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Judith Perrignon

73 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par camillel54 2010-07-23T20:29:16+02:00

Biographie

Longtemps journaliste à Libération, aujourd’hui collaboratrice de XXI et de Marianne, Judith Perrignon avance doucement vers la littérature. Il y eut des emprunts à l’histoire, C’était mon frère (L’Iconoclaste, 2006), récit des six mois qui séparent la mort de Vincent Van Gogh de celle de son frère Théo ; des livres à deux, Mauvais Génie avec Marianne Denicourt (Stock, 2005), L’Intranquille avec Gérard Garouste (L’Iconoclaste, 2009), ou, entre journalisme et théâtre, La Nuit du Fouquet’s, avec Ariane Chemin (Fayard, 2007). Les chagrins est son premier roman.

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Classement dans les bibliothèques

Quelques chiffres

Note moyenne : 7.39/10
Nombre d'évaluations : 23

0 Citations 16 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Judith Perrignon

Sortie France/Français : 2018-01-17

Sortie Poche France/Français : 2019-02-06

Les derniers commentaires sur ses livres

Les faibles et les forts

Ce livre est un vrai trésor ! Les personnages sont 'mis à nus' devant nous, on voit à travers les yeux de chacun mais seul un personnage est beaucoup mis en valeur comparé à d'autres qui y sont moins. L'intrigue de la petite légende de Shine tout au long du roman nous pousse à aller jusqu'à la fin. Bref, une belle histoire et une bonne critique de la société du XXè siècle !

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Victor Hugo vient de mourir

On se croirait vraiment présent à Paris, en ce printemps 1885, alors que Victor Hugo agonise. Remarquablement documenté, ce roman nous fait suivre certains des acteurs de ces journées de deuil annoncé, proches, anarchistes, politiques, policiers... Car la préparation de ces obsèques, leurs enjeux furent éminemment politiques, dans une République encore fragile qui perdait la légende de son siècle.

http://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.fr/2015/08/la-legende-du-siecle.html

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Victor Hugo vient de mourir

http://attrape-mots.blogspot.fr/2015/09/victor-hugo-vient-de-mourir-de-judith.html

22 mai 1885, Victor Hugo vient de mourir. Judith Perrignon dresse un portrait très réaliste de la société française et nous montre toute l’agitation que provoque la mort d’un grand homme. On assiste à l’effervescence des funérailles, mais aussi aux nombreuses divisions et débats qui émergent : où enterrer le poète ? où faire passer le cortège funèbre ? comment rendre un hommage fidèle ? Le roman reste centré sur la mort de Victor Hugo et ce qu’elle provoque, mais le fait que l’auteure ne s’attache à aucun narrateur en particulier, nous permet d’avoir un aperçu global des ressentiments et des opinions des français.

J’ai aimé suivre les pensées des différents protagonistes, car si certains portaient Victor Hugo dans leur coeur, ce n’est pas le cas pour tous, et certains vont vouloir utiliser cette mort dans un but bien personnel. Par exemple, un certain policier va trouver cette mort bénéfique car elle lui permettra de monter en grade…

Ce livre oscille entre biographie et fiction : on sent que l’auteure s’est extrêmement bien documentée, mais elle rajoute son grain de sel en imaginant les pensées et les dialogues des protagonistes.

J’en ai appris beaucoup sur les contemporains de Victor Hugo (tels que les journalistes Lockroy, Lissagaray…). Tant de personnes qui ont bel et bien existé (et à moindre mesure, marqué leur temps), mais dont je ne connaissais rien. J’ai énormément apprécié en apprendre autant en une seule lecture! Au fil des pages, on suit le cheminement de leurs pensées et on apprend à les connaitre, à les admirer (et pour d’autres, à les détester). Une nation entière pleure son poète. La lecture de ce livre m’a permis de comprendre l’importance symbolique de l’oeuvre de Victor Hugo pour la classe ouvrière - symbole d’espoir pour certains et de lutte pour d’autres. La mort du poète sera un peu comme une blessure dont le siècle ne guérira jamais vraiment.

Le plus grand atout de ce livre est la plume de l’auteure dont je suis tout de suite tombée sous le charme. Elle est vraiment à couper le souffle. Judith Perrignon a un talent certain pour conter des faits graves avec poésie et de façon saisissante : j’ai eu l’impression de voir les évènements se dérouler comme si j’y étais : d’assister à la lente agonie de Victor Hugo, aux funérailles… J’ai été saisie de tristesse à la mort du poète, et j’ai d’ailleurs versé quelques larmes. Mais j’ai aussi été révoltée contre le pouvoir en place qui ne permet pas aux ouvriers qui travaillent d’assister au cortège funèbre. L’auteure use de longues phrases qui freinent un peu le rythme du récit, mais qui nous transportent avec facilité au coeur du XIXème siècle. C’est un style certes particulier, mais très imagé et poétique.

On savoure ce livre - on le lit doucement, page après page, en goûtant la beauté d’une tournure ou d’une image.

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Commentaire ajouté par CamilleV51 2015-09-28T19:30:34+02:00
Victor Hugo vient de mourir

J'ai vécu chaque scène de ce roman avec intensité et une grande émotion. C'est un superbe livre qui nous fait vivre les quelques semaine suivant la mort de Victor Hugo, ce poète, ce grand homme qui laisse Paris divisé, écorché vif et malheureux. En partant il laisse dériere lui les braises d'une révolution, des idées et des rêves de liberté et d'égalité.

Son enterrement exempt de cérémonie religieuse laisse le clergé amer; mais soude le peuple le temps d'une nuit d'orgie et de fête mélancolique, le temps d'une journée de deuil grandiose digne d'un roi.

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Commentaire ajouté par dacotine 2016-02-17T21:51:45+01:00
Victor Hugo vient de mourir

L'effervescence autour de la mort de Victor Hugo. Un éloge de ce que le grand homme fut pour tous : ses proches, le peuple, les politiques de gauche, de droite....par le biais de leurs regards et de leurs souhaits lors de ses funérailles , on saisit toute l'importance , toute l'influence de ce poète. Un vibrant hommage nous transporte à cette époque, en cette fin xixeme siècle.

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Commentaire ajouté par joersaflo 2016-03-17T17:26:04+01:00
Victor Hugo vient de mourir

Avec ce livre on est transporté en 1885, en plein Paris. On vit au rythme des bulletins médicaux sur la santé de Victor Hugo, son décès et les batailles et remue ménages qui concerne ses obsèques. Un ravissement, l'impression d'y être par les détails, l'ambiance du livre. C'est vraiment adoré. C'est un livre instructif sur la vie à cette époque, sur la politique, les gens. Je le conseille vivement, il se lit très bien et vite, l'écriture est fluide.

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Commentaire ajouté par hcdahlem 2016-03-20T12:41:54+01:00
Victor Hugo vient de mourir

La mort de Victor Hugo survient le 22 mai 1885 à son domicile «au 50 de son avenue». Outre le fait que l’écrivain est sans doute le seul de nos auteurs à pouvoir habiter une avenue qui porte son nom, un seul chiffre permet de se rendre compte de l’ampleur de l’événement que Judith Perrignon a choisi de nous retracer : deux millions de personnes suivront son cercueil jusqu’au Panthéon.

Voici donc le journal de l’agonie, de la mort et des funérailles de ce monument de notre littérature.

Grâce à un travail de documentation impressionnant, on vit intensément ces journées. La plume de l’auteur restitue aussi bien l’intimité des proches, le chagrin des petits-enfants, le souci du gendre qui ne veut préserver les intérêts de la famille, mais aussi l’embarras du gouvernement ou encore les prises de position des anarchistes. Aux descriptions factuelles, le choix du roman permet de donner vraiment chair à la secousse qui a traversé tout le pays. Grâce à la précision des descriptions, le lecteur est très vite happé par l’intensité, la force, l’émotion qui submerge tout : « Paris est un corps fiévreux tandis que le poète lutte contre l’attraction de la terre. On dirait qu’en mourant, qu’en glissant vers l’abîme, il creuse un grand trou et y aspire son temps, sa ville. Comme dans ses livres. »

Au sommet de l’Etat, la police politique est sur les dents. Tous les agents de renseignements sont chargés d’infiltrer les représentants de l’opposition, afin d’éviter que les funérailles ne se transforment en un défilé de protestation rouge et noir. L’enterrement est fixé au lundi, afin que les ouvriers ne puissent accompagner le cercueil. Les drapeaux rouges et les banderoles sont interdits. Gauchistes et anarchistes voient leurs beaux idéaux et leurs propositions être étouffées dans l’œuf. Pourtant, leurs revendications sont bien légitimes : « Appelons à nous tous les gens en guenilles pour suivre le convoi et frapper la bourgeoisie d’épouvante ! Nous pourrions avoir une bannière et y inscrire "Les Misérables", nous la donnerions à porter par les individus en haillons qui crieraient "du travail ou du pain " ! Il s’appelle danger celui qui a parlé. Ça ne s’invente pas un nom pareil. »

Même mort, Hugo continuera d’influer sur la politique. Lui qui a toujours proclamé ne pas vouloir d’obsèques religieuses, donnera au panthéon son actuelle vocation. La «proposition de loi relative au chapitre métropolitain des chapelains de sainte-Geneviève et au Panthéon» présentée en 1881 à l’Assemblée sera mise en œuvre à cette occasion. Au petit jour, les ouvriers sont chargés de démonter la croix qui orne l’édifice. La fièvre continue toutefois de monter. Du coup la stratégie change : « On va rassembler tout le monde derrière Hugo, dresser tant de couronnes, de discours, de lauriers, qu’il étouffera sous l’hommage. On va enterrer le songe avec le songeur.» Du moins, c’est ce que l’on imagine alors dans les hautes sphères de la IIIe République.

Car la ferveur, telle une immense vague, va tout emporter. «Paris s’épanche tous les dix ou vingt ans, s’offre de grandes émotions, politique, funéraire, littéraire, révolutionnaire. Paris se prend pour le centre du monde, le cerveau de l’Europe, Paris se prépare à une longue nuit de veille qui sera suivie d’un grand jour, Paris enterre celui qui l’a aimé et réciproquement, alors il y a de la peine, mais aussi la joie secrète d’avoir aimé. Paris offre au poète le culte d’ordinaire dévolu aux despotes, aux empereurs et aux rois, il était le souverain des mots, de l’imaginaire. »

On ne remerciera jamais assez Judith Perrignon de nous offrir de revivre ce grand moment. Si vous avez – comme moi – manqué ce roman à sa sortie, il serait vraiment dommage de passer à côté.

http://urlz.fr/3gH4

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Victor Hugo vient de mourir

https://mademoisellemaeve.wordpress.com/2016/05/25/victor-hugo-vient-de-mourir-judith-perrignon/

J’aime beaucoup Hugo, j’aime beaucoup les romans historiques, alors Victor Hugo vient de mourir aurait dû me séduire. Aurait dû… Je n’ai pourtant rien à reprocher au style de Judith Perrignon, ce livre se lit tout seul. Mais il m’a manqué un petit je ne sais quoi, peut-être un peu plus de roman. J’ai par moment eu le sentiment de lire un résumé heure par heure des événements qui se sont déroulés entre la mort de l’écrivain et ses funérailles. Et si tout Paris pleurait Hugo, je ne mes suis pas sentie emportée par la foule…

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Victor Hugo vient de mourir

La mort de Victor Hugo a déclenché en France une véritable émotion populaire, a touché toutes les classes sociales et politiques. C'est cette émotion-là que Judith Pérignon nous invite à revivre.

Parfois trop politique à mon goût, ce roman reste poignant tant il est beau de voir combien le poète était aimé de tous. Le peuple, les ouvriers, sont les plus sincères, quand les bourgeois, les anarchistes, les révolutionnaires et les politiques, profitent de cet événement pour faire de la récupération encore très moderne.

Cependant, tout cela est la preuve que Victor Hugo ne laissait personne indifférent. C'est d'ailleurs formidablement montré à la fin, lors des funérailles en grande pompe où chacun est présent, même les plus récalcitrants.

Seul regret, comme dit plus haut, un trop fort côté politique qui, pour moi, ralentit considérablement le roman, lui enlevant par moment de son émotion.

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Commentaire ajouté par Laurien 2017-01-03T21:13:24+01:00
Victor Hugo vient de mourir

Le grand homme est mort et Paris retient son souffle. Il faut enterrer le mythe, mais comment ? C'est un croyant, mais un anticlérical ; l'auteur des Misérables, mais un ourgeois ; le grand-père de Georges et de Jeanne, mais entré dans les familles de tous; un Français mais un amoureux de l'humanité...

Un hommage bouleversant aux mots et au Poète.

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Dédicaces de Judith Perrignon
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Editeurs

LGF - Le Livre de Poche : 3 livres

Stock : 2 livres

Pocket : 2 livres

L'Iconoclaste : 2 livres

Grasset : 2 livres

Les Arenes : 1 livre

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