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Jack Kerouac

Né(e) le 1922-03-12 ( 97 ans )
928 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par ninanina 2010-02-05T14:05:42+01:00

Biographie

Né dans le Massachusetts d'une famille de Canadiens français, Jean-Louis Kerouac (aussi appelé Ti Jean et plus tard Jack), le plus jeune des trois enfants, subit la mort de son frère Gérard à l'âge de 9 ans.

Jusqu'à l'âge de 6 ans, Jack Kerouac ne parle que le français et il apprend l'anglais comme seconde langue à l'école, passe sa jeunesse entre ses études, sa mère "Memere" vis à vis de laquelle il est très dévoué et ses nombreux amis. Il commence très jeune à écrire des nouvelles en se basant sur un show de la radio nommé "The Shadow" et plus tard sur les nouvelles de Thomas Wolfe. La famille Kerouac connaît des difficultés financières, Jack Kerouac aide alors sa famille en gagnant le championnat de football avec l'équipe de l'University Of Columbia et en se décidant plus tard à entrer dans les assurances. Puis vinrent les problèmes, Jack Kerouac se disputa avec son entraîneur, son père perdit son travail et sombra dans l'alcoolisme. Jack Kerouac s'occupa alors entre la marine et ses amis de l'université : Allen Ginsberg, William S. Burroughs, ... .

En 1950, il écrit son premier ouvrage intitulé Avant la route, ouvrage très inspiré des nouvelles de Thomas Wolfe. Les 7 années qui suivirent ne furent que des échecs successifs vis à vis des éditeurs. C'est pendant ces années qu'il rencontra Gary Snider qui l'entraîna dans le bouddhisme et la communion avec la nature. Kerouac retraça cette époque dans son livre les Clochards Célestes.

Sa vie errante faite de parcours insensés dans tous les sens entre les Etats-Unis et le Mexique a commencé à prendre fin lorsqu'il devint populaire. Il sombra alors dans l'alcoolisme, échouant dans sa quête de spiritualité bouddhique, brisant les liens avec plusieurs de ses amis, .... Cette déchéance pendant laquelle il écrivit quand même de nombreux livres et articles, apparut dans des shows télévisés et enregistra même trois albums parlés, fut la conséquence de l'incompréhension des médias, l'irreconnaissance de son travail par les critiques et des différents échecs de ses mariages avec Edie Parker et Joan Haverty.

Abattu et seul, il passe la fin de sa vie en compagnie de sa troisième femme Stella Sampras et de sa mère.

Le 21 octobre 1969, il s'éteint à l'âge de 47 ans à St. Petersburg en Floride.

Son ouvrage majeur reste Sur la route (Editions Gallimard) qui est le livre clé de la beat generation. Sur la Route est le récit des errances de l'auteur (Jack Kerouac porte le pseudonyme de Sal Paradise dans ce livre) dans les étendues américaines; voyageant en auto-stop, logeant chez qui l'accepte, partageant femmes et alcool avec des amis de rencontre, Kerouac s'abandonne à la loi du hasard, à la recherche d'une fraternité réelle entre les gens. Le récit est le compte rendu de cette quête avec ses moments d'euphorie, mais aussi ses passages à vide, ses instants nuls, ses échecs. Kerouac rend parfaitement dans ses ouvrages la nostalgie des grands espaces.

Il a parfaitement restitué sa quête de la vérité entre christianisme et bouddhisme. Sa recherche de la vérité pour l'aider à vivre s'est traduit par toutes ces formes que sont l'écriture de poésie, la peinture, le passage par les différentes drogues, la méditation face à la nature, ...

La Beat Generation

Le mouvement de la Beat Generation est né de la rencontre en 1943-44 entre Jack Kerouac, Allen Ginsberg (1926-1997 - à écouter : Hits Of Sunshine de Sonic Youth tirée de A Thousand Leaves qui est dédiée à Ginsberg) et William Burroughs (1914-1997). Ce trio fréquente le monde des paumés et des drogués de Times Square, se frotte à la petite pègre et découvre le jazz de Harlem.

Le mot "beat" désignait depuis le XIXème siècle un vagabond du rail voyageant clandestinement à bord des wagons de marchandises. Peu à peu ce mot a pris le sens que lui ont donné les jazzmen noirs, "beat" en vint à signifier une manière de traverser la vie. Etre beat devint être foutu, à bout de souffle, exténué.

Kerouac y vit le style propre de toute une génération; il inventa le label : il y avait eu la génération perdue, celle-ci était la génération foutue. Ce mal du siècle né du vertige des grands espaces et décrit par Kerouac l'a conduit a s'interroger sur ce monde trop vaste qui nous écrase. Dans les années 50-60 Gary Snider rencontre Kerouac et Ginsberg qui le décrivent comme le type le plus fou et le plus intelligent qu'ils aient rencontré. C'est le personnage dont le pseudonyme est Japhy Rider dans les Clochards Célestes, 1963. Gary Snider établit de nouveaux rapports entre l'homme et la nature, liés à une nouvelle compréhension de la nature de l'homme lui-même. L'influence de Gary snider viendra infléchir le vagabond vers le "clodo du dharma", le moine bouddhiste itinérant, le vagabond sous son ombrelle trouée. "Beat" renvoie alors à la béatitude, à la disponibilité qui ouvre une nouvelle perception du monde.

La soirée d'octobre 1955 à San Francisco où Allen Ginsberg lut Howl, sa rhapsodie illuminée, et le procès pour obscénité qui s'ensuivit, fit éclater le mouvement beat dans le grand public américain.

En septembre 1957, "Sur La Route" trouva enfin un éditeur (Sur la route a été écrit entre 1949 et 1952). Du jour au lendemain, l'Amérique fut pleine de beatnicks, c'est-à-dire, dans l'image de la grande presse, d'adolescents déguisés en clochards crasseux, cheveux longs et nu-pieds, trouvant des extases mystiques au fond de piaules grouillantes de cancrelats.

Le 24 octobre 1969, on enterrait au cimetière catholique de Lowell, morne petite ville industrielle du Massachussetts, le corps de Jack Kerouac, mort d'une hémorragie abdominale à l'âge de 47 ans. Depuis quelque temps, il n'était plus que l'ombre de lui-même, revenu auprès de sa mère. Il resta sourd à la musique de Woodstock dont il aurait pu y reconnaître, comme Ginsberg, la moisson de ce que lui et ses amis avaient semé. Un chapitre était clos. Kerouac le clochard céleste, lampant sa gnôle à même le goulot et scandant ses blues à l'escale de la grande-route avait été la star numéro un du mouvement beat qu'une Amérique un peu effarouchée avait vu exploser en 1955-57. La secousse qui, partie d'un clan de copains emportés par le tourbillon d'un narcissisme extatique, avait fini par transformer le paysage culturel, voire politique de l'Amérique et laissa un profond sillage.....

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Note moyenne : 7.15/10
Nombre d'évaluations : 210

6 Citations 102 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Jack Kerouac

Sortie Poche France/Français : 2013-11-08

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par pujols 2018-03-05T20:10:25+01:00
Sur la route

La légende veut que Jack Kerouac écrivît, tapât plutôt, son fameux Sur la route en trois semaines, du 2 au 22 avril 1951, sur un rouleau de papier continu de près de 40 mètres de long. Il mit six ans à trouver un éditeur pour en publier une version assagie.

Ouvrez un dictionnaire à "Kerouac", vous y lirez invariablement que Jack Kerouac (1922-1969) est un romancier américain qui donna ses lettres de noblesse au mouvement beatnik. Pour sûr. Sauf que, jusqu'à l'âge de 6 ans, Kerouac ne parlait pas un mot d'anglais ; son père, d'origine bretonne, était québécois, et sa mère, Gabrielle-Ange Lévesque, la cousine de René, qui devint premier ministre du Québec. Jack s'appelait Jean-Louis, mais on disait Ti-Jean, il s'exprimait comme à la maison dans un français mâchonné de joual. Toute sa vie, il appela sa mère "mémère" et lui écrivit en français (elle lui survécut).

Deux mois avant le marathon du rouleau, Kerouac a rédigé, à la main et en lettres détachées, un recueil de nouvelles en français, La nuit est ma femme, où l'on peut lire : "Je suis canadien français, mis au monde à New England. Quand j'faché, j'sacre souvent en français. Quand j'rêve, j'rêve souvent en français. Quand j'braille, j'braille toujours en français. J'ai jamais eu une langue à moi-même, du français patois jusqu'à six ans, et après ça l'anglais des gars du coin."

"LANGUE À LUI-MÊME"

Gabriel Anctil, qui, en bon Québécois, consacra un article du Devoir (5 septembre 2007) à la francophonie de Kerouac, précise qu'on a découvert dans un fonds d'archives dix pages en français, intitulées Sur le chemin, et écrites avant que l'auteur opte pour l'anglais du coin. Puis, lecture faite, il comprend que Sur le chemin a été écrit un an après le rouleau d'On the Road, à Mexico. Mais il existe d'autres pages, datées du 19 janvier 1950, manuscrites, en français, et aussitôt traduites par Kerouac sous le titre On the Road : "Après la mort de son père, Peter Martin se retrouva seul au monde..."

Kerouac ne va pas tarder à la trouver, cette "langue à lui-même", et il dira en devoir la liberté à Joyce et à Céline. Il écrivit une biographie de Rimbaud et tenait l'homme aux semelles de vent pour le premier des clochards célestes. Quant au mouvement beatnik, Jack Kerouac en a plus subi l'étendard qu'il ne l'a revendiqué. Une interview datant de 1959 fut reprise après sa mort sous ce titre : "Feriez-vous une fugue pour devenir un beatnik si vous saviez que l'homme qui a écrit Sur la route vit chez sa mère ?" Ginsberg et Burroughs furent ses compagnons de jeunesse, d'expériences littéraires et d'autres plus déroutantes et substantielles, mais il finit par s'en éloigner. Il se défia des hippies, et, lui, le pacifiste de toujours, lui qui avait jeté son fusil aux orties lors de manœuvres avec la marine, prit position en faveur de la guerre du Vietnam. Certes, à lire Kerouac, on entend le "beat" des drums jazzy et be-bop qu'il aima tant, et on l'imagine penché sur sa Remington, vingt et un jours sans désemparer, taper sur son clavier, et souvent le mot même de "beat", avec le talent et la furie d'improvisation des musiciens qu'il admire. Mais à chaque fois qu'on l'interrogea, Kerouac fit un pas de côté, affirma que "beat" était pour lui le mot français "béat", que le seul battement qu'il aimait était celui du cœur, qu'à la rigueur en anglais on pouvait y lire "be-at", "être à", et dans Vraie blonde et autres il écrit : "A Lowell, je suis allé dans la vieille église où je fus confirmé, je me suis agenouillé et brusquement j'ai compris : beat veut dire béatitude, béatitude."

Voici donc Kerouac, "cet écrivain américain qui donna ses lettres de noblesse au mouvement beatnik " : nous sommes le 2 avril 1951, un lundi, Kerouac vient d'avoir 29 ans, il est au premier bout de son rouleau. Contrairement à la légende, il ne tape pas sur un rouleau de télétype, mais sur des feuilles d'une sorte de papier-calque destinées à la calligraphie japonaise, qu'il a retaillées à la mesure de sa machine et assemblées avec du ruban adhésif. Il écrit d'une traite, à 160 à l'heure, à la vitesse que Neal Cassady impose tout au long du livre aux bielles surchauffées de ses automobiles. Cette ivresse d'écrire n'est pas un geste spontané, un miracle dopé à la Benzédrine : il ne boit que du café et réalise un projet mûri par quatre ans de réflexion, plusieurs tentatives avortées, des dizaines de carnets de notes à portée de main. Son projet est plus ancien que les voyages qu'il raconte, c'est l'aboutissement d'un travail littéraire acharné. Il commence par : "J'ai rencontré rencontré Neal pas très longtemps après la mort de mon père...", ce doublement de "rencontré" est la seule coquille notable et peut-être volontaire sur 125 000 mots, sans le moindre retour à la ligne et peu de corrections. Trois semaines plus tard, au bout du rouleau, il tape un point final qui a aujourd'hui disparu.

"DICTÉ PAR LE SAINT-ESPRIT"

Commencent alors six années de turpitude avant que, sous une autre forme, le livre soit publié. L'universitaire anglais Howard Cunnell, dans une préface érudite et passionnante, dit pas à pas la genèse du texte et les méandres de sa publication. Le récit que fit en 1997 l'éditeur Robert Giroux de la première présentation du manuscrit appartient sinon à la légende, du moins à la reconstruction du souvenir : "Il (Jack) a l'air euphorique, comme quelqu'un qui a bu. Il a sous le bras un rouleau de papier qui ressemble à ces essuie-tout que l'on trouve dans les cuisines (...). Il attrape le rouleau par un bout, et il me le jette à travers la pièce comme un gros serpentin, pour qu'il atterrisse sur mon bureau (...). Alors je dis : "Jack, tu comprends bien qu'il va falloir le découper, ce rouleau, il va falloir le travailler." Et là je le vois rougir, et il me répond : "Ce manuscrit-là, pas question d'y toucher, il a été dicté par le Saint-Esprit."

En six ans, Kerouac va faire plus qu'y toucher, il va le réécrire, une fois, deux fois, changer les vrais noms pour des faux, polir la spontanéité de la langue, arrondir les angles, raccourcir les voyages, gommer les appétits sexuels, homosexuels surtout, des protagonistes, couper quelques scènes de bordel et de violences. Chasser la mort du père de l'incipit : "J'ai rencontré Dean peu après que ma femme et moi nous sommes séparés...", accepter tous les renoncements, les devancer parfois, désespérer souvent : "Je crois que le temps est venu pour moi de reprendre mon manuscrit et d'oublier l'idée de publier", écrit-il à Sterling Lord en 1955. Le 10 janvier 1957, un contrat est signé avec les éditions Viking. Le 5 septembre, le livre est en librairie, version allégée, celle qui, pourtant, cinquante ans durant, a construit le mythe Kerouac, celle que nous avons aimée avant que la publication du rouleau vienne aujourd'hui nous secouer de nouveau comme nous aurions mérité de l'être du vivant de Kerouac, du vivant de notre jeunesse. Ginsberg l'avait prédit : "Le roman publié n'a rien à voir avec le livre échevelé que Kerouac a tapé en 1951. Un jour, quand tout le monde sera mort, l'original sera publié en l'état dans toute sa folie." Une bonne chose de faite.

Le rouleau a réapparu lors d'une vente aux enchères en 2001, à New York : il y manque le point final et le ou les derniers mètres qui y conduisaient. Une note manuscrite (de la main de Kerouac ?) dit : "Le chien Potchky l'a mangé."

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Commentaire ajouté par Siniriel 2018-05-06T19:22:45+02:00
Sur la route

Je suis vraiment tres contente d'avoir enfin lu ce livre. Présent depuis longtemps dans ma Pal, j'ai enfin pu découvrir ce livre qui a marqué toute une génération. Et je comprend pourquoi.

Le style était tout à fait novateur pour l'époque - et continuer de l'être aujourd'hui encore par bien des aspects. Il y a une certaine poésie qui court derrière ces phrases parfois de cousues je dirais. Beaucoup de longueurs, énormément même. Mais je n'arrive pas à savoir si cela dessert le livre ou pas. Parce que le résultat est la : je ne me suis pas ennuyé. Pas une seule fois. Ce n'est pas une de mes lectures préférés et elle manque d'un petit quelque chose à mon sens mais je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. J'ai adoré le concept du personnage principale qui n'est finalement que le narrateur de l'histoire de Dean. Ça change tellement et permet d'avoir finalement une toute autre perspective que si l'auteur avait choisi d'écrire le livre selon le point de vue de Dean.

En bref une très bonne lecture très instructive et qui, comme beaucoup de personnes avant moi, m'a vraiment donné l'envie de partir à l'aventure avec des mots simples mais beaucoup de détails.

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Commentaire ajouté par Victorigor 2018-05-08T11:37:45+02:00
Sur la route

Folle escapade et grand bol d'air. Un road trip comme on les aime.

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Commentaire ajouté par Happy-Garance 2018-09-09T13:15:50+02:00
Sur la route

J'ai vraiment cherché à entrer dans l'univers de ce roman mais je n'ai pas réussi à y entrer. J'avoue que ça a été dur de le terminer. La plume de l'auteur ne m'a pas plu et certains personnages m'ont agacé par leur naïveté. Cependant, je comprends qu'il puisse plaire car, somme toute, pour un(e) aventurier(ère) c'est le roman idéal !

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Commentaire ajouté par NateRiver 2018-09-23T23:38:21+02:00
Les Clochards célestes

Hymne à la liberté, à la nature, à la vie tout en multipliant les discussions philosophiques, une galerie de personnages fascinants dans ce roman d'une efficacité remarquable.

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Commentaire ajouté par CandyV 2018-10-22T20:00:19+02:00
Sur la route

Un livre qui remue et donne envie de vivre au maximum! S'il a été adulé en son temps, il reste encore d'actualité, pour tous ceux qui ont soif de vibrer... Dean Moriarty incarne cette fureur de vivre, que Kerouac décrit de sa prose exaltante. Si dans certains esprits ce bouquin passera sans laisser de trace, ou sera vu seulement comme un éloge à la débauche, il en est d'autres qu'il marquera à jamais... A lire à tout prix pour comprendre ce qu'est le HIT !!

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Commentaire ajouté par OphelieFloyd32 2018-12-31T13:13:47+01:00
Sur la route

Apres une dizaine de pages, on a déjà envie de sauter dans une voiture avec rien d'autre qu'un sac à dos de marin et un carnet de notes, pour courir découvrir l'Amérique poussiéreuse, pour respirer la sueur du jazz, pour apprendre à penser comme Kerouac, avec l'intensité de la spontanéité, de la pensée vraie qui nait dans l'instant, pour se jeter dans la frénésie de cette folie qui secoue les peuples depuis la nuit des temps et qui nous pousse à foncer tête baissée sur la route en priant pour voir quelque chose d'extraordinaire.

Mais le grand pouvoir de Kerouac dans tous ces bouquins, ce sont ses personnages, cette bande de dingues aussi fascinants que des clowns géniaux, qu'on aimerait rencontrer rien que pour se trouver diverti autour d'une bière par les prodigieux discours absurdes qui réussissent toujours le tour de force de n'être jamais prévisibles.

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Commentaire ajouté par Ledesignerdu29 2019-04-06T12:30:51+02:00
Sur la route

Un road book très poignant et émouvant. Une histoire qui mène à une réflexion sur l'amitié. Un peu long au début mais agréable à lire.

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Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leurs piscines

Après avoir vu le film "Kill Your Darlings" que j'avoue avoir énormément apprécié, j'avais hâte de lire l'un des (nombreux) livres qui avaient inspiré le film, eux-même inspirés de faits réels : la légende "et les hippopotames ont bouilli vifs dans leur piscine".

Peut-être étais-ce dû à mes espérances trop grandes, mais je suis une peu déçue par l'oeuvre finale. Le style d'écriture est parfois un peu maladroit, grammaticalement très désagréable à lire, parfois mal structuré au niveau de la syntaxe également, avec des virgules en trop ou absente.

C'est néanmoins la première fois que je lis un livre à quatre mains, et ça donne réellement l'occasion de comparer le style d'écriture et la manière de raconter une histoire de deux auteurs. Si Kerouac est très brut, cru dans ses mots, favorisant des phrases hachées mais efficaces, dans un style proche de Boris Vian mais qui ne lui arrivent pas à la cheville, Burroughs est lui hasardeux, variant au fil des chapitres sans vraiment trouver une ligne directive. De fait, j'ai bien plus apprécier les chapitres de Ryko que ceux de Dennisson : on sent bien qu'il s'agit là de leur premier ouvrage et d'un des tout tout premier de la Beat Generation.

Au vu du sujet du livre, l'affaire Carr-Kammerer, "et les hippos..." semble cependant une belle entrée en matière dans la Beat Generation. Tout a commencé à cause d'elle, et, quand le roman se clos, ça ne semble pas être la fin d'une histoire, mais la fin d'un prologue présentant ses principaux acteurs. En cela, le livre est une bonne mise en contexte, mais un bien mauvaise histoire à lire, difficile à suivre, tournant un peu beaucoup en rond sans réelle intrigue.

J'ajouterais, à titre plus personnel, être déçue de l'absence d'alter ego à Allen Ginsberg au sein du roman, même si cela n'entache rien à l'intrigue.

Bonnes lectures à tous !

Elo'

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Commentaire ajouté par Virginy 2019-08-26T12:11:38+02:00
Sur la route

Sur la route, c’est l’occasion de voir de nouveaux endroits, de nouvelles têtes, de faire la fête, de rencontrer des femmes, de boire. Puis on reprend la route, on découvre une nouvelle ville, et on recommence. Dire que ça n’a aucun intérêt ne serait pas productif. Après tout, vu le succès, pas mal de lecteurs ont trouvé leur compte en lisant ce récit. En revanche, ça n’a aucun intérêt pour moi. Oui, le gars a profité de la vie, il a fait la fête, il s’est bituré, il a vécu des aventures, il a pris la vie en mode carpe diem. Mais… il n’est pas le seul à avoir vécu ce genre de choses. Car ce récit, en grande partie autobiographique, peut s’apparenter à une sorte de journal, de confidence, de mémoire écrit par l’auteur.

Est-ce le fait d’avoir été écrit d’une traite, sur des feuilles collées bout à bout pour créer un rouleau qui lui vaut son succès? Est-ce le fait d’avoir été écrit en très peu de temps, trois semaines, dans un style qui laisse le lecteur essoufflé, puisque qu’il n’y a pas de chapitre, pas de paragraphe, qui lui vaut cette renommée? C’est un peu comme si l’auteur devait rendre son manuscrit coûte que coûte à une date bien précise et s’était dépêché de coucher sur le papier des souvenirs de beuveries. Il ne me semble pas que ce soit le cas, mais c’est l’impression que cela donne et j’ai trouvé cela assez désagréable.

Que ce soit le fond ou la forme, rien dans ce roman ne m’a enthousiasmée… Mais cela reste mon avis personnel, faites-vous votre opinion

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Dédicaces de Jack Kerouac
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Gallimard : 20 livres

Stock : 2 livres

Denoël : 2 livres

10/18 : 2 livres

Christian Bourgois : 2 livres

Seuil : 1 livre

HarperCollins : 1 livre

Editions de La Table Ronde : 1 livre

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