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Tous les livres de Junichirô Tanizaki

1 lecteurs

« Un écrivain reçoit un matin l’appel d’un ami, riche oisif animé d’une passion coupable pour le cinéma et les romans policiers, qui lui propose de venir assister à un meurtre.

Nous voilà entraînés avec lui dans le labyrinthe des bas-fonds de Tokyo et, furtivement glissés dans l’intervalle entre deux masures, l’œil collé au nœud évidé d’un volet, découvrant en voyeurs… Mais devons-nous croire ce que voient nos yeux ?

Jeux de miroirs et d’apparences trompeuses, messages secrets à déchiffrer et, au cœur de l’énigme, la beauté indéchiffrable d’une femme dont l’amour peut s’avérer fatal. Dans ce roman inédit où plane l’ombre d’Edgar Allan Poe, Tanizaki compose un brillant théâtre des illusions qui joue avec nos nerfs et jongle avec l’étrange. »

1 lecteurs

NouvCe recueil comprend deux nouvelles, deux histoires d'amour atteignant des profondeurs de tendresse et de cruauté rarement abordées par la littérature occidentale.

" L'histoire de Shunkin " relate la vie de Koto Mozuya, dite Shunkin, fille d'une riche famille d'apothicaires d'Osaka, et son histoire d'amour avec Sasuke, qui fut son serviteur, son élève et son amant durant toute sa vie.

"Ashikari " est l'histoire de Oyu, jeune veuve ayant l'interdiction de se remarier afin d'élever son fils, et de Serizawa, épris l'un de l'autre mais contraints de ne partager qu'un amour platonique. Oyu persuade sa jeune sœur Oshizu d'épouser Serizawa, qu'elle aura au moins comme frère, et, devinant ses sentiments, celle-ci accepte volontiers pour rendre sa sœur heureuse.elle Description

12 notes
52 lecteurs

L'auteur défend une esthétique de la pénombre comme par réaction à l'esthétique occidentale où tout est éclairé, s'employant à comparer divers usages de la lumière et de l'éclairage (des lieux d'aisance, par exemple) chez les Japonais et les Occidentaux. de plus, fidèle à l'esthétique du « sabi », il revendique la patine des objets par opposition à la manie de la propreté occidentale.

2 notes
6 lecteurs

Histoire secrète du seigneur de Musashi est un roman écrit par Junichirô Tanizaki, traduit du japonais par Marc Mécréant, édité en février 2012 aux éditions Gallimard, Collection Folio. « Jusque-là, maître de ses sentiments, Hôshimaru avait toujours pu régler à sa guise les mouvements de son âme ; mais voici qu’au tréfonds de lui-même s’était creusé, indépendamment du reste et n’offrant aucune prise à sa volonté, une sorte de puit d’une insondable profondeur. Il ressentait la même chose qu’un homme en bonne santé qui se découvrirait soudain un mal pernicieux. Où se trouvait la source de ce mal ? C’est ce qu’il ne discernait pas très bien ; néanmoins, il se rendait compte, encore que de façon imprécise, que la jouissance qui avait jailli à flots du puits secret de son âme était d’une nature pour le moins morbide. »

Chronique d’un guerrier imaginaire du XVIe siècle, roman d’une rare violence, Histoire secrète du sire de Musahsi est l’une des oeuvres les plus excentriques de Junichirô Tanizaki.

2 notes
20 lecteurs

Un vieillard qui a gardé le goût de l'amour s'éprend de sa belle-fille, ancienne danseuse de music-hall à la morale assez libre. Avec beaucoup d'intelligence, elle profite de son beau-père pour lui arracher des libéralités extravagantes et mener une vie de luxe. En compensation, elle lui accorde des privautés savamment limitées et le maintient dans une excitation qui s'exaspère d'autant plus qu'elle ne peut aboutir qu'à de lamentables démonstrations... Une peinture audacieuse et pleine de finesse de la passion amoureuse et de la tragédie de la vieillesse.

4 notes
22 lecteurs

Un respectable professeur d'université, à l'âge du démon de midi, ne parvient plus à satisfaire sa jeune femme dotée d'un tempérament excessif. Après avoir essayé divers excitants, il s'aperçoit que la jalousie est un incomparable stimulant.

Chacun des deux époux tient un journal, sachant très bien que l'autre le lit en cachette...

Un roman audacieux sur un sujet délicat.

1 notes
7 lecteurs

Dans ce brillant divertissement, que l'on peut aussi lire comme une variation sur l'obsession, la jolie petite chatte Lily sert d'otage à une relation triangulaire traitée avec humour, dérision et ironie, sans exclure quelques précieux instants de gravité ou d'émotion. Trois nouvelles antérieures et plus courtes, où l'on voit se construire, pierre après pierre, la cohérence de l'œuvre de Tanizaki, complètent ce volume : Le petit royaume, Le professeur Radô, et Le professeur Radô revisité.

8 notes
38 lecteurs

Lors d'une promenade autour d'un ancien palais impérial, le sanctuaire de Minase, le narrateur rencontre un homme étrange. Est-ce un fantôme, un esprit qui hante les lieux ? Celui-ci lui offre du saké et lui raconte l'histoire de la belle O-Yû, perverse et inaccessible..

4 notes
8 lecteurs

Le personnage central de ce roman écrit en 1928 est un Japonais occidentalisé, déraciné, ayant rompu avec la tradition culturelle et religieuse de son pays. À la fin du roman, nous devinons que Kaname, tiraillé entre le passé et l'avenir, opte pour le passé

8 notes
23 lecteurs

Femme-enfant ingénue, la belle O Tsuya apprend vite à user de ses charmes et devient une courtisane accomplie qui excelle à corrompre et manipuler les hommes. Jeune et naïf, Shinsuke est une proie facile. Mais qui sait jusqu'à quelles folies peut conduire la passion ? Avec un talent incomparable, Tanizaki met en scène une dramatique histoire d'amour dans le japon du XIXe siècle.

3 notes
11 lecteurs

Tsukakoshi, un vieux marchand fortuné, ne vit plus que pour Fumiko, une geisha d’une beauté exceptionnelle. Son obsession pour une partie spécifique de l’anatomie de Fumiko – ses pieds – atteindra une intensité qui le conduira au bord de la folie… «La blancheur du pied s’irisait de rose aux extrémités des orteils bordés de rouge pâle. Cela me rappelait les desserts de l’été, les fraises au lait, la couleur du fruit fondant dans le liquide blanc ; c’est cette couleur-là qui coulait le long de la courbure des pieds d’O-Fumi-san.»

Dans ces deux nouvelles, Tanizaki explore en virtuose les eaux troubles de la passion amoureuse.

2 notes
15 lecteurs

Tadasu a grandi, mais il reste toujours un petit enfant lorsqu'il pense à son enfance et à sa mère, la merveilleuse Chinu, si bien réincarnée dans la seconde femme de son père, avec qui il entretient une relation trouble mêlant amour filial et désir. Un magnifique éloge de la maternité et une réflexion sur l'image de la Femme.

Poursuivant le thème de l'anti-naturalisme qui a fait sa renommée et l'a démarqué singulièrement, Tanizaki met en scène des héros doués d'une certaine perversion dans un climat onirique.

L'image de la femme fatale dont la beauté et la volupté soumettent les hommes est centrale dans la nouvelle Le Kilin à la tonalité fortement exotique.

La nouvelle Les Jeunes Garçons est marqué par une liberté de ton et peut être perçue comme une illustration ludique de perversions majeures, tels le sadisme, le masochisme, le fétichisme, etc.

Il poursuit cette exploration d'une sexualité en marge dans la nouvelle Le Secret où il confirme sa volonté de rupture avec le climat social et littéraire des dernières années de l'ère du Meiji.

2 lecteurs

"Seikichi, un jeune tatoueur, est en passe de devenir l'artiste le plus réputé de Tokyo. De plus fameuses courtisanes jusqu'à l'amateur éclairé, tous se disputent l'honneur de lui confier la décoration de leur épiderme. Insensible au succès, Seikichi est rongé par l'envie ardente de réaliser son chef-d’œuvre. Il lui faut pour cela trouver une femme très jeune et d'une beauté incomparable. Les années passent, et le hasard met sur son chemin celle qu'il attendait ..."

2 notes
8 lecteurs

"Nous, les Orientaux, là où il n'y a rien nous faisons surgir l'ombre et cela crée de la beauté."

Voici enfin proposée une nouvelle traduction du livre fondateur de l'esthétique japonaise du clair-obscur et du presque rien, du subtil et de l'ambigu, opposée au tout blanc ou noir écrasé de lumière rationaliste de l'Occident.

La profonde couleur de la laque, obtenue par accumulation de couches de ténèbres. Le chatoiement de l'or et des rutilants costumes du nô et du kabuki, surgissant de la pénombre et dérobant leur clarté aux lampes à huile. La lumière tout intérieure des pâtisseries traditionnelles qui semblent rêver dans leur assiette. L'architecture de l'apaisement par les matières éteintes, le bois, la paille, contre l'hygiénique céramique.

Rédigé en 1933 dans une langue scintillante d'élégance et d'ironie, ce classique nous parle non pas d'un monde disparu mais de celui que nous voudrions faire advenir : moins de clinquant, plus de beauté modeste et de frugalité.

1 lecteurs

Un personnage réel assassiné dans un roman. Une maîtresse sans nom qui disparaît sans laisser d’adresse. Une liaison piquante et secrète. Un meurtre privé de mobile et d’alibi. Un inspecteur incrédule, grand lecteur du romancier incriminé. Un dénouement saisissant.

Tanizaki se met en scène avec beaucoup d’humour dans cet écrivain diabolique et paresseux, qui se trouve pris au piège de sa propre imposture. Et nous lecteurs retrouvons avec bonheur tous les secrets de fabrication des grandes œuvres de Tanizaki, des situations équivoques et perverses où la fiction rattrape le réel, avec ici une touche de comédie dans un roman noir qui est aussi une célébration rocambolesque des illusions de la littérature.

1 lecteurs
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8 lecteurs

Dans une vieille famille de commerçants aisés dont tout le monde connaît le nom à Osaka, quatre filles ont mené une vie luxueuse jusqu'à la mort de leur père. Sa disparition et les changements de vie dans le Japon de l'entre-deux-guerres les ont laissées dans une situation financière précaire.

Les deux aînées sont mariées, l'une avec un employé de banque, l'autre avec un expert-comptable. Leur destin est tout tracé, mais celui des cadettes ?

Youki ko, timide, réservée, dévouée à sa famille, fidèle aux coutumes anciennes, refuse les uns après les autres des prétendants qu'elle juge indignes d'une alliance avec sa famille. Elle épouse le fils d'un vieux noble de la cour.

Tae ko, la plus jeune, est moins conformiste : elle travaille pour gagner sa vie, part vivre avec le fils d'un joaillier, le quitte pour un photographe, et finit par épouser un barman, après la naissance de leur enfant.

2 lecteurs

Pour la plupart, ces oeuvres ont pour arrière-plan une société urbaine, occidentalisante et pervertie. Tanizaki a même créé un genre, « le naomisme », du nom de l’héroïne émancipée,

Naomi, qui a servi d’emblème à son époque. Toutes développent les thèmes de la sensualité, de la fascination pour le corps de la femme et l’art pervers de la séduction. L’homme ou la femme aux prises avec leurs passions ne connaissent plus de limite : le meurtre sans scrupule et sans remords s’inscrit dans leur logique intime et s’impose tout naturellement comme la meilleure issue au terme de jeux spéculatifs déchirants. Les passions mènent leur propre jeu, indifférentes à toute morale, à tout bon sens. On en voit l’aspect cocasse dans Le Chat, son maître et ses deux maîtresses où Tanizaki choisit une chatte comme objet d’adoration. Dans Shunkin, Tanizaki développe avec cruauté la passion contrariée d’une jeune fille d’une grande beauté devenue aveugle à 8 ans (Shunkin) et de son serviteur Sasuke, qui l’accompagne tous les jours chez son maître de musique où il retient fort bien l’enseignement destiné à sa seule maîtresse. Shunkin exerce tous les raffinements de la cruauté et de l’humiliation à son encontre jusqu’au moment où découvrant son talent pour le shamisen (un instrument de musique traditionnel), Shunkin lui enseigne tout ce qu’elle a appris. Jusqu’à la fin du roman, le lecteur restera incertain : qui a défiguré la si belle Shunkin à l’eau bouillante rendant ainsi possible l’amour de Sasuke qui, pour être à la hauteur du sacrifice, se prive délibérément de la vue? Dans Un amour insensé, Tanizaki dévoile son projet en ouverture, dès les premières lignes : « Je me propose de raconter le plus honnêtement possible, sans rien déguiser, dans sa vérité nue, notre vie conjugale, dont le monde apparemment n’offre pas beaucoup d’autres exemples ».

5 notes
18 lecteurs

"Le svastika est une croix qui tourne. Comme le pouvoir sentimental entre les mains des quatre protagonistes. L'un après l'autre, ils font régner la tyrannie sur leur quatuor : Sonoko, la narratrice, se confie à un grand écrivain, dans un immense monologue qui constitue le roman lui-même. Roman entièrement parlé donc. Amoureuse folle de Mitsuko, jeune bourgeoise ravissante qu'elle rencontre à un cours de peinture, Sonoko devient le jouet d'une machination diabolique, avant de découvrir à son tour les règles du jeu dans lequel sont entraînés son mari et Watanuki, dandy impuissant et efféminé. À partir d'une passion lesbienne, Tanizaki, romancier de la perversion sexuelle, imagine là une de ses oeuvres les plus complexes et les plus provocantes, par son style et son sujet. Svastika a paru pour la première fois en 1928 au Japon."

"Junichirô Tanizaki, longtemps séduit par la littérature occidentale, puise également son inspiration dans l'esthétique du roman de moeurs japonais. L'auteur, à la frontière entre deux influences, étonne par un traitement délibérément moderne des mythes classiques du Japon.

Dans Svastika, à l'image du symbole religieux, quatre personnages composent chacune des extrémités d'une croix en mouvement autour d'un axe fixe qui représente le désir. Sous la forme d'une longue confession, Sonoko, la narratrice, revient sur les péripéties d'un amour aussi destructeur que violent. Lasse d'une vie conjugale sans relief, elle s'éprend de l'émouvante beauté de la jeune Mitsuko et en tombe bientôt éperdument amoureuse. Mister Husband, son mari, et Watanuki le prétendant de Mitsuko, entrent à leur tour dans une spirale infernale où les manipulateurs seront manipulés, tandis que les liens qui se tissent entre eux sont faits tantôt d'amour, de jalousie ou de trahison et conduisent à la mort."

3 notes
15 lecteurs

Jōji est un Japonais de 28 ans, attaché aux valeurs japonaises traditionnelles, vivant un quotidien dédié au travail. Le Japon des années 1920 est en pleine occidentalisation et comme tous les autres jeunes Japonais, Jōji est fasciné par la culture occidentale, spécialement la culture américaine. C’est pendant cette période qu’il fait la rencontre de Naomi, une jeune serveuse de quinze ans, d’origine très modeste ; contre toute attente, Jōji est fasciné par cette jeune fille, lui trouvant une ressemblance avec une actrice américaine, Mary Pickford. Victime d’une obsession naissante pour Naomi, il va décider, avec l’accord de sa famille, de la prendre sous son aile afin de lui offrir une éducation, suivant un objectif quasiment paternel.

« C’était d’un côté manifester ma sympathie à la jeune fille ; de l’autre, satisfaire mon aspiration à un peu de changement dans ma vie de tous les jours, si banale, si monotone. »

Ils s’installent alors tous les deux dans une nouvelle maison et la vie quotidienne, comme le caractère des deux personnages, va totalement changer. Jōji, fasciné par Naomi, ne va plus penser qu’à une seule chose : concentrer tous ses efforts pour faire d’elle sa femme idéale, belle et intelligente. Ainsi, il va lui insuffler la confiance en elle qui lui manque, et Naomi de jeune fille timide et introvertie va devenir une jeune femme sûre et fière d’elle-même. Cette transformation voit en même temps un changement de leurs rapports, qui évoluent d’une relation paternelle à une véritable attirance physique, puis à une situation conjugale. De cette relation physique, Naomi va se servir de cetté évolution pour manipuler Jōji, inversant les positions dans le couple. Face à cela, l’homme reste incrédule, fasciné, et ne se rend pas compte du rôle qu’il a joué dans ce renversement. Pourtant, peu à peu, il doit faire face à un dilemme, résoNNant avec le dilemme auquel le Japon fait face à la même époque : il se trouve partagé entre le dégoût qu’il éprouve pour la personne vulgaire, arrogante, méchante, qu’est devenue Naomi, trop occidentale, et la fascination qu’il avait pour elle lorsqu’elle était seulement une Japonaise simple, traditionnelle : « Naomi était devenue, à mon insu, cette créature proprement insupportable et odieuse. »

De nouveaux éléments vont alors venir troubler le quotidien du couple : la trahison de Naomi. Jōji découvre qu’elle l’a trompé et le trompe encore, avec plusieurs hommes. Malgré cette découverte, Naomi continue d’entretenir plusieurs liaisons ; la sensation de dégoût éprouvée par Jōji prend alors le dessus et il décide de mettre Naomi dehors. Après son départ, cette décision ferme s’étiole peu à peu, et les nombreux passages de Naomi dans la maison vont alimenter la fascination toujours présente dans son esprit, l’amenant à la désirer à nouveau. Naomi, par ses techniques de manipulation habituelles, va se faire désirer afin d’obtenir tout ce qu’elle veut : « Naturellement, après l’Eustace en question, il y en a eu un autre, un troisième ; je suis moi-même le premier surpris d’être aussi accommodant. »

L’ouvrage prend fin avec un tableau de leur vie conjugale actuelle, quelques années plus tard. Le couple habite la même maison, mais chacun vit de son côté. Cette relation est toujours entretenue par la même chose : une chaîne d’admiration, de fascination. Naomi, fascinée par l’Occident, s’inspire de la culture pour alimenter son occidentalisation, et Jōji, lui, est fasciné par cette occidentalisation, cette culture, ce mode de vie tellement différents des valeurs japonaises traditionnelles, même s’il semble se détester pour cela.

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