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Jacques Tardi

Né(e) le 1946-08-30 ( 72 ans )
426 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par Lyli 2011-02-22T19:19:23+01:00

Biographie

Né en 1946, Jacques Tardi commence à publier le premier épisode de la série Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec dans le journal Sud-Ouest en 1976. Tout en revenant régulièrement à ce personnage, il partage ensuite sa carrière entre des collaborations et adaptations avec des auteurs fameux et la réalisation ponctuelle d'albums uniques. Il n'a de cesse, à travers ses ouvrages, de s'interroger sur la violence et la guerre, sont thème de prédilection; à ce titre, d'aucuns considèrent C'était la guerre des tranchées comme son chef-d'œuvre. Grand prix en 1985, Tardi s'est à nouveau vu récompensé en 2002, au festival d'Angoulême, des Alph'arts du meilleur dessin et du public pour Le cri du peuple, son album en collaboration avec Vautrin.

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Quelques chiffres

Note moyenne : 7.23/10
Nombre d'évaluations : 125

1 Citations 197 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Jacques Tardi

Sortie France/Français : 2016-10-05

Les derniers commentaires sur ses livres

Moi René Tardi prisonnier au Stalag II B, tome 2 : Mon retour en France

Encore une fois bravo à Jacques Tardi. Vraiment ces volumes sont des rappels à l'histoire. De vraies leçons d'histoire. Bien sûr la période est plutôt axée sur le centenaire de la guerre de 14-18, mais Tardi a déjà beaucoup donné dans le domaine.

Mais là c'est assez poignant de centrer son histoire sur la défaite, puis la détention. Puis le long retour en France, à pieds. Magnifique, comme le premier volume. Et les dessins toujours très bons. Du Tardi.

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Moi René Tardi prisonnier de guerre au Stalag II B, tome 3 : Après la guerre

Un troisième et dernier tome de cette très bonne trilogie. Dans ce tome il nous raconte le retour de son père et on ne peut pas rester insensible à l’histoire du jeune Tardi entre un père colérique et absent et une mère qui lui reproche sa souffrance. Un très beau témoignage d’un fils à son père.

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Moi René Tardi prisonnier de guerre au Stalag II B, tome 3 : Après la guerre

J'ai éprouvé un grand plaisir à retrouver les personnages et le troisième tome n'a rien à envié aux deux autres. J'ai adoré cette bande dessinée qui retrace la vie du père de l'auteur. Le retour à la vie civile après avoir été prisonnier de guerre n'est pas facile à vivre et la reconstruction est difficile.

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Adèle Blanc-sec, tome 1 : Adèle et la bête

Une bonne intrigue, très bien ficelée, mais j'ai franchement du mal avec ce style de dessin...

Je recommande quand même !

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Adèle Blanc-sec, tome 1 : Adèle et la bête

J’avais vu le film avant de lire la BD, et j’avoue que j’ai été surprise de la différence ! Adèle est beaucoup sèche est sarcastique dans le livre que dans le film...

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Adèle Blanc-sec : Volume 2, Le démon de la tour Eiffel

Bon livre également ! J’aime bien l’histoire ! Mais les dessins, quoique très originaux, ne sont pas trop trop à mon goût...

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Adèle Blanc-sec, tome 3 : Le savant fou

Je trouve l’intrigue géniale ! Je suis juste un peu plus réservée quant aux illustrations...

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Adèle Blanc-sec : Volume 4, Momies en folie

Très bon tome également ! Je me demande si ce n’est pas un de mes préférés, voire carrément celui que je préfère.

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Moi René Tardi prisonnier de guerre au Stalag II B, tome 3 : Après la guerre

Voilà le dernier tome qui clôt une trilogie magnifique, remplie d’émotions, d’Histoire et de tacles pour l’imbécilité humaine, surtout quand l’Homme se fait la guerre.

Ici, nous sommes dans l’après-guerre et Tardi continue de frapper sous la ceinture, là où ça fait le plus mal, et il a bien raison de souligner les comportements horribles qui eurent lieu après la fin de la guerre.

Et surtout l’hypocrisie des uns et des autres, dénonçant la paille dans l’oeil de la voisine qui finira tondue au lieu de voir la poutre dans son oeil à lui, le planqué ou le dénonciateur sans scrupules.

Tardi se met toujours en scène aux côtés de son père, qui nous reparle de quelques faits marquants d’avant-guerre (et de son évitement qui aurait pu avoir lieu), de ses quelques faits d’armes durant la drôle de guerre et surtout de son retour dans sa famille, entre une épouse qui ne veut rien entendre de la guerre ou de la politique ou des anciens qui lui rabâchent sans cesse que leur guerre n’en fut pas une, que la Grande Guerre, ça au moins, c’était une guerre et qu’on l’a gagné…

Bref, pas facile de se reconstruire quand on te rabaisse, quand on ne veut pas écouter tes traumatismes et que tu as toi-même du mal à en parler, que tu t’énerves pour un rien et que tu en veux à tout le monde, surtout à ceux qui se sont enrichis durant le conflit.

Une fois arrivé à sa propre naissance, Jacques Tardi laissera sa place à son double, à son lui-même mais en version bébé, puis jeune gamin.

L’occasion était trop belle et l’auteur parle aussi de sa famille, de sa mère qui lui reprochait sans cesse d’avoir tout bousillé à l’intérieur lorsqu’il était né, l’empêchant ensuite d’avoir des enfants ; ses multiples déplacements avec ses parents lorsque son père était basé en Allemagne ; le mépris des uns pour les autres et le fait qu’ensuite ses parents l’aient confié à ses grands-parents et qu’il ait ressenti cela comme un abandon.

Anybref, on a un peu de tout dans ce dernier tome, de l’après-guerre avec les comportements de tout un chacun et le passé de l’auteur qui, selon moi, est très instructif car nous sommes dans les années qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre Mondiale et de tous les événements politiques importants qui eurent lieu à ce moment-là.

De quoi se cultiver encore un peu plus, tout en savourant les piques acérées lancées par ses personnages, que ce soit son paternel ou lui-même. Tardi n’est pas tendre et il a raison de taper sous la ceinture.

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Moi René Tardi prisonnier au Stalag II B, tome 1

— Ach, fous zavez berdu la guerre, petits françouzes, alors, on fa fou le faire bayer cher dans nos kamps *rire sadique*

Ainsi devait parler le feldwebel « Kolosal Konnard » ou tout autre « Kartoffel-Führer », faisant son dikkenek devant les pauvres soldats français qui venaient de se prendre la pâtée en un temps record.

Ne vous en faites pas, nous les Belges, on se croyait tranquilles car neutres…

On s'était tous foutus le doigt dans l'oeil jusqu'au coude et bardaf, ce fut l'embardée.

Tout comme Art Spiegleman l'a fait dans son « Maus », Jacques Tardi tente aussi de comprendre son père au travers de la réalisation de cet album où il se met en scène à ses côtés, lui posant « en direct » des questions, le suivant durant son périple en char ou en tant que prisonnier dans le Stalag IIB, en Poméranie.

On sent du Louis-Ferdinand Céline dans cette haine de René Tardi ressent contre la société qui n'a pas bougé, contre cette armée française incompétente, dépassée, mais qui se croyait la plus forte, contre ces officiers n'ayant pas évolué depuis 14-18 ou depuis les guerres Napoléoniennes et devant la bêtise incommensurable de la guerre…

Le fils, Jacques Tardi, a lui aussi les dents qui grincent lorsqu'il parle au début, rappelant à son père qu'il n'aimait pas l'armée, que la SNCF a transporté gratuitement les Juifs pour les livrer… Alors le père lui dit de se taire et d'écouter.

Vu le calvaire traversé durant son incarcération au Stalag, on sent aussi du Primo Levi (même si les Stalags n'étaient pas des camps d'extermination à proprement parler, ce n'étaient pas non plus des camps de vacances) et, comme j'en parlais plus haut, il y a du Art Spiegelman dans cette obstination à comprendre ce qu'a vécu son père pour pouvoir enfin se réconcilier avec ce paternel taciturne et colérique.

Si je ne suis pas fan des dessins de Tardi, ils ne m'ont néanmoins pas dérangés, c'est sobre, réaliste, le tout dans des tons gris, avec de temps en temps des ciels rouge sang.

De plus, j'ai apprécié cette mise en scène de l'auteur qui s'est dessiné sous les traits d'un jeune gamin de plus ou moins 14 ans et qui dialogue avec son père, nous montrant ainsi son passé de conducteur de char (on ne dit pas tank) avant de se retrouver au Stalag, puis dans une ferme en tant qu'esclave bon marché puis de retour au Stalag.

C'est toute la vie des prisonniers dans un Stalag qui se déroule sous nos yeux, avec les soldats français qui font chier les compteurs allemands, bougeant sans cesse, le black market, la bouffe infecte, le travail inhumain, le traitement des prisonniers aussi, la débrouille, la joie, la tristesse, les prisonniers russes encore plus mal lotis qu'eux et les américains comme des coq en pâte.

L'histoire est dure, sans pitié pour personne, que l'on soit un fritz salaud, un prisonnier lâche, cafteur, un travailleur forcé mettant un peu trop d'ardeur à ramasser les patates pour le grand Reich, ou un officier imbécile.

Et puis, comme pour tout le reste, il y a aussi un peu de solidarité entre certains prisonniers, des amitiés fidèles, des officier bosch un peu plus sympa que les autres.

C'est corrosif, avec un peu d'humour parfois, c'est cinglant et sans édulcorants.

Le genre de lecture dont on ne ressort jamais indemne.

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On parle de Jacques Tardi ici :

Dédicaces de Jacques Tardi
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Casterman : 45 livres

Dargaud : 5 livres

Librio : 3 livres

Futuropolis : 3 livres

Gallisol : 2 livres

Magnard : 1 livre

EDITIONS DU SQUARE : 1 livre

les Humanoïdes Associés : 1 livre

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