maux de tête. Et seul, depuis que Marie est partie se marier, nostalgique de cet "air catholique" que l'on respire dans la bonne société. Les maux de tête ont alors empiré.

Il existe un remède temporairement valable : l'alcool, il existerait un remède durable : Marie. Mais Marie m'a quitté. Tout clown qui se met à boire dégringole plus vite encore qu'un couvreur saoul de son toit.

Les catholiques l'agacent, les protestants le rendent malade avec l'étalage de leurs éternels problèmes de conscience, les athées l'ennuient parce qu'ils ne parlent que du bon Dieu. En même temps que sa déchéance s'affirme de plus en plus irréversible, Hans, fier de son statut de saltimbanque, clown désespéré, dresse un procès sans concession à la bourgeoisie catholique cultivée de l'"ère Adenauer".

Récompensé par le prix Nobel de littérature en 1972, Heinrich Böll règle ici ses comptes avec une "bonne société" dont il n'a jamais accepté les compromissions, celle-là même qui a permis le triomphe de la démocratie chrétienne et perpétré le "miracle" économique allemand.

4 notes
7 lecteurs

Une fable savoureuse et pertinente, pour nous rappeler que le bonheur n'est pas si dur à trouver !

C'est l'histoire d'un pêcheur, en train de faire tranquillement sa sieste après une pêche matinale. Arrive un touriste, plutôt stressé et tout à fait intrigué. Il réveille le pêcheur, afin de l'interroger. Il lui donne plein d'idées ! « Et si vous alliez pêcher plus souvent, vous pourriez acheter des bateaux, une conserverie, faire travailler les gens à votre place ! » « Et pourquoi ? » répond le pêcheur incrédule… Émile Bravo illustre avec brio cette fable d'un grand auteur allemand, pleine de bon sens, pour nous rappeler d'être plus à l'écoute de nos aspirations et de garder en tête l'ambition… du bonheur ! Une lecture à méditer avec le sourire… sans plus tarder !

" La pitié, la générosité pénètrent le livre qui nous laisse un réconfortant souvenir. C'est que M. Bill fait toujours appel à notre sensibilité profonde, qu'il croit aux valeurs proprement humaines et que son art est étonnamment émouvant. Comment s'y prend-il ? C'est là son secret. L'essentiel est que l'auteur crée l'illusion, qu'il paraisse naturel, désinvolte, qu'il trouve le ton pour vous introduire au coeur de ces drames privés, et pour nous y associer. A défaut de la communion des saints, il nous propose la communion des hommes. "

1 lecteurs

Après Le Silence de l'ange, premier roman de Heinrich Böll, inédit jusqu'en 1992, Chien blême réunit d'autres inédits posthumes, tous antérieurs à 1950 : l'écrivain encore hanté par ce qu'il avait vu et vécu pendant le conflit mondial, se heurtait alors à une société qui faisait de l'oubli la condition de sa reconstruction. Le présent recueil apporte un éclairage précieux sur cette période. De la brutalité nazie à la force rédemptrice de l'amour, en passant par l'aspiration à la liberté par la désertion, Heinrich Böll est déjà là, tout entier, à scruter le comportement des hommes placés dans des circonstances exceptionnelles. Il se révèle déjà un maître de la « forme brève », capable de condenser en quelques pages avec une ironie cinglante l'absurdité de la guerre ou l'immoralité du capitalisme. Pour la première fois, un texte, « Les Ardents » écrit en 1936, permet au lecteur de découvrir que la vocation de l'écrivain ne date pas de 1945

2 lecteurs

Recueil de 18 nouvelles.

C'est à cette forme de récit que Böll doit ses premiers succès auprès du public et de ses pairs: il obtenait le Prix du Groupe 47 pour Les brebis galeuses, en 1951. C'est à elle aussi qu'il a eu recours, fidèlement, tout au long de sa carrière littéraire.

30 années séparent la première histoire Drôle de cirque (1950), qui exploite avec humour et tendresse le vécu d'un passé récent - adolescence sous le nazisme, guerre et captivité, détresse de l'après-guerre - à la dernière satire, Nostalgie ou Les taches de graisse, qui traite avec froideur et férocité d'une évolution sociale.

Entre ces deux extrêmes, Heinrich Böll donne sa pleine mesure. Une parfaite maîtrise de ses moyens d'expression, une ironie cinglante, une concision exemplaire lui permettent de doter ses critiques de plus de force que ne le feraient de longs discours.

Et si c'est parfois grinçant, c'est que la réalité ne l'est pas moins.

Heinrich Böll a reçu le Prix Nobel de Littérature en 1972.

Dans une grande ville, un jeune homme aisé a oublié les années difficiles, mais l'arrivée d'une amie d'enfance lui fait réaliser la banalité de sa vie. Il partagera avec elle la liberté reconquise.

Frère d’armes de ce jeune soldat partant pour le front de l’Est dans Le train était à l’heure, Hans Schnitzler, le héros du Silence de l’ange, retrouve sa ville natale le 8 mai 1945. Au milieu des décombres encore fumants de « cette ville qui avait possédé de nombreuses églises » (Cologne, jamais nommée), il se lance à la recherche d’Elizabeth Gompertz, la femme d’un sous-officier qui lui a sauvé la vie en se laissant fusiller à sa place. Au cours de ses tribulations, il rencontre Regina Unger, une jeune femme qui vient de perdre son enfant. Avec elle, il réapprend à vivre et fait l’expérience de ce Böll nommera plus tard la « théologie de la tendresse ».

Le premier visage que rencontre Hans dans la ville détruite est celui d’un ange au sourire mystérieux. Bien sûr, il ne s’agit que d’une statue plâtre aux couleurs criardes, bien sûr, l’ange persiste dans son mutisme, mais comment méconnaître son message d’espoir, son invitation à vivre ?

Le Silence de l’ange, premier roman de Böll, inédit jusqu’en 1992, est un texte fort, sincère et pudique, qui porte en germe les grands thèmes et motifs de l’œuvre de l’auteur. Un roman que tout amateur de Böll se doit de connaître et que tous doivent lire, cinquante ans après les bombardements massifs des grandes villes allemandes et la capitulation du 8 mai.

3 notes
7 lecteurs

A la fin de La Seconde Guerre mondiale, plusieurs écrivains de langue allemande, profondément traumatisés par ce conflit, ont rendu compte de leur expérience pour comprendre la réalité de cette guerre et dénoncer l'horreur dont ils avaient été témoins.

Cette littérature réaliste, la Trümmerliteratur ou littérature des ruines est illustrée par les œuvres de Anna Seghers, Die Toten Bleiben jung (les mots restent jeunes), de Wolfgang Borchert, Drauben von der Tûr (Devant la porte), 1949, ou encore de Heinrich Böll, Der Zug war pünktlich (le train était à l'heure), 1949. Rassemblés au sein du Groupe 47 créé par Hans Werner Richter, Martin Walser, Gûnter Grass, Heinrich Böll, Siegfried Lenz, entre autres, seront les représentants de cette littérature allemande d'après-guerre marquée par l'expérience, des ruines et de la douleur. Heinrich Böll, né à Cologne le 21 décembre 1917, fut, après ses études secondaires, apprenti en librairie.

La guerre interrompt sa vie pendant six années. En 1947 il publie ses premiers textes, travaille à la rédaction de nouvelles, romans, pièces radiophoniques, traductions et œuvres théâtrales qui le rendront célèbre. En 1972, Heinrich Böll obtiendra le prix Nobel de littérature. Il est mort le 16 juillet 1985. Le récit dont nous proposons aujourd'hui l'édition bilingue - Le train était à l'heure - est le premier libre publié en Allemagne par Heïnrich Böll , en 1949.

Ce récit est très fortement marqué par l'impression immédiate des souvenirs de la guerre. L'histoire commence dans la gare d'une ville du pays de la Ruhr. Un soldat cherche une place dans un train de permissionnaires en partance pour le front. Pour le soldat, C'est son dernier voyage. Il sait qu'il va mourir , qu'il doit mourir. Les hommes que le hasard a rassemblés la jouent aux cartes, boivent, partagent leur pain et leur bière et semblent noyer leur angoisse dans le schnaps.

Andreas, le soldat, se souvient de son village, du regard d'une jeune femme, de son enfance, et il se prend à haïr tous ceux pour qui la guerre n'est que le reflet d'une mauvaise fatalité. Le train s'arrête à Lemberg, Andreas rencontre une espionne polonaise, qui se prostitue avec les soldats pour obtenir des renseignements qu'elle transmet à la résistance en Pologne. Cette jeune femme a pitié du soldat et veut le sauver.

Mais la certitude d'une mort prochaine va plonger Andreas dans un état proche de la folie. Heinrich Bôll a écrit dans ce livre une des plus belles histoires de la mort absurde. Ce court récit, rédigé dans un style réaliste concis est un plaidoyer, un des plus bouleversants réquisitoires contre toute guerre.

"Les Brebis galeuses" ("Die schwarzen Schaffe") est une nouvelle récompensée en 1951 par le prix annuel du Groupe 47 (groupe d'artistes allemands de l'après-guerre) : c'est l'année de la véritable entrée de Heinrich Böll sur la scène littéraire.

Il s'agit d'un petit bijou d'humour noir qui s'attaque au conformisme familial. Cette nouvelle montre aussi que Heinrich Böll savait "ne pas se prendre trop au sérieux".

2 lecteurs

Trois générations d'une famille allemande d'architectes, les Fähmel. Le vieux Fähmel, le grand-père ; son fils Robert qui, pendant la guerre, est amené à faire sauter, sur l'ordre d'un général fou, la magnifique abbaye Saint-Antoine, édifiée par son père ; soin petit-fils Joseph, désireux, un temps, de reconstruire l'abbaye.

Tous les matins, à neuf heures et demie, Robert se rend à l'Hôtel du Prince Henri pour sa partie de billard. Là, pendant deux heures, il raconte au jeune Hugo, le liftier de l'hôtel, ses souvenirs, mêlés à ceux des autres membres de sa famille.

Les Fähmel ont toujours été, contre les adorateurs de la violence et de la corruption, les partisans du sacrement de l'agneau. Ils ont tenu bon, malgré les désastres qui se sont abattus sur l'Allemagne, au cours de deux guerres successives, et qui risquent de- l'accabler encore. Comme eux, Hugo, pur entre les purs, se dressera contre le sacrement du buffle et sera finalement adopté par Robert Fähmel.

Cette vaste fresque familiale qui se déroule avec en arrière-plan l'histoire collective de l'Allemagne pendant un demi-siècle constitue la trame d'une des oeuvres romanesques les plus riches de Heinrich BöIl.

Source : Points, Seuil

1 notes
6 lecteurs

Au Lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne vaincue, en ruine, est peuplée de veuves. Elles sont nombreuses à oublier les défunts dans les bras de leurs amants. Nella s'accroche à ses souvenirs et se rêve une autre vie avec un époux mort depuis dix ans. Un jour, elle rencontre le lieutenant responsable de son décès. L'homme la courtise. Nella tient sa vengeance.

1 lecteurs

Paru en Allemagne au début des années soixante, ce pamphlet n'a rien perdu de son actualité. Heinrich Böll, catholique sincère, s'en prend avec virulence à l'hypocrisie de l’Église, son silence complice sous le Troisième Reich, son absence de mémoire après-guerre.

Böll s'attache à démontrer que le mot " morale " employé à tort et à travers par l’Église, n'a que peu à voir avec la morale citoyenne, libre, indépendante.

Traduit de l'allemand par Josette Calas et Fanette Lepetit

1 lecteurs

Ce recueil rassemble des textes écrits entre 1953 et 1963 alors que Böll travaille parallèlement à ses premiers romans. Se servant de la satire et de l'humour comme autant de flèches décochées contre les règles hypocrites d'une société mal remise du nazisme et de la guerre, Heinrich Böll prend ici son essor d'écrivain et s'affirme par son originalité, sa maîtrise du langage et sa conscience critique.

A travers les silences que collectionne à la Radio le technicien Murke, la restauration du passé que se propose le général von Teufteufzim, le rêve de pureté et de puissance du jeune garçon rhénan, la routine militaire au moment où la guerre éclate, l'humour s'approfondit, se diversifie, et se surprend lui-même.

Dans Loin de la troupe l'ironie se fait dure et pathétique, puisqu'elle semble exposer, en première ligne, l'auteur.

2 lecteurs

Dans ce récit purement autobiographique, Heinrich Böll évoque avec sobriété, précision et humour, ses quatre dernières années d'école. On comprend mieux la question que son entourage se pose et se repose, tel un leitmotiv, " Mais que va-t-il devenir, ce garçon?", quand on découvre que l'auteur s'est fixé comme limites deux dates; le 30 janvier 1933 qui marque la prise de pouvoir par Hitler, et le 6 février 1937 qui voit la réussite au baccalauréat du garçon en question. Certes, l'école demeure aux yeux de tous la cachette la plus sûre face aux contraintes du système totalitaire. Mais, si l'école nazie prépare pour la guerre, pour la mort, le jeune Heinrich Böll se veut résolument un " élève de la vie". Et, aux bancs de la classe, il préfère par-dessus tout l'"école de la rue", celle où, les mains dans les poches et le nez au vent, on apprend pour la vie, et non pour la mort.

Dans ce récit purement autobiographique, Heinrich Böll évoque avec sobriété, précision et humour, ses quatre dernières années d'école.

On comprend mieux la question que son entourage se pose et se repose, tel un leitmotiv, " Mais que va-t-il devenir, ce garçon?", quand on découvre que l'auteur s'est fixé comme limites deux dates; le 30 janvier 1933 qui marque la prise de pouvoir par Hitler, et le 6 février 1937 qui voit la réussite au baccalauréat du garçon en question.

Certes, l'école demeure aux yeux de tous la cachette la plus sûre face aux contraintes du système totalitaire. Mais, si l'école nazie prépare pour la guerre, pour la mort, le jeune Heinrich Böll se veut résolument un " élève de la vie".

Et, aux bancs de la classe, il préfère par-dessus tout l'"école de la rue", celle où, les mains dans les poches et le nez au vent, on apprend pour la vie, et non pour la mort.

2 lecteurs

L'auteur décrit en neuf épisodes le périple du soldat Feinhals depuis le front oriental jusqu'à la maison de ses parents. Il ordonne les épisodes en mosaïque composée, témoignant des déchirures matérielles et corporelles que la guerre impose. Sur son chemin, Feinhals rencontre d'autres soldats, des supérieurs, une aubergiste tchèque qui depuis plusieurs années voit le flux , le reflux et le déferlement incessant de soldats, une juive catholique dont on découvre le destin tragique, tous victimes dans le récit des revers d'une guerre sans fin.

L'auteur dépeint la désespérance qui se reflète dans les physionomies. Les descriptions se concentrent sur la survie au quotidien dans un monde que la vie semble avoir délaissé, et qui empêche toute vie intérieure. Néanmoins, les personnages luttent contre ce vide, avec le vague espoir de le vaincre, de vivre à nouveau. L'auteur cependant ne laisse aucune illusion sur l'issue de cette entreprise absurde qu'est la guerre. Le supérieur de Feinhals est tué lors de la capitulation par un obus ; la femme juive est tuée brutalement dans un camp de concentration ; et Feinhals, arrivé enfin à la maison de ses parents, meurt tué par une grenade, le drapeau de capitulation devenant son suaire.

Dans ce roman, Heinrich Böll plonge le lecteur dans la même hébétude que celle à laquelle ses personnages, tout particulièrement Feinhals, sont sujets. Le roman atteste de l'absurdité dans laquelle le genre humain est plongé en temps de guerre. Le roman ne se veut ni documentaire ni roman sur la guerre, celle-ci étant la toile de fond du récit. L'auteur y traite un sujet défini : les mécanismes qui engendrent la soumission. Böll le précise lors d'une interview qu'il donne à René Wintzen :

4 lecteurs

Belle et mystérieuse, issue de la bourgeoisie mais vivant en marge de celle-ci, Léni traverse les péripéties de sa vie et les drames de son époque comme en état de grâce.

Aux yeux de ceux qui l'approchent et ne peuvent se faire d'elle une image rassurante et conventionnelle, elle demeure une fascinante énigme.

Une grande fresque de la société allemande, de l'ère wilhelminienne à nos jours, dont une femme "pure", indestructible, demeure le centre.

source : chapitrre

La vie quotidienne d'un notable et de ses proches dans l'Allemagne fédérale des années soixante-dix, prise entre la psychose des attentats et la répression du terrorisme.

Ou comment vivre quand la protection dont vous êtes l'objet devient surveillance, voire inquisition ?

Source : Seuil

« Ce roman est l’appel de l’homme écrasé par toutes les servitudes, celles qui résultent de la guerre, mais plus généralement encore toutes celles qui résultent de l’oppression sociale.

L’admirable, chez Heinrich Böll, c’est la force de cet appel dans la discrétion. Non qu’il feutre, loin de là, l’indignation de ses personnages dans leur malheur. Tout est dit avec une admirable simplicité et rend inoubliables leurs paroles. C’est un grand romancier qui, à travers les monologues alternés d’un homme et d’une femme au long d’un jour et demi, a su nous faire pénétrer au cœur de leur vie, nous a lié à eux avec une telle force ! »

Paul-André Lesort, Combat

1 lecteurs

Comment peut-on être allemand ?

Henrich Böll répond par son œuvre comme par sa vie : en assumant sans timidité, hypocrisie ni forfanterie, les responsabilités et le destin tragique de ce peuple et, mieux encore, en intervenant avec une intrépide sérénité dans la vie quotidienne d'une nation qui est devenue la plus puissante d'Europe.

Écrivain responsable entre tous, qui fonde son engagement sur ce qu'il appelle , Böll est, avec Günter Grass, l'un des écrivains allemands majeurs de ce temps.

De la Grimace à l'Honneur perdu de Katharina Blum, de livre en livre, son oeuvre, récompensée par le prix Nobel de littérature en 1972, s'identifie avec l'histoire de la nation allemande.

Aux questions pertinentes de René Wintzen, son ami, Heinrich Böll répond avec une franchise sans détour, en évoquant la vie quotidienne des siens, une famille d'artisans catholiques rhénans entre les deux guerres, puis la naissance du nazisme, la guerre, vécue comme soldat dans les rangs de la Wehrmacht, de la Normandie au front de l'Est, enfin la création de la République fédérale, de la famine à la prospérité.

C'est une histoire de l'Allemagne contemporaine qui apparaît à travers les confidences d'un honnête homme de ce temps.

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