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Tous les livres de Louis Aragon

6 notes
39 lecteurs

Rencontres insolites :

Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires

Jean Giono, Le Hussard sur le toit

Colin Higgins, Harold et Maude

Roberto Benigni et Vincenzo Cerami, La vie est belle

Quand ça commence mal…

Marcel Proust, Un amour de Swann

Aragon, Aurélien

Albert Cohen, Belle du Seigneur

Sébastien Japrisot, L’été meurtrier

Espoir ?

Charles Beaudelaire, Les Fleurs du Mal

Vladimir Nabokov, Lolita

Richard Matheson, Le jeune homme, la mort et le temps

Marguerite Duras, L’Amant de la Chine du Nord

Bernhard Schlink, Le liseur

Alessandro Barico, Soie

Coup de Foudre !

Guillaume de Lorris, Le Roman de la Rose

William Shakespeare, Roméo et Juliette

Jean Racine, Phèdre

Stendhal, Le Rouge et le Noir

Gustave Flaubert, L’Education sentimentale

Ernest Hemingway, Pour qui sonne le glas

Philippe Labro, L’étudiant étranger

Jean-Christophe Rufin, L’Abyssin

Philippe Sollers, Passion fixe

4 notes
14 lecteurs

Anicet ou le panorama, roman est le premier roman d'Aragon. Il l'écrivit de septembre 1918 à mars 1920. Dans les années suivantes, Aragon rédigea plusieurs "clefs" dans lesquelles il prétendait rendre compte de la genèse et de l'intention de l'ouvrage ainsi que de l'identité des personnalités qui se cachaient derrière les personnages de roman.

Cette oeuvre ironique, satirique et parodique est à la fois un roman psychologique et un roman policier; elle associe les traits du roman de formation à ceux du roman d'art et d'artiste. Le héros, le jeune poète Anicet, rompt avec son passé en adhérant à une "société secrète" composée d'hommes qui, portés à des tendances anarchistes et criminelles, sont, pour la plupart, des artistes qui, se trouvant en concurrence les uns avec les autres, font la cour à la même dame, Mirabelle ou Mire, incarnation de la "beauté moderne" et en même temps de la femme en tant que telle, ce qui n'empêche pas cette même beauté d'accorder ses faveurs au millionnaire Pedro Gonzalès, homme d'argent, qu'elle finit par épouser. Fait pendant à ce "club des sept masques" (au moment où Anicet fait leur connaissance ils portent des masques) une association franchement criminelle dont le but est "l'exploitation des richesses du quartier du Roule" et dont le chef est le marquis della Robbia, diplomate de son métier et, lui aussi, membre du club des sept masques. Il y a ainsi, par le biais de l'art, maints contacts entre les deux groupements. Comme Anicet perce à jour le rôle double joué par le marquis et que celui-ci s'en aperçoit, ce dernier cherche le moyen et l'occasion de se débarrasser d'Anicet. Baptiste Ajamais, le meilleur ami d'Anicet, soutient activement la cabale tissée contre le jeune poète. À la fin, celui-ci est déféré en justice pour un meurtre qu'il n'a pas commis (puisque Pedro Gonzalès s'est suicidé), - mais on lui impute tous les crimes récents restés mystérieux, et parmi eux l'homicide sur la personne d'Omme commis effectivement par l'accusé dans une situation de légitime défense. Anicet, d'une totale indifférence à l'égard de la vie, "avoue" tous les crimes dont on le charge.

Jusqu'à un certain degré, Anicet ou le panorama, roman est un roman à clefs. Quelques-uns des personnages principaux ont pour modèle des personnalités réelles de la scène littéraire et artistique de Paris. Ainsi Ange Miracle est le poète Jean Cocteau, Jean Chipre ("l'Homme Pauvre") le poète Max Jacob, le professor Omme est le poète Paul Valéry, Harry James ("l'homme moderne"), qui jadis avait fait un enfant à Mirabelle et qui ^met un terme à ses jours en se suicidant, est Jacques Vaché, Baptiste Ajamais, l'ami d'Anicet (et son traitre), le poète André Breton. Des traits d'Aragon lui-même marquent le personnage d'Anicet. Pablo Picasso se retrouve sous la figure du peintre Bleu, allusion évidente à la période bleue de Picasso ("l'Homme Arrivé"), et Charlie Chaplin apparaît sous celle du garçon de café Pol. Quant à Pedro Gonzalès, il ressemble physiquement au peintre mexicain Diego Rivera, quant à son appartement dans la Rue de la Baume, Aragon prend pour modèle celui du marchand d'art Léonce Rosenberg. Arthur est Arthur Rimbaud.

Certaines figures présentent une double identité : derrière le critique d'art Le Bolonais se cache le détective américain Nick Carter, derrière Mirabelle une dame du monde, Madame de B*, née dans un milieu des plus modestes: Elmire Masson de son vrai nom, elle fut appelée Mamelle et ne réussit à monter l'échelle sociale qu'après de nombreuses aventures amoureuses qui toutes se soldaient par des échecs. Ange Miracle s'appelle "en réalité" Perroneau.

Le roman reflète la modernité de son époque et les moyens d'expression propres à cette modernité. Il tourne autour de la conception d'une "beauté nouvelle" qui, ambiguë, sujette à des métamorphoses perpétuelles, est estimée comme belle par ses adhérents et est jugée comme laide par ses adversaires. Le roman jette les bases d'une conception de l'amour à laquelle Aragon restera fidèle toute sa vie: l'amour, marqué d'une jalousie permanente, implique (ou se définit par) l'abandon total du moi masculin dans la volonté de la femme aimée, qui est sa seule chance de salut. Un autre thème qui, dans Anicet, fait sa première apparition chez Aragon est celui de la trahison illustrée par les agissements de deux des compagnons d'Anicet, Baptiste Ajamais et le marquis de la Robbia.

Le roman présente des formes différentes du comportement dans un univers devenu problématique à l'intellectuel. Il témoigne d'une conception profondément pessimiste, voire nihiliste du monde et de l'homme. Les limites de la personnalité s'estompent, le principe d'identité est mis en cause. "L'homme moderne" est l'homme amoral n'agissant que pour l'action elle-même, qui, elle, est imprévisible et n'exclut pas, le cas échéant, le crime. Ici se dessine l'exemple de Lafcadio, perso nnage du roman Les Caves du Vatican d'André Gide. L'artiste est un personnage complètement mené par ses émotions; l'impact exercé par l'oeuvre d'art littéraire ou pictural sur le lecteur ou le contemplateur se mesure à la force des émotions qu'elle réussit à mobiliser chez lui. L'artiste est aussi un personnage louche, proche du bandit, qui n'hésite pas à se dresser brutalement contre les valeurs non seulement esthétiques, mais aussi morales de la société.

Au niveau formel, le roman frappe, entre autres, par le recours à des techniques cinématographiques telles que le découpage, le fondu enchaîné, le gros plan ainsi qu'à des actions typiques d'un film comme les scènes de poursuite.

Aragon doit à son exceptionnelle longévité, que d'aucuns n'hésitent pas aujourd'hui à lui reprocher, comme ils font plus ou moins grief à Jean Paulhan de n'avoir pas été fusillé avec ses camarades du réseau du Musée de l'Homme, d'avoir eu, comme on dit, le dernier mot, au terme de cette traversée du temps qui s'acheva pour lui avec la disparition, en 1966, de son contemporain André Breton, et la mort, en 1968, de l'auteur du Guerrier appliqué, du Pont traversé et des Fleurs de Tarbes, son aîné de treize ans. L'article qu'il lui consacra dans Les Lettres françaises du 16 octobre 1968 - «Le Temps traversé» - prend tout naturellement la suite de ceux - «Lautréamont et nous» - qu'il avait consacrés l'année précédente à la «génération de 1917», et au souvenir de sa rencontre avec André Breton. Il s'éclaire de leur dialogue épistolaire, où l'on trouvera comme un avant-goût ce que pourrait être leur «correspondance générale», à laquelle se mêle aussi la voix croisée d'Elsa Triolet. Le «pêle-mêle des événements et des hommes» y touche constamment à ce qui fait l'homme, «dans ses rapports avec les autres», à ce que, «pour simplifier, dit Aragon, on appelle la politique». La politique, ou le roman, grâce auquel «le temps, comme un pont, se traverse : à la façon des voitures, mais aussi à la façon d'un fleuve».

45 notes
211 lecteurs

Aragon nous décrit l'histoire d'amour entre Aurélien, jeune lieutenant rentré du front, et Bérénice, provinciale en visite à Paris. La passion qui naîtra de leur rencontre a pour toile de fond le Paris de l'entre-deux-guerres, prétexte à la description d'une nouvelle société surréaliste.

1 notes
3 lecteurs

Aurélien tombe amoureux de Bérénice Morel qui, de sa province, est venue passer quelques jours à Paris. Puis les circonstances de la vie éloignent Aurélien et Bérénice, sans que cesse leur amour, mais aussi sans que leur amour puisse exister vraiment. En 1940, mobilisé, Aurélien rencontre Bérénice, une Bérénice en laquelle la femme nouvelle tente de naître et que tout sépare désormais de lui. Mais quelques heures plus tard, elle est tuée par les Allemands, à côté d'Aurélien, en voiture.

Source : Folio, Gallimard

1 notes
3 lecteurs

La fin d'un roman qui semble fait pour illustrer le célèbre vers d'Aragon : Il n'y a pas d'amour heureux.

" Bérénice sait qu'il n'y a plus rien de commun entre elle et Aurélien. L'abîme s'est creusé entre eux, voilà ce qu'elle proclame à la dernière minute. Aurélien, c'est celui qu'elle a aimé, et dont l'histoire a fait cet homme, qui est étranger à son amour." A.

Source : Gallimard

1 notes
6 lecteurs

'Quand j'ai connu Blanche, elle portait un petit chapeau de feutre, cloche, très enfoncé, d'un feutre extraordinairement tendre, léger, mou, comme si ça lui avait fait quelque chose de coiffer Blanche.

Elle aimait s'habiller en noir, elle s'asseyait d'une façon que n'avait personne, se penchait pour m'écouter, la joue sur la main, le coude sur le genou. Je lui avais dit : 'Vous fumez ?', et elle avait éteint sa cigarette, non, c'était pure nervosité. C'est très drôle, cette petite fille, dès la première fois, dans un lieu avec de hautes lumières, un café tout en longueur,j'avais une idée tracassante, je ne pensais qu'à une chose, et Dieu sait ce que je pouvais dire !

Les mains m'en tremblaient,j'avais envie d'enlever son manteau, d'ouvrir sa robe... Pourquoi ?' Aragon

Articles, déclarations, préfaces, entretiens... Aragon a beaucoup écrit en marge de son oeuvre poétique ou romanesque. Ces textes réunis forment le discours d'accompagnement (ou les "mémoires") d'une oeuvre, qu'ils contribuent à éclairer et à situer dans son contexte (ou "hypotexte") historique, politique et littéraire.

1 lecteurs

Catalogue de l'Exposition Internationale du Surréalisme de janvier-février 1938, dont huit pages répertoriant les 229 pièces exposées.

16 notes
76 lecteurs

Recueil de poèmes dédiés à sa compagne, Elsa Triolet. Mais ces vers désormais célèbres sont le prétexte d'une invitation à la résistance adressée à ses compatriotes. Les troupes allemandes occupent en effet le pays depuis la cuisante débâcle de l'armée française et son repli sur Dunkerque. S'inscrivant dans la tradition poétique française, médiévale en particulier, Aragon chante l'amour d'Elsa mais aussi de sa patrie.

1 lecteurs

Description de l'éditeur

Lorsque Aragon publie son Henri Matisse, roman, c'est l'aboutissement d'un projet, né trente ans plus tôt, de la rencontre entre l'écrivain et le peintre. Rencontre passionnelle et bouleversante. De 1941 à 1971, Aragon médite son Henri Matisse, roman qui donnera naissance à un livre d'art en deux tomes dont nous reprenons le texte et les images dans leur intégralité, les 551 documents d'origine étant reproduits ici en noir et blanc. Cette longue maturation aboutit à une richesse exceptionnelle dans la variété des genres. Aragon confronte son propre travail d'écrivain à celui du peintre dont il s'est assigné pour tâche de faire le portrait.

«Ceci est un roman, c'est-à-dire un langage imaginé pour expliquer l'activité singulière à quoi s'adonne un peintre ou un sculpteur, s'il faut appeler de leur nom commun ces aventuriers de la pierre ou de la toile, dont l'art est précisément ce qui échappe aux explications de texte.»

Aragon.

4 lecteurs
1 notes
12 lecteurs

A l'égal de Baudelaire, Aragon sera toujours l'un des plus grands poètes de Paris.

Des proses éblouissantes du Paysan de Paris à La Semaine sainte, des Beaux Quartiers à En étrange pays dans mon pays lui-même, il n'a cessé de chanter une ville que ses amis surréalistes prenaient pour décor de leurs rêves, un " Paris qui n'est Paris qu'arrachant ses pavés ". Mais au cœur de cette ville, il y a, pour Aragon, l'image de la femme aimée, Elsa ; et, lorsque le poète écrit : " Arrachez-moi le cœur vous y verrez Paris ", nous comprenons, bien sûr : " Il ne m'est Paris que d'Elsa ".

Le présent ouvrage rassemble les plus beaux poèmes d'Aragon consacrés à Paris. Enrichi de documents iconographiques rarement publiés et d'une postface de Sylvie Servoise, il est une invitation à déambuler dans l'histoire d'une ville écrite aux portes de la légende.

6 lecteurs

L’essai d’Aragon Je n’ai jamais appris à écrire ou Les Incipit fut publié en 1969 dans la collection d’art « Sentier de la création » chez Skira à Genève et repris dans les ORC en 1974, donnant ainsi au corpus de fictions romanesques qui le précède une conclusion, un intéressant effet de post-scriptum analysé par Édouard Béguin (1989 [1]). Cet ouvrage à l’esthétique admirable est illustré de nombreuses reproductions picturales et de fac-similés de l’écriture d’Aragon. Publié dans une période d’intense réflexion théorique, il propose des analyses fascinantes sur l’écriture, sur son origine et sur sa fin. Le « sentier » qu’Aragon déclare suivre le conduit à analyser et réinterpréter la majeure partie de son œuvre romanesque du premier roman écrit en 1903-1904 (Quelle âme divine !) au dernier né : La Mise à Mort (1965), non sans que certaines recatégorisations ne manifestent le brouillage des genres opérés par l’auteur à partir des années 60.

La similarité du processus décrit pour chacun des romans souligne que la théorie des Incipit est susceptible de rassembler et de rendre compte de l’ensemble d’une production romanesque, qui de l’extérieur peut apparaître comme singulièrement diverse, voire contradictoire.

Si l’on reprend la définition que Mircea Éliade juge « la moins imparfaite » du mythe, on conviendra que ce qu’Aragon invente pour son propre compte relève davantage de la fiction que du mythe. Rien de directement « sacré » dans cette mythologie personnelle, ni de « temps fabuleux des commencements », pas plus que d’interventions d’« être surnaturels » (Éliade, p 15). Mais les Incipit interroge la survenue de l’écriture (romanesque essentiellement) et à ce titre, constitue bien le récit d’une création (quoique sans transcendance) qui s’inscrit dans la catégorie des discours critiques d’écrivains.

1 notes
1 lecteurs

LA DEFENSE DE L'INFINI Des centaines de pages écrites presque en secret depuis Mai 1923, déchirées et brûlées à la fin de 1927 : échec d'un projet ruiné d'avance par sa folle démesure ? Inachevé et mis à mort, ce roman des romans dont rêvait Aragon nous dérobe à jamais son architecture.

Mais il revit en fragments éclatés, fascinante Babel où chaque personnage suscite un roman singulier : Blanche, Michel, Anne, Amanda, Firmin... - prénoms initiateurs d'autant de destins qui s'ignorent ou se croisent, dans les portes battantes de la vie, et cette figure énigmatique, Irène, au cœur d'un texte qui dépasse de loin le roman " érotique ", dans la sublimation lyrique et la sinistre parodie, dans une interrogation sur les pouvoirs de l'écriture, et dans le désespoir d'aimer. Romans, poèmes, digressions, l'unité de l'ensemble est dans la splendeur de la phrase aragonienne, frémissante, équivoque, exaspérée, blasphématoire - qu'elle dise dans le monde une sensualité qui se perdrait sans les mots qui la saisissent ou qu'elle invective, en la parodiant jusqu'à la nausée, la bassesse d'une société.

Inséparables des grands textes contemporains du Paysan de Paris au Traité du Style, ces pages si longtemps occultées ont pourtant irrigué toute l'écriture ultérieure D'Aragon. Roman enfin, l'histoire de leur résurrection - jusqu'aux feuillets deux fois sauvés par Nancy Cunard, qui donnent à ce volume dix-neuf chapitres inédits et superbes.

5 notes
17 lecteurs

La Diane française est un recueil de poèmes écrit par Louis Aragon durant la Seconde Guerre mondiale, mais publié à la fin de l'année 1944 par Pierre Seghers, et ayant pour thème la résistance sous l'Occupation.

Il contient notamment La Rose et le Réséda et Il n'y a pas d'amour heureux (poème chanté entre autres par Georges Brassens, Françoise Hardy et Jean Ferrat, qui a rencontré un grand succès) et "Ballade de celui qui chanta dans les supplices".

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6 lecteurs

" Le roman est situé dans cette vie du siècle XX, les deux guerres, le Front populaire et la mort de Gorki, et ces jours d'aujourd'hui : le monde réel, vous avez beau le tourner dans tous les sens, c'est encore le monde réel. Et qu'Antoine parle ou l'auteur, ou c'est Alfred, il faut en croire celui-ci, disant à Fougère : Tout n'est, que j'écris, qu'une lettre, une lettre sans fin vers toi.

Une longue, une interminable lettre d'amour... " (Aragon).

5 lecteurs

Par le pouvoir des mots, le poète a le pouvoir d’agir, de refuser, de changer le cours des choses. Autrement dit, de s’engager.

D’Éluard à Césaire en passant par Aragon, Garcia Lorca, Prévert, Desnos, Neruda, Char ou Ritsos, les poèmes de ce recueil témoignent de la façon dont les poètes ont accompagné la marche des peuples - ou des individus - vers leur liberté, avec les mots comme armes et drapeaux.

5 lecteurs

Cette Semaine Sainte est celle du 19 au 26 mars 1815.

Le débarquement de l'île d'Elbe a eu lieu et " Bonaparte " a déjà dépassé Lyon. Louis XVIII est en fuite. Une indescriptible cohue l'accompagne, une foule de gens qui courent aussi vite qu'ils le peuvent de Paris à Béthune. C'est la Maison du Roi, la cour, les dignitaires, des maréchaux, les troupes qui sont restées loyales. La France, encore une fois, se trouve partagée en deux. Il y a la France du passé qui fuit avec Louis XVIII, et celle du présent, avec ses aspirations, ses espoirs, qui regarde du côté de Napoléon.

L'empereur est-il plus proche de la Révolution, plus proche du peuple que les Bourbons ? Un tel livre, un tel roman est impossible à résumer. C'est le tableau de tout un peuple à un tournant de son destin, c'est l'immense poème épique d'une société saisie au milieu de ses convulsions les plus caractéristiques. C'est une somme poétique, historique, romanesque, l'un des plus beaux livres d'Aragon.

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1 lecteurs

Depuis dix jours, l'inquiétude règne dans les milieux fidèles à Louis XVIII. Débarqué près d'Antibes, Napoléon se dirige à marches forcées vers la capitale et, sur son passage, les régiments se rallient les uns après les autres. En ce dimanche des Rameaux on dit même qu'il est à Fontainebleau.

Que devront faire les troupes cantonnées dans Paris — se battre ou « se dégager » selon la formule stratégique? C'est l'ordre de repli qui est donné. Alors commence le lent exode vers le nord qui, sous la pluie froide, devient une débandade dans la confusion des fausses nouvelles et des contre-ordres.

Pittoresque, émouvante ou tragique, la débâcle entraîne dans ses tour-billons des canailles comme des gens prestigieux. Pour Théodore Géricault, peintre devenu mousquetaire, elle durera le temps de retrouver sa vocation — le temps de la Semaine sainte, magistrale évocation des heures qui ont préludé aux Cent-Jours. Mais peut-être ce dont parle ce livre est-il au-delà de ce scénario; ce à quoi il prélude, c'est peut-être notre temps, en tout cas l'avenir.

Source :Le livre de poche

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2 lecteurs

Présentation de l'éditeur

Dans cette œuvre foisonnante, La Semaine sainte (1958) à l'entre-deux de deux esthétiques romanesques, brille d'un éclat singulier et pose au lecteur un problème de lecture et de sens. Qu'est-ce que ce curieux roman, historique, tout en niant l'être, aux allures biographiques mais se revendiquant par moments farouchement autobiographique, à la fois réaliste et onirique, sursaturé de référents historiques tout en étant traversé de grands thèmes mythiques ?

2 notes
20 lecteurs

Écrites pendant la guerre et publiées clandestinement dans le recueil Servitude et grandeur des Français, ces trois nouvelles donnent la parole à « l'adversaire », qu'il soit un journaliste hostile à la Résistance et aux communistes, réparateur de radios et collaborateur, ou une jeune Allemande qui a suivi les soldats à Paris. Mais les situations changent, les idées évoluent et peu à peu les adversaires basculent dans le camp des alliés...

Mêlant rage et allégresse, gravité et anecdotes légères, Aragon riposte à l'Occupation et participe au combat avec sa plume. Trahison et courage, deux thèmes toujours d'actualité...

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12 lecteurs

Qui pouvait lire vraiment Le Con d'Irène jusqu'à une époque récente ? Qui aurait osé penser que Sade serait un jour imprimé sur papier bible ? Il n'y a plus de livre sous le manteau, plus d'Enfer. Aragon, dans les années 20 du vingtième siècle, brûle ses vaisseaux. Pas de retour possible en bourgeoisie, pas de compréhension de la part de ses amis surréalistes. Il va rentrer dans l'ordre " prolétarien ", c'est-à-dire là où on ne se doute de rien. Le camarade Aragon serait l'auteur du Con d'Irène ? Vous voulez rire, c'est une provocation. Et pourtant, la planète de la censure tourne, La Défense de l'infini nous montre que rien n'était fatal dans la régression " poétique " ou " réaliste " qui a suivi. Cela gêne beaucoup de monde ? Trop. Pour l'instant restons avec Irène : " Il flotte autour d'elle un grand parfum de brune, de brune heureuse, où l'idée d'autrui se dissout. "

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28 lecteurs

Le Crève-cœur est un recueil de poésie écrit par Louis Aragon en 1941.

8 notes
40 lecteurs

Le Fou d'Elsa (1963) occupe une place particulière à la fois dans l'œuvre d'Aragon et dans l'histoire de la poésie française. L'ampleur de l'ouvrage et la portée des ambitions du plus monstrueux des cinq grands poèmes écrits par Aragon à partir de 1954 l'apparentent certes aux grandes épopées romantiques dont il serait le dernier avatar. Reste que cette monstruosité bouleverse, d'une façon inédite chez le poète et ceux dont il se fait l'héritier, lois et fonction du genre poétique : poème-roman sans rivage, brassant la fiction avec une documentation historique peu commune dans le continent poétique, Le Fou d'Elsa produit également des thèses d'auteur, prises de position argumentées dans le champ de l'histoire, de la politique et de la littérature. Le propos de cet ouvrage, premier essai consacré au Fou d'Elsa depuis quarante ans, est de lier l'étude des thèses développées dans ce poème à celle de son armature déconcertante :jouant à la fois de la cohérence et de l'opacité de ses propos, le poème s'offre en effet à lire tel une citadelle demandant qu'on l'investisse. La description de cette citadelle nécessite aussi bien l'étude des matériaux à partir desquels le poète l'a édifiée que celle des voies d'accès qu'il ménage à son lecteur.

2 lecteurs

L'amour m'intéresse plus que la musique. Ce n'est pas assez dire : en un mot, tout le reste n'est que feuille morte."

Dans ce recueil de textes surréalistes, Aragon décrit, avec provocation et perversité, la femme française.

4 lecteurs

La nouvelle 'Le mentir-vrai', qui donne son titre au recueil, est un texte capital qu'Aragon considère comme une sorte d'art romanesque. Il y évoque ses années d'enfance en mélangeant fiction et réalité. Le recueil comprend aussi un ensemble de sept nouvelles publiées clandestinement sous l'Occupation et groupées sous le titre de 'Servitude et grandeur des Français'. Mais on trouve aussi l'histoire d'une extravagante maîtresse d'Alexandre II et de ses chiens (' La sainte Russie'), de brèves aventures de café (' Chproumpph' et 'L' inconnue du printemps'), une fantaisie policière (' Tuer n'est pas jouer'), des contes dont le ressort est l'humour...

1 notes
10 lecteurs

Aragon a réuni la plupart des poèmes écrits entre 1919 et 1925/26. Le livre est précédé de la dédicace suivante:

"Je dédie ce livre à LA POÉSIE et merde pour ceux qui le liront"

1 lecteurs
6 notes
35 lecteurs

Ce livre est né d'un sentiment inédit du paysage parisien. Comme un paysan ouvrant à tout de grands yeux, le poète nous apprend à voir d'un regard neuf les passages, les boutiques des coiffeurs à buses de cire, les bains, les immeubles les plus ordinaires, les affiches, les extraits de journaux, semblables aux collages des peintres. Deux morceaux célèbres du libre, Le Passage de l'Opéra et Le Sentiment de la nature aux Buttes-Chaumont dont l'éveil à "la lumière moderne de l'insolite".

Deux autres textes essentiels du Paysan de Paris : Préface à une mythologie moderne et Le Songe du paysan, en sont à la fois l'introduction et la conclusion, le point de départ et le point d'arrivée d'une pensée prise dans sa variation.

-- Gallimard, collection Folio 1972

20 notes
85 lecteurs

Ce poème s'appelle 'Roman' : c'est qu'il est un roman, au sens ancien du mot, au sens des romans médiévaux ; et surtout parce que, malgré le caractère autobiographique, ce poème est plus que le récit - journal ou mémoires - de la vie de l'auteur, un roman qui en est tiré. Il faut le lire dans le contexte de l'oeuvre d'Aragon. Il s'agissait ici d'éviter les redites : on n'y trouvera pas le côté politique des 'Yeux et la Mémoire' ou les heures de la Résistance de 'La Diane française' ou du 'Musée Grévin'. Le domaine privé, cette fois, l'emporte sur le domaine public. Même si nous traversons deux guerres, et le surréalisme, et bien des pays étrangers.

Poème au sens des 'Yeux et la Mémoire', ce 'Roman inachevé' ne pouvait être achevé justement en raison de ces redites que cela eût comporté pour l'auteur. Peut-être la nouveauté de ce livre tient-elle d'abord à la diversité des formes poétiques employées. Diversité des mètres employés qui viendra contredire une idée courante qu'on se fait de la poésie d'Aragon...

Pièce surréaliste en trois tableaux et un prologue.

2 lecteurs

Le Voyage de Hollande ne fait pas partie des livres les plus connus d'Aragon, mais n'en demeure pas moins une ouvre majeure dans laquelle on retrouve les grandes thématiques du poète, la douleur d'aimer, le jeu, le miroir, le double, et une matière humaine d'une profondeur peu commune. Après avoir rééditéLes Yeux d'Elsaet Il ne m'est Paris que d'Elsa, les Éditions Seghers devaient offrir une nouvelle vie à ce grand livre introuvable depuis près de vingt ans. Les poèmes qui composent ce recueil relatent moins le "voyage en Hollande" qu'ont effectué Louis et Elsa au cours de l'été 1963 qu'ils ne nous invitent à voyager dans un espace, réel ou onirique, qui fascinait déjà Baudelaire.

"Le voyage de Hollande peut être voyage pictural ou exil puisque, après Descartes, plus d'un écrivain français a cherché refuge en ce pays", explique dans sa postface Michel Besnier. Poète courtois égaré au vingtième siècle, Aragon parle ici aussi de l'amour au passé. En 1963, le temps a fait son ouvre ; bientôt les amants ne seront plus. Cette dimension temporelle explique la tonalité des poèmes sur lesquels se clôt le recueil.

1 lecteurs
2 lecteurs

Les Aventures de Télémaque est un roman de Louis Aragon publié en 1922 aux éditions de la NRF. C'est un pastiche dadaïste de l'ouvrage du même nom par Fénelon. Aragon le qualifiait de « croisement entre Fénelon et Dada ».

1 notes
17 lecteurs

Ce roman est l'histoire de deux frères, Edmond et Armand Barbentane. Le premier devra sa fortune à l'abandon qu'un homme riche lui fait de sa maîtresse. Armand, lui, abandonnant les siens, est devenu ouvrier dans une usine de Levallois-Perret : son avenir s'en trouvera changé. Ce roman est le second du Monde réel qu'inaugurait Les Cloches de Bâle.

Source : Folio, Gallimard

3 notes
27 lecteurs

Les Cloches de Bâle constituent le premier volume de la grande entreprise romanesque, Le Monde Réel.

Trois femmes en sont les figures dominantes : Diane, la demi-mondaine ; Catherine Simonidzé, jeune Géorgienne qui finit par abandonner les idées de l'anarchie pour se rapprocher du socialisme ; Clara Zetkin, la femme nouvelle.

L'ouvrage doit son titre au célèbre congrès socialiste de Bâle qui s'est tenu presque à la veille de la première guerre mondiale.

Source : Folio, Gallimard

1 notes
5 lecteurs

"Les Communistes est le cinquième roman du cycle du Monde réel de Louis Aragon paru en 1949-1951 et réécrit en 1966-1967.

Dernier épisode de cette suite romanesque, il raconte le début de la seconde guerre mondiale en France du printemps 1939 à la défaite de juin 1940. Le projet initial d'Aragon était de raconter l'ensemble de la seconde guerre mondiale mais il abandonna au bout de six volumes.

Le récit couvre d'abord la drôle de guerre en insistant sur la répression anticommuniste. Il se conclut par le récit de la défaite française."

Source Wikipedia

8 lecteurs
3 notes
18 lecteurs

De l'Exposition de 1889 à la guerre de 1914, ce roman fait la chronique d'un quart de siècle de la vie des Français, autour de Pierre Mercadier, professeur d'histoire, qui quittera sa femme et ses enfants pour mener une vie lointaine. Il reparaîtra à la veille de la guerre de 14, pour mourir à demi paralysé. Son fils, Pascal, portera les armes pendant quatre ans et trois mois, croyant par cela faire que son propre enfant n'y soit jamais soumis.

Source : Folio, Gallimard

27 notes
137 lecteurs

A la gloire de la femme aimée, Aragon, le dernier poète courtois, a composé ses plus merveilleux poèmes.

"Ma place de l'Étoile à moi, est dans mon cœur, et si vous voulez connaître le nom de l'étoile, mes poèmes suffisamment le livrent."

Pétraque a chanté Laure, Ronsard Hélène, Lamartine Elvire, c'est à Elsa qu'Aragon donne ses poèmes qui sont au nombre des plus beaux chants d'amour qu'un poète ait écrits.

2 notes
4 lecteurs

Je chante pour passer le temps

Petit qu'il me reste de vivre

Comme on dessine sur le givre

Comme on se fait le coeur content

A lancer cailloux sur l'étang

Je chante pour passer le temps

J'ai vécu le jour des merveilles

Vous et moi souvenez-vous-en

Et j'ai franchi le mur des ans

Des miracles plein les oreilles

Notre univers n'est plus pareil

J'ai vécu le jour des merveilles...

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Oeuvres poétiques de L. Aragon, né à Paris en 1897 qui fut romancier, essayiste, poète, critique d'art, polémiste et cofondateur des«Lettres françaises». Ces volumes contiennent :«Feu de joie», traductions et textes épars 1917-1922,«Une vague de rêves»,«Le mouvement perpétuel»,«Le paysan de Paris»,«La grande gaîté»,«Persécuté persécuteur»,«Hourra l'Oural», etc.

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Aragon ne ressemble pas à l'image que l'on a de lui, celle d'un poète qui, après avoir pris part à l'aventure surréaliste, a recouru à la rime et à des formes traditionnelles pour chanter la France résistante, le parti communiste et l'amour d'Elsa. Sa voix propre est sans doute moins célèbre que celles que lui ont prêtées les chanteurs. Il arrive en effet qu'on ne voie en lui qu'un parolier de génie, surtout quand on néglige de « commencer par le lire ». Sa poésie, il est vrai, n'est pas un rébus ; elle demeure une parole intelligible, ce qui la rend accessible, ce qui permet aussi à ses non-lecteurs de se méprendre à son propos. Aragon, à qui le lit, apparaît comme le poète du mouvement perpétuel. Inventeur de formes et de mètres nouveaux, il ne s'en tint jamais à ses découvertes, continua de se renouveler, contesta les genres anciens sans les refuser : en les utilisant. Comme Hugo (vu par Mallarmé), « il était le vers français personnellement ». Comme Hugo encore, il eut plusieurs cordes à son instrument et n'en négligea aucune. Voici donc toute la lyre d'Aragon, rassemblée, ainsi qu'il l'a souhaité, dans l'ordre chronologique, depuis Feu de joie jusqu'aux Adieux en passant par des traductions et des textes épars dont cette édition offre le recueil le plus complet jamais réalisé. On a pris l'habitude de distinguer trois périodes dans ces soixante années de création : l'appel à l'imaginaire des époques dadaïste et surréaliste, la quête de la réalité à travers les noces de l'écriture et du militantisme (dont la poésie de la Résistance est la plus belle illustration), le lyrisme intime, enfin, qui offre une incessante relecture de soi via une diversité inouïe de formes. Ces deux volumes montrent qu'Aragon, en fait, ne changea jamais tout à fait de matière, que tous les enjeux de sa poésie – la langue, l'Histoire, le sujet individuel – sont toujours présents, même si l'accent est mis tantôt sur l'un, tantôt sur l'autre. Son œuvre poétique a l'unité, labyrinthique certes, mais incontestable, d'un océan. On en a beaucoup fréquenté les plages ; on peut désormais l'explorer jusque dans les grandes profondeurs.

Le tome III réunit Aurélien et Les Communistes, qui se nouent l'un à l'autre en plus d'un point. En même temps qu'il écrit la partie des Communistes qui concerne la débâcle de juin 1940, Aragon ajoute à Aurélien un "Épilogue" dans lequel le personnage, officier vaincu de 1940, retrouve Bérénice - pour la perdre aussitôt, définitivement.

Dans l'un et l'autre roman, l'Histoire se mêle de l'histoire d'amour. À Aurélien et Bérénice pris dans la folie qui suit la Grande Guerre répondent Cécile et Jean exposés au déchirement des années 1939-1940.

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Giono : Oeuvres romanesques complètes, tome 4 (Relié) ce volume contient l'intégralité du cycle du hussard qui est fait de quatre romans (Giono avait demandé qu'ils soient réunis dans un seul volume) d'abord "Angelo" où nous voyons apparaître notre héros Angelo Pardi fils d'une duchesse piémontaise et d'un général napoléonien -ayant disparu bien avant la naissance de Angelo- qui est un parangon de noblesse : fier et orgeuilleux, égoïste et généreux, viride et viril, inconséquent et franc, naïf et implacable, élégant et beau, toujours enthousiaste, hors de toutes médiocrités bourgeoises, il fuit Turin et l'Italie pour la France en grande tenue de colonel de hussard -il a 22 ans ! son brevet de colonel a été acheté par sa mère la duchesse- après avoir tué en duel un infâme mouchard un baron travaillant pour les occupants autrichiens, on est aux alentours de 1835, il rencontrera la vieille marquise de Théus sur sa route, puis à la toute fin la jeune Pauline de Théus qui a épousé le marquis de plus de 45ans plus âgé ; ensuite "Mort d'un personnage" qui lui se situe à la toute fin du XIXe et au début du XXe mettant-en-scène le petit-fils d'Angelo d'abord un enfant de 10ans vivant à Marseille et ayant comme grand-mère la marquise Pauline de Théus qui deviendra aveugle et sourde dont il s'occupera jusqu'à son dernier souffle dans des pages d'une grande émotion, bouleversantes de vérité vécue ; puis "Le hussard sur le toit" où Angelo traversant le sud afin de rejoindre Manosque et son frère de lait Guiseppe (messager entre le fils et la mère) se trouvera confronter au choléra mortifère qui ravage et fauche les êtres humains avec une facilité déconcertante, Angelo donc se retrouvera en pleine guerre, une guerre imprévisible mais une guerre tout de même où il devra faire preuve de toutes ses qualités pour s'en sortir, il croisera Pauline de Théus (car il n'y a pas d'idée de suite avec "Angelo" se sera une seconde première) qui deviendra sa partenaire de combat et comparse de survie jusqu'à ce qu'il la dépose chez la vielle marquise à La Valette et lui s'en ira en Italie ; et enfin "Le bonheur fou" où Angelo jouera enfin un rôle dans la lutte des Italiens pour la liberté et pour bouter les Autrichiens hors de la péninsule, on est en 1848 au début, les combats de rue de Milan sont époustouflants de vérité, Angelo perdra petit-à-petit son enthousiasme car il est trop pur pour se mêler aux bassesses politicardes qui requièrent hypocrisie et mensonges vrais... Giono s'est avant tout un style époustouflant de virtuosité et de fluidité, précis, imagé, florilège de couleurs, d'odeurs, de sons, qu'il nous décrive des paysages automnaux, des foules en délire, des agonisants, la légèreté si attachante de Angelo se réfugiant sur les toits de Manosque ou dansant avec son cheval, les grands yeux verts de Pauline, des combats de rue... il a un mot juste pour chaque émotion, pour décrire tout et n'importe quoi, il se sert du français comme d'un stradivarius avec un brio extra-ordinaire, il a de plus un sens de la formule. du bon mot ; un plaisir à savourer, à déguster avec volupté ; je vous conseille de tenter l'aventure et Angelo Pardi est un des plus merveilleux héros de la littérature française.

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Paris grave, Paris insouciante, Paris occupée, Paris libre, Paris village, Paris grand’ville, Paris meurtrie, Paris reconquise, Paris monumentale, Paris secrète… Vingt-cinq grandes plumes de la littérature mondiale, classique et contemporaine, de Montaigne à Dany Laferrière, portent aux nues, en ses mille visages, la Ville Lumière.

Un hommage littéraire à Paris.

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Servitude et Grandeur des Français. Scènes des années terribles est un roman de Louis Aragon paru en 1945. Il décrit, en racontant l'histoire d'une famille ordinaire, la Résistance française, surtout celle des communistes sous l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Aragon n'y omet pas la collaboration d'une partie des Français avec le régime nazi.

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«Qu'on entende bien que, lorsque je dis le théâtre, le théâtre est le nom que je donne au lieu intérieur en moi où je situe mes songes et mes mensonges.»Tout le roman est un jeu de masques, de miroirs, qui s'accomplit secrètement dans ce théâtre de mots et donne, selon l'expression d'Aragon, une leçon de ténèbres.Ainsi Aragon ouvre ce théâtre intérieur que l'homme est à lui-même et dans lequel il remet ses rêves en scènes. Longtemps après le livre refermé la lecture en soi se poursuit. La quête de cette œuvre si libre et si grave fait lever les images et les mondes les plus enfouis, donnant de l'existence une représentation crépusculaire à laquelle on ne peut s'arracher.Théâtre/Roman est un livre essentiel qui veut éclairer de l'intérieur la totalité de l'œuvre d'Aragon.

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Le Traité du style fut écrit au cours des années 1926-1927. Le livre paraîtra qu'en 1929, André Gide et Paul Valéry (violemment pris à partie dans le texte) s'opposant à sa publication. Pamphlet ou poème - " chaque image doit produire un cataclysme " -, il marque une étape importante dans l'histoire littéraire. Certains n'ont voulu retenir que l'insolence, l'humour, la virtuosité exceptionnelle de l'écriture d'Aragon. D'autres lecteurs cependant vont plus loin et voient dans le Traité du style l'amorce par Aragon du dépassement du surréalisme en réalisme. L'auteur se livre en fait ici à un jeu de massacre où rien de notre époque n'est épargné ou respecté : l'art, la politique, la morale, la civilisation occidentale. Aragon développe dans le Traité du style une conception du monde comme chaos : " ... je parle un langage de décombres où voisinent les soleils et les plâtres. " On trouve aussi dans ces pages une analyse du problème de la signification qui l'amènera quelques années plus tard à intégrer l'idéalisme artistique du surréalisme. Le surréalisme a fait de l'inspiration poétique non " une visitation inexplicable, mais une faculté qui s'exerce ". Aragon écrira en 1933 qu'il faut passer maintenant " du mécanisme individuel à la connaissance du mécanisme de classe de cette inspiration ". Le traité du style ne peut être isolé dans l'évolution de la pensée et de l'écriture d'Aragon. Il en est un des moments essentiels.

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Les Yeux d'Elsa, Il ne m'est Paris que d'Elsa, Le Voyage de Hollande, La Diane française : depuis trois ans, les Éditions Seghers rééditent un à un les livres d'Aragon qui appartiennent à son fonds. C'est aujourd' hui un texte splendide tombé dans les oubliettes de l'histoire littéraire qui revoit le jour : légèrement antérieure au Manifeste de Breton, et rédigée dans une langue qui est moins doctrinaire que la sienne, Une vague de rêves est l'un des écrits fondateurs du surréalisme. Publié pour la première fois en octobre 1924 dans le numéro 2 de la revue Commerce que dirigeait entre autres Paul Valéry, ce texte d'Aragon appartient de plein droit à l'aventure du surréalisme. Par son lyrisme et sa déferlante d'images, Une vague de rêves échappe à la sécheresse des écrits théoriques et laisse deviner quel écrivain majeur deviendra son auteur.

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