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Jake Hinkson

18 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par x-Key 2015-02-03T11:04:35+01:00
de

Biographie

Flannery O’Connor a un jour écrit qu’“un écrivain qui a survécu à son enfance dispose d’assez d’informations sur la vie pour tenir jusqu’à la fin de ses jours”. Flannery O’Connor est l'auteure préférée de Jake Hinkson.

Jake Hinkson est né dans l’Arkansas en 1975. Son père était charpentier et diacre dans une église évangélique, sa mère secrétaire dans une église. Il a deux frères, un plus âgé, un plus jeune. Le grand est devenu pasteur. Le petit enseigne l’histoire. Ils ont grandi dans une famille stricte, baptiste, du Sud des États-Unis. À l’époque, il ne considérait ni sa famille ni lui-même comme des gens “religieux”. C’était simplement la vie telle qu’il la connaissait. Ils allaient à l’Église trois fois par semaine.

L’été de ses quatorze ans, ils partent dans les monts Ozark s’installer dans un camp religieux géré par son oncle et sa tante, des missionnaires. Sa famille s’entasse dans une petite cabine, lui passe son année de seconde à dormir sur le canapé.

Le camp organise des réunions pour le renouveau de la foi et d’autres ateliers pour les jeunes. Il participe à un camp de travail pour les garçons, aussi amusant que ça en a l’air. Ils alternent travail en extérieur (défrichage, cimentage) et étude intense de la Bible.

À cette époque, il commence à lire des romans policiers qu’il sélectionne à la bibliothèque. Mickey Spillane est le premier auteur dans lequel il plonge. Il fait la découverte de Bogart au même moment, et via ses films, arrive jusqu’à Hammett et Chandler. Il loue en secret le film La Mort sera si douce, pensant qu’il s’agit là d’un porno soft, mais découvre ainsi Jim Thompson.

Les deux obsessions de ces jeunes années – la religion et le crime – l’habitent encore aujourd’hui. À l’université, il découvre O’Connor et Faulkner, Dickinson et Baldwin, mais tout ramène aux notions de péché et de rédemption, de transgression et de ruine, qui ont constitué son enfance.

Durant sa première année de fac, il traverse une crise religieuse. Malheureux au sein de l’Église baptiste du Sud, conservatrice, mais réticent à l’idée d’assumer son scepticisme, il s’enfonce plus encore dans la croyance et rejoint l’Église pentecôtiste ultra orthodoxe. Il épouse la fille d’un pasteur pentecôtiste.

Quatre ans plus tard, lessivé par les services charismatiques (aucun maniement de serpent, malheureusement, mais un grand nombre de cris, de touchers, de prophéties et de langages codés), il abandonne complètement l’Église.

Il reprend ses études, et trouve un petit boulot dans une vieille librairie de Little Rock. Il discute un jour de westerns avec Charles Portis. Une autre fois de livres électroniques avec Dee Brown.

Quelques années plus tard, il intègre en Caroline du Nord, à Wilmington, un master de création littéraire où John Jeremiah Sullivan, Clyde Edgerton, Rebecca Lee, et Karen E. Bender enseignent. C’est à cette période, à tout juste trente ans, qu’il découvre l’alcool. La première fois qu’il boit trop, il discute avec Donna Tartt de La Corde, le film d’Hitchcock.

Il passe la grande partie des dix dernières années à enseigner, à l’Université du Maryland, à Trinity Washington University, et à Monmouth University dans le New Jersey. Depuis un an, il habite à Chicago.

Ses principaux centres d’intérêt, mis à part lire et écrire, sont aujourd’hui d’observer les mystères inhérents à son épouse, Heather Brown, et leur chat, Little Edie Beale, et de hanter les différentes salles de cinéma de la ville. Ses goûts musicaux s’orientent vers le gospel d’antan - the Louvin Brothers, Sister Rosetta Tharpe, The Five Blind Boys of Mississippi.

Il écrit souvent dans des magazines tels que la Los Angeles Review of Books, Mental Floss, Mystery Scene, Criminal Element et Tor. Depuis cinq ans, il publie des articles dans le journal de cinéma d’Eddie Muller, Noir City. Début 2015, Broken River Books publiera un recueil de ses articles consacrés au cinema intitulé The Blind Alley: Exploring Film Noir’s Forgotten Corners. Sortira aussi au même moment son premier recueil de nouvelles, The Deepening Shade, aux éditions All Due Respect.

Voici, en résumé, sa vie jusqu’ici.

Source : Gallmeister

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Classement dans les bibliothèques

Quelques chiffres

Note moyenne : 6.88/10
Nombre d'évaluations : 8

0 Citations 6 Commentaires sur ses livres

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Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Linkward 2016-03-16T09:36:19+01:00
L'Homme posthume

Plongé dans l'Amérique profonde, nous découvrons Elliott un jeune homme paumé. Prêt à mourir parce qu'il se fiche de sa vie, de ce qu'il pourrait arriver. Sans aucun but dans la vie, il est comme une âme en peine errant ici et là. Mais derrière ce personnage perdu, on découvre un jeune homme bon et honnête qui ne vous jugera pas au premier regard. Felicia est malheureusement un aimant à problèmes. Alliée avec deux jumeaux stupides (DB et Tom) non sans oublier Stan The Man, truand effrayant avec une réputation qui n'est plus a prouver.

L'histoire est découpée en deux parties. Une première qui sert en quelque sorte de longue introduction sans difficulté, ni complexité. Imaginez cette partie comme un hors-d'oeuvre, quelque chose qui vous prépare pour la suite, bien qu'on nage un peu en eaux troubles parce qu'on ne sait pas tellement ce qui va arriver, ni comment prendre les quelques informations que l'auteur offre. Sur la seconde partie on monte en puissance et c'est (à mon sens) le moment où la plongée dans l'histoire débute réellement. Tandis qu'Elliott n'a nul part où aller, il se laisse embarquer aux côtés de Felicia, l'infirmière s'étant occupée de lui. On plonge dans du noir pur et dur. Entre violence, drogues, tourments, douleurs morales et physiques. C'est un ouragan de (désolée l'expression) merdes totales. Entre psychologie des personnages, une action présente tout du long, des rebondissements inattendus qui offre ainsi un impact que plus puissant sur l'ensemble de l'histoire. Un final qui se dévore et vous laisse presque haletant tant il est bon.

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Commentaire ajouté par Maxime1086 2016-04-06T15:35:57+02:00
L'Enfer de Church Street

Un personnage principal controversé, difficile à cerner. Néanmoins, ce roman se lit très vite.

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Commentaire ajouté par normalement 2017-05-12T15:01:21+02:00
L'Enfer de Church Street

Un livre divertissant mais qui ne surprend pas pour autant. Une petite déception tout de même, mais je devrais vite m'en remettre. Le style de l'auteur est agréable sans être inoubliable, le personnage principale est en revanche écrit bizarrement : Spoiler(cliquez pour révéler)un coup il est effrayer d'obéir aux ordres de l'autre personnage, et le coup d'après, il est totalement serein et le fait marcher et le provoque presque.

Sans être fantastique, cette histoire se lit vite et reste agréable à lire.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-07-15T09:44:25+02:00
L'Enfer de Church Street

Encore un petit Noir savoureux que je viens de déguster. Avec une légère goutte de lait tout de même.

Oui, j'ai honte de l'avouer mais j'ai failli pouffer de rire quand la vie de Geoffrey Webb a basculé dans l'horreur, à Church Street.

Oui, j'ai vraiment honte… C'est horrible, j'en ai conscience mais ce petit salaud m'a fait rire devant toute l'horreur de la scène. Tout ça à cause de sa bite qu'il n'a pas su contenir dans son pantalon…

Webb pourra dire ce qu'il veut, accuser un autre d'être plus sordide que lui, c'était entièrement de sa faute… Et moi, je riais en imaginant la tête de l'Autre quand il se rendrait compte que Webb était un fou furieux dans le fond.

Oui, j'ai aimé le voyage dans l'Arkansas, la ballade vers Little Rock avec Webb et son agresseur – auquel il raconte sa vie – m'a entrainé dans un autre monde, celui des Baptiste, que je n'ai pas l'intention de fréquenter. Pas besoin d'intermédiaires entre moi et Lui (si vous voyez de Qui je parle).

Oui, j'ai pris du plaisir avec son récit, même si je n'ai pas frémi devant toute sa noirceur et le nombre de morts. À force, on devient blindé, vous m'excuserez. Il aurait passé un chat dans un micro-ondes que là j'aurais eu les poils qui se seraient hérissés.

Mais ici, non, je jubilais littéralement. Va p'têt falloir que je consulte, moi.

Par contre, je n'aurais pas voulu habiter Church Street pour tout l'or du monde, quand bien même j'ai pris du bon temps avec ses habitants dont certains avaient l'âme et le coeur plus noir que le trou de cul d'un mineur occupé à creuser une galerie au fond d'une mine, à minuit par une nuit sans lune. ♫ Black is black ♪

Je n'ai jamais aimé la bigoterie et dans ce roman, elle s'en prend plein la gueule.

L'écriture est sèche, elle claque comme un coup de fusil dans ta gueule, elle est remplie de cynisme et charge à fond l'hypocrisie de certains croyants qui pensent laver plus blanc que blanc ou être plus croyant que Jésus-Christ lui-même.

Pourtant, la fautive n'est pas la religion mais la manière dont on s'en sert et dont on impose certaines choses aux autres.

Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage… J'espère que l'auteur l'a compris au moins.

Un petit roman noir jouissif, cynique, sans une once de lumière et où personne n'est à sauver non plus. Malgré tout, j'ai eu de l'empathie pour ce bon gros Geoffrey – amateur de branlette et de porno – qui m'a fait passer un très bon moment de lecture.

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Commentaire ajouté par Christele-1 2019-02-11T11:26:26+01:00
Sans lendemain

Le travail de Billie Dixon est d’essayer de vendre des films de secondes zones dans les petits cinémas des localités du Midwest qu’elle traverse au cours de sa tournée. Elle ne s’attendait pas à rencontrer l’animosité d’un prêcheur fanatique en arrivant chez les culs terreux de l’Arkansas. Pourtant sa rencontre avec la femme du dit pasteur va se révéler dévastatrice, l’attirance est instantanée et semble réciproque. Tous les éléments sont là pour que ce polar chaud et un rien pervers ne face qu’une bouchée de nous. Traiter de l’homosexualité au féminin n’est pas si courant mais la placer dans une communauté religieuse et conservatrice est un coup de maître. Le personnage de Billie est quasi héroïque, elle reste fidèle à ce qu’elle est une femme aimant les femmes et une briseuse de cœur. Deux des personnages secondaires m’ont beaucoup plu, il s’agit du shérif Eustace et de sa sœur Lucy, ce duo improbable était le petit plus de ce polar, la construction de leur relation avec Billie est très bien amenée. J’ai trouvé l’atmosphère des années 1947 tellement bien rendue que je me suis demandée si l’auteur ne les avaient pas vécues mais pas du tout, né en 1975 ce roman écrit en 2015 nous donne un parfait aperçu de ce que peut être la vie dans une petite communauté où la religion a une grande importance. On conçoit aisément le calvaire que peut endurer la jeune femme du prédicateur Amberly à jamais coincé dans un rôle de faux semblant que j’imagine être invivable.

J’ai aimé les deux première parties du livre qui nous emportent sur les chapeaux de roues mais le ralentissement de la troisième partie m’a laissé au bord de la route, quel intérêt à poursuivre puisque l’on pressent ce que sera la fin. Mêler ainsi religion et crime est une recette parfaite pour une tragédie magnifiquement retranscrite. Bonne lecture.

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