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Kate Alcott

73 lecteurs

Activité et points forts

Thèmes principaux

ajouté par TERVERCHANTAL 2017-08-02T14:45:27+02:00
de

Biographie

Nationalité : Etats-Unis

Kate Alcott, de son vrai nom Patricia O'Brien, est journaliste et romancière.

Elle a écrit plusieurs romans, dont "A touch of Stardust" (2015) sur les dessous d'Hollywood à l'époque du tournage d'Autant en emporte le vent et "La petite couturière du Titanic" (The Dressmaker, 2012) premier de ses romans à être traduit en français.

Diplômée à l'Université d'Oregon, elle est également auteur de non-fiction.

Mariée et mère de quatre filles, elle vit à Washington.

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Quelques chiffres

Note moyenne : 7.55/10
Nombre d'évaluations : 33

0 Citations 28 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Kate Alcott

Sortie France/Français : 2019-03-13

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par LadyRomance 2019-03-18T09:26:28+01:00
Si près des étoiles

Moi, je me suis battue pour Clark, je me suis battue pour ma carrière. Alors, c'est moi qui vous le dis : si vous attendez que votre existence suive le cours que vous désirez la voir suivre, vous ne trouverez jamais le bonheur. Le bonheur, il faut lutter pour l'obtenir. Et dès lors que vous commencez à batailler pour quelque chose, eh bien, vous avez déjà remportez la victoire. Peu importe l'issue.

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Commentaire ajouté par LadyRomance 2019-03-18T10:53:10+01:00
Si près des étoiles

Si près des étoiles dont la couverture est magnifique est un roman que j'ai trouvé plutôt original. Ce fut un vrai plaisir que de se trouver sur les lieux du tournage de Autant en emporte le vent. On y côtoie moins Vivien Leigh que Clark Gable qui a une liaison avec l'actrice Carole Lombard qu'il ne peut épouser tant que sa première femme ne daigne signer les papiers du divorce pour des questions d'argent évidemment. Ces personnages et leur histoire sont véridiques.

Carole Lombard va jouer un grand rôle dans la vie de notre héroïne Julie Crawford, un personnage de fiction la concernant, durant les quelques mois avant l'annonce de la Seconde Guerre Mondiale. Je n'ai pas tout à fait trouvé son personnage convaincant dans le sens où il m'a semblé manquer de réalisme. Julie est une jeune femme qui sort du Smith College, son diplôme de fin d'études en poche, avec pour ambition de réaliser son rêve de devenir scénariste à Hollywood alors qu'elle était destinée à épouser dans sa ville natale à Fort Wayne son amour de lycée, un notaire issu de bonne famille. Pour le moins, Julie malgré une éducation traditionnelle et conservatrice, dénote d'une grande modernité pour son époque. Elle m'est apparue comme une femme libérée très en avance sur son temps comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. L'autrice nous la présente comme issue d'un milieu qui lui offre peu de perspectives mais que son ambition et son obstination mèneront à la réalisation de ses rêves. Cependant, je trouve que pour l'époque son assurance lui vient bien trop sans problèmes. De plus, ce qui est assez agaçant, c'est que Julie est sensée être l'assistante de Carole Lombard alors que c'est plutôt l'actrice qui lui vient en aide dans tous les domaines de sa vie. Elle lui ouvre bien des portes et elle n'est pas la seule à le faire. C'est pour cela que l'héroïne m'est apparue assez fade car il s'agit moins de force de caractère et de courage devant l'adversité que des opportunités qui lui sont offertes sur un plateau d'argent. Néanmoins, j'ai trouvé son histoire originale, surtout grâce à son fiancé, Andy Weistein, qui du fait qu'il est juif durant cette période perturbée avec ses grands-parents en première ligne en Europe, donne une dimension intéressante à leur relation. Andy est un des assistants du producteur de film. J'ai bien apprécié son personnage bien qu'il n'échappe pas à quelques clichés.

J'ai énormément aimé tout ce qui tourne autour du film d'Autant en emporte le vent avec les informations que Kate Alcott apporte au niveau des acteurs, du scénario, des difficultés rencontrées lors du tournage... Outre les coulisses du tournage d'un des films qui deviendra l'un des plus célèbres de l'histoire du cinéma, le roman aborde les thèmes de la montée du nazisme en Europe et de l'imminence de la Seconde Guerre Mondiale, l’antisémitisme présent également aux États-Unis à ce moment-là, mais aussi la ségrégation concernant la population noire du pays. Enfin, il relate un épisode de la vie du couple Clark Gable et Carole Lombard qui se sont sincèrement beaucoup aimé et l'entrée à l'âge adulte de notre ambitieuse héroïne, personnage de fiction dont la psychologie a manqué un peu de relief et de réalisme à mon goût.

J'ai passé toutefois un très bon moment et me suis sentie irrémédiablement attirée par l'actrice Vivien Leigh dont j'appréciais avidement les moindres petits passages qui lui étaient consacrés. Elle reste pour moi un élément essentiel de l'ouvrage, même si elle est un personnage très secondaire dans le roman, que j'aurais préféré voir développer car elle me fascine toujours autant...

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La Petite Couturière du Titanic

Combien de larmes ai-je versé pendant le passage du naufrage du grand paquebot que l'on disait incassable ?

Moi qui suis fan du Titanic et de la nuit du 14-15 avril 1912, je ne peux que féliciter l'auteur de son incroyable inspiration.

J'ai beaucoup aimé ce "triangle amoureux" mais il faut dire que je préfère largement Jim que Jack, et je trouves Tess trop mignonne.

Bref j'ai adoré ce livre !

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Commentaire ajouté par LudiCullen 2019-04-02T10:06:41+02:00
La Petite Couturière du Titanic

Dès les premières pages j'ai été happer par l'histoire, qui m'a passionnée du début a la fin. Je regrette juste un peu que la partie sur le Titanic soit aussi courte, j'aurais appréciée que ça dure plus longtemps, avec plus de détails. La seconde partie avec l'enquête est passionnante. La fin est assez convenue mais ça me dérange pas. 18/20 coup de coeur.

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Commentaire ajouté par meg59255 2019-04-17T11:20:22+02:00
Si près des étoiles

Venez voir ma chronique complète sur mon blog http://beauty-and-beauty.over-blog.com/2019/04/si-pres-des-etoiles-kate-alcott.html

Cette couverture, franchement! Elle ne nous plonge pas directement dans les années 40? Il n'y a pas mieux pour nous baignez directement dans le jus! Comme on dit chez moi.

Julie Crawford est une jeune fille qui débarque à Hollywood pour devenir scénariste, bien loin de son Indiana natal. Où elle étudie à Smith College, Forth Wayne, comme Carole Lombard, la célèbre actrice. Oui parce que dans ce livre, certains personnages ont vraiment existé, dont cette actrice. Cette même Carole prend Julie sous son aile pour arriver à ses fins. Elle va donc trouver des opportunités pour Julie. Je pense qu'elle s'attache à elle, car elles viennent de la même ville, du même lycée etc... Julie s'attache également au co-producteur Andy Weinstein (personnage fictif) du film Autant en emporte le vent.

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Commentaire ajouté par MademoiselleMaeve 2019-04-17T22:14:55+02:00
Si près des étoiles

https://mademoisellemaeve.wordpress.com/2019/03/29/si-pres-des-etoiles-kate-alcott/

Avant de vous parler de Si près des étoiles de Kate Alcott, je dois vous avouer quelque chose : je n’ai jamais lu Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell ni vu l’adaptation cinématographique avec Clark Gable et Vivien Leigh. Oui, honte sur moi, d’autant que c’est l’histoire préférée de ma meilleure amie Muriel. Je suppose que pour les amateurs du film ou du livre, la lecture de Si près des étoiles doit être encore plus intéressante que pour une novice comme moi. Et comme je suis emballée comme jamais, j’imagine un peu l’état d’euphorie des fans. Car pour moi, ce roman est un vrai coup de cœur.

Julie s’installe a Hollywood dans l’espoir de devenir scénariste comme son héroïne Frances Marion. Mais Hollywood, ce n’est pas facile pour une jeune femme qui tente de percer dans le métier dans les années trente. Mais elle a la grande chance de croiser la route d’Andy, qui travaille auprès de David O. Selznick, producteur d’Autant en emporte le vent et de Carole Lombard, célèbre actrice hollywoodienne. C’est grâce à eux et à son esprit vif qu’elle réussira à percer dans ce milieu.

C’est à travers les yeux de Julie que l’on assiste au tournage de ce film mythique. Que l’on côtoie Selznick, Cukor et Fleming, Vivien Leigh et Clark Gable. A cette époque, Gable est en plein divorce et il attend de pouvoir épouser Carole Lombard.

J’ai adoré découvrir les dessous d’Hollywood à la fin des années trente, voir comment se tricottaient et détricottaient les scénarios. J’ai beaucoup aimé l’histoire entre Julie et Andy, une belle histoire, malgré la menace de la Seconde Guerre mondiale et la montée de l’antisémitisme. Être sur le plateau d’Autant en emporte le vent m’a fascinée, j’avais l’impression d’être une petite souris qui assistait à un grand moment de l’histoire du cinéma. Mais ce que j’ai préféré, c’est rencontrer Carole Lombard.

Carole Lombard, c’est le grand amour de Clark Gable, mais c’est surtout une femme incroyable. Gentille, bienveillante, elle pousse Julie à se battre pour obtenir ce qu’elle veux. Elle est drôle. Et superbe. Son histoire avec Gable est tellement chouette et surtout tellement normale par rapport à ce que l’on peut imaginer de la vie à Hollywood. Et c’est beau.

Pour moi, Si près des étoiles aura été l’histoire d’une rencontre avec une femme fantastique, dont le destin m’a brisé le cœur. J’ai eu un véritable coup de foudre pour elle et je ne suis pas prête de l’oublier. A moi, donc, les soirées cinéma pour découvrir Autant en emporte le vent et les films de Carole Lombard.

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Si près des étoiles

Je sors mitigée de cette lecture.

Le deuxième livre de Kate Alcott.

Ainsi de la même manière que son premier livre La petite couturière du Titanic nous plongeait dans les temps de la tragique traversée qui inspire encore aujourd'hui de nombreux artistes . Ici, le livre colle au plus près de la réalité de l'époque ciblée. Il s'agit de l'industrie cinématographie américaine d'avant la seconde guerre mondiale.

On est aussi à bien des égards à l'aube d'un nouveau drame comme pour le Titanic. C'est d'ailleurs ce que j'ai préféré dans ce livre. Pour les fans de cinémas de cette époque, ce livre est une vraie pépite ! Ainsi l'arrière plan du livre n'est pas bâclé, on est plongé dans cette Amérique d'avant guerre en proie avec ces archaïsmes : le racisme de l'Amérique dite profonde, l’antisémitisme affichée et assumée de certains et cette industrie du cinéma qui ne se voit que dans le gigantisme. Le tout est à regarder à l'aune de la montée du nazisme...

Ça, c'est la grande Histoire mais le livre traite avant tout de l'émergence du chef d’œuvre Autant on emporte le vent qui est un de mes films préférés. Et franchement, je n'ai pas été déçu par la façon dont l'auteure s'empare de sa genèse et nous en propose une relecture singulière. Pour les fans, on est dans un état de transe ! On côtoie Clark Gable, Vivien Leigh, David O. Selznick, Carole Lombard... On est au plus près des icônes de cette époque.

Ce film titanesque a demandé un travail à cette mesure. On voit la complexité de la chose de manière fort bien amenée et rien que pour cela, je vous conseille ce livre.

Cependant, je vous disais plus haut que j'étais mitigée. Cela tient essentiellement dans le choix du personnage principal qui ne m'a pas intéressée outre mesure.

Ainsi l'aventure liée à ce film est vu à travers le regard d'un personnage fictif : Julie Crawford. Cette jeune Américaine semble être la femme modèle. Elle désire réaliser son rêve qui est de devenir scénariste. Elle part donc pour Hollywood et devient l'assistante de Carole Lombard.

Son chemin rencontre celui d'un autre scénariste Andy. Ils vont développés des sentiments l'un pour l'autre tandis qu'on verra également la relation compliquée mais très intense de Gable avec Lombard.

Je dois avouer que la grande romantique que je suis n'a pas été convaincue par la romance. Cela en grande partie car Julie et Andy m'ont semblé manqué de charisme. Leur idylle est à cette image.

C'est pour cela que je suis mitigée car j'ai vraiment trouvé excellent l'idée de départ, le contexte, l'évolution de ce film mais les personnages ne m'ont pas convaincue. Je pense même que d'une certaine manière leur manque d'aura a nui au récit.

Bref, un livre que je conseille fortement à tous les fans du cinéma hollywoodien malgré des personnages fictifs moyens qui ne font pas le poids face à l'Histoire qu'ils intègrent.

https://www.lachroniquedespassions.com/

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La Petite Couturière du Titanic

J’ai découvert Kate Alcott avec Si près des étoiles. Et tout naturellement à la fin de ma lecture, j’ajoutais La petite couturière du Titanic – le premier roman de l’auteure – sur ma liste de courses. Après un si joli coup de cœur, je ne pouvais pas attendre avant de le sortir de ma Pile à Lire et dès que j’ai eu l’occasion, je me suis plongée dans ce roman. Et cette occasion a été des vacances au bord de l’eau. Sans avoir à prendre un bateau.

J’avais adoré Si près des étoiles, qui mêle réalité et fiction et qui surtout m’a fait découvrir l’actrice Carole Lombard. Quel coup de cœur pour cette actrice et surtout cette femme inspirante, que j’aurais aimé connaître et serrer dans mes bras.

J’avais hâte de découvrir le premier roman de Kate Alcott sur le naufrage du Titanic. Je ne connaissais pas vraiment le sujet, n’ayant pas vu le film de James Cameron (et oui), ni lu particulièrement de textes sur le sujet. Je savais tout de même quelques petites choses : que le navire réputé insubmersible a heurté un iceberg lors de son voyage inaugural en 1912 ; qu’il n’y avait pas assez de canots de sauvetage pour tous les passagers ; que près de 1500 personnes ont péri lors du naufrage. Et voilà, c’était à peu près tout ce que je savais, je le doutais donc que j’allais apprendre beaucoup de choses mais que j’allais devoir aussi faire le tri entre le « vrai » raconté par Kate Alcott et la fiction, car certains personnages de son récit n’ont pas existé, comme la petite couturière Tess, mais aussi les époux Darling, Jim… Des personnages qui semblent pourtant tellement vivants.

Comme je vous l’ai dit, j’ai eu un véritable coup de cœur pour Carole Lombard dans Si près des étoiles. Là, difficile de ressentir la même chose pour Lucy Duff Gordon et son mari Cosmo. Les milliardaires se sont retrouvés au cœur d’un scandale, car ils n’étaient que douze sur un canot qui aurait pu accueillir plus d’une cinquantaine de naufragés. Le couple aurait pris la direction de leur bateau et refusé de faire demi-tour pour venir en aide à quelques naufragés. Bien au contraire. La désinvolture de la créatrice de mode a choqué l’opinion publique. Les années qui ont suivi ont été celles du déclin de sa maison de couture – elle était la première à choisir de montrer ses créations sur des mannequins vivants, mais en plus d’avoir mauvaise presse, elle n’a pas su amorcer le virage de la modernité.

La petite couturière du Titanic est un livre passionnant, difficile à lâcher. Sincèrement. C’est intéressant et touchant. Choquant aussi. L’histoire de ce canot à moitié vide questionne. Il est facile de critiquer les décisions prises par Lucy Duff Gordon et son mari, mais qu’aurions-nous fait à leur place ? Le témoignage de Jean Darling m’a remué les tripes. Et depuis que j’ai terminé et roman, j’ai parfois des images qui me viennent en tête. Des images affreuses et déchirantes. J’espère qu’elles ne me suivront pas trop longtemps. En revanche, le livre, lui, va me toucher un bon moment. Sans aucun doute. Je vous le recommande, cent fois, mille fois.

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Commentaire ajouté par Im-a-Sassenach 2019-05-29T09:52:21+02:00
Si près des étoiles

Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique d'un roman qui avait tout pour me plaire, Si près des étoiles. En effet, le titre et la sublime couverture annonçaient déjà la couleur : des strass, des paillettes, de l'élégance, une intrigue se déroulant à Los Angeles, à l'aube de la seconde Guerre mondiale, qui nous plonge en plein cœur du tournage du plus grand film de tous les temps, Autant en emporte le vent ou l'une de mes œuvres cinématographiques chouchoutes... Il n'en fallait pas plus pour faire battre mon petit cœur plus fort et pour me mettre, à juste titre, des étoiles plein les yeux. Je remercie infiniment les éditions L'Archipel pour ce superbe envoi qui me promettait monts et merveilles, à moi la grande fan de l'âge d'or d'Hollywood que je suis. Et je puis vous assurer que je n'ai pas été déçue du voyage !

En effet, j'ai pour commencer appris énormément de choses grâce à ce livre, qui s'est révélé nous offrir un récit semi-fictif, c'est-à-dire dont les personnages qui y figurent et les événements qui y sont narrés ont majoritairement réellement existé et eu lieu. Seuls les deux protagonistes que sont Julie et Andy ainsi que leur histoire et origines respectives sont véritablement issus de l'imagination de l'autrice. Néanmoins, il en faut du talent pour parvenir à brouiller à ce point la frontière entre fiction et réalité ! Pour ma part, j'ai trouvé les personnages inventés que sont Julie et Andy si bien construits et authentiques que j'ai cru à leur existence jusqu'au bout. Même à l'heure où je vous écris ces lignes, ils vivent encore dans ma mémoire. Je pense que c'est sans aucun doute dû à tout l'amour que Kate Alcott a ressenti en les créant, et cette tendresse toute particulière et désarmante qu'elle éprouve toujours pour ses enfants d'encre et de papier transparaît à travers les pages. Elle est palpable et contagieuse, tout simplement. Donc, même si parfois Andy et surtout Julie m'ont fait levé les yeux au ciel parce qu'ils se montraient un peu trop légers ou puérils à mon goût, ils étaient à mon sens tout ce qu'il y a de plus réel et humain. Je me suis profondément attachée à eux et j'ai pris très à cœur le développement quelques fois un peu trop précipité et cliché de leur relation, ainsi que les rêves et espoirs qui les animent.

Quand je disais que j'avais appris beaucoup, beaucoup de choses grâce à Si près des étoiles, je ne faisais pas uniquement référence à toutes les informations que Kate Alcott nous fournit sur le tournage de l'intemporel Autant en emporte le vent bien qu'en effet, toutes les connaissances que j'ai pu acquérir sur la création colossale et laborieuse de ce film grâce à ce roman me l'ont fait l'adorer encore plus qu'avant, si cela est possible. En effet, pour ouvrir une petite parenthèse là-dessus, il en a fallu du génie et de la persévérance pour réaliser une adaptation aussi fidèle et poignante d'un roman-fleuve qui n'a jamais perdu de sa superbe au fil des décennies, et c'est ce que ce livre, et l'extrême justesse avec laquelle Kate Alcott nous transmet tous les fruits de ses recherches, nous fait intensément, indubitablement ressentir. Autant en emporte le vent premier du nom restera à tout jamais un monument de la littérature et sa version sur pellicules est à la hauteur de son extraordinaire démesure, et ce à tous les niveaux.

Ce qui m'amène au message central que ce livre fait passer selon moi : on n'obtient rien sans rien. Se donner corps et âme dans tout ce que l'on accomplit au cours notre quête du bonheur, telle est la clé de la réussite. Même si cela doit se solder par un échec, l'investissement en fallait la peine. Je ne vous cache pas que j'ai été toute chamboulée à la fin de ma lecture car, jusque-là, je ne faisais que dévorer le livre telle une affamée qui ne prenait pas véritablement le temps de savourer mais qui ne pouvait juste pas s'empêcher de tourner inlassablement les pages, de plus en plus vite. Sans forcément se rendre compte de la réelle teneur de ce que l'autrice avait à dire. Puis est arrivé cet épilogue. C'est là que je me suis prise une telle claque que j'en suis restée sonnée pendant un petit instant qui m'a permis de prendre le temps de réfléchir à ce que je venais de vivre, aux informations que j'avais assimilées. Et, face à la bienveillance de l'autrice tant envers les personnes réelles qui lui ont inspiré ce merveilleux roman qu'envers sa propre progéniture de fiction, j'ai littéralement fondu. J'étais tout simplement hébétée et j'ai alors ressenti comme un sentiment de vide et de plein à la fois. De vide car je quittais définitivement les plateaux et tout l'univers qui avaient permis à l'un des chefs-d'œuvres les plus inestimables ayant jamais existé à mes yeux de prendre vie, et de plein car ce roman m'a d'une certaine façon donné la clé ouvrant sur la porte de bien des réponses à mes tracas quotidiens. Je ne saurais me montrer parfaitement claire sur ce que j'ai vécu grâce à Si près des étoiles. Tout ce que je peux vous garantir, c'est que ce roman saura vous parler, profondément vous toucher, vous faire rêver et soupirer d'aise mais cela ne sera pas que de la simple poudre aux yeux, je vous le promets. Ce roman recèle selon moi avant tout de magie de la réalité, cette poussière d'étoiles impalpable qui provient de nos divers émotions et surtout de notre foi, de notre courage à mener les luttes qui constituent notre routine, de notre acharnement constant à gagner nos combats, qui subsiste même après avoir lamentablement échoué. Ce roman nous rappelle en filigrane la beauté de la nature humaine dans ce qu'elle fait de mieux : vivre et aller de l'avant.

Je dirais que ce livre m'a tout simplement rappelé pourquoi des personnes comme Julie et moi étions béates d'admiration, le cœur en émoi face à des pépites magnifiques, presque irréelles tant elles sont prodigieuses, inouïes, telle qu'Autant en emporte le vent : de telles œuvres nous poussent malgré elles à nous surpasser, à nous mettre à la hauteur de nos espérances, à vouloir mieux car on est conscients de notre valeur et car nous savons ainsi que nous pouvons espérer plus et que nous devons nous en donner les moyens.

Vous l'aurez certainement compris, Kate Alcott nous transmet ces sublimes valeurs au cours du livre grâce à ses personnages qui prennent tous sans exception une concrète crédibilité à nos yeux. Comme je l'ai affirmé plus haut, la réalité et la fiction se confondent de façon déconcertante, au point que je ne me suis jamais véritablement posé la question de savoir si ce que l'autrice nous racontait était vrai ou faux, même en ce qui concernait les personnages pour ainsi dire historiques. Je l'avoue, je lui ai fait aveuglément confiance à ce niveau-là. M'est avis néanmoins que, pour ce qui est des acteurs (je n'ai pas fait exprès, je le jure) de ce récit, celle qui fut pour moi la plus convaincante et sincère, c'est Carole Lombard. Je dois le reconnaître, je ne la connaissais auparavant que de nom et de réputation et force est de constater que je meurs d'envie de me faire toute sa filmographie dès à présent. C'est surprenant que je me sois autant attachée à cette femme pourtant exceptionnelle dont je ne savais presque rien avant d'ouvrir ce livre alors que je m'attendais plutôt à succomber en me retrouvant face à la légende Clark Gable en chair et en os. J'escomptais en effet que ce soit lui qui me fasse vibrer, lui qui a su donner un visage et une réelle épaisseur à l'incomparable Rhett Butler, sacré numéro qui s'était emparé de mon cœur à tout jamais lorsque j'avais vu Autant en emporte le vent pour la première fois (j'ai d'ailleurs follement envie de le revisionner à nouveau - non, pas une envie, un réel besoin même). Mais in fine, Clark se retrouve dans l'ombre de son indescriptible compagne et ce n'est pas plus mal quand j'y repense. Je suis en effet extrêmement heureuse d'avoir pu fait la connaissance d'une femme aussi solaire et féministe jusqu'au bout des ongles, probablement sans même qu'elle s'en aperçoive. Carole Lombard avait un franc-parler incomparable à aucun autre. Dans ce livre en tout cas, elle se montre sans filtre, notamment face aux hommes, et c'est un vrai délice. Elle nous fait rire aux éclats, elle fait scintiller cette étincelle de bonheur qui se trouve dans chacune de nos pupilles, elle rayonne et elle nous fait rayonner avec elle. Elle nous donne envie de pleurer, aussi. C'est certainement le personnage pour lequel j'ai ressenti le plus d'empathie et une palette d'émotions digne d'un arc-en-ciel. Je pense que cette métaphore lui aurait plu. J'ai également trouvé ça drôle que la manière dont Carole est dépeinte dans ce roman corresponde à la perfection aux propos que Clark Gable a un jour tenus sur elle, à savoir les suivants : « Vous pouvez confier à cette petite insouciante votre vie, vos espoirs ou vos faiblesses et il ne lui viendra même pas l'idée de vous laisser tomber. » En effet, cette citation à elle seule résume parfaitement la femme qu'était Carole Lombard : d'une innocence pure et d'une joie de vivre communicative. Et surtout, c'était une femme qui avait le cœur sur la main, qui aidait tous les êtres, humains comme vivants, et ce sans même y réfléchir à deux fois. La spontanéité et la générosité faites femme en somme. Je ne suis pas prête d'oublier ces moments passés à ses côtés. Quant à Clark, je me suis in fine reconnue dans sa timidité et dans sa surprenante simplicité. Lui qui avait l'aura d'un grand roi du cinéma n'était au fond qu'un homme. J'ai trouvé cela important que l'autrice nous rappelle que toutes ces idoles qui nous vendent du rêve au quotidien, celles d'antan comme celles d'aujourd'hui, n'étaient simplement rien de plus que des êtres humains qui avaient eu l'audace de donner une âme à des histoires qui ont fait battre la chamade à nos cœurs las et esseulés.

Celle d'Andy et de Julie, celle de Clark et de Carole, s'imbriquant délicieusement, y seront parvenues en tout cas. Avant de m'attaquer à la conclusion de cette chronique, je tiens juste à vous expliquer pourquoi Si près des étoiles ne sera in fine pas un coup de cœur pour moi, même après tout ce que je viens de vous en dire de positif. Cela se jouait pourtant à si peu de choses mais je mûris au fil des années et des ouvrages et j'en deviens forcément un peu plus exigeante au fur et à mesure, repérant ainsi des petits détails qui ne veulent pas dire grand chose pour la plupart des lecteurs mais, pour ma part, je prends le temps de m'y arrêter. Je ne sais si cela est dû à la plume originelle de l'autrice ou à la traduction française mais j'avais parfois du mal avec certaines tournures de phrase, par ailleurs fréquemment répétées au cours du récit. J'avais la sensation que cela ne sonnait pas naturel, que cela avait pour vocation de créer un côté raffiné qui aille de pair avec cette atmosphère résolument hollywoodienne mais que cela tombait un peu à plat pour le coup. Ce petit bémol ne m'a nullement freinée dans ma lecture mais je tenais néanmoins à le souligner, au cas où cela pourrait faire tiquer certaines personnes. Je déplore aussi le fait que certains sujets abordés dans ce récit ne soient pas plus creusés, comme par exemple comment Autant en emporte le vent a pu ouvrir des portes à la communauté afro-américaine, du moins dans le domaine du cinéma, comment ce film s'est battu à sa manière contre le racisme encore ambiant de l'époque. L'autrice nous livre de petits détails croustillants à ce propos mais j'en aurais voulu plus. Néanmoins, je reconnais qu'à ce niveau-là, j'exagère car la romancière a réussi l'exploit de condenser un maximum toutes les informations qu'elle avait à nous délivrer afin que tout soit traité, même de façon superficielle (en particulier pour ce qui est de l'homosexualité, quel dommage), que tout tienne et aille ensemble dans un seul livre d'à peine plus de trois cent pages : la ségrégation, l'antisémitisme, le sexisme au sein de l'industrie cinématographique, le combat discret mais cependant ardent mené par des femmes telles que Carole Lombard ou encore la scénariste oscarisée Frances Marion (une autre belle découverte que je viens de faire là) pour la réussite d'autres femmes dans ce dur mais gratifiant milieu, la façon dont un film se construit, les différentes interactions entre les acteurs, le réalisateur, le producteur, les imprésarios, la description d'un amour authentique qui peut perdurer dans le temps... Bref, je ne peux pas ne pas avoir été impressionnée par la capacité remarquable que l'autrice a eu de faire autant de références, de clins d'œil et de mentions à des thèmes forts ou à des personnalités importantes du paysage culturel de l'époque tout en menant de front sa double-narration principale avec ces deux histoires d'amour qui vous feront tourner la tête et donner follement envie d'y croire, en cet amour idéal qui brise les barrières du temps et des conventions. Pour tous les amateurs de vieux films hollywoodiens, d'Autant en emporte le vent uniquement ou de belles romances, le résultat en est d'autant plus exquis et savoureux. Une jolie réussite en somme.

Sinon, pour en revenir à l'écriture de Kate Alcott, je n'ai rien à redire : elle est fluide, en dehors du point que je viens juste de mettre en avant, et elle nous emporte sans aucun problème dans cet univers impitoyable, fait d'illusions mais aussi de véracité qu'est Hollywood. Cela a été un réel plaisir pour moi que de suivre Andy et Julie dans leurs traces, d'arpenter Los Angeles à leur côté. Ayant déjà eu l'immense chance de me rendre dans cette ville de rêve en vrai, ce roman m'a donné d'autant plus envie d'y retourner pour l'explorer en profondeur et pour écarquiller grand les yeux face à tout ce dont je n'ai pas pu jusqu'à présent faire l'expérience dans la vie réelle. Je remercie pour l'instant du fond du cœur Kate Alcott de m'avoir proposé de monter dans cette capsule temporelle de son cru : j'ai ainsi pu vivre par procuration l'effervescence d'un Hollywoodland au charme absolument irrésistible dont je suis persuadée qu'il existe encore, même au travers des productions cinématographiques actuelles et de la modernisation qu'il a subi au fil des décennies. En tout cas, grâce à Kate Alcott entre autres, l'âge d'or du cinéma américain vivra encore longtemps dans les mémoires et par le biais de nos fantasmes les plus fous.

Sur ce, ma critique littéraire touche à sa fin. J'espère qu'elle aura su vous donner envie de laisser sa chance à ce roman car c'était là mon seul et unique vœu. Je n'ai plus qu'à souhaiter à toutes les Julie du monde le meilleur, qu'elles continuent à s'acharner et à y mettre du leur pour que les étoiles soient enfin à portée de main. Pour ma part, grâce à ce récit, j'ai véritablement eu l'impression de pouvoir les atteindre, les attraper même. Je garderai cette sensation de liberté et d'euphorie dans mon cœur afin de ne jamais me laisser abattre à l'avenir, quelque soit le projet que j'entreprends. Par ailleurs, il est possible que cet espoir insensé que j'abrite au plus profond de moi ait un lien avec cette Californie pleine de ressources... Mais en attendant de pouvoir y retourner le cœur pétillant et le sourire aux lèvres, il y a un autre livre de Kate Alcott qu'il me tarde de découvrir : La petite couturière du Titanic ou les sombres secrets que recèle le paquebot au destin le plus tragiquement connu au monde...

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Commentaire ajouté par vivie10 2019-10-31T16:42:30+01:00
La Petite Couturière du Titanic

Je pensais que l'histoire serais mieux construite que ça.

Même si j'ai bien aimé le petit suspense pour savoir ce qu'avait fait Lady Lucy le soir du naufrage, le reste du livre était monotone.

J'ai été déçue car je m'attendais à beaucoup mieux.

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