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James Ellroy

606 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par isa 2009-09-26T22:24:56+02:00

Biographie

James Ellroy, de son vrai nom Lee Earle Ellroy, (né le 4 mars 1948 à Los Angeles en Californie) est un écrivain de polars américain.

James Ellroy est né à l'hôpital du Bon Samaritain de Los Angeles le 4 mars 1948 d'un père comptable (Armand Ellroy) de 50 ans et d'une mère infirmière d'origine allemande. Ses parents divorcent six ans plus tard. Sa mère obtient la garde du petit. Celui-ci a dix ans lorsque sa famille emménage dans un quartier populaire de Los Angeles, El Monte. James est déjà un lecteur fervent de littérature policière. A ce propos, il dira: "J'étais un lecteur vorace".

Geneva Hilliker Ellroy (1915-1958), sa mère, est assassinée le 22 juin 1958 et retrouvée par une bande de jeunes près du lycée Arroyos. L'assassin ne sera jamais arrêté. James est confié à un père bienveillant, mais il est livré à lui-même. Il sombrera peu à peu dans la délinquance. C'est à cette époque qu'il commet ses premiers cambriolages. Il fait la connaissance de Randy Rice en 1961, à qui est d'ailleurs dédié Brown's Requiem. Ils sont deux petits voyous qui feront les quatre cents coups, partageant leur goût pour les romans noirs.

James Ellroy se fait renvoyer du collège à 17 ans, sans diplôme. Alors que la santé de son père se dégrade, Ellroy s'engage dans l'armée en 1965 et fait ses armes en Louisiane. Le père succombera rapidement d'une crise cardiaque. Sa mort marque cependant le début d'une lente descente aux enfers. Ellroy se fait réformer de l'armée, il retrouve son ami Randy et sombre avec lui dans la consommation d'alcool et de drogue.

Ellroy vit plus de dix ans sans domicile, parfois dans de petites chambres d'hôtel miteuses, de boulots sporadiques, de larcins, dormant dans les parcs, s'introduisant chez les gens, moins pour cambrioler (il vole des sous-vêtements, de l'alcool, de l'herbe, des cartes de crédit), que pour ressentir le grand frisson, déclarera-t-il plus tard.

En 1975, un abcès au poumon ainsi qu'une double pneumonie le font renoncer aux abus d'alcool. Il prendra des amphétamines jusqu'en 1977, avant d'arrêter définitivement toutes substances toxiques. Il brise le cercle infernal dans lequel il s'est enfermé. Il devient caddie de golf à Los Angeles et commence une vie plus rangée. En 1978, il s'inspire de son expérience de caddie, de son amour pour la musique classique, pour poser la trame de fond d'un premier roman : Brown's Requiem, publié en 1981, et écrit selon son auteur "debout, dans une chambre d'hôtel miteuse". Il poursuit avec Clandestin (1982), tente de donner corps à une autre de ses obsessions, le gangstérisme juif des années trente et quarante, dans Confessions of Bugsy Siegel, mais le livre ne verra jamais le jour. Ses agents de l'époque, Otto Penzler de Mysterious Press et Nat Sobel, le convaincront de réécrire American Death Trap, livre complètement fou, qui donnera finalement Lune Sanglante. C'est à partir de ce moment que débute la série des Lloyd Hopkins (1984 - 1986), et au-delà, le commencement de sa carrière littéraire. Cette série ne sera pas menée à terme (cinq opus étaient initialement prévus), James Ellroy ayant décidé d'abandonner le personnage de Lloyd Hopkins, trop encombrant à ses yeux. En réalité, les motivations de l'écrivain sont ailleurs, écrire un livre sur le Dahlia Noir, avant que quelqu'un d'autre ne s'en empare.

Il publie ensuite Un tueur sur la route qui est le récit à la première personne du parcours d'un "serial killer". Cet ouvrage est devenu une des références majeures des écoles de formation de policiers tant il décrit avec précision la psychologie de la majeure partie des tueurs en série.

Il se lance après dans l'écriture du livre qui lui fera connaître la célébrité : Le Dahlia Noir, qui est une œuvre de fiction basée sur une histoire vraie légendaire du Los Angeles des années quarante, à savoir le meurtre le plus sanglant et le plus sadique qu'ait connu la ville ; meurtre d'une jeune starlette, Elizabeth Short, qui a été surnommée Le Dahlia noir par un journaliste, en référence au Dahlia Bleu, film de série B de l'époque avec Veronica Lake notamment, qui a marqué les esprits. L'affaire du Dahlia Noir n'a, à proprement parler, jamais été résolue. James Ellroy semble avoir utilisé ce fait-divers, pour commencer à exorciser le souvenir du meurtre de sa propre mère qui a eu lieu environ 11 ans et 5 mois après celui du dahlia, Elizabeth Short ayant été assassinée en janvier 1947. En réalité, James Ellroy a découvert cette histoire dans un livre que son père lui avait offert pour ses dix ans, quelques mois avant le meurtre de sa mère, d'où la "providence", le livre s'intitulant "The Badge" de Jack Webb, lequel a été quarante ans plus tard, préfacé par Ellroy lui-même. Dans L.A. Confidential, Jack Vincennes est inspiré de Jack Webb, flic vertueux et de droite du LAPD.

Il écrira à la suite trois autres romans ayant pour cadre la ville de Los Angeles dans les années 1940-1950 et pour thème le crime et la corruption. Il s'agit de : Le Grand Nulle Part, L.A. Confidential et White Jazz (certains des personnages du Quatuor apparaissent déjà dans Clandestin, voir Dudley L. Smith).

Toujours obsédé par l'histoire de sa mère il va tenter de résoudre, près de 40 ans après les faits, le meurtre de sa mère avec l'aide d'un policier de L.A. à la retraite (Bill Stoner). Ce sera l'occasion pour lui de retracer le parcours de sa mère et de se réconcilier avec elle, donc avec une part de lui même. Il en écrira le récit dans un livre autobiographique : Ma part d'ombre.

Il se présente comme un ermite vivant en vase clos pour éviter que l'univers de ses romans, qui se passent dans les années 1940 à 1970, soit perturbé par le monde contemporain.

Après avoir fui son Los Angeles natal et vécu à New York, Kansas City, il revient vivre à Los Angeles à partir de 2006. Il se sépare à cette époque d'Helen Knode, journaliste et écrivain, à qui est d'ailleurs dédié White Jazz.

James Ellroy est à présent l'un des auteurs de roman noir américains les plus populaires, bien que peu apprécié et peu lu dans son pays. Il a publié plus de quinze romans en trente ans. Il parle sans concession de ses années difficiles dans Destination morgue.

En attendant le troisième et dernier volume de la trilogie Underworld U.S.A. (été 2009 aux États-Unis), les Editions Payot & Rivages publient en octobre 2007 deux ouvrages : un essai réactualisé sur Ellroy, Revue Polar Spécial James Ellroy (déjà publiée en 1992) et Tijuana mon amour, qui contient la nouvelle Tijuana mon amour, deux nouvelles publiées dans la version américaine de Destination:morgue! ainsi que des articles publiés par le magazine américain GQ entre septembre 1998 et juillet 2002.

En 2008, James Ellroy est au scénario de Au bout de la nuit, film sorti aux États-Unis en avril 2008, avec notamment Keanu Reeves dans le rôle principal. Il avait déjà, en 2002, écrit le scénario de Dark Blue (de Ron Shelton, avec Kurt Russell).

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Note moyenne : 7.97/10
Nombre d'évaluations : 140

2 Citations 110 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de James Ellroy

Sortie Poche France/Français : 2018-10-03

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par josarag 2018-01-05T10:41:32+01:00
Le Dahlia noir

Je pense que ce livre est mon échec de l'année 2017. Je n'ai pas réussi à passer les 100 premières pages. J'ai été engloutie sous le fourmillement de détails et de précisions dont rien ne permet de faire le tri entre l'important et le superflu.

J'ai conscience d'être probablement passée à côté d'un très grand polar, et je reprendrai sans doute ma lecture un jour, mais en attendant je m'y suis cassée les dents.

Peut-être un style trop masculin pour moi.

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Commentaire ajouté par Thibault_44 2018-02-01T17:23:01+01:00
La Colline aux Suicidés

Dernier livre de la trilogie Hopkins. Le meilleur des 3 selon moi. L'histoire autour des braquages de banque est tout simplement génial et addictive tout au long du roman.

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Commentaire ajouté par Sabine29200 2018-06-03T10:49:33+02:00
Perfidia

Apprécier un Ellroy, ça se mérite.

Ce n'est pas un polar qu'on dévore, mais qu'on prend le temps de déguster pour n'en rater aucune saveur. C'est à lire lentement pour bien capter et mémoriser chaque détail, sous-entendu ou allusion qui ont tous leur importance dans ce tableau d'ensemble qu'est un roman d'Ellroy. On utilise souvent l'analogie du puzzle pour un polar, elle est on ne peut plus vraie ici.

Qui plus est, l'action se déroule du 6 au 27 décembre 1941, jour par jour, quasiment heure après heure, si ce n'est geste après geste de chaque personnage.

Autant dire qu'il vaut mieux le lire quand on a du temps devant soi, et avec l'assurance de ne pas être dérangé(e).

Sur le style d'écriture, je le trouvais assez "clinique", avec l'impression que l'auteur écrivait presque un rapport dès qu'il s'agit des personnages masculins principaux, tous policiers. Le style est très différent dès qu'il s'agit du personnage féminin central (Kay Lake), et alors la narratrice (car il s'agit de son journal), comme si Ellroy lui laissait galamment la place. Une écriture à deux en somme.

En fait d'écriture, il est souvent fait allusion à une certaine musicalité chez Ellroy, en particulier le jazz.

C'est effectivement le cas ici : celle d'une double écriture Ellroy-Lake, peut aussi être vue comme une partition à quatre mains, d'autant que Kay, à ses moments perdus, joue du piano (plutôt du classique, pas de jazz), et qu'il est fait régulièrement allusion dans le roman à Perfidia de Glenn Miller.

Rien n'est anodin chez Ellroy.

Ce titre du roman qui résume à lui seul l'ensemble de l'histoire est donc aussi le titre de cette musique qui fait toute l'atmosphère du roman et de cette époque.

Toujours est-il hautement appréciable de lire un auteur qui visiblement ne prend pas ses lecteurs pour des idiots.

Je pourrais encore en dire beaucoup sur l'époque (difficile de considérer les Etats-Unis comme une démocratie après ça) ; sur les personnages masculins (troubles, alcooliques et/ou accros à la drogue, obsédés par les/certaines femmes, toujours à tremper dans différentes magouilles, et leur violence) et en particulier Dudley Smith qui avec ses multiples défauts est un des personnages les plus troubles mais aussi le plus constant ; sur les personnages féminins (forcément superbes, forcément intelligentes, forcément manipulatrices, fières, hautaines, de fort caractère) dont Bette Davis, excusez du peu !

Donc beaucoup à lire, et beaucoup à dire comme toujours chez Ellroy.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-08-09T10:53:19+02:00
Un tueur sur la route

J'avais déjà partagé les pensées de tueurs froids et insensibles dans les romans de Jim Thompson "1275 âmes" et "L'assassin qui est en moi", sans compter celui de "American Psycho" de Bret Easton Ellis (que j'ai abandonné), "Un employé modèle" de Paul Cleave et "Au-delà du mal" de Shane Stevens; mais ces tueurs sont des agneaux, comparé au Martin Plunkett d'Ellroy !

Déjà du point de vue "score", Martin est hors catégorie car on parle de au moins 40 à 50 morts...

Niveau froideur, il dépasse aussi le Lou Ford de "L'assassin qui est en moi" (Thompson).

Avantage de notre sérial-killer ? Contrairement aux assassins de Jim Thompson, il tue des gens auxquels ont ne peut pas le rattacher : des autostoppeurs, un couple dans la montagne, un automobiliste, un couple de culturistes... bref, il laisse ses envies le guider et il voyage beaucoup à travers les États-Unis, ce qui le rend insaisissable.

Ce qui m'a plu, dans ce roman, c'est que nous sommes dans la tête de Plunkett : depuis son enfance et son premier meurtre jusqu'à son arrestation finale, le tout entrecoupé d'articles de journaux, de rapport de police et des notes d'un des enquêteurs.

Cette manière de nous narrer l'histoire lui donne un aspect véridique, sans compter que Plunkett croisera même la route d'un certain Charles Manson...

Non, je n'ai pas spolié en vous disant qu'il se faisait arrêter ! le début du roman commence par des articles de journaux qui relatent son arrestation pour 4 meurtres tout frais. Ses 4 derniers.

Plunkett s'emmure dans le silence et décide qu'il racontera son histoire sous forme de livre, mais en faisant en sorte qu'on ne le prenne pas en pitié, qu'on ne lui trouve aucune circonstances atténuantes.

Plunkett est froid, méthodique, calculateur, schizophrène, intelligent (frôlant le génie), il ne possède aucun sentiment de pitié ou d'empathie, aucune once de gentillesse. Pire, il ne ressent aucun regrets de ces actes. C'est une machine à tuer.

Son écriture est tranchante comme un scalpel et en effet, il ne se cherche pas des excuses. le récit n'en est que plus glaçant à la première personne que conté par un narrateur ou bien les flics chargés des enquêtes. C'est vraiment un portrait de l'intérieur qu'Ellroy nous livre !

Mais pourquoi donc ce gamin est-il devenu un tueur en série ?

Martin, lorsqu'il était jeune, plutôt que de jouer dans l'équipe de football ou avec des gamins de son âge, il se crée un cinéma mental et il s'identifie à Super Saigneur, le méchant d'un comics de son enfance... Un super méchant qui aime le sang et le sexe…

C'est lui qui permettra à Martin d'échapper à sa folie intérieure, celle qui le rend malade et le tourmente. Il veut se faire connaitre à la face du monde en tant que "Super Saigneur" dont il utilise les initiales "SS" pour signer ses crimes.

Martin croit qu'il va se sentir mieux et oublier ses traumas d'enfance dont il a refoulé un acte important. Nous l'apprendrons sur la fin.

Pourtant, comme je vous le disais, Martin n'a aucune excuse, le Mal existe, c'est tout.

La preuve en est qu'un jour, au hasard des tueries, il tue un homme dans le Wisconsin et se retrouve accusé du viol et du démembrement post-mortem de deux adolescentes.

La tournure dramatique de l'histoire est là : accusé d'un crime qu'il n'a pas commis.

Toute l'horreur arrivera avec la rencontre qu'il fera dans sa cellule : le véritable tueur se tient devant lui, il sait que Martin a tué un homme et en a tiré une photo. Cet homme exerce un boulot dans les forces de l'ordre et lui n'a pas eu de traumas dans son enfance. Mais le Mal existe, c'est ainsi...

Leur rencontre au sommet vous fera dresser les cheveux sur la tête tant ils sont froids et parce que le violeur admire le tueur qui en compte déjà 40 à son actif.

Il fera en sorte que Martin soit relâché. "Lis les nouvelles, on va parler de moi", lui déclare-t-il. Puis, par une suite d'articles de journaux et de rapports de police, nous suivrons leurs cheminements sanglants et meurtriers.

Âmes sensibles, abstenez-vous de lire ce roman, non pas à cause du sang et des descriptions des meurtres - l'auteur ayant eu l'intelligence de ne pas abuser de l'hémoglobine en sauce et des détails trop scabreux - mais en raison du voyage cauchemardesque où Plunkett sema la mort sur son passage, durant 10 ans (entre 1974 et 1984).

Je pensais sortir de ma lecture dégoûtée, mais au final, je m'en sors bien, ayant réussi à garder mes distances avec l'âme tourmentée de Plunkett et sa logique froide qui n'est logique que pour lui. Mon blindage était solide !

Sans problème, je pourrais me plonger dans un récit de Jack l'Éventreur... Mais je ne vais pas tenter le Diable tout le temps !

Un livre fort qui, bien que fiction, vous donnera l'apparence d'un récit véridique ou "comment accompagner un tueur en série pas à pas"...

Du tout grand art...

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Commentaire ajouté par SkeletonGirl 2018-09-17T17:20:32+02:00
Le Dahlia noir

Présenté comme un thriller psychologique captivant, je me suis laissé convaincre de tenter l'expérience. Malheureusement je n'ai pas du tout accroché malgré un scénario originale et qui plus est réel puisque le crime a réellement eu lieu. Beaucoup de détails superflu, les descriptions sur la boxe m'ont énormément ennuyé.

Peut-être qu'en le réessayant dans quelques années, il me plaira plus, c'est à voir.

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Commentaire ajouté par soraja 2018-10-28T18:31:43+01:00
Le Dahlia noir

Pour moi c'est un excellent polar, certes tiré d'un fait réel sordide, mais n'y a-t-il pas pire ailleurs? Le roman vous attrape et vous retient jusqu'à la dernière page.

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Commentaire ajouté par Phiphi73 2018-12-20T20:00:57+01:00
American tabloid

Les 5 années qui ont précédé l'assassinat de Kennedy... Fantastique plongée dans l'envers du décors de l'Amérique, avec un style à la fois drôle et sombre !

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Commentaire ajouté par Phiphi73 2018-12-29T13:57:51+01:00
American Death Trip

Le récit continue dans l'immersion brutale de l'Amérique, entre les assassinats des deux frères Kennedy... On est bien loin de la promenade tranquille : Toujours aussi passionnant !

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Commentaire ajouté par LesLecturesdAnneSophie 2019-01-04T16:02:06+01:00
Reporter criminel

Inutile de présenter James Ellroy.

Incontournable auteur du roman noir pur et dur, nous lui devons des titres inoubliables, comme Le Dalhia Noir, et inimitables, comme Un Tueur sur la route.

Le revoilà ici pour nous raconter deux enquêtes criminelles hors du commun. Ce qu’il fait une fois de plus de façon aussi percutante qu’originale.

Ses personnages sont, comme à chaque fois, livrés à l’état brut, tant au point de vue psychologique que verbale.

La marque de fabrique de cet auteur est un style percutant et incisif, presque cru, sans demi-mesure.

Ses protagonistes ne sont pas vraiment des héros et ne se donnent pas la peine de nous faire croire le contraire. Humains avant tout, ils portent en eux presque autant de noirceur que les criminels qu’ils recherchent.

Rédigé comme des rapports d’enquêtes, et pourtant aussi prenant qu’un roman, ce petit livre de 202 pages revient sur deux affaires, bien plus complexes qu’il n’y paraît.

Grâce à sa verve habituelle et à l’efficacité de ses phrases directes et dépouillées, l’auteur nous emmène au cœur des années 60, puis 70.

Entre scènes de crime et salles d’interrogatoire, cigarettes et verres de scotch, journaux papier et téléphones à cadran, le lecteur plonge dans ce monde en noir et blanc, sans jamais avoir l’impression d’évoluer dans une période révolue tant l’immersion est complète.

On reste d’ailleurs un peu sonné, en reposant cette lecture, de se retrouver à notre époque, entouré de tant de couleurs et de technologies, comme si une petite partie de nous était restée là-bas.

Je ne peux donc que conseiller fortement cette lecture qui sort complètement des sentiers battus et nous transporte au centre de ces enquêtes particulières en nous donnant la sensation de les vivre en même temps que ses personnages.

Et les quelques photos en noir et blanc, découvertes au fil des pages ne font que renforcer un peu plus cette sensation.

Addictif, inclassable et terriblement noir, ce petit ouvrage est impossible à lâcher avant la fin.

Ellroy se place une nouvelle fois comme le roi du roman noir. Un conteur de talent qui, comme toujours, place l’atmosphère en première ligne.

Et ça fonctionne à merveille !

Une lecture à ne pas rater.

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Commentaire ajouté par FeyGirl 2019-03-29T12:08:42+01:00
Extorsion

Je suis déçue par cette oeuvre d'un auteur que j'apprécie beaucoup. C'est plus une nouvelle qu'un roman : 135 pages, et encore... Avec des marges très très larges !

On commence à peine à entrer dans l'histoire, à repérer des fulgurances dans le texte... que c'est fini ! C'est frustrant.

J'ai bien vu, après ma lecture, des commentaires indiquant qu'il s'agissait en réalité un texte parodique de l'auteur destiné à être diffusé par un ami sur internet, et non à être publié comme roman.

Mais voilà, c'est vendu comme un roman. Aucun élément sur la quatrième de couverture ne permet de comprendre ce contexte. Peut-être est-ce la faute de l'éditeur et non de l'auteur, mais toujours est-il qu'il n'y a aucun moyen de le savoir en abordant simplement le livre comme un lecteur lambda. Mon sentiment de déception ne disparaît pas, même si le texte comporte de très belles perles.

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On parle de James Ellroy ici :

Dédicaces de James Ellroy
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Rivages : 45 livres

Cornerstone : 9 livres

Knopf Doubleday Publishing Group : 6 livres

Grand Central Publishing : 5 livres

Mysterious Press : 4 livres

HarperCollins : 3 livres

Avon : 3 livres

Windmill Books : 2 livres

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